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Deux Ailes à l'unisson
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The_larry
Nain-bitué(e)


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Localisation: A droite!!!... Non!!!! L'autre droite !!!!
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MessagePosté le: Mer Juil 13, 2005 5:21 pm    Sujet du message: Deux Ailes à l'unisson Répondre en citant

-ON SE DEPECHE !!!! TOUT LE MONDE EN BAS !!!!

La voix de Larry retentie dans la taverne. Nev et Pistachou déboulèrent dans les escaliers et le jeune écuyer se rattrapa de justesse à la rampe. Ezekhohr, Azharh et Stalfos sortirent du bureau de l'osseux maitre de courgette. Deno retira ses pattes de la table où il attendait avec Larry.
Le chevalier déplia une carte.


-Nous allons bientôt partir. Ce voyage ne sera pas facile et certainement bien pire que la plus part de nos aventures respectives. En effet, l'Ordre de la Ronde-Table risque pour la première fois de son histoire de s'engager dans la guerre qui nous oppose aux armées de Satan. Bien que nombre d'entre nous aient fait parti de l'armée, ce que nous rencontrerons là bas depassera sans doute les grandes guerres d'il y a 7 ans. Les puissants n'ont apparement pas retenu la leçon. Je n'en voudrais à personne d'abandonner à quelque moment que ce soit durant ce voyage. Si vous n'avez pas de question, nous pouvons partir.

-J'ai une question, dit Nev. Vais-je devoir me battre ?

-Nous allons sur un champ de bataille. La région est la plus conflictuelle en ce moment. Il y a des escarmouches tous les jours et des grandes batailles toutes les semaines. Ne crois pas t'en sortir si tu ne te bats pas.

La mine jusque là réjouie de Nev s'éffaça brutalement.

-Nous prendrons dans un premier temps la direction de la ville de Coeurblanc. Même si Loughrun serait plus appropriées, je préfère l'éviter au vue des récents évennements auquels l'Ordre a été mélé.

Pistachou se décomposa à son tour.

Les chevaliers ramassèrent leurs affaires et se dirigèrent vers la sortie. Personne n'avait protesté face aux décisions de Larry, pas même Stalfos qui n'appréciait pourtant pas qu'on décide à sa place. Mais, après tout, c'était Larry qui avait décidé de faire ce voyage et il avait passé les 3 derniers jours à préparer l'itinéraire de façon minucieuse.
Il y avait toutefois une chose à laquelle il n'avait pas pensé. Au moment où Ez passa la porte, le squellette lui glissa une lettre dans la poche en lui disant à l'oreille :

-Va voir mon ami Dermis à Coeurblanc, il aura quelquechose pour votre voyage.

Coeurblanc était une petite ville située au carrefour de 2 routes commerciales. Elle était par conséquent fort bien indiquée et le voyage serait agréable et sûre.

Aprés avoir suivit les petits chemins pendant la matinée, le petit groupe s'engagea sur la grand route peu après un frugal déjeuner. Un grand soleil illuminait le voyage et chassait la fraicheur des derniers jours. Pistachou suivait Azharh en admirant son époux avec espièglerie. Azharh faisait mine de ne pas s'en apercevoir mais il était fière que sa femme le trouve toujours aussi beau malgrés ses rides naissantes (N.D.A : c'est qu'il approche la trentaine le vieux schnoque Razz ).

Nev était si heureux de retrouver son mentor qu'il l'assomait de question.


-...Et alors, quand vous avez combattu maitre Azharh, que s'est-il passé ?

Bien que cela l'ennuiait, Ezekhohr répondait à toutes les questions. Il n'avait pas vu son écuyer depuis presque un mois.

-...Et c'est à ce moment que le boulet devant nous à été séparé de son corps.

Les heures passaient et Larry et Deno restaient impassible. Le chevalier n'était pas très loquace par nature et l'écuyer ne lui portait pas vraiment de sympathie. Il avait intégré l'Ordre aprés lui et avait obtenu son rang de chevalier avant. Deno était tiraillé par la jalousie et il s'en voulait. Ce rang, Larry l'avait mérité et il aurait surement le sien à son retour de voyage.

Le reste de la journée passa sans peine et ils s'arretèrent pour monter leur campement dans une petite clairière sur le bord de la route. Ez se consacrait à l'entrainement de Nev, Deno semblait méditer, Azharh et Pistachou discutaient et riaient sous un saule.
Larry parti se baigner à la rivière toute proche et, avec un peu de chance, il rammenerait du poisson pour le soir. Il ne conserva que la griffe de son maitre et plongea. L'eau était fraiche et vivifiante. Larry constata qu'elle semblait se geler à son contact pour refondre aussitôt, sans doute un effet de la BF.
En nageant dans l'eau pure, il croisa une mangouste qui tournoya autour du chevalier par jeu. Elle se cachait derière un rocher et réaparaissait derière un autre, jaillisait hors de l'eau. Soudain, elle prit peur et s'enfuit.
Larry chercha du regard et vit un énorme brochet qui se dirigeait vers quelques truites toutes proches.


"Voilà le diner !"

Larry s'élança vers sa proie. La vivacité de la bête dépassait de loin la sienne dans l'eau. Seule solution, repousser la bête vers les rapides en amont où il pourrait se relever et pourvuivre à pied. La chasse dura quelques minutes, mais Larry finit par pousser la bête vers la rive et à Faire sortir sa prise de l'eau. Il se saisit de sa griffe et trancha à l'arrière de la tête. Fier de sa prise, il se rhabilla et se rentra au camp.
Il fit un bon feu et mit le poisson à griller. Sans doute attiré par l'odeur, Azharh s'approcha.


-Quel cordon bleu !

-Avant d'intégrer l'Ordre, j'ai passé 6 mois à errer de par le monde presque sans le sou. J'ai appris à vivre de ce que m'offre la nature.

-Ta vie passé n'a pas été rose.

-Non, en effet... Mais je ne suis pas le seul à vivre dans le passé.

-?

-Je m'en souviens maintenant. Cette armure que vous portez. Je me demandait où je l'avais vu. J'avais l'impression de vous connaitre depuis bien longtemps que ce jour où ma femme est morte.

-Je ne vois pas.

-Rappelez-vous. Il y a 7 ans. Lors de la bataille des 3 plaies. Vous avez tué un vieux capitaine rabougrit. Julius Mirmid. Mon père adoptif.

Azharh ne put contenir sa surprise. Ses anciens démons le rattrapaient. Il se senti défaillirent. Son abdomen le brulait et des voix résonnaient dans sa tête, les cris de ses victimes et les rires terrifiants de Louis et Dradeth.

-Ca ne va pas mon amour ?

La voix de Pistachou tira Azharh de son cauchemar éveillé.

-Ca va.

-Mangez donc un peu de poisson, dit Larry avec un rictus mauvais aux lèvres.

Azharh leva des yeux tristes et honteux vers Larry et s'en alla tremper sa tete dans la rivière. Lorsqu'il revint, tout le monde mangeait et palabrait joyeusement. Même Larry qui adressait parfois à Azharh des regards moqueur de celui qui vient de percer un grand secret.

Azharh ne dit pas un mot de la soirée. Larry prit le premier tour de garde mais le mentaliste ne put pas trouver le sommeil de la nuit.

Le lendemain, ils reprirent la route. Il arriveraient à Coeurblanc dans deux jours...
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Azharh
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MessagePosté le: Jeu Juil 14, 2005 12:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Alors qu'ils cheminaient encore, Azharh ressassait ses souvenirs. Pendant toutes les années qu'il avait passé au sein de la Neuvième Unité, on lui avait assigné un très grand nombre de missions, et il ne les avait pas toujours accomplies de gaité de coeur. Cependant, l'évènement auquel Larry avait fait allusion le soir précédent avait été bien différent des simples assassinats auquel il était habitué.

En effet, au sein de la Neuvième, les Assassins étaient chargés d'éliminer, pendant les guerres, des personnes des deux camps en présence, aussi bien Sadiques que Braves. Et cela avait été particulièrement vrai lors de cette fameuse Grande Guerre, la dernière à laquelle il avait participé...

C'était une guerre particulièrement longue et sanglante, qui s'était terminée sur une très grande bataille, célèbre aujourd'hui pour avoir été une boucherie sans pareille : la Bataille des Trois Plaies. Durant toute la durée de la guerre, les conditions de vie dans les deux Armées avaient été vraiment épouvantables, car l'hiver de cette année là, qui avait vu se dérouler les combats, avait été particulièrement rude, et une épidemie de grippe jaune l'avait accompagné, qui avait fait des ravages parmi les soldats. Nombreux avaient été les cas de désertion, et les Chefs des deux Armées avaient été particulièrement impitoyables envers les déserteurs. Le spectacle de pauvres bougres pendus à une branche d'un arbre voisin d'un des campements de soldats étaient devenue monnaie courante.

Azharh, quant à lui, n'avait pas tant que ça goûté à ces horreurs là, car il bénéficiait, en tant que membre de la Neuvième, de traitement spécifique. En effet, étant censés ne pas exister, les membres de cette faction d'Élite se cachaient dans des grottes de montagnes proches lorsqu'il n'étaient pas en mission. Mais, du fait du grand nombre de missions dont il avait été chargé durant cette guerre, il savait très bien ce qui se passait chez le commun des soldats.

C'est lors d'une de ces missions, qui fut aussi la dernière qu'il remplit lors de cette Guerre, que les évènements cités par Larry se produisirent...

Il y avait, au sein de la Neuvième Unité, un Capitaine nommé Galves. Le Général Dens Leonis, qui dirigeait alors les actions de la Neuvième, lui accordait toute sa confiance, et c'était lui qui était chargé du commandement de l'unité lorsque le Général ne pouvait le faire. A la veille de la Bataille des Trois Plaies, Dens Leonis fut rappelé par Dieu pour une affaire confidentielle de la plus haute importance. Il confia donc le commandement de ses troupes à Galves, en lui remettant la liste des prochaines cibles prioritaires de la Neuvième.

Lorsque le petit jour se leva, le lendemain, l'Armée Sadique attaqua. On ne savait pas trop comment, mais elle avait réussi à découvrir une faile dans la ligne de Défense Brave, et elle y avait envoyé massivement ses troupes. Quelques minutes après le début de l'assaut, la dernière ligne de Défense en ce point cédait, laissant les Sadiques libres de marcher sur les campements Braves alentour. Les soldats furent pris par surprise, se croyant protégé et n'étant pas encore avertis qu'une brèche avait été ouverte dans la Défense. un prodigieux carnage commença alors.

Dans les montagnes voisines, les membres de la Neuvième furent avertis environ dix minutes plus tard, et Galves décida aussitôt d'aller en personne se rendre compte de la situation. Il partit seul, demandant à ses hommes de se tenir prêt à le rejoindre au moindre signal de sa part. Une demi-heure plus tard, le signal été donné...

En tant que Lieutenant, Azharh dirigea son escouade vers le lieu de rendez-vous, où les autres escouades les rejoinrent, à quelques minutes d'intervalle. ils se déplaçaient toujours par escouades lorsqu'ils nétaient pas seuls, des petites groupes de cinq assassins commandés par un gradé. La clairière au milieu des bois où ils se retrouvèrent était toute proche du champ de bataille. Ils entendaient très distinctement les bruits de combat, et la fumée des incendies parvenait jusqu'à eux. Galves fit un point rapide de la situation. Il y avait eu des fuites. Plusieurs traitres dans les rangs Braves, qui avaient renseigné l'ennemi sur un point faible des lignes de Défense. Il avait une liste de noms que le Général lui avait fait parvenir. Un général, trois capitaines, six lieutenants... Avec consigne de ne pas laisser en vie un seul des témoins de cette opération.

Les membres de la Neuvième se dispersèrent aussitôt afin de s'exécuter. L'escouade menée par Azharh avait comme cible le Capitaine Julius Mirmid. ils se rendirent donc avec prudence et rapidité, sans être vus, tels des ombres, vers la partie du campement Brave où son bataillon avait ses quartiers. Il ne l'y trouvèrent pas, mais furent aperçus par un groupe de soldats qui, dans la confusion, les prit pour des ennemis. Et ils n'eurent pas d'autre choix que de les combattre. Azharh perdit un de ses hommes, et ils tuèrent seize soldats Braves...

Azharh était furieux contre lui même, et contre Galves, qui ne leur avait même pas laissé le temps de se renseigner sur la position de leur cible. En temps normal, aucune mission n'était effectuée ainsi, dans la précipitation, sans récolter auparavant toutes les informations nécessaires à son bon déroulement...

Il se rendirent donc sur le champt de Bataille, où ils apprirent que le capitaine Mirmid se battait, avec ses hommes, à l'est de leur position. Ils se frayèrent donc un chemin jusqu'à lui. Mais tout n'alla pas comme Azharh l'aurait souhaité. Le Capitaine et ses hommes semblaient préparés à les recevoir, et là encore ils durent se battre apprement. Azharh fut le seul survivant de son escouade. Lorsque tous les soldats qui protégeaient le Capitaine furent éliminés, il ne resta plus que le Lieutenant-Assassin et Mirmid. Celui-ci était assez âgé, pourtant il semblait posséder en lui une grande force. Il s'adressa sèchement à Azharh :

    - On m'avait dit que la Neuvième avait décidé de trahir l'Armée de Dieu, mais j'avais espéré jusqu'au bout que ce n'était que mensonge ! Et pourtant, c'est bien vrai !

    - Épargne ta salive, Capitaine déchu, les traîtres comme toi n'ont pas besoin d'excuse !

    - Tu es le seul traître ici ! Mais si tu comptais m'éliminer si facilement, avec ton groupe d'Assassins, tu t'es trompé ! Tes plans machiavéliques ont été persés à jour, et nous avons pu nous préparer ! Et je vais te prouver que je ne suis pas encore Capitaine à mon âge pour rien !

Et sur ces mots, il engagea le combat. il était certes beaucoup plus fort et adroit à l'épée que Azharh l'avait imaginé, et l'Assassin eut beaucoup de mal à le vaincre. Mais finalement, après avoir reçu plusieurs blessures assez graves, Azharh réussit à planter sa dague au niveau du coup de son adversaire. Celui, en s'effondra, lui lança, dans un dernier murmure d'agonie :
    - Tu m'as vaincu, traître ! Mais je ne suis pas seul à connaître votre trahison. Le Capitaine Galves et les autres vous auront !...

Azharh fut frappé comme par la foudre à ces mots. Ses armes tombèrent de ses mains, et pendant une minute il resta immobile, le regard perdu dans le vide. Mais dans son Esprit, tout allait à une vitesse folle. La Neuvième ? Des traîtres ? Soudain, il comprenait les paroles de Mirmid... Les fameuses cibles... Elles avaient été prévenues de leurs opérations ! Galvès ! Ils les avaient tous trahis ! Pourquoi ? Était-ce sur Ordre supérieur ? Non ! Azharh connaissait trop bien le Général Dens Leonis : il n'aurait jamais accepté cela. Galvès s'était peut-être rangé du côté de Satan ? mais là non plus, ce n'était pas crédible. Pour quelles raisons ? Il avait un poste en vue dans la hiérarchie Brave. Il bénéficiait d'un grand nombre de faveurs, il avait tout pour vouloir conserver sa place !

Azharh ne comprenait plus rien... Mais il était sûr d'une chose : Galvès les avait trahis ! Il reprit soudain conscience qu'il était en plein milieu du champ de bataille et qu'il ne fallait pas que des soldats Braves le voient ainsi, près du cadavre de Mirmid, son poignard taché du sang du Capitaine. Et, en courant aussi vite que possible, il se dirigea vers la position de la cible la plus proche. Et sur le chemin, il croisa des amis, de différentes escouades. Un d'entre eux, Arthis, qui était Lieutenant comme lui, s'approcha et fit un bilan de la situation :

    - Nous avons été trahis ! Toutes les cibles désignées s'attendaient à notre arrivée, et nous avons été attaqués à vue par leur soldats. J'ai perdu tous mes hommes. Murdoc et Jent qui me suivent sont les seuls survivants de l'escouade du Lieutenant Ditris, et j'ai croisé le lieutenant Meldes qui se rendait vers le campement de ravitaillement, plus loin au Sud. Au dernière nouvelles, le Général Dens Leonis devrait encore s'y trouver, s'il n'a pas déjà rejoint le Palais de Dieu. Meldes veut l'avertir de la situation. Je n'ai aucune nouvelle des hommes de Galvès, mais je ne nourris aucun espoir à leur sujet. C'est Galvès qui nous à trahis, j'en suis sûr !

    - Moi aussi ! C'est ce que j'ai cru comprendre lorsque mes hommes et moi avons été "accueilli" par Mimid.

Ils décidèrent alors de se rendre au plus vite au point de rendez-vous qui avait été indiqué par Galvès pour la fin des opérations. Comme ils s'y attendaient, un détachement de soldats leur avaient préparé une ambuscade. Ils étaient tous plus ou moins blessés, aussi décidèrent-ils d'un commun accord de ne pas engager un combat inutile dont ils risquaient fort de ne pas sortir vivants. Ils se rendirent donc vers les grottes qu'ils avaient occupées et furent accueillis par Galvès en personne. Celui-ci était accompagné d'un nombre conséquent de soldats... Sadiques !
    - Eh bien, comme je m'en doutais, certains d'entre vous ont tout de même réussi à s'échapper des embuscades qui leur étaient tendues. Je dois dire que cela ne m'étonne guère de vous, Azharh, Arthis.

    - Comment as-tu pu faire ça, Galvès ? Comment as-tu pu trahir la confiance que le Général avait placée en toi ? Comment as-tu pu tous nous trahir ???

    - Épargne-moi tes jérémiades, Arthis. On dirait une femme ! Comment j'ai pu vous trahir ? Ce n'est pas si difficile, tu vois... Et vous achever ne me semble pas si compliqué non plus...

    - Pourquoi ?

    - Toujours aussi pragmatique, Azharh. Tu es sûrement celui que j'aimais le moins. Tu ne me manqueras pas... Soldats : tuez-les !

Et, alors qu'un cercle mortel venait de se fermer autour des survivants Braves, et que Galves semblait exulter, un cri puissant retentit dans les grottes, qui semblait provenir d'une des entrées :
    - Soldats de Dieu, EN AVANT !!!! Pour l'Honneur des Braves !!!

Aussitôt une immense joie mêlée d'un grand espoir envahit le coeur des Assassins : le cri de Guerre de la Septième Unité d'Élite des Forces de l'Armée Brave ! Le Général Kahmed Melckthis venait à leur secours ! A moins que ce ne soit Dens Leonis lui-même ?

Les soldats Sadiques, pris par surprise, ne savaient plus trop quoi faire, et la terreur gagna leurs rangs. En quelques minutes, les grottes furent remplies de soldats Braves en armures bleu et or, la livrée de toutes les Troupes d'Élites, exceptée la Neuvième. Sans même leur laisser le temps de s'organiser pour répliquer, ils massacrèrent les soldats Sadiques jusqu'au dernier, alors que les cinq survivants étaient mis à l'abri. Lorsque tout fut terminé, Azharh et ses amis furent rejoint par Meldes et le Général Dens Leonis. il leur expliqua qu'il était parti du camp de ravitaillement avec un détachement important de soldats des Unités Trois, Quatre et Sept des Troupes d'Élite, afin de venir renforcer la résistance Brave sur le front et que, chemin faisant, il avait croisé Meldes qui lui avait rapporté la situation. Il avait donc laissé le commandement du détachement au Général Brunsleth, et avait foncé, à la tête de ce petit groupe d'hommes mis à sa disposition par son ami Kahmed, à leur aide, se doutant qu'ils seraient attendus par le Traître en cet endroit, et non au point de rendez-vous fixé. Azharh se sentait soulagé, maintenant que Dens Leonis était avec eux, mais il comprit vite que le pire restait à venir...

Malgré leurs efforts, Galvès avait réussi, on ne sait trop comment, à fuir sans qu'on ne puisse l'arrêter. Et depuis ce jour là, on n'a plus entendu parler de lui, mais Azharh s'est promis de ne jamais lui pardonner et de tout faire pour le retrouver et venger ses amis. C'était avant que de plus grave problèmes, liés à Azaroth son frère, ne viennent occuper de façon plus urgente sa pensée.

Lorsque la Bataille des Trois Plaies fut terminée, après beaucoup d'autres atrocités, il fut décidé parmi les Dirigeants de l'Armée Brave que, bien que trahie, la Neuvième Unité, qui n'avait d'ailleurs officiellement jamais existé, devait être démantelée... Ainsi pourrait-on répondre à toute allusion sur des assassinats menés par cette Unité durant la Bataille que celle-ci n'existait pas., et pour une fois ce serait vrai. Voici l'une des raisons qui fut annoncée à Azharh et ses compagnons. On leur offrit à chacun une affectation de choix dans les autres Unités d'Élite, mais Azharh décida de quitter l'Armée.

Se remémorant tous ces douloureux souvenirs, Azharh réfléchissait.

    "Hummm. Ainsi Larry m'a vu tuer Mirmid ? Et il doit sûrement tout ignorer des raisons qui m'ont pousser à le faire. il était lié à cet homme, je l'ai vu dans ses yeux lorsqu'il en a fait mention. Cela lui donne une raison de plus de pas faire preuve de loyauté, envers moi, du moins... Il faut que je me méfie et que je le surveille encore plus que d'accoutumé..."

Puis il repensa aux paroles du Chevalier... Et il esquissa un sourire amusé...
    "Ainsi il pense avoir trouvé là un 'fantôme' de mon passé ? Quelle naïveté ! Ca se voit qu'il ne me connait guère et que, malgré ce qu'il essait de faire paraître, il n'arrive pas du tout à me cerner... S'il savait, l'enfant ! Nous ne sommes guère différents, en fin de compte... Mais il n'y a pas de fantôme dans mon passé... Mon passé tout entier est un fantôme, avec lequel il faut que je vive, même si pour le bien de ceux qui m'entourent, je dois très souvent le taire...

    La mort de Mirmid comme de tous les autres ne fut qu'un détail de ma vie d'Assassin... Mais il est vrai que les évènements auquel ce meutre est lié font partie des passages les plus douloureux de mon existence... mais j'ai connu pire..."

Tournant alors les yeux vers Larry, Azharh se demanda s'il devait ou non le tenir informé du caractère particulier de l'assassinat de son père adoptif. mais il finit par conclure qu'il valait mieux laisser le Chevalier dans l'ignorance...
_________________
Azharh



Mari de la délicieuse Dame Pistachou.
Celestia, femme de Neo_Bahamut !


Dernière édition par Azharh le Jeu Juil 14, 2005 2:58 pm; édité 1 fois
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Ezechiel
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MessagePosté le: Jeu Juil 14, 2005 2:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le voyage se poursuivait toujours. Larry pressait toujours plus le pas, comme si sa vie en dépendait... Cela était d'ailleurs le cas, meme si toutes les personnes présentes à ce voyage n'en était pas consciente.

Azharh et sa femme Pistachou fôlatraient doucement en chemin, tout à la joie d'être enfin de nouveau ensemble ; cela semblait d'ailleurs agacer très fortement le Sombre, car il ne perdait pas une occasion pour leur faire remarquer que ce n'était pas une ballade champêtre.

Vilya marchait tranquillement sur la route, semblant apprécier de voir la joie de sa maitresse, et goutant le trajet sur les routes et non pas dans les airs, pour une fois...

Deno, fidèle à son habitude, suivait tout le monde, empreint d'une placidité à toute épreuve. Ses yeux étaient constamment à l'affut du moindre mouvement, mais aucun sentiment quel qu'il soit ne transparaissait sur son faciès reptilien...

Ezekhohr, tout en cheminant, instruisait son écuyer sur les principes de base de la magie de soutien, lui montrant même les composantes physique des sorts, a savoir la gestuelle, tout en continuant la route. L'écuyer était très attentif, et bientôt son mentor eut la satisfaction de voir des améliorations prometteuses dans les arabesques qu'il traçait dans l'air.


Jusque loin devant eux, s'étendait la plaine située au nord de la taverne ; à voyager en groupe suffisement nombreux comme ils le faisaient, et en tenant compte de l'apparence quelque peu déroutante de certains de leur membres (hep la au fond, qui a dit Deno !), ils ne risquaient pas grand chose le long de la route ; cependant, les chevaliers (a l'exception de Larry, qui voulait pousser toujours plus avant) étaient tous d'accord pour imposer un rythme de marche suffisement souple pour garder leur forces.

Encore une fois, ce soir-là, le climat était houleux après que Azharh et Ezekhohr aient signalé au même moment, sans pourtant se consulter, que le groupe camperait dans le renfoncement rocher au bord de la route.

    « -Mais il reste au moins 2 heures avant la tombée de la nuit ! Nous pouvons encore parcourir quelques kilomètres !
    -Oui, mais nous ne savons pas sur quoi nous pouvons tomber. Rappelle-toi que la situation n'est pas la plus riante qu'il soit, dans cette région en ce moment...
    -C'est toi qui dit ca, alors que tu parais bien peu attentif le long du chemin...
    -Détrompe-toi. Az a été aussi attentif que n'importe qui, sinon plus. D'ailleurs tu devrais le savoir... Hum... Tu le sais très bien même, j'en suis sur...
    -...
    -Et de toute façon, je compte entrainer un peu mon écuyer. Théorie terminée, la pratique c'est plus facile en statique pour commencer Smile Et Deno a un truc qu'il doit terminer, aussi...
    -Ok messires, ok ! ajouta Larry sur un ton de la servilité lourde d'ironie Faites comme bon vous semble, vous êtes les plus sages d'entre nous, non ? »


Alors qu'il prononcait le mot sage en appuyant fortement dessus, il lanca à Azharh un regard empreint de mépris, et un rictus déforma sa bouche l'espace d'un instant.

Ezekhohr fit comme si il n'avait rien remarqué.

    « -Bon, je pense qu'il n'y a plus rien à ajouter dans ce cas. »


Il se détourna alors, et appella Deno et Nevmorgul pour les rassembler un peu plus loin, dans un coin dégagé et un peu surélevé.

Larry quant à lui, haussa les épaules, et, après s'être saisi de sa Faux, partit dans la plaine sans adresser la parole à quiconque. Azharh était en train de le regarder disparaître dans les hautes herbes, lorsqu'il sentit les bras de sa femme s'enrouler doucement autour de son corps, et son menton se poser sur son épaule...

    « -Tu es toujours si tendu quand il est dans les environs... Pourquoi, qu'y a t'il entre vous ?
    -Une longue histoire... Et ce n'est pas a proprement parler entre nous qu'il s'est passé quelque chose... »


Azharh fit volte-face, et enlaca sa femme à son tour. Pendant qu'il se retournait, Pistachou vit le visage de son mari si preoccupe, qu'elle préféra ne pas insister...

Elle l'entraina joyeusement dans les fourrés proches, afin d'aller rammasser du bois pour le feu... Corvée qui se transforma très rapidement en partie de cache-cache dans les fougères Rolling Eyes




    « -Deno, toi tu sais ce que tu dois faire. Mets-toi à l'aise, détends-toi, et ca viendra tout seul. Smile
    -Facile à dire... Toi t'as été troué de partout, pas étonnant que les gens rentrent et sortent de ta tête comme dans un moulin...
    -On va dire que je n'ai rien entendu, d'accord ? Je peux m'arranger pour t'élargir l'esprit aussi hein ! Very Happy
    -Non, sans façon... C'est fortement déconseillé pour les lézards... »


Après avoir soupiré pour la 20ème fois (mais il est toujours crevé ce lézard ma parole ! Shocked ), Deno s'assit, ferma les yeux, et tenta une fois de plus d'abaisser ses barrières mentales du mieux qu'il le pouvait...

    « -j'aurai pu demander l'aide de Az, mais je crois que là il sera pas joignable pour un bon moment... Rolling Eyes »


Puis, s'adressant à Nev :

    « -Bon, a toi maintenant. Est-ce que Pista t'a appris la base du soin, pendant mon absence ?
    -On a vu des trucs...
    -Bien... Soigne-moi, on va voir si tu as bien intégré tout ca...
    -D'accord. »


Nevmorgul se concentra pendant quelques temps, puis appliqua ses mains sur son mentor... Une aura bleutée apparut bientôt autour de celles-ci, et la chair commença à se flétrir doucement sous la lumière bienfaitrice...

    « -Oy oy oy !!! C'est bon, arrete ! Je vois que tu as bien appris sous sa tutelle...
    -Heu... Vous êtes tout cramé, maitre...
    -Ouais, je suis vaguement au courant Rolling Eyes Et ne m'appelles pas maitre, mais Ez, et ne me vouvoie pas, mais tutoie moi. OK ?
    -Heu... d'accord...
    -Bon, maintenant, tu va aller essayer de soigner Deno. Very Happy »


l'Hitiga ouvrit ls yeux et regarda le mentor, une épaule ratatinée, et l'écuyer qui s'approchait déjà de lui...

    « -Hého !!! Tu déconnes la j'espère ?!? T'as vu ce qu'il t'a fait ???
    -Oui, mais c'est uniquement parce que j'ai un corps de mort-vivant...
    -Ouais peut être, mais sans façon, non !!! Je suis pas un cobaye pour apprentis charcuteurs moi !
    -T'as réussi à voir les flammes ? (Bluff admirablement maitrisé, car le chevalier n'avait pas maintenu de flammes illusoires depuis quelques temps sur Deno... Wink )
    -Heu... Ben non, mais...
    -Bah donc au pire tu risque rien... Mais crois-moi, Nev m'a tout l'air de maitriser correctement sa magie... Smile Allez, continue ton exercice, fais pas attention a nous ! »


Alors que Deno poussait son 21ème soupir, Nev commença à apposer ses mains... Mais il s'arreta très vite, l'air perplexe.

    « -Je ne sens rien.
    -Bonne remarque. Creuse la. Explique ce que tu veux dire.
    l'écuyer se creusa la tête, a la recherche des termes qui convenaient...
    -C'est comme si... Je faisais le sort dans le vide... Je sens aucun échange d'énergie...
    -humhum. Mais encore ?
    -Heu... Plutôt comme si je me heurtais à un mur, en fait... Un mur invisible sur lequel mes mains bloquent...
    -Bingo ! Ce mur c'est la résistance naturelle de Deno à la magie. Alors maintenant, tu va essayer de t'imaginer ce mur comme un obstacle à surmonter, et tu va faire passer tes mains par dessus ce mur, pour atteindre ensuite ce qu'il y a derrière !
    -Heu... Confused
    -Tu verra... Au fur et a mesure que tu essaiera, ca deviendra de plus en plus clair...
    -D'accord... »


Alors que l'écuyer recommençait à tenter de soigner un Deno pas malade, Ezekhohr remarqua Azharh qui observait, non loin de là. Il délaissa ses deux élèves, qui se débrouillaient très bien sans lui, pour se rapprocher de son vieil ami.

    « -Alors, c'est agréable dans les fourrés ? Mr. Green
    -Hé, c'est pas tes ognons ca !!! Evil or Very Mad
    -oui oui, je sais... Razz
    -Ouais... hum. Nan, c'est vraiment pas génial... Confused
    -m'en serai douté un peu Ou est Pista maintenant ?
    -Popotte... Elle veux pas que je touche a quoi que ce soit quand elle cuisine... Me suis fait envoyé voir ailleurs...
    -Ouais... Sont toutes comme ca... Mad
    -Mais au fait, pour parler un peu plus sérieux, dis moi une chose...
    -moui ?
    -Nev, tu es en train de lui apprendre les bases de la magie offensive, là... Pouvoir surmonter la résistance des personnes, ca sert pas tant que ca pour du soin...
    -Oui, en effet.
    -Et son voeux de ne pas blesser les gens, t'en fait quoi ?
    -Il ne sera pas obligé de blesser des personnes... Par exemple, il pourra peut être, avec de l'entrainement, les décourager, et les pousser a fuir... Ou affecter leur perception et faire en sorte qu'ils ne nous voient pas... Etc, etc, etc. Il y a des infinités de possibilités... Et j'ai remarqué qu'il était assez doué pour la magie mentale ; c'est peut-être du au démon qui était en lui, et que Stalfos a scellé...
    -Oui... Tu as peut etre raison... »


La dessus, Nev s'approcha de Ez.

    « -Heu, excuse-moi, mais là je ne vois absolument pas comment je peux faire... J'arrive pas a visualiser ce mur, comme tu me l'as dit...
    Ezekhohr jeta un regard en coin a Azharh, qui aquiesca discrètement
    -D'accord... Reessaye encore une fois, et Az va te montrer le chemin...
    -Ok ! »



Alors qu'ils se dirigeaient vers l'hitiga, Ils purent constater qu'il ne s'était même pas rendu compte que Nev avait arreté...

Ce lézard a une capacité de concentration assez phénoménale... Shocked


    « -Vas-y, Nev. Je suis prêt.
    -Bien, Maitre Azharh... »



Nev relança alors son sort de guérison... Ses gestes étaient moins précis, a cause de la fatigue déjà perceptible, mais dans l'ensemble le sort était bien réussi ; mais alors, comme à chaque fois, il fut bloqué sur place, alors qu'il tentait de lier le contact avec Deno... Une force invisible stoppait net tout échange, et pas moyen de pouvoir faire quoi que ce soit contre elle... Si Nev essayait de pousser en avant, c'est comme si la barrière s'épaississait en réponse, et devenait de plus en plus solide... Cela n'avait pas de fin...

    C'est pas possible, comment je peux faire...



Soudain, il sentit une force très puissante l'englober ; elle l'entoura doucement, lentement, comme pour apprivoiser un animal effrayé ; il put sentir l'impression de paix qui s'en dégageait, et pourtant, il se rendit compte qu'elle aurait pu l'écraser sans aucune difficulté si elle en avait l'envie...

Puis, la force pris en sa coupe la puissance du sort de guérison, l'effleurant pour la guider vers le mur de résistance... Et le mur, lentement, doucement, s'ouvrit devant elle, la laissant passer comme un garde aux portes d'une ville laisse entrer les marchands...


Petit à petit, le mur fut traversé, et Nev sentit enfin qu'il atteingnait l'hitiga... il le toucha légèrement, commençant à déverser l'énergie du sort...


Mais alors, le mur se referma brusquement, rompant net le lien qui le reliait à l'écuyer. Celui-ci s'évanouit, ayant perdu une partie de son énergie aussi brutalement, et surtout parce que son corps était déjà près de sa limite...



Azharh grimaça, puis rouvrit les yeux ; il vit alors Ez le regarder avec des yeux inquisiteurs, et Deno ouvrir les yeux brutalement.

    « -Hé, c'était quoi ce truc ??? Mais ? Il fout quoi par terre Nev ? Y'a eu un problème ??
    -Hum, chaque réponse dans l'ordre ; ce truc, c'était Nev qui avait passé ta barrière, et qui commençait à appliquer le sort. A ce moment la visiblement, tu as eu une réaction, et réagit avec une force qu'il n'a PAS pu contrer.

    En disant cela, Ezekhohr regarda Azharh avec insistance...

    Et donc, réponse a la 2eme question, il a mal encaissé la coupure brutale du lien ; je crois qu'il était largement temps qu'il arrete pour aujourdhui de toute facon. Il va pioncer comme un bébé ce soir Smile 3eme réponse : non, rien de bien méchant... Une nuit de repos, et il sera sur pied demain comme tout le monde...
    -Hum... Et c'est donc moi qui ait fait ca ??? J'ai juste senti une sensation étrange, et... comme le claquement d'un fouet...
    -respectivement le sort de guérison qui faisait effet, et la réaction de ta résistance à l'intrusion. Mais c'est déjà pas mal ; il a réussi à te toucher l'espace d'un instant. Bon allez, fais ce que tu veux maintenant ; suffisement d'entrainement pour aujourd'hui ! Very Happy
    -Heu... J'ai rien foutu... Chuis juste resté assis sur mon cul tout au long... Rolling Eyes
    -Que tu crois... Wink Leves toi, pour voir ?

    Alors que l'hitiga se relevait, il se sentit comme léger... il chancela légèrement pendant quelques secondes, avant de reprendre complètement ses esprits...

    -Comment ??
    -C'est très usant, la magie... Et tu as passé ton temps à essayer d'en faciliter le passage...
    -pfiou... (22 ) c'est pas une vie...
    -Tu verra, ca portera ses fruits ! Very Happy »


Alors que Deno repartait vers l'odeur fort alléchante qui arrivait d'en contrebas, Nev se réveilla...

    « -Que ?
    -le mur t'a repoussé... Mais c'était prévisible ! Là on as juste été un peu trop loin... Tu devrais aller te reposer...
    -J'ai senti ce que tu voulais me dire ! Pas surmonter physiquement, mais... heu... c'était comme si on passait au dessus de l'existence du mur... Comme s'il n'était pas la...
    -Pas mal pas mal ! Bon ben t'as la théorie maintenant, il faudra que tu le fasse seul ensuite ! Smile
    -... Confused
    -On a du temps encore... Allez, va pioncer ! Tu dors debout là Rolling Eyes »



Alors que son écuyer descendait a son tour la colline, Ez se tourna vers son ex-mentor.

    « -Alors ?
    -C'est effarant comment le sceau m'a affaibli... J'ai l'impression d'avoir été encore moins en forme que lors du rituel pour te resceller...
    -Hum... Il est vrai, aussi, que Deno a une résistance absolument hors-norme... Moi je l'avais eu a grand peine, et encore, après l'avoir crevé à mort pendant toute une journée auparavant Smile
    -C'est vrai... Mais toujours est-il que ma magie n'est plus aussi forte qu'avant...
    -Bah... On verra bien... Allons manger ! »




Les 2 compagnons se dirigèrent alors vers le feu, et se firent engueuler parce qu'ils étaient les derniers Rolling Eyes En effet, Larry aussi était rentré, et au vu de la sueur couvrant son torse, et de l'air réjoui qu'il arborrait, on pouvait se rentre compte que des arbres avaient perdu leur paisible vie en cette funeste soirée... si ce n'était d'autres choses ou meme gens Rolling Eyes




Plusieurs journées s'écoulèrent plus ou moins ainsi, marchant le jour, s'entrainant le soir... Malgré ce que disait Larry, le petit groupe progressait a une allure plus que correcte, et bientôt la ville de CoeurBlanc fut en vue...




Alors qu'ils franchissaient les grandes portes, les membres du groupe pouvaient sentir le parfum de la guerre se mettre en place... Des groupes d'une douzaine de soldats en armes parcouraient les rues de la ville, les remparts étaient copieusement garnis ; partout, la même agitation continuelle régnait...


La contrée était menacée.


Les chevaliers décidèrent alors d'y rester le moins longtemps possible ; ils ne pouvaient pas se permettre de se trouver dans la ville si une attaque survenait... Ils seraient utiles, mais leur voyage avait un but plus important à leurs yeux.


Trouver Dermis ne fut pas d'une trop grande difficulté : le premier garde à qui ils posèrent la question leur indiqua la plus grande forge de la ville...


Ezekhohr et Azharh comprirent alors de quoi il en retournait. Stalfos n'en parlait pas souvent, mais... Aucun doute n'était plus possible...



Arrivés a la forge, ils furent reçus assez cordialement, malgré la suractivité qui touchait la forge plus que tout autre endroit de la ville, et malgré le fait que leur groupe était tout de même quelque peu étonnant... Rolling Eyes

Un jeune apprenti les mena devant le Maitre Forgeron, Dermis. C'était un humain dans la force de l'âge, à la carrure impressionante ; ses bras semblaient pouvoir soulever des blocs entiers de pierre, et son cou faisait penser à celui d'un taureau... Une longue cicatrice lui barrait le coté droit du visage, courant de la tempe jusqu'à sa machoire...

Nullement impressionné par l'apparence singulière de ses visiteurs, il se redressa et plongea dans l'eau la lame sur laquelle il travaillait (une belle épée à deux mains, que Deno se mit aussitôt a lorgner discrètement), avant de se retourner vers le groupe.

    « -Bienvenue dans ma forge, Visiteurs. Que puis-je faire pour vous ? Je n'ai malheuresement pas beaucoup de temps à vous consacrer... Comme vous le voyez, la ville est sur le pied de guerre...
    -Que se passe t-il ?
    -Une forte bande de sadiques marche sur nous... Nous devrions pouvoir nous en tirer sans trop de dommages, mais plus il y aura d'hommes et de matériel de prêts, moins nous aurons de pertes...
    -Sage décision... En fait, nous avons une missive a vous remettre, de la part du Maitre de notre Ordre, Stalfos ; et... »



Le forgeron fit un bon en entendant le nom de Stalfos.


    « -Stalfos ??? Quelle bonne surprise !!! Comment va ce vieux brigand ??? »



Les membres du groupe s'entre regardèrent, peu habitués a entendre un inconnu traiter Stalfos de "vieux brigand" Rolling Eyes

Ezekhohr fut le premier à se remettre.

    « -Hé bien... Il est exactement le même qu'avant... C'est comme si le temps n'avait pas d'effet sur lui ! Mr. Green
    -HAHAHAHA !!! Hé bien, je vois que SON ordre n'est pas aussi coincé que... hum... Enfin. Vous parliez d'une missive ?
    -Oui, la voilà. lui répondit le vampire, tout en lui tendant la lettre roulée et cachetée. »



Le visage du vieux forgeron redevint sérieux quand il prit la missive, et s'assombrit de plus en plus au fur de la lecture...

    « -Ainsi donc, il pense qu'il est temps... Mais vous m'avez l'air de bien jeunes freluquets pour ca... Enfin, presque tous...

    Le forgeron sembla prendre une décision.

    -Mais bon ! Je suppose qu'il fait ce qui est au mieux pour l'Ordre...
    -Vous connaissez donc l'ORT ?

    Le vieil homme regarda Pistachou comme si elle était a motié folle... (si seulement qu'a m... heu... j'ai rien dit Surprised )

    -Mais bien entendu, jeune fille ! Qui ne le connait pas ?
    -Je ne savais pas que l'Ordre était aussi connu... Confused
    -Hé bien, avant... ... ce jour là... l'Ordre était puissant... Oh ca oui... Les Chevaliers menaient l'Alliance avec les plus grands... hum. Enfin. Suivez-moi. »



La dessus, le forgeron se retourna, et se dirigea vers le fond de la forge ; là, il entra dans une vaste salle, contenant des armes et armures à foisson...

La traversant, il vérifia que tout le monde était là, et apposa le sceau magique qui servait a fermer la missive contre le mur. Sans un bruit, celui ci s'ouvrit, dévoilant un escalier en colimaçon, descendant dans le sol...


Empruntant l'escalier, le groupe arriva bientôt dans une autre piece encore plus vaste, que le forgeron commença à éclairer en allumant des torches sur les murs avec celle qu'il avait saisie avant de descendre... Lentement, les membres du groupe purent découvrir une réserve d'armes et d'armures d'une taille peu commune...



Ezekhohr s'adressa à Azharh :

    « -Je n'en aurait pas pensé autant...
    -A vrai dire... moi non plus... L'Ordre était puissant, ca oui... Mais de là a avoir autant de chevaliers...
    -Approchez, les jeunes ! Venez choisir vos armes et armures selon votre guise... Il n'y a plus de matériel magique à ma connaissance, mais vous pouvez me croire que c'est de l'excellente qualité... Meme moi je ne pourrai pas faire un aussi bon travail, et pourtant sans me vanter, je suis un forgeron assez reconnu...
    -Qui donc a forgé toutes ces pièces d'armures, et ces armes magnifiques ?? Shocked
    -Aucune idée... Bon, je remonte ; prenez ce que vous aurez besoin, et remontez quand vous serez prêt. Pendant ce temps, je vais faire préparer les chevaux.
    -Des chevaux... ?
    -Un ordre de chevalerie, ca se deplace a pied peut-être ?

    Le groupe se regarda sans rien dire. Rolling Eyes

    -... Je me demande si ce sac d'os sait vraiment ce qu'il fait... »


La dessus, le vieil homme remonta, laissant le groupe seul dans l'Armurerie de l'Ordre...


Les armes qui se trouvaient dans les rateliers avaient beau ne pas etre magiques, elles étaient quand même d'une qualité exceptionnelles : Le métal était très léger, et pourtant, même si les armes paraissaient très anciennes, l'on n'y voyait quasiment aucune grosse entaille, et leur tranchant était loin d'être émoussé.

Il y avait toute sorte d'armes, de la classique épée a l'hallebarde lourde, ainsi que tous les haches, masses d'armes, fléaux, lances nécessaires à l'entretien d'une petite milice...

Deno remarqua alors une énorme épée a 2 mains, dont la lame devait bien faire 10 centimètres de large...

Il la prit délicatement, et fit deux ou trois passes d'armes avec... Etonnement, elle était aussi facile à manier que lourde...

Ca vaut pas Requiem... Mais ca fera bien l'affaire tout de meme.


    « -Des chevaux... oui c'est évident... Tous, prenez des armures de chevalerie en plus de ce que vous portez quand vous êtes à pied. Sur un destrier, pas besoin d'armure légère pour bouger... Mais plutôt d'une tonne d'acier pour éviter les blessures. »


Deno se retint de faire un commentaire... Mais il n'en pensait pas moins Rolling Eyes Ca allait etre cocasse, de retour en haut... Néanmoins, il se dirigea avec les autres vers le ratelier des armures lourdes.


Tous furent ébahis par la qualité des armures qu'ils trouvèrent. Elles n'avaient rien à voir avec les standards d'armures de plates, étant confectionnées de plusieurs plaques d'un acier étonnament léger ; et ces plaques s'encastraient si bien ensemble, qu'elles offraient une protection sans doute largement supérieures aux modèles classiques... Sur chaque épaulière, une pointe d'acier d'une 50aine de centimètres de long remontait à la verticale, protégeant le casque des coups donnés horizontalement ; les bras, puis les avant bras, étaient protégés par une multitude de plaques coulissant entre elles, assurant une mobilité extraordinaire ainsi qu'une protection sans faille.


Sous le plastron des armures, étaient accrochés une jupe de maille, descendant jusqu'aux genoux ; pour plus de protection encore, se trouvaient maillées dessus des lames de métal. En dessous, des jambieres remontaient jusqu'à l'aine, et étaient maintenues par un systeme ingénieux permettant le mouvement et la robustesse... Plus bas encore, des chausses renforcées protégeaient jusqu'au pieds de celui qui portait cette armure.

Enfin, accrochés un peu a part, se trouvaient les casques et les boucliers ; les boucliers étaient de lourds écus de métal, portant une croix comme motif sur le plat, et agrémentés de nombreuses chaines faites pour le maintenir en place avec le moindre effort.

Les casques portaient la même croix comme motif sur le visage, et la même pointe que celle des épaulières en garnissait le sommet. Par contre, a l'arrière de cette pointe, des franges d'étoffes d'un blanc éclatant étaient serties... ; la visière coulissait sur toute sa hauteur, permettant un grand champ de vision lorsque le danger était suffisement loin...

Pistachou eut alors l'idée, la première, d'aller prendre une torche pour la rapprocher des armures... Et tous purent voir les arabsques blanches striant le métal gris clair, et partout sur l'armure, l'on pouvait retrouver le symbole de l'Ordre...


Silencieusement, presque révérencieusement, les membres de l'Ordre revêtirent leur armures, chacun trouvant une armure lui convenant, comme si elles avaient été taillées pour eux... Meme Azharh changea la sienne, mettant son armure noir de geai dans un sac qu'il posa pres de l'escalier... Et même Deno parvint à se glisser dans une des armures, en en enlevant quelques pieces...


Accrochant un lourd écu dans son dos grâce aux chqînes, et ne désirant pas prendre d'armes supplémentaires à sa double-lame, Ezekhohr alla rejoindre Azharh qui attendait près de l'escalier ; un par un, les autres membres du groupe les rejoignirent, armés et armurés de pied en cap.

Alors que Azharh commençait déjà a remonter, Ezekhohr remarque un bout de chiffon sur une table ; allant le ramasser, il tomba sur un étendard de l'Ordre, une bannière triangulaire portant les Armes de la Chevalerie... Sans hésiter, il alla décrocher une lance de cavalerie d'un des rateliers, et y accrocha l'édendart...


Lorsqu'il arriva en haut, les autres étaient déjà en train d'admirer les chevaux : c'était des bêtes magnifiques, d'une taille et d'une musculature impressionnante ; elles étaient recouvertes d'un carapaçon de mailles et de lames d'acier, portant elles aussi les symboles de l'Ordre. Deux chevaux moins puissants etaient la aussi, fournis en tant que porteurs pour des affaires supplementaires... A l'écart, un autre cheval regardait Deno avec curiosité... (qui le lui rendait bien) A ses côtés, le forgeron était avec une autre personne, qui parlait avec la créature ; bientôt, celle ci vint se placer a côté de l'hitiga.

    « -Hum. Je ne suis pas sur que cette pauvre bête sait ce a quoi elle se condamne, la. Confused
    -Ne t'inquiètes pas. Ce n'est pas un cheval ; enfin si, mais il provient d'un plan extérieur. Et il est largement plus résistant que les chevaux normaux, il pourra te porter sans problèmes. »


Deno paraissait toujours plus que sceptique. Néanmoins, après des énièmes soupir et haussement d'épaule, il mit le pied dans l'étrier, et grimpa sur l'Exterieur... qui ne broncha même pas...


Alors qu'ils étaient tous sur leur monture (Pistachou ayant bien entendu gardé Vilya), Azharh se pencha vers le forgeron et le remercia chaleuresement. Celui ci refusa les remerciements...


« -Redonnez à l'Ordre de la Ronde-Table sa splendeur d'antan, c'est tout ce que je vous demande... »



Ils sortirent de la ville au pas, les gens s'écartant devant tous ces chevaliers armurés ; Les plus vieux des soldats les regardaient passer avec une émotion et une nostalgie non dissimulée ; sans doute d'anciennes batailles où ils avaient survécus au côté d'un des Chevaliers... Plusieurs s'inclinèrent même devant le groupe, croyant voir la réincarnation de l'Ordre...



Ou peut-être la voyant vraiment ?






Arrivés à l'extérieur des portes, Ezekhohr se tourna vers Azharh.


    « -Quelle est la prochaine ville ?
    -Hertfordshire ! Droit au nord ! »


Ezekhohr leva alors l'étendard de l'Ordre bien haut, et répéta :

    « -A Hertfordshire, donc ! »



Et, lancant son cheval au galop, bientôt rejoint par les autres, il fit flotter la bannière droit au dessus de lui, montrant à tous que l'Ordre des Chevaliers était revenu à la vie...
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Azharh
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MessagePosté le: Lun Juil 18, 2005 12:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La nuit même où ils quittèrent Coeurblanc, ils installèrent leur campement non loin d'un petit ruisseau qui courait à quelques mètres de la route. Cela permettrait au chevaux de s'abreuver et à leurs maîtres de se baigner. Un feu fut allumé au centre du campement, et un tour de garde instauré. Mais les voyageurs n'allèrent pas se coucher tout de suite et restèrent discuter autour du feu.

Larry restait un peu en retrait et fixait le feu du regard, visiblement perdu dans quelque pensée vague connue de lui seul. Azharh et Pistachou discutaient (un peu gestuellement, il est vrai Rolling Eyes) de propos ayant trait à la linguistique... Rolling Eyes Deno affûtait la lame de la magnifique épée qu'il avait fait sienne, et Nev et Ezekhohr échangeaient quelques propos quant à l'entrainement du lendemain et au rôle de la magie de soutien lors des combats.

A un moment donné, pour on ne sait trop quelle raison, Nev demanda, avec un ton de défi, et bien fort pour que tout le monde l'entende :

    - Dites-moi, Maître Ezekhohr. Êtes-vous plus fort ou plus faible que le Chevalier Azharh ???

    - Je suis plus fort, bien entendu, petit scarabé... 8)

A cette réponse, tous les regards s'étaient tournés vers Azharh, qui ne broncha pas, mais se contenta de sourire. Aussi, Nev relança le débat :
    - Je serai pourtant curieux de voir cela. Il me semble qu'il était votre mentor, lorsque vous n'étiez encore qu'un simple Écuyer, comme moi. Pensez-vous l'avoir surpassé depuis ? J'aimerai bien vous voir combattre tiens. Je parie que Azharh est encore plus fort que vous !

Larry ne disait rien, mais le petit rictus que ses lèvres esquissaient attestait que la discussion avait attiré son attention. Pistachou semblait prête à prendre la défense de Azharh. Quant à Deno, il était impossible de dire qui il pensait être le plus fort, mais un chose était certaine : il mourait d'envie de voir un tel combat.

L'idée semblait amuser Ezekhohr, et profondément barber Azharh. Mais comme son ami le regardait avec insistance, il se leva en marmonant que cela constituerait un entraînement qui ne pouvait que leur être profitable. Il alla chercher, dans les sacs que transportait leur cheval "de marchandises" (celui qui ne portait que des sacs de matériel et de provisions sur son dos), deux morceaux de bois. Le premier, très long, était un bâton dont Ezekhohr se servait pour s'entraîner au maniement de la double-lame, le second, beaucoup plus court, modélisait une épée.

    - Cela te convient, comme armes de combat ?

    - Hmm... Parfait ! Nous disons donc : nous combattons jusqu'à ce que l'un de nous soit totalement épuisé ?

    - Ou touché à un endroit où une réelle blessure serait mortelle.

    - Ca me va !

    - Bien. Commençons !

Là-dessus, Azharh eu juste le temps de se mettre en garde pour parer la première attaque d'Ezekhohr. Malgré le rituel qui avait scellé l'esprit de son Vampire, et l'affaiblissement qu'il avait ainsi subit, Ezekhohr était encore d'une rapidité remarquable, et il allait être un redoutable adversaire.

Pendant les première minutes du combat, Azharh se contentait de parer, tant bien que mal, les attaques qu'Ezekhohr lui portait. Et, à plusieurs reprises, les attaques de celui-ci furent fructueuses.

    "Héhé, mon petit Az. Aurais-tu perdu de tes réflexes ? Tu pares plutôt bien, mais tu ne peux pas rivaliser avec moi en vitesse ?? Confused Qu'est-ce que tu me mijotes encore ??? Evil or Very Mad

Au fur et à mesure que le combat se déroulait ainsi, les soupçons d'Ezekhohr grandissaient.
    "Hmmm. Mais que fais-tu exactement ? Tous les coups que je te porte sont superficiels, et je suis certain de t'avoir vu faire exprès de recevoir un de mes coups. Serait-il possible que..."

Et pensant cela, Ezekhohr accéléra sa cadence, et augmenta la force de ses coups. Il fallait qu'il le teste, pour être sûr... Azharh recevait toujours autant de coups, et chaque fois ceux-ci n'entrainaient que de légères contusions.

Ezekhohr se rappelait ce que Stalfos lui avait appris sur son ancien mentor : "Azharh est avant tout un Maître dans les Arts de la Guerre, aussi bien le maniement de tous les types d'armes classiques que le maniement d'un grand nombre d'armes étranges et exotiques. Mais c'est également un tacticien, qui sait analyser les mouvements de l'ennemi et adapter ses techniques de combat en fonction des résultats de son analyse. C'est pour cela que je l'ai choisi si souvent pour être mon Maître d'Armes."

Et bien qu'il ne l'avait jamais vu à l'oeuvre, il en était sûr maintenant : Azharh était en ce moment même en plein travail d'analyse, et c'était lui, Ezekhohr, qui était analysé !

En y réfléchissant bien, ils ne s'étaient que très rarement combattu... Bon, il est vrai qu'en tant qu'Écuyer, il avait combattu Azharh lors d'entraînements, mais de vrais combats, il n'en avaient presque jamais fait. La seule fois où ils s'étaient battus sérieusement, Azharh était dans le corps de Pistachou. Il est évident qu'il ne pouvait se permettre d'appliquer la même technique, ne voulant pas que sa femme soit blessée.

Ezekhohr avait bien compris que l'avantage qu'il semblait posséder n'était qu'un leurre, et qu'il était destiné à le faire tomber dans le piège que Azharh lui tendait. Il changea immédiatement le rythme de ses attaques, mais s'aperçut que c'était trop tard.

Azharh venait de se reculer, tout en se mettant en garde. Son regard, d'abord sans expression, s'était illuminé et un large sourire se dessinait maintenant sur son visage.

Ezekhohr le regarda quelques instants, puis rit à son tour.

    - Hmmm ! Tu as peut être réussi je ne sais quelle analyse en m'observant combattre, mais pourras-tu rivaliser avec ma vitesse ?

Et, comme pour illustrer ses propos, il lança un nouvel assaut, en doublant sa vitesse et en visant un point sensible. Mais l'épée en bois de Azharh dévia le coup, et une contre-attaque fut portée. Celle-ci ne trouva jamais sa cible, car Ezekhohr l'avait vu venir, et avait largement eut le temps de l'éviter. Le Chevalier s'amusait certes beaucoup. Il resta immobile un instant, fixant Azharh qui s'était remis en garde.

Puis, sans prévenir, il lança contre son ennemi une série d'assaut successifs, enchaînés avec une rapidité telle que Azharh n'aurait jamais dû pouvoir les arrêter tous. Et pourtant, aucun ne porta !

    "Hmmm... Alors c'est ainsi ?? Normalement, même s'il voyait mes coups, il n'aurait jamais le temps de les parer ! La seule possibilité, c'est qu'il puisse connaître mes coups à l'avance, et enchaîner les parades sans tenir compte de mes mouvements... Comment est-ce possible ? Voyons... S'il lisait dans mes pensées, je le sentirais... Ce doit être autre chose..."

Ezekhohr continuait ses attaques. Très peu d'entre elles portaient, et aucune n'infligeaient de réels dégats. Mais, d'un autre côté, Azharh arrivait seulement à contrer son adversaire, et des rares contres-attaques qu'il lançait, aucune n'atteignaient ni même ne frôlaient Ezekhohr.

Après plus d'une heure de combat, et alors que les deux Chevaliers commençaient à ressentir la fatigue peser sur leurs épaules, ils s'aperçurent qu'ils n'avaient plus du tout de spectateur... Deno et Pistachou s'étaient endormis, Larry et Nev avaient disparu... Ils décidèrent donc, d'un commun accord, de remettre le combat à plus tard et d'aller dormir...

    - N'empêche que j'aurai sûrement fini par t'avoir, mon cher ex-mentor... L'élève surpasse toujours le Maître, à un moment donné...

    - Ah ah ah ! Laisse moi rire ! Il ne me manquait plus que l'autorisation d'utiliser ma magie mentale, et je t'aurai fait honte devant tout le monde.

    - Tu veux commencer un concours de Magie, c'est ça ??? Twisted Evil
    Bon, en tous cas, cela nous aura un petit peu entraîné pour les jours à venir...

    - Tu ne crois pas si bien dire ! Bon, dormons maintenant. Demain, je donnerai quelques directives.

    - Euh... Non, désolé... Rolling Eyes

    - Quoi non ? Tu es pas d'accord avec mes directives ? Confused

    - Si si ! Mais je dis : non, nous n'allons pas dormir. JE vais dormir : toi, c'est ton tour de garde... Razz

    - Grrrr, c'est vrai... Evil or Very Mad


Le lendemain, après un petit déjeuner frugal, Azharh donna quelques instructions :
    - Mes amis, nous allons à la Guerre ! Aussi, il est important que chacun d'entre nous soit bien au point sur ce qu'il a à faire. En particulier les Écuyers. Mais pas seulement ! Tout d'abord, il est important de rappeler que notre principale mission n'est pas d'aller soutenir les Armées Braves dans leur combat ! Mais, et c'est là que je veux que tout le monde soit au point, mais officiellement, nous sommes un détachement qui représente l'ORT. Nous sommes ici pour honnorer l'Allégeance faite à Dieu par notre Ordre, et donc pour nous battre aux côtés de son Armée.

    Afin d'éviter tout soupçon, il se peut que nous ayons, assez souvent, à prendre part aux combats. Dans ces cas là, de plus précises instructions seront données, par Ez ou par moi, et seulement par nous. Cependant, il est nécessaire de rester toujours groupés ! N'allez pas vous perdre loin au sein des combats, il faut que chacun d'entre nous puisse porter assistance aux autres si besoin est.

    Les combats au sein d'une Guerre sont bien différents des quelques embuscades de voleurs sadiques que vous avez pu connaître jusqu'à présent. Ce sont de violentes mélées, où on ne sait pas trop où frapper. Quelques conseils : étant membres d'un Ordre que je pense très élitiste en matière de formation militaire et martiale, nous nous devons d'attaquer l'ennemi là où ça fait mal, c'est à dire de nous en prendre aux guerriers qui s'avèrent être forts ou gradés. Notre but n'est pas de tuer le maximum d'ennemis, mais de remonter le moral des troupes alliées en décourageant l'ennemi. Les Écuyers sont là pour soutenir les Chevaliers ! Ne prenez pas d'initiatives personnelles, sauf si vous êtes sûrs que la situation l'exige !!

    Les chevaux que l'on nous a donné sont précieux ! Si nous en amenons certains au combats, nous devons faire en sorte de ne pas les laisser se faire tuer ! Si nous pouvions en ramener le maximum à la Taverne, ce serait vraiment super !

    Quelques rappels pour finir : n'oubliez pas qu'officiellement, nous sommes là pour aider l'Armée Brave. N'allez pas souffler mot de nos réelles motivations ! Et aussi... Si l'on vous parle d'un homme portant une armure noire comme celle que vous m'avez vu porter, ça ne vous dit rien, vous n'en avez jamais vu...

    Voilà... C'est tout...

    Ah oui, juste pour finir : je vous interdis formellement de mourir ! Mad

Lorsqu'il eut fini son petit speech, les Chevaliers reprirent la route vers Hertfordshire...







    - Au fait, Maître Ezekhohr, qui a gagné le combat ?

    - Laughing Laughing

    - ???? Confused

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Dernière édition par Azharh le Lun Aoû 01, 2005 4:41 pm; édité 4 fois
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The_larry
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MessagePosté le: Lun Juil 18, 2005 5:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le voyage n'avait jusque là présenté aucun obstacle mais nul doute que cela changerait sous peu. Le groupe chevauchait au pas, Larry en tête, tentant toujours de presser l'allure. Il restait perdu dans ses pensées et ses souvenirs qui n'étaient guère plus que des flashs.
Bien qu'Azharh ai réussit à restaurer une partie de la mémoire du jeune chevalier, la plus part des évenements de sa vie avaient disparus, définitivement sans doute. Il avait beau se concentrer, la seule image de Julius qu'il possédait était celle de l'instant où il rendit l'âme dans ses bras.
En fait, son seul souvenir véritablement clair était celui de Shareen ouvrant le volet de leur chambre au petit matin, la lumière faisait flamboyer ses cheveux d'or. A ce moment là, lui revenait toujours de la traite du matin et il admirait son amour prenant sa première inspiration dans l'air pur et frais du matin.


"La mort eût été plus douce, que de devoir vivre ainsi"

Le soleil qui les avait accompagné depuis 5 jour avait fait place à un ciel sombre, parfois pluvieux et souvent accompagné des souffles froids de Borée. Tous les chevaliers avaient revétit de grands manteaux qui cachaient leur armures flambant neuves. Larry avait pris la plus légère possible afin de ne pas encombrer ses mouvements.

-Où compte tu aller après Hertfordshire ? Lança Azharh en tirant Larry de sa rêverie.

-Hein ?... Euh... Hé bien... euh...

-Ca ne va pas ? Quelquechose te préoccupe ?

-Non... ce n'est rien.

-Hum...

-Pour répondre à votre question, je compte prendre la direction d'En-dal.

-Ne me dis pas que tu compte traverser la mer d'Elbereth (Spécial dédicace, Az Wink).

-C'est précisément notre route. Contourner cette mer interieur nous prendrais des semaines. Nous n'avons pas tant de temps.

-Dois-je te rappeler que nous sommes des chevaliers, pas des marins ?... Les pirates sont de plus en plus actif depuis le début des incursions sadiques du nord.

Larry ne répondit pas. Pour lui, la conversation était terminée. Il en avait décidé ainsi et même si Azharh parvenait à convaincre le reste du groupe, Larry, lui, irait à En-dal.
Le reste de la journée passa dans une abiance assez pesante. Nev ne comprenait pas ce qui se passait et posait des questions à tout va, tentant de détendre un à un les membres du groupe.
Ils firent halte dans une petite clairière et, au vu de la pluie, ils allaient manger froid ce soir. Les tentes furent plantées afin de maintenir un endroit sec et comme d'habitude, Larry s'isola à peine le repas débuté.
Comme d'habitude il se dirigea dans un lieu reculé de la forêt afin d'y pratiquer ses austérités et notament la méditation.

Le monde n'était plus que calme et paix mais, comme toujours, une ombre dansait autour de Larry et chantait en discordance avec la nature. Un ombre riante et hurlante. Mais petit à petit, elle s'estompait laissant place à une totale pleinitude. A cet instant précis, Larry trouvait bien souvent réponse à ses questions. Quelques-unes restaient en suspend.

Pourquoi Julius était-il mort ?
Pourquoi Shareen et ses enfants étaient ils morts ?
Pourquoi les personnes qui lui son chères mourraient-elles les unes après les autres ?
Comment et pourquoi avait-il perdu son âme ?
Pourquoi ressentait-il un plaisir si intense au combat, surtout à l'instant où il transperçait son ennemi ?

Larry sortait calmement de sa torpeur avant de s'adonner à ses exercices physiques. Il frappait sur un arbre pendant une bonne heure avant de s'ateller à la musculation et à la courses. Enfin, il s'entrainait au lancer et au maniement de sa faux. Il avait d'ailleurs constaté une net amélioration depuis sa transformation.
Il finissait par rentrer pour prendre son tour de garde et restait attentif en espérant une attaque ce qui eût été bénéfique pour sa réserve d'herbe à pipe qui diminuait dangereusement en ces calmes nuits.

Le lendemain, ils reprirent la route. Azharh était boudeur à l'arrière, mais les facéties de Pistachou eûrent vite fait de chasser la grissaille dans son coeur. Celle du ciel disparut aussi et c'est par une belle journée ensoillé qu'ils entamèrent leur dernière journée de voyage vers Hertforshire.

Azharh se rapprocha de Larry.


-Pourquoi fais-tu ce voyage ?

-Je pensais que vous étiez au courant.

-C'est pour venger ta femme et tes enfants ? Je ne crois pas que ce soit si simple.

-Et pourquoi ne serait-ce pas si simple ?

-Comme tu l'as dit, Khairne Brandcol est ton meilleur ami et ton pire ennemi. Je pense donc qu'il est lié à la disparition de ta famille, mais, je me dis qu'il y a une autre raison.

-VOUS NE SAVEZ RIEN !!!! Vous interprétez à partir de vos maigres connaissances. Vous n'avez pas eu ma vie, N'ESSAYEZ PAS DE LA COMPRENDRE !!!!

-Calme-toi... Je croyais que tu ne ressentais aucune émotion.

-Je suis capable de ressentir la haine.

Le regard de Larry devint plus sombre et terrifiant qu'il ne l'avait jamais été. Un pression sembla émaner de lui, une aura de fiel immonde. Ezekhohr dirigea lentement sa main vers sa lame, il allait devoir s'interposer si cela allait plus loin.

-CA SUFFIT !!!!! Hurla Pistachou. Economisez-vos forces pour la bataille.

La tension retomba instantanément.

-Vous jeunerez tout le reste de la journée afin de méditer sur votre attitude.

-Mais... mais... ma pistachette... balbutia Azharh.

-IL N'Y A PAS DE MAIS QUI TIENNE.

Les voyageurs reprirent la route et lorsqu'il arrivèrent à Hertfordshire tard dans la soirée, deux estomacs criaient famine...
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Deno
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MessagePosté le: Mer Juil 20, 2005 6:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Loin de toute l'agitation de la tête du groupe, Deno traînait derrière avec Nev, discutant de choses et d'autres, et particulièrement de leur tout nouvel équipement. L'hitiga montra non sans une certaine fierté sa nouvelle acquisition. Son compagnon fit une remarque:

-Une épée de ce poids, ça doit faire beaucoup de dégâts, mais ça doit être dur à maîtriser.

Deno haussa les épaules, mouvement délicat en raison du poids de sa nouvelle armure.

-L'habitude. Cette arme est un peu moins lourde que mon ancienne de toute façon. Mais, toi? Tu n'as rien prit d'autre que l'armure?
-Je ne me bats pas. Je ne fais que de la magie de soutien.
-Pas très utile dans mon cas...
-Jusqu'à ce que j'arrive à percer tes défenses.
-Pas demain la veille...
-J'ai entendu. Sinon, pourquoi tu es venu? Ton mentor t'a demandé de participer, comme pour moi?
-Pas vraiment. J'ai vu qu'une expédition se préparait, et j'ai décidé que j'en serais. Je sais même plus si j'ai prévenu le mien, maintenant que tu en parles...
-Tu n'as pas vraiment un comportement d'écuyer modéle.
-Si tu le dis.

Du groupe de tête, la voix d'Ezekhohr appela son ecuyer.

-Le devoir m'appelle. Encore un truc sur mon entraînement.
-Bonne chance.

Le cheval de Nev augmenta un peu l'allure et rejoingnit le chevalier. Maintenant seul, Deno replongea dans ses pensées. Il regarda quelques secondes les arbres qui défilaient, puis s'intéressa au groupe devant lui, avant de finir avec les yeux dans le vague. L'hitiga resta comme ça durant une dizaine de minutes, et enfin, soupira, puis énonça pour lui-même:
-On s'ennuie lorqu'il n'y a rien à faire.
-Et encore, tu n'as pas un abruti de presque une demi-tonne sur le dos.

Deno regarda autour de lui, cherchant la personne qui avait parlé dans cette langue bizarre. Il baissa les yeux et compris que c'était son cheval qui se moquait de lui.

-Ils auraient pu me filer la jolie elfe là-bas. Mais, non, il faut que je me coltine l'autre boulet à écailles.
-Dis donc, le canasson, tu pourrais pas la fermer pour voir.
-Ho! Mais c'est qu'il comprend ce que je dis. Il est intelligent, malgré les apparences.
-Tu la boucles, ou je te bouffes.
-Et après, tu vas suivre tes potes à pied? Ton sang est tellement froid que même ton cerveau est gelé.

Le cheval poussa un petit cri alors que le pied de Denonis lui frappait les côtes, puis lui jeta un regard de mépris. S'ensuivit un silence de quelques secondes, cessé par la monture.

-Et sinon, une fois toutes ces gentillesses d'usage échangées, tu as un nom?
-Oui, Denonis. Et toi?
-Sleipnir. Comment connais-tu notre langue? Tu es aussi une créature de l'Exterieur?
-Hum, disons plutôt que je suis une créature de l'Antérieur. Mais, sinon, j'ai appris ça dans un livre. Enfin, il me semble. Je suis désolé de t'avoir traité de canasson.
-Et moi, je ne pense pas que tu sois un lézard sans cervelle. T'as pas l'air d'un lézard.
-Tu veux dire que je suis quand même sans cervelle.
-C'est pas moi qui l'ai dit.
-Imbécile.

Denonis ria de bon coeur, provoquant l'incompréhension parmi ses compagnons de voyage, qui se retournèrent pour la plupart, sauf Larry qui ignorait royalement tout évènement extérieur. C'est dans cet état d'esprit qu'ils atteignirent Hertfordshire.
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Si vous ne comprenez pas les histoires que j'écris, c'est que vous n'avez pas lu ça.
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Azharh
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MessagePosté le: Mar Juil 26, 2005 4:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le soir même de leur arrivée à Hertfordshire, le petit groupe de l'ORT se divisa. Larry disparu sans prévenir, comme à son habitude, Azharh alla discuter avec les groupes de soldats présents dans le campement voisin et Ezekhohr fit de même. Pistachou, Nev et Deno restèrent quant à eux près de leurs tentes.

Car en effet, lorsqu'ils avaient cherché un endroit où loger, pour la nuit, on leur avait expliqué qu'Hertfordshire était devenue, ces derniers mois, une ville de ravitaillement pour l'Armée Brave. La ville était donc en état d'alerte permanente, et tous les habitants ou presque s'employaient à organiser les ravitaillement et à gérer les ressources nécessaires à la guerre.

Toutes les auberges du coin qui n'avaient pas fermé étaient complètes ou réservées aux gradés de l'Armée.

On leur indiqua donc un endroit, dans l'enceinte même, où ils pourraient dresser leur tentes, s'ils le souhaitaient, ce qu'ils firent. Tout prêt d'eux, un grand nombre d'autres tentes, celles de soldats Braves stationnés dans Hertfordshire en attendant d'aller prendre la relève de leurs amis sur le front.

Lorsque Azharh rentra au campement, il y trouva Ez seul près du petit feu qu'il avait allumé. Les autres étaient sûrement allés se coucher, pensa-t-il, sauf peut-être Larry, qui ne devait pas encore être rentré.

Le Chevalier vint s'asseoir près de son ancien Écuyer qui, le regard perdu dans le vide, semblait réfléchir. Azharh fit d'ailleurs de même.

Après plusieurs minutes de silence, Ez rompit le silence :

    - Rien de neuf ?

    - Rien que tu ne saches déjà à mon avis. Ces hommes sont des réservistes pour le front du Nord Est, et plus précisemment pour les combats qui ont lieu non loin des ports ravagés d'Elthar et d'Oltrusk. Hertfordshire est leur principale ville de ravitaillement, alors que Coeurblanc ravitaille le front qui se trouve plus à l'Est, par delà les Montagnes.

    - Et que te dit ton expérience de ce genre de Guerre ?

    - Que Larry s'est trompé quand il a affirmé que nous allions vivre quelque chose de bien pire que ce que nous avions vécu jusqu'à présent...

    - Il n'a pas vécu les même aventure que nous... Il n'a pas connu Azaroth, par exemple...

    - Oui, mais même lui a vécu plus difficile. La Guerre d'il y a 7 ans était beaucoup plus violente que celle-ci, et la Bataille des 3 plaies était une véritable boucherie.

    - Si je me souviens bien, il a utilisé le terme "la plupart"...

    - Dis donc... Tu chercherais pas à le défendre des fois ?

Ezekhohr esquissa un sourire. Le poisson avait mordu à l'hameçon...
    - Il me semble que les relations jusque là assez froides que vous entreteniez sont soudain devenues plus que glaciales...

    - Ah bon ? Bah... Pas plus que d'habitude...

    - Euh... A mon avis, il n'a pas été enchanté que tu ais tué son père adoptif. Et s'il te l'a révélé, c'est qu'il devait être assez furieux sur le moment.

    - Bah... Il voulait m'impressionner... ou même me mettre mal à l'aise...

    - Et il me semble avoir vu cela fonctionner...

    - Oui, mais pas dans le sens où tu l'entends... Vois-tu, j'ai bien tué son père adoptif, mais cela ne m'a aucunement gêné de l'apprendre. Je t'explique, si cela t'intéresse...

    - Je t'en prie...

    - Eh bien. Pour commencer, il faut que je te parle de mon enfance. Ce que je vais te raconter, très peu de personnes le savent. Même Pistachou ne sait que peu de choses, car elle a la délicatesse de ne pas me poser de questions sur ce qu'elle sait m'être pénible. Quant à Stalfos, je ne le tiens au courant que de ce qu'il me semble absolument vital qu'il sache.

    Je suis né il y a 29 ans de cela (et oui, je me fais vieux, je sais !) dans une province dirigée par un sorcier Sadique qui se trouvait avoir épousé une femme Brave, et ces deux personnes étaient mes parents. J'avais aussi un frère, que tu connais : Azaroth. Nous vivions heureux, loin des considérations politiques Braves/Sadiques. Mais cela n'a pas plus à Satan, qui a considéré ce "métissage" comme un affront fait à sa grandeur. Poussé par certains de ses conseillers, sûrement jaloux de mon père (car il était à la fois riche et puissant), il mis sur pied un puissant détachement armé et l'envoya sur notre province avec pour but d'erradiquer tout ce qui s'y trouvait, hommes, femmes, enfants, bêtes, bâtiments etc... Nous étions pris par surprises, et nos quelques hommes d'armes (mon père n'était pas un seigneur de guerre, il faut l'avouer) ne purent nous défendre. Je fus donc séparé de mon frère et de mes parents (que je croyais tous morts)...

    - Et ils l'étaient ?

    - Ma mère et mon père, j'en suis quasiment certain. Mon frère, il ne l'était pas et avait réussi à fuir le champ de bataille. Pour moi, c'était une toute autre histoire. Je m'étais caché, comme ma mère me l'avait appris, dans un lieu que je jugeais à l'abri des regards. mais j'aurai sûrement été découvert, tôt ou tard, si un cor n'avait pas retenti, alors que tout espoir m'avait déjà quitté : celui des Troupes d'Élite de l'Armée Brave (comme je l'appris par la suite). Ils avaient été prévenus des mouvements de troupes Sadiques et le Général alors en place s'était dit que, ayant sous la main plus d'hommes que les Sadiques et les prenant par surprise, ils pourrait leur infliger une défaite cinglante. Et c'est ce qu'il sembla se produire... Parce qu'en réalité, les Sadiques se retirèrent plutôt qu'ils ne furent mis en déroute. ils avaient achevé leur travail, ils n'allaient pas rester sur les lieux alors que des soldats frais venaient à leur rencontre.

    Et c'est donc ce qui me sauva. Je fus découvert par un Capitaine de l'Armée Brave du nom de Jarald. Il deviendra plus tard le célèbre Général Dens Leonis. Il me prit en affection et se chargea de mon éducation militaire. Car à partir de ce moment là, à l'âge de 11 ans donc, j'entrais dans l'Armée Brave, pour ne quitter les rangs que 11 ans plus tard.

    Pendant plusieurs années, je n'étais qu'un simple soldat, mais je suivais une formation martiale très poussée, car je nourrissais intérieurement un fort désir de vengeance envers les Sadiques, et je savais qu'il me faudrait être à la hauteur si je voulais la réaliser un jour. J'appris à manier presque toutes les armes connues au sein de l'Armée. Mes compétences et l'aide de Jarald m'aidèrent à monter en grade. J'attirais, après 18 ans, l'oeil des responsables des Troupes d'Élites, et j'entrais comme soldat dans la Quatrième Section. A 21 ans, j'intégrais la Neuvième grâce au soutien de Jarald, devenu depuis quelques années déjà le Général Dens Leonis, qui était alors le chef de cette unité. J'occupais au sein de l'unité un rôle de Lieutenant, c'est-à-dire que j'avais sous mes ordres un détachement de cinq assassins.

    Car la Neuvième Unité est une unité d'Assassins, qui oeuvrent dans l'ombre en tant qu'executant des décisions secrètes de Dieu lui-même. Nous devions être moins de 40 en tout. Nous assassinions Braves comme Sadiques, sans distinction. Seuls comptaient les ordres que nous donnaient le Général et qu'il avait reçus de Dieu en personne. Durant cette année que j'ai passé au sein de cette unité, je peux t'assurer que j'en ai tué, des gens, et beaucoup étaient Braves. Alors tu comprends essaiement que je me fiche pas mal d'avoir tué le père adoptif de Larry...

    - Je ne demande qu'à te croire, mais il me semble tout de même que tu paraissais "troublé" lorsqu'il en a parlé...

    - Et tu as raison !! Mais mon trouble, en fait, ne venait pas de là, mais des évènements que ce souvenir me rappelle. Cela s'est produit lors de la Bataille des Trois Plaies, il y a 7 ans de cela. Notre Unité existait depuis déjà de nombreuses années, sûrement même avant ma naissance. Un mythe s'était forgé autour d'elle, car personne n'avait la preuve qu'elle existait. Tout simplement parce que ses membres avaient pour consigne le secret absolu. ce qui signifie, entre autres, de tuer toute personne qui aurait vu l'unité à l'oeuvre. Mais cela arrivait rarement, car nos plans étaient toujours très minutieusement préparés.

    Une Unité efficace comme cela-là ne pouvait que déranger, aussi bien du Côté Sadique que du Brave. Ce qui devait arriver arriva : un traître se glissa parmi nous et, lors de la Bataille des Trois Plaies, il nous tendit un piège d'où très peu parmi nous purent échapper. C'est ce pénible souvenir que l'intervention de Larry m'a rappelé...

    - Hmmm... Je vois... Je suppose également que c'est à cause de ces évènements que tu as quitté l'Armée Brave ?

    - Tu supposes bien.

    - Et également à cause de cela que tu ne veux pas qu'on parle de ton armure ?

    - Tout à fait. Après la trahison dont nous avons fait l'objet, notre Unité a été considérée comme traîtresse à Dieu et à la cause Brave et a été démantelée. Enfin, pour le peu de membres qui étaient encore en vie. Dieu savait bien que nous avions été trahis, mais ne pouvait faire autrement. Il a proposé aux survivants des postes importants dans l'Armée, mais j'étais dégoûté par les évènements et j'ai préféré me retirer...

    - Pourquoi as-tu emporté cette armure alors ?

    - Je ne sais pas trop... Par nostalgie peut-être...

    - Tu comptes la revêtir ?

    - Pas en plein jour !

    - Et le père adoptif de Larry dans cette histoire ?

    - Nous avons été trahis car on nous avait donné une fausse liste de gens à éliminer. Son père en faisait partie, ainsi que d'autres gradés plus ou moins importants. Nous avons été accueillis car le traître, qui avait dressé la fausse liste, les avaient gentiment prévenus de notre arrivée et ils s'étaient bien préparés. Je devais vraiment être sous le choc lorsque j'ai tué ce capitaine, sinon j'aurai aperçu Larry et je l'aurai éliminé.

    - Tu ne penses pas qu'il faudrait lui dire comment ça c'est réellement passé, et pourquoi tu as tué son père ?

    - Non...

    - Pourquoi ?

    - Je préfère qu'il dirige toute sa haine contre moi. Il faut que tu comprennes quelque chose au sujet de Larry...

En disant cela, Azharh avait pris un air plus sombre, et sa voix, qui n'était déjà pas très forte, devint un murmure...
    - Ce gars est très fort, Ez. Il a un potentiel énorme. Il ferait un des plus redoutables guerriers de l'ORT, je pense. Mais cela en fait quelqu'un de très dangereux...

    - Parce qu'il n'a pas d'âme ?

    - Et parce qu'il est poussé par la Haine... Lorsque je lui ai rendu une partie de sa mémoire, je l'ai ressentie très fortement... cette Haine était si forte que pendant un moment j'ai dû lutter pour ne pas me laisser subjuguer par elle... Un bon conseil : ne lui tourne jamais le dos...

Là-dessus, Azharh reprit un air enjoué et dit d'une voix gaie et enthousiaste :
    - Bon, ben c'est pas tout ça, mais on a une longue route demain ! Je vais aller me coucher ! Inutile de monter la garde ce soir, je pense. A moins que tu aimes ça !

Et sur ces belles paroles, il disparut dans sa tente... (qui est aussi celle de Pistachou, rappelons-le... Razz)
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MessagePosté le: Lun Aoû 01, 2005 9:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

-Et voilà, mon seigneur. Ca nous fera 2 pièces d'argent.

-Bigre! c'est cher. J'espère qu'elle est bonne au moins.

-La meilleure de ce coté de la mer. C'est du Bleu-des-rois.

-En voilà un nom bien singulier pour une herbe à pipe. Bonne journée.

Larry rangea le sac d'herbe séchée dans sa besace et quitta le marchand. Il poursuivit sa route sur les pavés du port de commerce, direction la capitainerie.
En-dal était en effervescence. Des marchands ambulant vendaient des produits plus hétéroclites les uns que les autres aux soldats qui s'apprêtaient à prendre la mer. Les armuriers côtoyaient les herboristes et les jeteurs de sorts en tous genres. Avoir la joie qui régnait ici, on eût pas cru que la moitié des personnes présentent étaient des soldats qui partaient à l'abattoir. L'autre aspect de la guerre, les débrouillards s'en sortent mieux que les grands guerriers.
Son dernier passage dans la ville remontait à 6 ans. A l'époque, il était venu rencontrer la famille de Shareen en vue de leur prochain mariage. Depuis le jour où il leur avait annoncé la mort de leur fille et de leurs petits enfants, Larry n'avait osé retourner chez ses beaux-parents.


"Je devrais peut-être passer les voir... je devrais,... mais je ne le ferais pas"

La capitainerie se trouvait au bout de l'une des jetées. Elle était surplombée par le grand phare. Le bâtiment délabré faisait apparemment l'objet de restaurations et de renforcements. Les déluges de magies au nord provoquaient des tempêtes dans ces régions reculées plus fortes et plus fréquentes qu'à l'accoutumé.
Larry poussa lourde porte d'acier et entra. Le parquet grinçait sous ses pas mais ce n'était pas cela qui allait couvrir les cris des dizaines de négociants qui emplissaient la salle. Les secrétaires étaient semble-t-il débordés, l'attente allait être longue.


-C'est scandaleux!!! Cria un négociant.

-C'est une honte!!! Lança un second.

-Vous n'avez pas le droit !!!Poursuivit un troisième.

Larry mit la main à sa besace et en sorti sa pipe et son herbe fraîchement acquise. Il bourra le cornet et entreprit d'allumer le nectar.


-Il est interdit de fumer ici! Lança un marchand.

Le regard étonné puis désespéré, Larry éteint sa pipe et la rangea dans sa besace.


-Pourquoi y a t-il un bateau militaire sur MON emplacement ??

-Et sur le mien ??

-Et le mien ??

Le regard de Larry passa parmi les négociant. Tous étaient visiblement là pour la même raison.

-Parce que l'Armée en a décidé ainsi!

La voix venait de la porte d'entrée. Une femme entra. Le silence se fit. Sa chevelure brune obscurcit un instant les rayons du soleil entrant par la porte. Deux pas de plus et Larry la reconnu. Ces cheveux, ces yeux, ce corps de rêve, cette minuscule cicatrice sur la gorge, ce timbre de voix rude et doux à la fois, cette démarche, cette prestance. La seule chose qui avait changeait, c'était les insignes de colonel sur ses épaules. Même son épée n'avait pas changée. La même garde travaillée à la hache, le même fourreau oxydé.

Larry se glissa sur le côté, disparaissant derrière un pilier.


-Cette situation est temporaire mais elle est incontestable. Vos bateau n'accosterons que lorsque notre flotte aura pris la mer, bientôt.

-Mais qui va nous payer les retards de livraison ?

-La guerre passe avant vos petits problèmes financiers. Toutefois, vous serez indemnisés en nature. Vivres, animaux, matériel et matériaux.

-...

-Maintenant partez tous. Reprenez votre travail.

-???

-ET PLUS VITE QUE CA !!!!!!!!!!!!!!

La capitainerie se vida en un instant de ses négociants. Seuls restèrent les employés, quelques pêcheurs, Larry et le colonel. Celle-ci se dirigea vers le guichet.

-Amanda Stirg! Colonel de la première colonne. Tu as fait du chemin.

-Larry. Quelle surprise. Un ironie manifeste marqua cette réponse.

-Ca fait longtemps. Presque 3 ans.

-2 ans 6 mois 17 jours pour être précise.

-...

-La dernière fois, tu m'as laissé plantée dans une chambre d'auberge sur les bords du Koursk. Sans un mots.

-...

-Après ton départ, j'ai imploré Dieu de te faire rencontrer un groupe de succube pour qu'elles t'arrachent le coeur et tout ton "attirail".

-*glups* Confused

-Mais l'eau a coulée sous les ponts et je ne t'en veux plus.

-*ouf*

-Alors, dit moi. Qu'est-ce qui amène ta carcasse pourrie à En-dal ?

-Toujours aussi polie et distinguée.

-Toujours aussi fuyant et ténébreux.

L'espace d'un instant, un petit sourire passa sur les joues du chevalier.

-Alors ?

-Je dois traverser la mer d'Elbereth avec quelques personnes... le plus vite possible.

-Et pour aller où ?

-Ca je ne peux pas te le dire... Pas ici en tout cas.

-Comme tu veux. Mais tu vas devoir repousser ton voyage. Plus aucun bateau ne traverse la mer à cause des marines militaires qui tirent au canon à vue.

-C'est assez ennuyeux... Mais un jeune colonel comme toi doit bien pouvoir faire quelque chose ?

-Et pourquoi te rendrais-je service ?

-En souvenir du bon vieux temps.

Amanda réfléchi un instant. Elle soupira, agacée, puis résigné. Elle s'avança vers Larry et posa délicatement sa main sur la joue du chevalier et se rapprochant elle dit d'une voix suave :

-Retrouve moi ce soir là où nous avions nos habitudes.

Elle embrassa tendrement le jeune homme et tourna les talons vers le bureau du gérant du port.

-Ce ne sera pas gratuit! Lança-t-elle en claquant la porte.



La soir, Larry prit ce chemin qu'il connaissait si bien pour se rendre à la taverne du "Jolly Roger". Bien que la plupart des clients furent des hommes de la marine, l'enseigne du "Jolly Roger" était, comme son nom l'indiquait, un drapeau pirate.

Les catins bon marchées appâtaient les matelots peu farouches sur les coins de tables. De ci delà, quelques parties de cartes ou de dés faisait changer de poche l'argent qui servirait à payer ces dames. Quelques rixes éclataient aussi vite qu'elles se terminaient, dans le sang le plus souvent.
Bref, le "Jolly Roger" n'était pas ce qu'on appelle un endroit convenable. Et c'était là qu'il avait retrouvé Amanda et son petit groupe d'amis officiers rescapés du 3ème bataillons ; là qu'il s'était laissé engager en mercenaire pour l'armée, 3 ans après l'avoir quittée. Amanda était peut-être la seule véritable cliente de la taverne, mais elle était la reine. Sa table était toujours prête et pas un homme n'osait tenter un geste déplacé car le seul à l'avoir fait n'avait plus ses mains pour recommencer.

En entrant, Larry se sentit soudain comme soulagé. Rien n'avait changé. C'est d'un pas plus que décidé qu'elle se dirigea vers la table de la dame.


-Je m'étonne de te voir seule ici. N'as tu plus de compagnons pour tes beuveries nocturnes ?

-Les temps ont changé tu sais. On ne se voit plus beaucoup. Certains ont quitté l'armée, d'autre sont montés en grade et ont été envoyé je ne sais où et les autres sont morts aux champs d'honneur.

-Et tel que je te connais, tu n'as pas réussit à te faire à tes fonctions de colonel et tu ne t'es fait aucun ami parmi ceux de ton rang.

-Tu me connais trop bien.

-...

-...

-Pourquoi m'as tu demandé de venir ? Sans doute pas pour qu'on boive un verre.

-Quel est ton but ? Que vas-tu chercher de l'autre coté d'Elbereth ?

Le visage de Larry s'assombrit subitement, il détourna le regard.

-Tu vas à Mirth Tu vas te venger.

-...

-Khairne Brandcol. Tu n'as toujours pas oublié ta vieille rancune. Vous êtiez les meilleurs amis du monde avant...

La jeune femme s'arrêta brusquement et son visage s'assombrit à son tour.

-Tu traverses la mer pour ça toi aussi non ? Tu vas à Mirth pour te venger, pas parce qu'on t'en a donné l'ordre. Je te connais trop bien tu le dis. Je te sais capable de manipuler tes supérieurs pour détourner les ordres.

-Je suis percée à jour.

-Et pour ça tu vas envoyer dix-milles hommes au massacre.

-Tu te trompes, j'y vais aussi pour reprendre Tel Norath. L'objectif suivant sera effectivement Mirth au Nord-Est. Nous porterons secours aux campements braves de la région.

-...

-Mais je ne peux pas nier mon désir de vengeance contre mon ex-mari. Moi qu'il a laissé pour morte après le massacre de notre village. Moi à qui il a enlevé la chair de ma chair. Et pour mon père qu'il a trahi, comme pour toi, son disciple.

-Nous savons tout deux par quoi nous sommes passés. Et je suis partagé entre l'amour pour celui que je considère comme un frère et la haine pour un traître.

-...

-Amanda, tu dois m'aider. Tu dois nous aider.

La jeune femme soupira de résignation et fit signe à la serveuse d'apporter deux liqueurs.

-Combien êtes-vous ?

-6 plus des chevaux.

Amanda soupira une nouvelle fois alors que la serveuse déposait les verres. Un sourire désespéré aux lèvres elle se saisit du sien et Larry fit de même. Il trinquèrent.

-D'accord beau brun. Dans 3 jours à l'aube. Rendez vous au quai 9. La caravelle s'appelle la Niniel (Spécial dédicace à Azounet).

-Merci

-Ca a dû être dur pour toi de me dire ce mot.

-Si tu savais.

Les deux amis vidèrent leurs liqueur afin de signer leur alliance.
L'alcool coula à flot à tel point que le lendemain, Larry se réveilla dans sa chambre d'auberge sans savoir comment il était rentré.

Il descendit à la salle commune. Tout le monde était déjà levé. Azharh et Larry s'étaient proprement ignorés pendant le voyage entre Hertfordshire et le mentaliste semblait vouloir persévérer dans cette voie. Larry s'assit à table, les yeux à demi fermés.


-Holà, dure nuit pour notre cher ami, lança jovialement Ezekhohr.

-Il semblerait, gloussa Pistachou en tentant d'étouffer son fou rire.

-Enfin, pendant que monsieur faisait la fête, moi, je me suis renseigné, Lança Denonis. Plus aucun navire n'a traversé la mer depuis bientôt 2 mois et aucun n'est prévu avant un délai au moins aussi long.

-Nous aurions mieux fait de contourner la mer par l'ouest, fit remarquer Azharh qui reçu pour toute réponse un regard noir de sa femme.

-Il n'est pas trop tard, dit Nev.

-Je nous ai trouvé un bateau, dit Larry d'une petite voix fatigué.

-Tu veux bien répéter.

-Je nous ai trouvé un bateau qui va faire la traversée.

-Et quand part-il ce bateau providentiel ?

-Dans 3 jours à l'aube. On pourra emmener les chevaux.

-Ben... euh... c'est... hum... parfait, Balbutia Azharh qui ne s'imaginait pas Larry négociant un bateau.

-Bien, nous avons donc 3 jours pour nous préparer, signifia Ezekhohr.

Dans l'immense port d'En-dal, il ne fut pas difficile de trouver le nécessaire ainsi que le superflus pour ce voyage...


---------------------------

P.S : J'ai sauté le passage entre Hertfordshire et En-dal. La concentration en soldats braves est si grande que les brigands se tiennent tranquille dans cet région sans qu'on leur demande. Wink


Dernière édition par The_larry le Jeu Aoû 18, 2005 6:22 pm; édité 1 fois
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Azharh
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MessagePosté le: Mer Aoû 03, 2005 1:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Depuis que Larry avait annoncé quand ils partiraient, Azharh avait décidé pour lui-même qu'il fallait employer ce temps à bon escient. Récolter quelques informations sur l'évolution des combats, au Nord Est de la mer d'Elbereth, semblait le plus judicieux.

Il se rendit donc dès le lendemain matin à la Capitainerie, où de pauvres hommes derrière des tables chargées de papiers poisseux et de notes vagues semblaient débordés de travail et étaient sans cesse assaillis par les villageois présents dans la pièce principale. Les secrétaires faisaient vraiment un travail stressant.

Lorsque le Chevalier entra, la plupart des gens le dévisagèrent avec des regards respectueux pour certains, mais assez malveillants pour la plupart. Visiblement, les militaires n'étaient pas très aimés de la population. Cela se comprend aisément par les bouleversements assez dérangeants qui secouent la vie quotidienne d'un petit port de commerce lorsque l'Armée décide d'en faire l'un de ses points stratégiques.

Un secrétaire, qui se trouvait un peu en recul de ses confrères, délaissa son bureau, où il travaillait à la rédaction d'un papier quelconque, pour venir à la rencontre du Chevalier.

    - Bonne journée à vous, Messire. Que puis-je pour votre service ?

    - J'aurais besoin d'un renseignement. Il y a des bateaux de l'Armée qui mettent les voiles dans deux jours, à l'aube. J'aimerai savoir quel est leur nombre, et leur bateau Amiral.

    - Puis-je m'enquérir, Messire, de la raison qui vous pousse à demander ce renseignement ? demanda l'homme avec un air suspicieux.

    - Bien entendu. Je suis affecté à cette expédition, ainsi que ma délégation de Chevaliers. Nous avons été mandatés par Dieu et nous venons tout juste d'arriver en ville. Cherchant à entrer en contact avec le responsable militaire ici, je me suis tout naturellement adressé à la Capitainerie.

    - Soit, répondit le secrétaire, qui semblait convaincu par l'explication qu'il venait de recevoir. Excusez-moi de vous avoir posé un telle question mais, vous savez Messire, on n'est jamais trop prudent.

    - Tout à fait, acquiessa Azharh.

Le secrétaire apprit donc au Chevalier que le (ou plutôt la) chef des opérations militaires était actuellement le Colonel Stirg, mais que ce poste changeait aussi souvent que les départs des troupes vers le Nord. Il lui indiqua également que le bateau amiral de la flotte qui partirait bientôt mouillait au quai numéro neuf, et qu'il se nommait la Niniel.

Azharh se rendit donc aussitôt sur les docks et il trouva sans peine le fameux bateau. En fait de caravelle, la Niniel était plutôt un Galion, car à vue d'oeil elle devait au moins dépasser les 450 tonneaux et pouvait accueillir en son sein un groupe de soldats assez conséquent. Les vaisseaux alentour, plus petits, semblaient néanmoins gigantesque comparés aux bateaux de commerce qui, en temps de paix, étaient les seuls à mouiller à En-Dal.

Sur le pont de la Niniel, des marins et militaires s'activaient, tels de véritables fourmis. Il fallait que tout soit prêt pour le départ du surlendemain et, visiblement, des ordres avaient été donnés pour que chaque homme disponible participe aux préparatifs.

Lorsqu'il approcha du bateau, deux soldats qui étaient de garde sur le quai lui barrèrent la route.

    - Excusez-nous, Monseigneur, mais seuls les militaires affectés à ce bateau sont autorisés à monter. Avez-vous votre laisser-passer ?

Ils n'osaient pas être désobligeant avec Azharh, ayant tout de suite perçu, à la vue de son armure, qu'il était quelqu'un d'important, bien que l'emblème qu'il arborait leur était inconnu. Et cependant, il ne pouvait pas le laisser passer sans qu'il ne montrât le laisser-passer règlementaire.
    - Y a-t-il moyen de parler au Colonel Stirg ? Je suis venu pour m'entretenir avec elle. C'est très important.

    - Le Colonel est absent pour le moment. Je suis désolé.

    - Savez-vous où je pourrai la trouver ?

    - Non, je suis désolé. Vous aurez sûrement plus de chance en revenant plus tard dans la journée.

    - Êtes-vous sûr qu'il n'y a personne à qui je puisse m'adresser ?

Et lorsqu'il posa cette question, le timbre de voix de Azharh changea imperceptiblement. Les deux soldats se regardèrent avec un air interrogateur, et celui qui avait parlé jusqu'à présent finit par dire au Chevalier
    - Veuillez attendre ici, Monseigneur, je vais voir si le Colonel Galufis peut vous recevoir.

Le soldat quitta donc son poste et grimpa à bord du navire. Il alla à la salle des Capitaines, devant laquelle un autre soldat montait la garde. Celui-ci lui indiqua que le Colonel ne souhaitait pas être dérangé, mais le soldat insista en assurant que c'était très important. Il semblait en être convaincu. L'autre le laissa donc passé, et il frappa à la porte. Un "oui" exaspéré lui répondit et les deux hommes entrèrent.

Le Colonel Galufis ne semblait pas enchanté d'être dérangé en plein travail. Lorsqu'il reconnu le soldat qui était censé monter la garde sur le quai, il l'apostropha :

    - Qui a-t-il ? Pourquoi as-tu quitté ton poste ?

    - Colonel ! Il y a en bas un homme, un Chevalier, qui désire vivement vous voir.

    - Eh bien, qu'il aille se faire voir ! J'ai beaucoup de travail et je souhaite ne pas être dérangé ! Est-ce bien clair ?

    - Sauf votre respect, Colonel... Mais il a insisté en assurant que c'était très important...

Galufis ne s'attendait pas à ce que le soldat discute ses ordres. Il se leva donc et se dirigea vers lui en le fixant d'un regard sombre. Le pauvre soldat tremblait de tout son long sous le regard pesant de son supérieur, et il bégayait des excuses. Le Colonel s'arrêta juste devant lui et, prenant une voix extrêmement froide, il lui dit :
    - Soit, je te suis. Mais si tu m'as fait perdre mon temps, tu auras de mes nouvelles. Pigé ?

    - ... Oui... Bien mon Colonel !

Le soldat et le Colonel se dirigèrent donc vers le pont et descendirent sur le quai, où Azharh attendait. A voir le visage du soldat qui accompagnait le Colonel, le Chevalier comprit que le Colonel ne venait qu'à contre-coeur. Celui-ci s'approcha de lui et, le dévisageant, lui dit :
    - C'est donc vous qui sollicitez une entrevue avec moi ? Je suis le Colonel Galufis, Commandant en Second de la Flotte Brave stationnée en ce moment à En-Dal. Qui êtes-vous ?

    - Je suis Azharh, Chevalier de l'Ordre de la Ronde Table. Je pensais que vous auriez été prévenu : nous allons embarquer avec vous à bord du Niniel, dans deux jours.

    - Ah oui, c'est vrai ! Le Colonel Stirg m'en a parlé. Si vous voulez bien me suivre jusqu'à ma cabine, nous serons mieux à l'intérieur, pour discuter.

    - Je vous suis.

Les deux hommes se dirigèrent donc vers le pont du bateau. En passant devant le soldat de garde, qui avait reprit son poste, Azharh perçu chez lui un grand sentiment de soulagement. Visiblement, il venait d'échapper à la colère du Colonel, qui devait être particulièrement sévère.

Le Colonel mena le Chevalier dans la Cabine des Captaines, qui était celle où les Commandants du Bateaux se réunissait pour définir la route à suivre, les plans de bataille, bref... la cabine qui leur faisait office de Quartier Général, en quelque sorte, et qui était aussi utilisée comme bureau.

Galufis, une fois que Azharh fut entré, ferma la porte. Il attendit un moment, sans se soucier de son hôte. Il semblait écouter, comme s'il avait voulu savoir si aucune oreille espionne n'était à redouter. Puis il attrapa une petite médaille, qui était suspendue à un petit clou planté dans la paroi de la cabine, et il la manipula quelques secondes.

Azharh reconnu aisément cet objet comme étant l'une des amulettes dont disposent les Gradés de l'Armée Brave, afin de se protéger des espions. L'amulette bénéficie d'un pouvoir magique qui rend inaudible depuis l'extérieur toute conversation tenue dans une pièce où se trouvent de telles amulettes. Sortilège certes mineur, mais bien suffisant pour se prémunir de l'indiscrétion de ses subordonnés lorsque ceux-ci se montrent un peu trop curieux.

Lorsqu'il eut terminé sa manipulation, le Colonel se tourna vers Azharh. La sévérité et la froideur de son visage avaient laissé place à de la surprise et à une grande joie. Il se dirigea vivement vers Azharh et les deux hommes échangèrent une accolade des plus chaleureuse.

    - Ce bon vieux Azharh ! Comment vas-tu ???

    - Mon cher Flagius !! C'est une grande joie que de te revoir ! Je te croyais mort !

    - Je peux en dire autant de toi ! Je ne savais pas que d'autres que moi avaient survécu à la Bataille des Trois Plaies.

    - Au moins quatre sans me compter, cinq avec toi maintenant ! Mais comment ?

    - Asseyons-nous, je vais t'expliquer tout ça.

Ils prirent place dans deux fauteuils de la grande cabine, et le Colonel expliqua à Azharh tout ce qui lui était arrivé depuis la Bataille des Trois Plaies.

Il avait été, lui aussi, le seul survivant de son groupe. Il était alors sérieusement blessé (il montra à Azharh une longue cicatrice dans son dos, souvenir douloureux de ces évènements), et avait lui aussi compris la trahison. Il ne savait pas qui était le traître, bien qu'il se douta que ça ne pouvait être que Galvès, où Dens Leonis lui même. Il savait cependant que les conséquences de cette trahison allaient être rapides. Il échappa donc au champ de bataille pour trouver leur lieu de rendez-vous convenu au mains de soldats en ambuscade. Et se rendant aux grottes, il comprit plus qu'il ne vit qu'elles étaient prises aussi. Trop grièvement blessé pour tenter quoi que ce soit, il chercha un lieu sûr où se reposer, et finit par s'évanouir, assez loin du champ de bataille.

Lorsqu'il revint à lui, il vit qu'il avait été recueilli par une famille de paysans qui l'avaient trouvé par hasard. Voyant qu'il était Brave, et croyant, à son armure (qu'ils n'avaient auparavant jamais vue), qu'il était un Haut Gradé, ils s'occupèrent de lui, pensant toucher un petite récompense. Il le prirent en affection, et il séjourna chez eux un moment, le temps que toutes ses plaies soient guéries.

N'ayant eu aucune nouvelle des autres membres de la Neuvième, mis à part celles, assez désastreuses, qu'avaient tous les autres soldats, il comprit qu'il devrait désormais cacher son appartenance à la Neuvième, même aux plus hauts Gradés. Lorsqu'il fut guéri, il réintégra l'Armée sous un autre nom, Galufis (qui est un anagramme de Flagius), et en tant que simple soldat. Ses capacités et sa bravoure lui permirent de monter en grade jusqu'à obtenir son poste actuel de Colonel.

Azharh parla ensuite, et lui expliqua tout ce qu'il ne savait pas au sujet des évènements passés. Il lui apprit qui avait véritablement trahi la Neuvième, et comment Dieu l'avait déchue et dissoute officiellement, en récompensant officieusement les survivants et en leur offrant à tous un nouveau départ.

    - Et tu as décidé de quitter l'Armée plutôt que d'accepter un nouveau poste ? J'ai du mal à y croire ! Toi qui était si ambitieux !

    - Et pourtant, c'est bien vrai ! Il m'est arrivé quelques aventures par la suite. J'ai intégré cet Ordre de Chevalerie, l'Ordre de la Ronde Table.

    - J'ignorais que de tels Ordre existaient encore...

    - Et je suis marié aussi !

    - Vraiment ? Incroyable ! Je me demande quel genre de femme a bien pu vouloir de toi !

    - Très drôle ! De toutes façons, tu la verras. Elle fait partie du groupe qui embarquera avec nous dans deux jours.

    - Hein ? Elle t'accompagne à la guerre ? T'es pas bien ?

    - Ne t'inquiète pas. C'est une Dame-Chevalier. je sais bien qu'il est vraiment rare de voir une femme au sein de l'Armée, mais regarde : le Colonel Stirg en est bien une, à ce qu'on m'a dit.

    - C'est vrai... Néanmoins, il est rare qu'une femme est suffisamment de cran...

    - ... et la mienne en a largement, je t'assure... Bien ! Est-ce que tu pourrais m'informer de la situation au Nord, sur les champs de bataille ? Pour où mettons-nous les voiles, d'ailleurs ?

    - Pour Tel Norath. Cela fait trop longtemps que ce port, aux mains des Sadiques, sert de refuge au navires pirates avec qui ils se sont alliés. Nous avons reçu l'ordre de le reprendre, et nos espions sur place nous ont assuré que c'était le meilleur moment pour le faire. La plus grande partie de la flotte qui était stationnée là-bas a mis les voiles pour Oltrusk, où notre Armée est en train de prendre le dessus.

    - Bien bien... Nous serons là pour vous prêter main forte, tu peux y compter.

Les deux hommes restèrent silencieux pendant un moment, puis Azharh demanda :
    - Tu l'as toujours, n'est-ce pas ?

    - Oui. Je n'ai pas eu la force de m'en séparer. Elle est dans un de mes coffres personnels, dans ma cabine privée. Personne ici n'est au courant, bien sûr. Tu l'as aussi avec toi ?

    - Oui. Mes amis sont au courant, mais ignore ce qu'elle représente. Je leur ai vivement recomandé de n'en toucher mot à personne.

Un nouveau silence vint ponctuer leur conversation, puis Azharh reprit :
    - Si j'en ai l'occasion, je pense la porter à nouveau. Sûrement de nuit. Je demanderai à mes hommes de repérer les guerriers adverses les plus dangereux. Je ferais des missions de reconnaissance, de sabotage. Je compte même reprendre les assassinats, si je trouve des cibles qui en valent la peine.

    - J'aurai sûrement des renseignements à ce sujet. Si tu reprends du service, moi aussi, je suis partant ! Même si la Neuvième est morte, nous, nous ne le sommes pas !

Sur ces mots, Azharh se leva, indiquant ainsi qu'il devait partir. Les deux amis échangèrent une chaleureuse poignée de mains, le Colonel désactiva son amulette, et le Chevalier regagna son Auberge, alors que le Colonel replongeait dans ses calculs...
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Deno
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MessagePosté le: Lun Aoû 08, 2005 7:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le jour du départ, une grande effervessence régnait sur le port. En effet, le départ de quelques cinquante navires ne manquait pas de troubler la quiétude des habitants. Arrivés en vue de la Niniel, les réactions des chevaliers et écuyers furent diverses. Larry et Azharh, ayant déjà parcouru le pont du galion, ne furent pas particulièrement touchés. Ezekhohr avait déjà effectué une visite sur le navire également, étant celui qui avait supervisé le chargement des chevaux et de l'équipement la veille. Pistachou apprécia les dimensions du navire, car cela augurait sinon d'une chambre individuelle, au moins d'une certaine intimité parmi tous ces hommes. Nev était surpris du nombre de soldats à embarquer sur ce seul navire. Quand à Deno, et bien...

-Vous êtes sûr qu'on risque pas de couler?

En effet, et il l'avait signalé la veille au soir à ses compagnons, c'était la première fois qu'il s'approchait autant d'une telle étendue d'eau, et la nage était aux abonnés absents parmi ses compétences. Azharh tenta de le rassurer:

-Ne t'inquiètes pas. Le capitaine doit être plus qu'expérimenté au vu de la responsabilité qui lui incombe. De plus, je me suis renseigné, et on dit que l'armateur de ce navire le qualifie d'insubmersible.
-Oui, bon. Mais je me méfie des bateaux soi-disant insubmersibles. Un petit choc et hop, au fond de la mer. Enfin, je vais te faire confiance, ainsi qu'à l'armateur.
-Et puis, tu as un peu raison. L'eau sans rien dedans, ça n'est pas vraiment la panacée...

Prenant à peine pied sur le pont de la Niniel, dont certains à contre-coeur, un vieil officier barbu vint à la rencontre du groupe.

-Vous êtes les membres de l'ORT?

Visiblement surpris, les chevaliers et écuyers se regardèrent les uns les autres, puis Azharh prit la parole.

-Oui, en effet. Pardonnez-moi, mais vous, qui êtes-vous?
-Je suis l'officier chargé par le capitaine de vous, disons-le franchement, surveiller. Je suis le commandant Merik.
-Nous sommes en temps de guerre, et tout le monde surveille tout le monde. Je comprends. Quoi d'autre?
-Je suis également chargé de vous assigner vos tâches et de vous indiquer vos quartiers. Je vais d'abord vous demander vos capacités respectives pour vous orienter vers le travail qui vous conviendra le mieux.

Pistachou s'étonna:

-On va devoir travailler?
-Bien sûr, ma petite dame. Vous avez quand même pas cru que vous alliez naviguer aux frais de la princesse? Bon, vous d'abord. Qu'est-ce que vous savez faire qui pourrait être utile sur un navire?
-Euh... La cuisine?
-Bonne réponse, ma petite dame. Le mess est à l'arrière du vaisseau. Dès le levé du soleil, vous devrez vous y trouver. Suivant.

Le mari intervint:

-Je refuse de laisser ma femme toute seule sur un navire plein d'hommes libidineux. Ca n'est pas qu'elle ne sache pas se défendre, mais bon...

Le commandant eu un petit sourire sadique.

-Comme c'est touchant. Toi, tu vas aussi à la cuisine aussi, comme ça, tu seras pas séparé d'elle.

Azharh fit une grimace, mais se résigna. Merik continua son inspection.

-L'autre avec la capuche. Tu sais faire quoi?

Nev hésita un peu, puis répondit:

-Je suis un mage guérisseur.

-Tu iras à l'infirmerie. Tu vas t'amuser à soigner le mal de mer et la diarrhée provoquée par la cuisine des apprentis.

Les nouveaux cuisiniers eurent un air vexé suite à cette allusion, et Nev était loin d'être enthousiaste. Le tour de Deno arriva.

-Dis donc, le lézard. T'as pas l'air dans ton assiette.
-J'aimes pas vraiment la mer.
-Ca tombes bien, on va t'en éloigner le plus possible. Tu monteras sur les mâts pour t'occuper de la voilure. Reste le dernier, le gars avec les trous.

Ez se retourna vers ses compagnons.

-Le dernier? Hé, mais. Où est Larry?
-Probable qu'il est parti faire une sieste.
-Il a peut-être décidé que de l'entraînement serait utile.
-Il est allé retrouver sa copine.
-Ouais.
-Evidemment.
-Ca tombe sous le sens.

Le commandant s'imposa au milieu de cette conversation.

-Peu importe. Alors, tu sais faire quoi?

Ez eut un petit rire.

-Je sais boire.
-Tu vas nettoyer le pont. C'est parfaitement dans tes cordes.
-Je vois pas le rapport...
-Moi, si. Maintenant, suivez-moi, je vais vous montrer votre cabine.

Pistachou retint l'officier par l'épaule.

-Une seule cabine? Pour tout le groupe?
-Hé, c'est pas une auberge, c'est un navire de guerre.

En arrivant dans leurs quartiers, les membres de l'Ordre donnèrent une toute nouvelle signification au terme "spartiate". Six lits, tous trop étroits pour pouvoir ne serait-ce que se retourner, répartis en trois lits doubles, qui semblaient alors de taille moyenne. Fort heureusement, le groupe réussit à caser tout le monde ou presque sans trop de problèmes. Il fut convenu que Pistachou et son mari dormiraient dans le même lit double, et qu'Ez et Nev en auraient un chacun, Deno s'étant proposé spontanément pour dormir à même le sol, selon son habitude, et Larry étant absent. Nev annonça qu'il n'avait pas besoin de lit étant donné qu'il ne dormait jamais, mais Azharh lui objecta qu'il serait mieux couché que debout pour se reposer, et que ce pauvre futon ne résisterait de toute façon jamais au poids de Deno. Autant ne pas en laisser un vide. L'écuyer haussa les épaules et accepta cette répartition malgré tout.

Plus loin dans le navire, les chevaliers entendirent une activité croissante, puis sentirent que la Niniel commençait à se déplacer. Le départ était réellement donné, plus de retour en arrière possible.



Le lendemain soir, dans le mess des officiers relativement large et décoré, les discussions allaient bon train sur les performances des petits nouveaux durant leur première journée. Un premier maître, qui était assit en face de Merik, le prit à partie ainsi que tous les personnes proches pour commenter les exploits de ses matelots.

-La moitié des miens à le mal de mer et est à l'infirmerie. Sur les dix que j'ai en charge, il n'y en a que deux qui ont un peu de talent pour être des marins. Les bons matelots se font rares.

Un murmure d'assentiment se fit entendre dans l'assemblée. Apparement, très peu étaient satisfaits de leur couvée. Un aspirant fit la remarque qu'il espérait plus d'efficacité à terre, sinon les sadiques auraient vite fait de gagner la guerre. Certains rirent de la plaisanterie, d'autres envisageaient réellement cette possibilité, et rirent jaune. Seul Merik semblait plongé dans ses pensées. Le premier maître le sortit de cet état.

-T'as l'air songeur. Tu as mangé un truc pas frais? Ca m'étonnerait, remarque.

Des sourires se formèrent. La nourriture préparée aujourd'hui était étonnament bonne. Plus qu'on pouvait en espérer pour un premier jour avec des matelots fraîchement embarqués. Voyant que son commandant ne répondait pas, l'officier subalterne reprit la parole.

-Raconte-nous ta journée. Sur tous tes nouveaux, il y en a combien de potables?

Le vieux Merik soupira, puis lâcha un seul mot.

-Tous.
-Je suppose que c'est normal, eu égard de ton rang. Moi, j'ai jamais eu un groupe entièrement capable. Au maximum, quatre ou cinq gars. Mais, quand tu dis tous, tu veux dire tous moyens?
-Non, tous bons. Regarde, la nourriture par exemple.
-Et alors, elle est meilleure que d'habitude. On a une meilleure fournée de coqs, c'est tout.
-Ce ne sont pas les cuisiniers qui sont plus efficaces. Il y a une femme qui s'est imposée dans le groupe, et qui les organisent pour les faire travailler mieux. Et je te le donne en mille, elle est de mon groupe. Son mari, qui travaille avec elle, épluche les patates avec son épée. J'avais jamais vu ça. Un matelot s'est entaillé la jambe de ça, au moins. Le guérisseur du groupe a soigné ça comme si c'était une égratinure.
-C'est une troupe d'élite, voilà tout. Ce sont des invités du colonel, normal qu'ils soient compétents.
-Mais, c'est pas tout. J'en ai chargé un de nettoyer le navire. Il s'est fait pousser des bras d'ombre et est devenu aussi efficace que trois hommes. Il a fini trois heures avant les autres et a fait une sieste. J'ai envoyé une espèce de lézard dans les mâts. Tu connais ce boulot. La plupart sont morts de trouille d'être aussi haut.
-Tu m'étonnes, ça fait trente mètres de haut.
-Et bien lui, il a haussé les épaules et a dit que si il tombait, il lui suffirait de remonter. Du coup, il saute de mât en mât sans faire attention au vide, alors que d'autres s'accrochent avec des cordes. Et enfin, le dernier. Il est arrivé en retard, alors je ne lui ai pas trouvé un truc à faire. Du coup, il est parti pêcher. Il est resté immobile des heures. Et quand il a bougé, ça a été pour remonter l'énorme poisson que la plupart de l'équipage est en train de manger.
-Qu'est-ce qui te rend si soucieux alors? Tu devrais être content d'avoir des apprentis de ce calibre, ça te fera moins de travail.
-Ca n'est pas eux, le problème. Mon expérience sur cette mer me dit que le temps ne restera pas calme très longtemps. Et ça, ça m'inquiète.


Le jour suivant fut quasiment identique à celui qui venait de s'écouler, si on excepte qu'Ezekhohr finit cette fois-ci cinq heures en avance, motivé par la sieste à venir, et que Larry remonta un poisson d'une espèce très rare. Malgré ces évènements réjouissants, Merik n'arrivait pas à décrocher un sourire. Son instinct l'avertissait de se mettre à l'abri, et il avait appris avec le temps à lui faire confiance. Le ciel était pourtant dégagé, mais non seulement cette impression croissante que cela allait tourner à l'aigre ne le quittait pas, mais, en plus, elle s'intensifiait.

En arrivant devant la porte de la cabine du capitaine, Merik avait prit la decision de faire part de ses inquiétudes. Mais au moment de frapper, il comprit que cet acte était inutile. Il entendait des voix de l'autre côté, et ça ressemblait plus à une dispute qu'à un échange cordial. Il frappa, et les deux voix lui répondirent d'entrer. Cet ordre effectué, il tomba en plein milieu d'une arène, où les combattants n'étaient autres que le capitaine du navire et la responsable de la mission, le colonel Stirg. De nouveau simultanément, et sans se quitter du regard, les gladiateurs demandèrent avec véhémence le but de la visite du commandant Merik. Celui-ci bredouilla:

-J'ai l'impression que l'on risque de passer dans une tempête.

Sting le regarda comme s'il l'avait insultée et le vieux marin regretta instantanément de se trouver ici.

-Qu'est ce qui vous faire dire ça?

Merik avala sa salive et répondit d'une seule traite:

-Je sais que ça va vous paraître stupide, mais je le sens, c'est tout.

Le vieux capitaine parraissait aux anges.

-Vous voyez? Nous devrions changer de cap, sinon nous nous retrouverons dans cette tempête.
-Je suis responsable de cette mission, et il est hors de question que l'on détourne toute une flotte à cause des impressions de deux gâteux. On continue comme ça. Si on ne arrive pas à temps pour prêter main-forte aux soldats en poste, les conséquences seraient désastreuses. J'en prends la responsabilité.

Elle ajouta en haussant les épaules:

-Et même si on a un peu de vent, non sommes sur un galion. On ne va pas couler comme ça.

Les deux marins soupirèrent.

-Bien, madame. Puisque vous le dites.

Pourtant, à peine cette conversation terminée, on put apercevoir des nuages noirs à l'horizon, comme si la tempête n'attendait que l'approbation d'Amanda Stirg pour passer à l'attaque.

-Deno. Deno. Réveille-toi!

L'hitiga émergea lentement de son sommeil réparateur et resta quelques secondes les yeux fermés, espérant que ce bruit n'ait été qu'une illusion.

-Deno, debout!

Cette fois-ci, il ouvrit les yeux, pour apercevoir un visage qu'il connaissait.

-Pistachou, qu'est-ce qu'il y a?
-Un grain s'est levé.
-Et alors? La tempête n'a qu'à passer. Elle ne me dérange pas, tant qu'elle ne fait pas couler le navire.
-Seulement, on a besoin de tous les matelots habitués aux voyages dans les mâts pour réduire la voilure au maximum. On risque de démâter si on reste toutes voiles dehors.

Le moins que l'on puisse dire, pensa Deno, c'est qu'elle avait vite appris à utiliser le langage maritime. L'hitiga grogna qu'on ne pouvait pas lui laisser la paix deux minutes, mais prit tout de même le chemin qui menait au pont. Arrivé à destination, il ne put que juger de la puissance de la tempête, des paquets de mer charriaient sur l'ensemble du navire, ajoutant encore plus de danger sur ce sol instable. La pluie cinglante mêlée à l'obscurité de la nuit rendait la visibilité quasi-nulle, et le bateau semblait être seul dans les ténèbres, alors que d'autres navires était dans le même état, risquant la collision fatale à tout moment. Deno dut crier pour se faire entendre de Merik au milieu des autres hurlements des membres d'équipage et de celui du vent.

-En quoi vous avez besoin de moi?
-Des cargues se sont emmêlés sur le cacatois.
-J'ai pas tout compris, mais je pense que je vais devoir monter dans la voilure, non? Pourquoi moi et pas un autre?

Une vague submergea une partie du pont, entraînant presque un pauvre matelot avec elle. Le commandant ne se laissa pas démonter et répondit:

-Les autres ont les jetons de monter aussi haut par ce temps.
-Qu'est-ce qui vous fait croire que pas moi?
-Je m'en fout si tu as peur. Si tu ne vas pas là-haut pronto, on va perdre notre grand mât. Alors, bouge-toi.
-C'est quelle voile?
-La deuxième en partant du haut.
-J'espère qu'on me récompensera pour cette action.

L'hitiga jeta un regard vers ses compagnons de voyage, sauf Larry, parti encore on ne sait où, qui lui adressèrent tous un sourire encourageant. Deno tenta de le leur rendre, mais il ne parvint qu'à esquisser une grimace crispée. Puis il se retourna vers le grand mât, et remarqua qu'il n'en voyait même pas le bout. Plantant les griffes de ses pattes postérieures et antérieures dans le bois, il grimpa à la manière du lézard moyen. Le vent, ajouté au roulis, rendait chaque mouvement un peu plus périlleux que le précédent. Il arriva tout de même à la voile concernée, et constata de visu le problème. Deux cordages s'étaient emmêlés, conséquence direct d'un travail mal ou trop vite fait, voir les deux. Avisant un noeud trop compliqué pour être défait dans des conditions aussi extrêmes, c'est-à-dire penché sur un minuscule mât, oscillant à cause du vent, accroché à un navire soumis au roulis d'une mer démontée, Denonis décida de couper net le cordage, libérant ainsi la voile qui n'offrirait alors plus de prise au vent. Mal lui en prit, car le tissu, libéré de sa contrainte, claqua tel un fouet dans le visage de l'hitiga. Déséquilibré face à ce retournement imprévu, il fit un pas en arrière, qui ne rencontra que le vide. Tout au long de sa chute, Deno espéra que ce serait le pont du navire qui accueuillerait sa chute. Le destin en décida autrement, car ce fut un plouf qui retentit lorsqu'il arriva à la fin de son voyage.

Ezekhohr devina plus qu'il ne distingua la silouhette de Deno tomba dans la mer déchaînée. Il avisa un cordage qui trainaît sur le pont, en prit un bout, et plongea dans la tourmente à la rencontre de l'écuyer. Az ne fut pas en reste. Voyant que son équipier plongeait, il comprit immédiatement la situation et prit le deuxième bout, comme s'il assurait un alpiniste, mais pour descendre.

Alors qu'il était en train de descendre lentement vers le fond de la mer, Denonis apprécia malgré les circonstances le calme ambiant, tout en cherchant un moyen de ne pas se noyer. Mais, alors que les secondes défilèrent, et que son envie de respirer devenait de plus en plus pressante, il retourna la situation des dixaines de fois dans sa tête sans en trouver une seule issue heureuse. Il se résolut donc à sa mort prochaine. Dans quelques années, un pêcheur trouverait probablement dans ses filets le squelette d'une espèce inconnue, qui aurait depuis fait le bonheur et le repas des poissons, tout comme il en avait fait son repas peu de temps auparavant.

Un peu plus au dessus, mais avec une vitesse de descente plus rapide, grâce aux bras d'ombre, qu'il utilisait maintenant comme palmes, Ez était confronté au même problème de manque d'air. Il envisagea un moment de remonter à la surface, mais décida de continuer. Après tout, il lui suffirait de tirer de petits coups sur la corde pour qu'Az le remonte, et il continuerais à descendre jusqu'au bord de l'évanouissement, puis il tirerait pour qu'on le remonte, même inconscient.

Deno croisa les bras, et réfléchit plus attentivement, tout en coulant. Cette pensée sur le repas de poisson de ce soir lui avait donné une idée. Il avait des restes de poisson dans son organisme. Pourquoi ne pas l'utiliser et l'assimiler? Le vieux mage l'avait bien mit en garde de ne pas assimiler d'espèces récentes sous peines de dégénéréscences cellulaires, mais, c'était ça où la mort. Pas le choix, en quelque sorte. Il se concentra et tenta de repérer le gène responsable de la respiration aquatique dans un morceau de poisson coincé entre deux dents.

Plus haut, Ez était au bord de la noyade... sauf que cet état durait depuis quelques secondes déjà. Son corps lui hurlait de respirer, mais si il refusait de le faire, cela ne lui était pas dommageable. Il n'avait pas besoin d'air, même si ses poumons et son cerveau n'était pas du même avis. La gêne occasionnée était importante, mais c'était mieux que de respirer de l'eau.

Denonis avait bien failli croire que les changements n'arriveraient pas à temps, mais à peine sa première bouffée d'oxygène sous-marine prise, il sut que c'était gagné. La chance était de son côté. Il ne mourrait pas aujourd'hui. Enfin, pas dans l'immédiat. Il ne savait pas plus nager, et arrivé à une certaine profondeur, la pression de l'eau allait lui broyer le corps. Mais il avait repoussé son agonie de quelques minutes. Assez pour trouver une solution. D'ailleurs, la solution en question arrivait, sous la forme d'Ezekhohr. Celui-ci vit le reptile vivant, croisant les bras, qui attendait quelque chose. D'un signe de tête, il lui demanda si tout allait bien, l'hitiga lui répondit en haussant les épaules. Le prêtre lui demanda ensuite, toujours par gestes, si ils remontaient maintenant. Nouveau haussement d'épaules. Après tout, ils avaient tout le temps. Ez tira des petits coups brefs sur la corde qu'il tenait toujours, et la remontée commença.


La tempête était maintenant loin derrière, du moins dans les esprits, et ce jour qui semblait ne jamais pouvoir venir arriva quand même. Les deux rescapés s'étaient retrouvé avec tout le groupe dans leur cabine, pour raconter les évènements sous-marins de la veille. Une fois le récit terminé, Az se leva et rit un bon coup.

-Je dois dire que j'étais prêt à remonter à tout moment, et à ne voir que vos corps.

Le mentaliste les avait regardé sortir de l'eau tranquillement, et cela ne l'étonna même plus. Il en avait vu d'autres.

-Vous êtes restés dix minutes sous l'eau, et vous êtes ressortis frais comme des gardons.

Deno interrompit le chef du groupe.

-Si on pouvait parler de poisson, ça ne serait pas plus mal. J'ai bien cru mourir.

Ez rigola.

-Tu n'avais pas l'air paniqué pour autant.
-Parle pour toi. Quels sont les dégâts sur l'armada, sinon?

Az retrouva un air grave.

-Trois navires ont démâté et devront être laissé en arrière. On transfère actuellement hommes et équipement sur les navires restants. Quatre autres se sont entre-percutés, et ont coulé. On a repêché les survivants. Sinon, on a quelques hommes passé par dessus bord, mais dans l'ensemble, le capitaine trouve qu'on s'en est bien tiré.

Denonis bailla.

-Bon, désolé, les gars. Mais je vais devoir dormir. Après chaque assimilation, il faut que je me repose.
_________________
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Si vous ne comprenez pas les histoires que j'écris, c'est que vous n'avez pas lu ça.
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MessagePosté le: Mer Aoû 24, 2005 12:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Après que la tempête fut passée tout le monde se mit au travail pour remettre le bateau en un état impeccable. Ezechiel passa la matinée à briquer les ponts pour enlever toutes les taches de sang, que les hommes blessés avaient répandus lors de la panique générale.


Deno passa la matinée dans les cordages pour aider les autres matelots à refaire les cordages qui avaient cassés, ou aussi pour réparer les voiles s’étant déchiré à cause de la pression trop forte exercée par les vents de la veille.


« Me voila transformer en bonne femme de couture, tout ça à cause d’un petit grain de malheur. Ils pourraient au moins faire des navires pouvant résister au vent sans broncher ses imbéciles, comme ça m’éviterait de devoir prendre des bains forcés. »


Lorsque la sentinelle de garde piqua les douze coups de cloches annonçant l’heure de dresser les tables pour le repas de l’équipage, le repas en partie fournie par Larry qui s’était remis à pécher durant que tout le monde mettait la main à la patte, fut servis avec ponctualité avec une double ration de tafia pour tous. Cette générosité de la part des officiers fut surtout apprécier des chevaliers et de leurs écuyers étant habitués pour certains à beaucoup boire sans être pour autant soul.


Nev regardait son assiette avec un drôle d’air et se contentait de jouer avec sa nourriture. Venant d’user beaucoup d’énergie pour soigner les blessures occasionnées par la tempête, il ne se sentait pas dans son assiette. Cela lui rappelait même un peu trop la période ou sous l’emprise de Rakoth il fut forcé d’ingurgiter de la viande humaine. Rien qu’a y repenser cela lui donna la nausée au point de se lever de table et de partir en laissant tout sur la table. Son problème ne fut pas résolu pour autant car lorsqu’il sortit sur le pont l’odeur de viande y régnait aussi. A part quitter le navire à la nage il ne pourrait se débarrasser de l’odeur. Ne regardant pas ou il allait il rentra de plein fouet dans la base du grand mât, assez énerver il réalisa que si il montait tout en haut il ne devrait plus y avoir qu’un grand air pur sans la moindre odeur humaine pour le déranger. Prenant son courage et les gambes pour monter jusqu’au barre de hunes.


« Le créateur soit loué, enfin un endroit vierge de toute odeur maudite par Rakoth. Mais bon, ça n’arrange pas mon problème de magie. »


Décidant pour un temps de quitter le monde actuel pour plonger dans un autre monde fait de pensées et de douleur, il décida de sonder le savoir des Barral et celui de Rakoth, qui étaient depuis le sort de transformation liés.



« Te voila à nouveau devant nous élu.
-Oui je suis venu à vous pour vous poser des questions. J’espère que votre sagesse pourra trouver des réponses aux questions auxquels je n’ai pas de réponses.
-Nous t’écoutons élu.
-Je viens de passer ma matinée à réaliser des soins majeurs et mineurs par voie de magie et donc à dépenser beaucoup d’énergie. Il est donc normal que je sois fatigué, mais ce que je ne comprends pas c’est le fait que la magie agit aussi sur moi mais d’une autre façon. Elle s’infiltre dans toutes les cellules de mon être pour en changer petit à petit leur structure.
-Nous pouvons te répondre.
-Je souhaite connaître votre réponse.
-Pour cela il te faudra revenir dans le passé très loin en arrière. Peu de temps avant que tu ne tues Narek Trias et Trefaris. Au moment même ou ton maître lança le sort de transformation.
-Rakoth n’est pas mon maître et ne le sera jamais.
-Il le fut pourtant. Es-tu prêt pour une régression ?
-Allez y je vous suis.
»



Les âmes des anciens fuyant devant lui comme pour lui échapper, il s’accrocha mentalement à l’une d’elle et se prépara à réunir une grande quantité d’énergie pour se protéger des blessures pouvant occasionnés un sort de régression. Très vite il ressentit une douleur irradiant dans son esprit pour le forcer à relâcher sa concentration et s’installer ainsi dans son esprit. Il reconnut très vite la marque de la magie même de Rakoth, en effet si celui-ci avait été éradiqué par le maître des chevaliers de l’ordre, il subsistait toujours dans ce monde éthéré ou il n’avait rien perdu de sa force. Seul problème pour lui c’est que Nev, l’ayant abrité avait les mêmes pouvoirs magiques et était donc capable de lui résister. Il ne pouvait cependant pas s’en débarrasser. Aucune force n’en n’aurait été capable dans ce monde. Repoussant peu à peu la douleur causée par le sort de fouet mental il vit enfin le lieu de leur destination. Le bosquet noir, siège du pouvoir de Rakoth sur Shakré, il était lui-même placé au milieu d’un cercle parfait, contenant un sceau tracé avec un mélange de sable noir et de sable blanc, ce dernier dégageait une aura de mort en premier puis ensuite de vie, expliquant la nature même du sort. Mais cela n’expliquait toujours pas le problème de Nev. Les âmes de ceux qui furent un jour des Barral prirent alors la parole.


« Voici l’instant même où il lança notre malédiction. Comme tu aurais du t’en douter elle te touche aussi car tu as l’essence des Barral en toi.
-Comment est-ce possible mon corps n’est que magie, je ne suis qu’un Neek-Kriss.
-Lors de ta résurrection il t’a donné notre corps et notre feu intérieur, si tu veux une preuve tu en as une ici. Seuls les Barral peuvent accéder à ce lieu, même Rakoth n’y peux rien changer car ce fut le souhait du Créateur.
-Je commence à comprendre certaines choses, des questions que je me posais mais que je n’avais pas posées. Qu’en est-il de ma question !
-Patience élu nous y arrivons. Lorsque la malédiction prit effet aucun Barral ne mourrait de vieillesse grâce à un sort très puissant. Pour que le sort marche il fallu donc qu’il soit raccordé à un élément utilisé par nous, il lia donc se sort à la magie. Chaque fois que l’un de nous utilisait sa magie il actionnait la malédiction le rapprochant peu à peu de la mort et de sa résurrection. C’est ce que tu ressens. Quand tu uses ta magie.
-Donc d’ici peu je risque de me transformer en lézard sanguinaire.
-N’aie pas peur.
»


A peine que ces mots résonnèrent dans l’air que toutes les âmes présentes se mirent à tourner formant un cercle vivant autour de l’âme de Nev. Celle-ci finirent par former une sphère autour de celui qu’elles nommaient l’élu, après un court instant elle se fondit en lui, traversant ses barrières de protection mentales, pourtant puissantes, comme si elles n’existaient pas. Il les sentit fouiller chaque recoin de son âme à la recherche d’une information inconnue de lui. Après un temps qui lui sembla infini elles sortirent enfin de lui pour se dissocier de nouveau.


« Ce que nous pensions est exact.
-Et que pensiez-vous ?
-Pour se protéger Rakoth avait défait une partie de son sort. Il ne voulait pas partager le nouveau corps avec quelqu’un d’autre que toi. Sans ton âme il ne pouvait exister. Tu aura donc un nouveau corps dans les temps à venir.
-N’existe-t-il pas un moyen pour contrer ce sort ?
-Non ![I] »


Sentant une sensation pas très agréable, comme une asphyxie, Nev revint dans le monde présent pour se retrouver immerger dans l’eau. Paniqué il commença à se débattre pour finir par remarquer que seul sa tête était plongé dans l’eau et que ses bras après avoir donné quelque coup était maintenant maintenu par des poignes de fer.

Sortant la tête de ce qu’il s’avéra être un baquet il vit Son mentor un grand sourire sadique sur les lèvres dire aux autres :


«[i] Vous voyez je vous avait bien dit qu’en lui fourrant la tête sous l’eau il reviendrait à lui.
-Tu parles ça fait juste quatre minutes que sa tête était immergée.
-Bon bah ceux qui avait parié sur autre choses que quatre minutes me donne leur or .
-Vraiment des malades ces deux la. L’un qui n’a même pas besoin de respirer et l’autre qui se plonge en transe si profonde que son corps tourne au ralentit.
-Après tout c’est quand la dernière fois que t’as vu un de nos membres pouvant être considéré comme être normal ?
-Euh c’est déjà arrivé ?
-Bonne Réponse.
»

Essayant de se dégager sans grand succès Nev se tordit le cou pour voir Deno lui tenir les deux bras dans une position assez douloureuse.

« Euh c’est bon tu peux me lâcher la.
-T’es sur ?
-Bah oui je compte pas rester toute la journée ici tu sais.
-si tu le dis.
»


Lachant Nev, celui-ci s’écroula littéralement par terre. Il essaya de se relever mais il ne put tenir debout bien longtemps sans se tenir aux murs de la cabine.


« La cabine ??
-Quoi qu’est ce qu’elle à la cabine ? N’est-elle pas assez bien pour sa majesté ?
-Euh si, mais c’est juste que la dernière fois j’étais plutôt dans les barres de hune.
-Très juste mais Deno t’a envoyé en bas ou je t’ai réceptionner pour te porter dans notre cabine comme un petit bébé. T’en fais pas je t’ai pas fait la bise. Wink
-Très gentil de votre part mentor. Mais ça fait combien de temps que je suis la ?
-Euh si je me trompe pas ça fait juste 6 jours.
-6 jours !!!! Et on n’est toujours pas arrivé ?
-Bah en fait on a surtout fait du surplace pour essayer de réparer le plus de choses possibles. Nous n’avons repris notre route qu’hier.
»


Pistachou entra à ce moment là dans la cabine avec un potage de légume dans les mains qu’elle tendit à Nev.


« Tien voila de la soupe pour notre petit bébé.
-Je sens que je que je vais me le faire rappeler souvent ça.
»


Il passa plusieurs jours ou Nev totalement affaibli ne put faire grand-chose d’autre que de décontracter son corps à défaut de se reposer.

Au troisième jour de son retour dans le temps réel il put reprendre ses fonctions de soigneurs du navire ou il se chargea des maladies et petites blessures des matelots. Vers la fin de la matinée il entendit un cri sur le pont

VOILES A L’HORIZON!!
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The_larry
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MessagePosté le: Jeu Sep 15, 2005 9:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

    Quelques minutes plutôt


Un léger bruit sourd cogna à la porte de la cabine du Colonel.


-ENTRE LARRY !!!! Je sais que c'est toi.

Le chevalier entra rapidement et referma la porte derrière lui.

-Que puis-je pour toi ?

-Je dirais plutôt l'inverse.

-Que veux tu dire ?

-Comme tu le sais, tu as perdu 7 navires dans la tempête et plus de 500 hommes sont morts. Il te reste donc environ 3500 hommes. Si l'on retire les blessés et les malades qui ne seront pas en état de se battre, tu perds encore 200 hommes.

-Où veux tu en venir ?

Larry s'avança lentement, un petit rictus amusé aux lèvres.

-Tu as dû le voir, j'ai passé mon temps à ne rien faire... enfin, à ce qu'il paraissait...

-...

-En fait, j'écoutais et je questionnais quelques-uns de tes précieux soldats... et je sais que tu avais prévu de nous débarquer en chaloupe, avant la bataille, moi et mes compagnons.

-Ca ne m'étonne pas de toi. Tu ne m'as jamais fait confiance.

-Tu ne m'as jamais donné de raison de te faire confiance.

Amanda se sentie comme giflée par cette réplique.

-Toujours est-il que nous allons certainement croiser la flottille de surveillance sadique bientôt, et tu perdras d'autres hommes... encore. Je te demande de ne pas empêcher l'Ordre d'agir.

Le regard de Larry était devenu dur et dominateur. Amanda, prise d'un trouble étouffant, détourna son regard.

-Et que se passera-t-il si je ne t'obéis pas.

-Quant il est en marche, l'Ordre de la Ronde-Table se fraye un chemin, quelques soient les obstacles.

-Serait-ce une menace ?

-Je dirais plutôt un conseil car tant que tu ne nous gêne pas, tu n'as rien à craindre de nous.

-Tu n'oserais pas Larry... Tu n'oserais pas me faire du mal... parce que je suis la seule femme en ce monde qui t'aime encore, et que quoi que tu en dise, tu as besoin d'être aimé dans cette vie.

Amanda se blottie contre le chevalier qui n'eut pour toute réponse qu'un sourire que l'on eu pût qualifier de tendre.




-VOILES A L’HORIZON!! Hurla l'homme de proue.

Le bref instant de tendresse était terminé au grand dam d'Amanda qui en espérait beaucoup. Elle sortie sur le pont laissant Larry perdu dans ses pensées. Il réagit au bout de quelques secondes en entendant la vigie hurler :

-PAVILLON SADIQUE !!!!!! DROIT DEVANT !!!!!!

Le jeune s'élança et traversant le pont à toute vitesse, il prit la direction de la cabine des chevaliers.


-Combien sont-ils ?

-15 Bâtiments de guerre dont 5 récents à première vue.

Les chevaliers et les soldats déboulèrent sur le pont, armés et prêts au combat. Larry aussi était de retour, sa faux accroché dans son dos le signalé facilement parmi l'attroupement du pont.

Galufis s'approcha de son supérieur.


-Je pense qu'il nous faut les engager en 2 contre 1. Nous avons toutes nos chances même si nous risquons des pertes.

-Vous avez raisons, faites passer l'ordre l'assaut à tous les navires.

-Pas de consignes particulières ?

-Si ! Pas de prisonniers.

Le regard de Galufis tressaillit un instant de stupeur devant la détermination du Colonel Stirg. Ces paroles lui rappelaient les douloureux évènements de la bataille des 3 Plaies.

Il fit signe à un matelot qui aidé de petits drapeaux transmit les ordres d'assaut aux autres navires.

L'armada s'élança à vitesse d'abordage. Les navires sadiques manoeuvraient pour présenter leurs sabords ouverts d'où sortirent des bouches de canon pour les plus récents et des pointes de balistes pour les autres.

Les matelots et les soldats s'activaient sur les navires des deux camps, chargeant les canons et les balistes, fixant des système anti-crochets sur les rambardes.

Les premiers tirs fendirent l'air frappant avec fort peu de réussite. Les navires braves disposant de canons de proue ripostèrent avec guère plus de succès.

Les salves se succédèrent, de plus en plus précises, jusqu'au moment où un boulet transperça le pont et la coque du navire situé à coté de la Niniel. Celui-ci, fendu en deux, coula presque instantanément, ne laissant pas aux marins le temps de fuir. Les soldats en armure coulèrent à pic et aucun survivant ne sorti la tête de l'eau.

Voyant que cela n'arrêtait pas leurs adversaires, les sadiques manoeuvrèrent rapidement et prirent la fuite poursuivis par la flotte brave lancée à pleine vitesse. Tirant des harpons, les navires braves stoppèrent vite les fuyards et les soldats tirèrent les premières flèches enflammées.

La Niniel engagea par tribord le combat contre un petit navire sadiques et les deux bâtiments avaient cessé de se tirer dessus pour éviter les projections aussi néfastes que les boulets.

Un navire sadique, la Perle Noire, ayant évité harponnage fit volte-face et se plaça a bâbord de la Niniel, à une dizaine de mètres de celle-ci. A cette distance, les projections étaient sans danger et les hommes de la Niniel, trop occupé avec l'autre navire, ne riposteraient pas aux coups de canon du bâtiment sadique.

Les chevaliers semaient la pagaille sur le navire sadique mais les soldats ennemis étaient vaillants et nombreux. Larry avisant la manoeuvre du sadique, se tourna vers Denonis.


-VIENS AVEC MOI !!!!!!!!!!

L'hitiga ne se posa même pas la question de savoir pourquoi ce "type" avait besoin de lui, il se dit juste qu'il valait sans doute mieux ne pas le laisser seul.

Les deux compagnons bondir du navire sadique à la Niniel à l'aide de grappin d'abordage. Il grimpèrent au grand mât par les cordages et s'engagèrent sur la vergue de la plus haute voiles.

Larry expira trois fois rapidement et, prenant son élan sur la vergue, bondit en direction de la Perle Noire ; il faudrait 5 minutes aux artilleurs pour charger les canons, c'est tout le temps qu'il avait pour couler ce navire.


-IL EST BON POUR L'ASILE !!!!!!!! Hurla l'hitiga en voyant Larry tomber dans les voiles. Et je suis encore plus fou de le suivre.

Sur ces paroles l'hitiga s'élança à son tour et amorti sa chute en plantant sa lourde épée dans la voile de la Perle Noire.

Il atterrit sur le pont tant bien que mal alors que Larry commençait déjà la découpe des sadiques avec une expression de jouissance sur le visage. Denonis se releva en pensant qu'il allait probablement mourir pour sa folie. Il fit tournoyer son épée autour de lui afin de se protéger et trancha au passage quelques mains, jambes, têtes et bustes.

Encore 3 minutes. Les sadiques eurent un mouvement de recul devant la fureur sanguinaire des deux membres de l'Ordre. Larry sourit.


-Tu m'excuseras... Lança-t-il en bondissant par dessus la rambarde du navire.

-Mais... mais... mais... balbutia l'hitiga, ses yeux reptiliens hagards.

Larry se glissa par l'un des sabords dans la canonerie en plein branle-bas. Il évita de peu le canon du sabord concerné mais pas le pauvre mousse en train de bourrer la poudre. Le chevalier se releva et entreprit de massacrer les canonniers et les gardes en place. Le combat était périlleux dans cette salle très basse de plafond et très encombrée. Mais les soldats présents étaient tout autant génés que Larry qui profitait de son habileté en prenant appui sur les nombreux éléments.

Deno de son coté tentait tant bien que mal de se frayer un chemin vers la porte de la salle d'arme afin de rejoindre son compagnon.

Plus que 2 minutes. Un groupe d'artilleurs, plus rapide que les autres s'apprêtait à réengager le canon dans son sabord pour faire feu. Le matelot engagea une mèche courte et prit la torche. Larry traversa la salle en bondissant de canon en canon. Le matelot mit le feu à la mèche. Avec l'énergie du désespoir, Larry se saisit de 5 dards et les lança en direction de pièce de retenu du canon, celle-ci se débloqua sous le choc et le canon bascula sous son propre poids, dressant sa bouche vers le pont supérieur.

Deno était presque arrivé à la porte mais 3 trois sadiques lui barraient encore le chemin. Soudain, le sol sembla exploser sous les pieds des trois hommes, propulsant ceux-ci à la mer. Denonis n'en croyait pas ses yeux.

-LE BOULET !!!!!!!! Shocked

L'écuyer se secoua la tête et passa ce qui restait de la porte. Évitant un coup d'épée, il frappa du poing son assaillant qui fut projeté plusieurs êtres en arrière. Il se tailla rapidement un chemin jusqu'à Larry, ne se souciant pas des canonniers en plein travail.

Une minute. Les soldats eurent à nouveau un mouvement de recul en voyant les deux compagnons en garde. Un soldat banda un arc.

"Plus de dards !!!"

Larry se saisit d'une lampe à huile proche et la lança vers le soldat. Celui-ci se pencha pour l'éviter et la lampe éclata contre la porte derrière lui. L'huile enflammée jaillit et le soldat hurla de douleur en prenant feu. La fournaise s'étendit rapidement illuminant la pièce. Avec horreur, Denonis lut l'inscription sur la porte :
POUDRIERE.

-J'y crois pas !! Shocked T'ES LE PIRE DES BOULETS !!!!!!!!!!

L'écuyer se retourna vers Larry avec un air accusateur. Sans plus attendre, toutes les personnes présentes s'élancèrent vers le pont supérieur pour sauter à la mer. Arrivé sur le pont, Denonis eut un instant de réticence en voyant l'eau, un mauvais souvenir lui bloquait les jambes.

-Qu'y a t-il ? Dépêche-toi !!!!!

-Je sais pas nager !!!!!

Larry se saisit d'un morceau de poutre brisé par le boulet et le lança à l'hitiga.

-Si tu lâches pas ça, tu flotteras.

S'élançant dans le vide, denonis serra fort son morceau de bois en hurlant :

-LARRY, J'TE TUERAAAAAAAIIIIIIIIISSSSSS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Une violente explosion pulvérisa la Perle Noire. Azharh, Ezekhohr, Pistachou et Nev furent projetés à terre par le souffle. Ils se redressèrent effarés.

Leurs compagnons avaient-ils survécu ?

...
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Azharh
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MessagePosté le: Ven Sep 16, 2005 5:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La violente déflagration causée par la destruction de la Perle Noire avait déstabillisé tous les soldats, Braves et Sadiques, qui se battaient de l'autre côté de la Niniel. Azharh avait été lui aussi surpris par la puissance du souffle, mais il s'était bien vite relevé et profitait des quelques secondes de confusion pour plonger son épée dans le torse de quelques Sadiques. Non loin de lui (il pouvait l'apercevoir du coin de l'oeil), Falgius, ou plutôt le Colonel Galufis, semblait également se battre avec un aisance toute particulière. Aisance qui, à n'en point douter, devait être pour beaucoup dans la terreur et le respect qu'il provoquait chez ses hommes.

Après quelques minutes de combat, il était devenu évident que les Braves avaient pris un avantage décisif, et les Sadiques encore en vie se jetèrent à la mer pour tenter de sauver leur vie. Mal leur en pris, car il furent assez vite rattrapés par les traits mortels des archers ennemis.

Laissant les soldats prendre le contrôle total du navire, Azharh rejoint rapidement la Niniel afin de faire un rapide point de la situation. Trois navires Braves semblaient déjà avoir été perdus, ou être en grande difficulté. Six vaisseaux Sadiques avaient été envoyés par le fond, en comptant la Perle Noire. Le seul bateau ennemi qui était sous contrôle à ce moment là semblait être celui qu'il venait de prendre.

Les flancs de la Niniel avaient été mis à rude épreuve par la déflagration provoquée par Larry, mais le fier navire semblait cependant tenir bon.

    - Bon. Que fait-on, maintenant ??

Azharh se retourna vers Ez, qui venait de le suivre à bord de la Niniel.
    - L'Anguille Bleue, là-bas, semble en grande difficulté. Elle a été abordée par un de leurs vaisseaux amiraux. Si nous ne voulons pas la perdre, il faudrait aller leur prêter main forte.

    - Oui, tu as raison, mais comment allons nous l'atteindre ?? Elle est quand même à au moins cent mètres... Tu ne veux pas nager quand même ???

    - Non, bien sûr. Et de toutes façons, cette armure ne me le permettrait pas. Viens à la poupe, nous allons mettre une chaloupe à la mer.

    - Ca va prendre du temps...

    - Non !

Et comme ils arrivaient à l'arrière de la Niniel, comme pour illustrer ses propos, Azharh sectionna vivement les cordages qui supportaient l"une des plus petites chaloupes, et celle-ci alla s'écraser sur la mer. Fort heureusement, elle encaissa le choc. Se saisissant d'un cordage, Ezekhohr se laissa glisser vers la petite embarcation, immédiatement suivi par Azharh.

Quelques minutes et coups de rames plus tard, les deux chevaliers arrivèrent au niveau de l'Anguille Bleue. Saisissant une corde avec ses bras d'ombre, Ezekhohr se hissa jusqu'au pont, et Azharh après lui. Ils furent immédiatement accueillis par un fort bataillon de soldats ennemis.

Visiblement, ils avaient pris le contrôle quasi-total du bateau, les quelques survivants Braves devaient avoir abandonné le navire, ou s'être réfugiés dans la cale. L'arrivée des deux Chevaliers les étonna certes un peu, mais ne les inquiéta point : ils étaient beaucoup trop nombreux pour cela.

    - Hmm, Azharh mein Freund... il me semble que nous allons quelque peu en baver...

    - Arrête ! Tu te remets à parler bizarrement... Et je ne vois pas ce qui te dérange... Il ne sont pas si nombreux...

    - Rien ne me dérange ! Je t'avertis seulement... Tu es plus faible depuis ton séjour aux Monts Ocres...

    - Et toi alors pfff !!!

Et c'est ainsi que, tout en combattant les Sadiques (visiblement vexés qu'on leur prête si peu d'attention), ils commencèrent à se chamailler. Après quelques minutes de combat cependant, il leur parrut évident qu'ils ne tiendraient pas face au nombre, et ils s'apprêtaient à se replier lorsqu'ils s'aperçurent qu'ils étaient encerclés...
    - Hmmm... Il semblerait que nous ayons un léger problème.

    - Effectivement...

Mais, au moment même ou ils s'apprêtaient à tenter quelque sortie désespérée, le navire fut abordé par un nouveau groupe Brave, qui avaient suivi Galufis dans d'autres chaloupes.

En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, l'Anguille Bleue fut reprise, et Az et Ez sauvés...

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MessagePosté le: Jeu Sep 29, 2005 2:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La flotte sadique bien qu’elle eut fait preuve d’une férocité exemplaire au combat, perdait peu à peu le contrôle de la situation. Un navire amiral avait été capturé par les forces braves partit en renfort de l’Anguille bleue. La perle noire avait été dévastée par l’explosion provoquée par Larry. Beaucoup de corps de marins tant sadiques que braves flottaient à la surface de l’eau. Mais la bataille n’était pas encore finie.

Les combats autour de la Niniel s’étaient calmés et des nuages de fumée flottaient autour des navires. Larry, traînant Deno accroché à son bout de bois comme si sa vie en dépendait arrivèrent sur les flancs du navires, où ils purent remonté à bord grâce aux filet d’abordage tapissant celui-ci. Arrivé en haut Nev resté derrière, vu qu’il ne se bat pas, aida les deux rescapés à se passer par-dessus le bastingage.

« Où sont Az et Ez ?
-Mon mentor est parti avec Maître Az secourir le navire Anguille bleue. Tenez regardez les renforts dirigés par le sergent Galufis vont leur prêter main forte. Quand à Pistachou je l’ai perdu de vue lors de l’explosion.
-Regarde donc derrière toi.
-Ah bah elle est derrière moi.
-Bon les il ne semble plus que rester que des poches de résistance par ci par la de l’armada sadique.
-euh à propos de poche y en a une qui vient vers nous Maître Larry. »

Se retournant Larry vit un navire battant le pavillon sadique émerger des nuages de fumées se dirigeant sur l’arrière du navire pour le canarder en enfilade pour causer le plus de dégâts possible avant de passer à l’abordage. Le capitaine de la Niniel voyant cela aussi, donna des ordres aux hommes sur le pont pour leur dire de se coucher à plat ventre sur le ventre.

Quelque seconde plus tard la Surprise fit feu de tout ses canons du premier pont avec des boulets et non de la mitraille, ce qui sauva sans doute la vie de beaucoup de personnes sur le navire. Deux secondes et un roulis plus tard les canons du second pont firent feu à leur tour. Négligeant la menace Larry et Nev était resté debout tout le temps virent arrivé comme un ralenti un boulet droit sur ce premier, droit dans sa poitrine. Réunissant toute la puissance de sa magie Nev entreprit d’essayer de stopper le boulet. Créant un puissant bouclier de magie il stoppa le boulet à quelque centimètre de sa poitrine et l’envoya boulé sur le pont, et qui eu aussi pour effet d’envoyer voler le corps de Nev à plusieurs mètres comme si c’était lui qui avait reçu le boulet dans le corps. Regardant le corps comme s’il s’agissait de Dieu lui-même Larry resta plusieurs instant sans bouger. Puis reprenant contact avec la réalité au cris de guerres des sadiques se préparant à passer à l’abordage il regarda autour de lui pour voir si il y avait beaucoup d’homme en état de se battre. Deno se relevant avec un petit coup d’œil au corps de Nev se tourna vers Larry.

« Bon bah je crois qu’il ne reste plus qu’à nous défendre et les repousser.
-Pourquoi attendre de se faire attaquer pour riposter ?
- Si tu comptes aller tout de suite sur la Surprise ne compte pas sur moi, surtout si tu veux la faire exploser aussi.
-Euh c’était pas dans mes projets mais si t’insiste on pourra toujours essayer.
-Laisse tomber tu veux.
-Bon bon d’accord. »
-Dites les gamins quand vous aurez fini de vous disputer ça serait bien que vous daigner recevoir nos invités surprises. »
Disant cela, elle continua de tirer des flèches avec son arc de glace sur les sadiques en face d’eux.

Lorsque les navires furent enfin côtes à côtes les sadiques s’élancèrent sur le pont de la Niniel, ils furent reçus par la faux de Larry et l’épée à deux mains de Deno. Peu à peu leur section du pont se nettoyait mais les pauvres marins du navire étaient submergés par le nombre, et cédait peu à peu du terrain.

« Euh Larry la je crois qu’on à un sérieux problèmes.
- Oui il serait temps que tu rappel Az et Ez, parce que la ça va mal tourner si ça continue comme ça.
-Et en plus comme Nev est soit dans les pommes soit mort, bah il n’est pas d’un grand secours.
-Oui. »

Tranchant la main d’un sadique un peu trop présomptueux qui voulait attraper sa faux en plein vol, il acheva celui-ci d’un coup remontant qui lui ouvrit le ventre et laissa s’échapper ses viscères. Se rapprochant de Deno et de Pistachou pour n’avoir qu’une zone plus petite à défendre et ainsi empêcher un trop grand nombre d’ennemis de l’attaquer en même temps. Le combat continuait mais la fatigue commençait à se faire ressentir. Et alors que Deno levait à nouveau son épée pour poutrer de nouveaux ennemis il s’aperçut que son nouvel adversaire n’était autre qu’Ez.

« Bah il était temps, zavez pris votre temps !!
- Désolé on était allé prendre le thé chez les sadiques.
-Il était frais ?
-Bah y a pas de quoi en faire un plat y a plus l’air d’avoir de sadique sur ce navire ?
-heureusement.
- Vous n’avez pas vu Nev ? »
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Azharh
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MessagePosté le: Sam Oct 01, 2005 3:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Grâce à l'aide des hommes du Général Galufis, les deux Chevaliers s'étaient facilement rendus maîtres de l'Anguille Bleue. Leur attention s'était alors portée sur le navire qui semblait vouloir prendre la Niniel à revers. Ils étaient de nouveau monté dans leur petite chaloupe et s'étaient déplacés, rapidement mais discrètement, vers le navire Sadique.

Et, alors que celui-ci lançait ses amarres et grapins à l'assaut du fier vaisseau Brave, les deux Chevaliers se lançaient à l'assaut du pont Sadique. La surprise qu'ils causèrent fut visiblement très destabilisante pour les Sadiques qui, en attaquant la Niniel vidée de la plupart de ses soldats, pensaient obtenir une victoire facile. Maintenant, ils étaient pris en étau entre les défenseurs du navire Brave, qui s'avéraient plus coriaces que prévu, et de mystérieux attaquant surgis d'on ne savait où, mais qui visiblement étaient très dangereux.

Le climat de confusion et de terreur ne faisait que s'accroître parmi les Sadiques, d'autant plus qu'un second vaisseau rouge venait de couler rapidement, victime assurément d'un sabotage Brave. Le Colonel Stirg ne semblait pas vouloir piller ses victimes, mais bien faire disparaître toute trace de leur existence.

Deux heures après que le premier coup de canon ait été tiré, la victoire Brave ne faisait plus aucun doute. Les Chevaliers de l'ORT avaient maintenant pris le contrôle du navire qui avait accosté la Niniel par la poupe. La faux de Larry luisait du sang de ses adversaires, une sorte d'ombre gluante se dissipait peu à peu sur le pont, une ou deux flèches de glace fumaient encore de ci de là, fichées dans les armures ensanglantées. Et, alors que déjà les soldats Braves revenaient sur leur bâtiments respectifs ou finissaient de saborder les vaisseaux vaincus, Azharh s'attaquait seul à l'unique poche de résistance.

Deux hommes encore debout, mais sévèrement blessés, protégaient un troisième, qui devait être le capitaine du vaisseau. il avait bien combattu, mais une des flèches de Pistachou l'avait atteint au côté et il semblait très affaibli. Lorsque Azharh s'approcha d'eux, les deux Sadiques avalèrent leur salive avec difficulté. Ils étaient terrorisés, mais leur sens du devoir leur interdisait de fuir en laissant là leur supérieur.

Le premier s'élança vers Azharh et lui porta un coup puissant de sa lance. Il eut a peine le temps de se rendre compte que son coup n'avait atteint que le vide devant lui : une lame brillante s'abattit sur son casque en cuir, lui fendant profondemment le crâne. Il s'écroula au sol, mort, et son sang se répendit sous lui.

Le second, comprenant qu'une lance serait une arme totalement inutile fasse à ce Brave qui semblait rompu aux disciplines du combat à l'épée, lâcha la sienne et dégaina son sabre. Plusieurs de ses coups furent parés avec brio par le Chevalier, ce qui n'empêcha pas le courageux Sadique de tenter le tout pour le tout et d'utiliser la bottes secrète qu'un de ses amis lui avait apprise. Alors qu'il allait porter un coup qu'il savait pouvoir être paré facilement, il sortit de son fourreau une petite dague et porta à Azharh le coup le plus violent qu'il put à son bras directeur. Le poignard entailla superficiellement sa cible.

Mais le pauvre bougre n'eut pas le temps de se féliciter de son exploit : une contre-attaque violente et surnoise répondit à son audace, et il se retrouva empalé sur la lame du Chevalier. Celui-ci, posant son pied sur la poitrine du Sadique agonisant, le repoussa en arrière pour retirer son arme. Dans un dernier râle, le Sadique s'écroula et mourut.

Azharh nettoya son épée en la frottant à la tunique d'un des cadavres qui l'entourait, puis se dirigea tranquillement vers la Capitaine blessé. Celui-ci avait observé la scène avec désespoir. Il avait vu ses amis mourir pitoyablement en cherchant à le défendre. Maintenant, c'était son tour, se disait-il.

Mais ce n'était pas le cas. Le grand Brave devant lui ne semblait pas pressé de mettre fin à ses jours. Il rengaina son épée et s'accroupit vers lui. Le capitaine eut un mouvement de recul, cherchant du regard une arme qui serait à sa portée. Mais Azharh enticipa son geste et écarta d'un coup de pied la seule épée qui se trouvait à proximité. Le capitaine lui lança alors le regard résigné du condamné qui sent son heure proche.

    - Tu es le capitaine de ce navire ?

    - Je l'étais... Mais qu'est-ce que cela peut bien te faire ? Je vais mourir, maintenant. Tue-moi comme les autres, puisqu'il semble que vous ne vouliez pas faire de prisonnier...

    - Je n'ai pas l'intention de te tuer. Du moins pas avant d'avoir obtenu les renseignements que je souhaite.

    - Ah ah ah !!! Pauvre fou !! Tu crois réellement que je te dirais quoi que ce soit ??? Je suis blessé à mort, je le sais. Alors que tu me tues ou que tu me laisses, le résultat sera le même pour moi. Seul le temps qu'il me reste change ! Et je ne compte pas livrer un quelconque renseignement à une ordure de Baveux comme toi !!

    - Oh, moi, tu sais, je m'en moque... Si tu ne me dis pas ce que je veux savoir, je l'apprendrais de toi sans ton consentement. Ce n'est pas comme si ça m'était difficile.

Et, comme il finissait de dire cela, Azharh s'approcha du capitaine et sembla se concentrer. Le visage tout d'abord calme et résigné du Sadique se tordit peu à peu, comme si une souffrance atroce prenait progressivement possession de lui. Il semblait essayer de résister à on ne savait quelle puissance invisible, mais il perdait peu à peu la bataille.

Soudain, une voix puissante, chargée de reproche, se fit entendre derrière le Chevalier de l'ORT.

    - Eh ! Toi là-bas ! N'as-tu pas bien compris mes ordres ???

Et, avançant rapidement vers les deux hommes, le Colonel Amanda Stirg dégaina son arme. Arrivée au niveau de Azharh, qui était à présent les yeux fermés, elle continua ainsi, d'une voix qui fit trembler tous les Braves alentour :
    - Est-ce que je n'avais pas dit : pas de prisonnier ???

Et, disant cela, elle abattit sa lame sur le crâne du capitaine Sadique, qui fut fendu en deux. Sa cervelle se répendit à ses pieds...

Azharh, quant à lui, rouvrit brusquement les yeux, comme sorti d'une intense rêverie. Il leva un regard noir vers le Colonel, dont les yeux semblait capable de dépecer un homme rien qu'en se posant sur lui.

    - Vous venez de tuer notre seule source d'information. Je ne vous en félicite pas...

A ces mots, Stirg fut prise de fureur et lui cracha à la figure :
    - C'est moi qui commande ici, et j'entends que mes ordres soient respectés par tous ! Et quand je dis "pas de prisonnier", j'exige que l'on m'obéisse !!!

Azharh ne broncha pas. Il se releva et fit face au Colonel. Leurs regards se croisèrent et se fixèrent intensément. Celui de Azharh semblait incroyablement détaché comparé à la fureur meurtrière que l'on pouvait lire dans celui d'Amanda.

Les deux soldats se fixèrent ainsi pendant quelques secondes. Soudain, il sembla à Amanda que le monde devenait flou autour d'eux. Ses hommes, rassemblés autour d'eux, s'évaporaient dans une brume diffuse. Leurs murmures devenaient totalement imperceptibles et se fondaient dans le bruit de la mer, des vagues, des oiseaux charognards qui entamaient sur les cadavres leur festin macabre... Le Chevalier, devant elle, semblait lui devenir de plus en plus distinct. Ses yeux paraissaient soudain d'une prodondeur insondable. L'armure de Azharh semblait luire d'une lueur grandissante. Un sentiment de majesté et de grandeur emmanait soudain de cet homme qui ne semblait pas si imposant auparavant.

Brusquement, Amanda eut la très désagréable sensation d'être nue. Complètement dévêtue ! Elle aurait voulu cacher sa nudité, mais quoi qu'elle ferait, l'oeil perçant qui la fixait percerait toute couverture, tout protection. Son regard intense traversait tout vêtement, toute chair même, et sondait au plus profond de son esprit. Une porte venait de s'ouvrir dans son esprit même, laissant entrer le froid mordant de l'hiver. Elle semblait soudain totalement désarmée, comme une jeune vierge qui a été prise au piège par un violeur, mais un violeur qui s'amuse à la terroriser avant d'abuser d'elle. Prise de terreur, comme une enfant battue par son père, elle se recroquevilla sur elle même, au plus profond de son moi intérieur...

Et soudain, Amanda se dit qu'elle n'allait pas céder à cette attaque. Elle n'était pas n'importe quelle jeune femme, elle en avait vu d'autres ! La jeune enfant repliée sur elle-même se redressa instantanément, sans plus aucune honte, exhibant même son corps, comme pour faire admirer sa beauté à son adversaire, en signe de défit. La porte qui s'était ouverte dans son esprit fut claquée brusquement.

Azharh, face à elle, esquissa un sourire, puis ferma les yeux et baissa la tête. Comme par magie, le monde autour d'Amanda redevint ce qu'il avait toujours été, et le bruit assourdissant des vagues lui heurta vivement les oreilles...


Galufis rangea son épée. Lorsqu'il avait entendu les cris et les reproches d'Amanda, il s'était précipité vers eux, de peur que la dispute ne dégénère. Arrivé près de ses deux amis, il avait sorti son épée et anxieusement attendu qu'il se produise quelque chose? Il s'était tenu prêt à intervenir. Il savait à quel point Amanda était forte, l'ayant côtoyée depuis le débuts de la Guerre, et même un peu avant. Mais il était également persuadé que Azharh était un adversaire extrêmement dangereux. Et comme il ne l'avait pas revu depuis des années, il ne savait vraiment pas lequel des deux vaincrait l'autre si jamais un combat se déclenchait.

Puis, il avait vu l'expression de crainte sur le visage d'Amanda, et il se tenait prêt à frapper Azharh, malgré toute l'affection qu'il lui portait, de peur que celui-ci ne tente quelque attaque magique contre Amanda.

Mais, visiblement, celle-ci avait surmonté la peur provoquée en elle par le Chevalier. Son visage s'était soudain rafermit, et elle semblait maintenant aussi sûre d'elle que toujours. La colère avait cependant quitté son visage, laissant place à un amusement à peine esquissé, amusement que l'on pouvait également percevoir chez Azharh.

Pendant quelques minutes, les deux protagonistes se fixèrent de nouveau, et Galufis eut peur qu'ils ne finissent par finalement se combattre, mais ses craintes s'avérèrent inutiles.

Amanda poussa finalement un léger soupir, et s'adressa à ses hommes en criant :

    - Nous avons déjà perdu beaucoup trop de temps. Nous n'avons pas le temps de réparer sur place les bateaux trop sérieusement endommagés. Que l'on récupère leur équipage à bord des autres vaisseaux et que l'on saborde les vaisseaux trop abîmés ! Nous devons repartir le plus tôt possible !!

Et, ce disant, elle se dirigea d'un pas ferme vers la Niniel. Galufis voulut parler à Azharh et le réprimander pour ce qu'il avait fait. Mais celui-ci ne lui prêtait plus aucune attention. Son regard était perdu dans le vide. Il fixait la mer en direction du Nord, comme perdu dans ses pensées. Galufis n'insista pas et regagna son poste.

Le lendemain matin, la flotte Brave reprit sa route vers Tel Norath...

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Deno
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MessagePosté le: Mer Oct 19, 2005 9:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Enfin, dire que la flotte reprit la route comme si rien ne s'était passé aurait été un peu présomptueux. De nombreux navires, pour ne pas dire tous, portaient des stigmates évidents d'une escarmouche récente. Des voiles recousues à la hâte, des réparations peu discrètes, résultats des boulets bien ajustés. Autre signe évident, les traces, aussi bien olfactives que visuelles, du sang qui s'était écoulé sur les ponts des tous les vaisseaux. Malgré le travail de chacun pour le nettoyer, le bois des ponts resta d'une teinte sanguine douteuse il resta tout de même une odeur persistante de charnier dans l'air qui mettait tout le monde mal à l'aise. Sauf une personne. Enfin, une personne, si on veut...

-J'ai faim, je mangerais bien un steak saignant!
-Tu crois qu'il fait une rechute de vampirisme?
-Il fait surtout une rechute de connerie...

Mais, le pire, aux yeux d'un hitiga bien connu (en fait, le seul connu), ça avait été le transfert des troupes depuis les vaisseaux sabordés. Car, ce qui signifiait plus de personnes à bord, signifiait également une diminution des rations de nourriture, chose redoutée par cet être qui considérait la mort par inanition comme la plus atroce de toutes, loin devant, à la deuxième place, le bain d'acide forcé pendu par les pieds alors qu'un courant électrique traverse le corps et que des dragons-zombis vous lancent leur haleine dans le visage. Bref, afin de remédier à ce problème, Denonis alla trouver la personne à la source de l'approvisionnement en nourriture. Celui-ci était d'ailleurs en train de faire une petite sieste contre un amas de cordage.

-Euh... Larry, je pourrai te parler?
Ouvrant légèrement un oeil, l'interpelé répliqua d'un ton glacial:
-T'es en train de le faire, et tu m'as pas demandé mon avis auparavant.
-Tu ne pêches pas?
-Finement observé, heureusement que tu m'as réveillé pour me signaler ça.
-Non, c'est pas juste ça. Je voulais te demander si tu ne pouvais pas faire un effort pour la nourriture, vu que l'on est beaucoup plus.
-C'est tout?
-Heu... Oui.
Larry fit un petit mouvement de la main, comme pour chasser un insecte déplaisant.
-Tu t'es déplacé pour rien, je ne vais pas me fatiguer pour tes beaux yeux. J'aimerais dormir, maintenant.

Abattu, consterné, effondré, terrassé et au bord du gouffre, Denonis retourna en direction de la cabine. Hélas, son désespoir alla croissant lorsqu'il croisa Ezekhohr, qui était effectivement en train de dévorer le steak évoqué plus haut, qu'il avait sans doute obtenu grâce à une alliance faite avec la cuisinière (qui fut son repas occasionnellement, ne l'oublions pas). Remarquant le regard inquisiteur de l'écuyer, l'ancien vampire ne put s'empêcher de demander, tout en mastiquant:
-Quoi? Qu'est-ce qu'il y a?
L'hitiga soupira, comme à son habitude et laissa échapper un "non, rien" teinté de mélancolie. Décidé à revenir sur des nouvelles plus gaies, le reptile décida de prendre des nouvelles de son collègue écuyer:
-Sinon, à part ça, comment va Nev?
-Bof, bof. Il délire encore souvent. C'est dommage qu'il soit inconscient, il aurait pu se soigner lui-même.
Ez fit un geste en direction de la cabine de l'Ordre.
-De toute façon, tu n'as qu'à aller le voir si tu t'inquiètes pour lui. Son état est stable, mais il a vu un boulet de très près l'autre jour.
-Bah, il suffit d'entrer dans l'Ordre pour voir... Ahem, tu as raison, je vais lui rendre une petite visite, vu que je n'ai rien d'autre à faire.

Contrairement à la plupart des blessés, le guérisseur n'avait pas été amené à l'infirmerie, mais dans la cabine de l'Ordre. Officiellement, ses blessures n'étant pas à proprement parler normales, il avait été nécessaire de l'éloigner des autres pour s'occuper de son cas quelque peu particulier. En réalité, Az et Ez avaient prit cette décision de concert, après avoir remarqué que l'écuyer parlait en "dormant". Ils considérèrent que beaucoup de secrets pouvaient s'échapper de cette manière de l'enceinte de l'Ordre. C'est aussi pour ça qu'un membre restait constamment au chevet du malade, pour éloigner les indésirables. Lorsque l'hitiga arriva sur les lieux, il remarqua que la personne à qui ce rôle était dévoué jusqu'alors n'était autre que la première dame de l'Ordre, Pistachou. Après les salutations d'usage, et avisant que Nev, pourtant paisible, était attaché fermement sur le lit, Denonis fit une remarque.
-Dis-moi, c'est toi qui l'a attaché au lit?
-Oui, pourquoi? C'est mal fait?
-Non, non. C'est pas ça. Mais j'ai du mal à comprendre pourquoi il est saucissonné alors qu'il se repose comme un bébé.
Un sourire narquois naquit sur le visage.
-A moins que tes instincts de dominatrice te poussent à enchaîner tout les êtres vivants.
-Deno...
-Faut dire que tu dois avoir besoin d'entraînement, avec un mari comme le tien...
-Deno...
-...qui drague toutes les filles qui passent à portée.
-DENO!!!
-Oui, quoi?
En se retournant, le reptile en question vit une Pistachou "légèrement" vexée, les yeux crachant des éclairs bleus.
-T'as vraiment envie de voir mes instincts de dominatrice? Ca faisait longtemps que je cherchais un nouveau sac à main.
Comprenant qu'il avait été un peu loin, Denonis tenta de se rattraper du mieux qu'il pouvait:
-Oui, c'est vrai.. L'attacher, des fois qu'il se blesse... Ou alors en cas de somnambulisme... Riche idée vraiment. J'admire ton esprit d'initiative toujours bienvenu qui... Enfin, au moins on est paré, grâce à toi...
-Il a des crises, toutes les heures environ. Il gigote pas mal et parle dans une langue que je ne connais pas. Mais, il tourne en boucle, comme si à chaque fois, il avait le même rêve. De toute façon, tu vas voir ça toi-même.
-Ah, c'est bientôt?
-Non, mais tu vas le surveiller à ma place.
-Hein?!
-C'est un ordre d'un supérieur hiérarchique. Pas de discussion. Sinon, pas de repas ce soir.
La première Dame se leva sur ces mots, et gagna la sortie de la pièce.
-Hé, mais tu as où?
-Laisser libre cours à mes instincts et dresser mon mari.
La porte claqua à sa suite.
Pour lui-même, Denonis se fit une remarque aussi ancienne que le monde:
-Y'a pas à dire, les femmes sont vraiment dangereuses.
Son regard se tourna vers le guérisseur, qui respirait paisiblement.
-Une langue inconnue... Tiens donc.

Quelques heures plus tard, alors que le dîner était prêt et servi, on ne trouva nulle trace de l'hitiga autour de la table, lui qui était pourtant d'habitude le premier à s'asseoir. Il fut décidé, à la fin du repas, (de façon démocratique, par une majorité absolue d'une voix féminine) qu'Azharh irai lui apporter son repas. Celui-ci s'exécuta, non sans ronchonner.

-Bon, Deno, je te pose ta nourriture là.
Aucune réaction de la part de l'hitiga. Celui-ci restait de dos, à écrire, sans se préoccuper de l'interruption. Le chevalier s'approcha et posa sa main sur l'épaule de son compagnon. A la sensation du contact, le reptile sursauta.
-Az! J'ai failli avoir une attaque. T'aurais pu t'annoncer au lieu de rentrer comme un voleur.
-Comme un voleur?! Non, laisse tomber. Qu'est-ce que tu fais?
-J'essaie de comprendre le langage que Nev parle quand il est en transe. Ca m'occupe. Tu voulais quoi, au fait?
-Ton repas est derrière.
-Ah, merci. C'est ta femme qui t'as obligé à venir?
-Bien sûr que non, je suis ici de mon plein gré...
-Je vois. Bon, à plus tard, dans ce cas.
-D'accord.
Alors qu'il allait fermer la porte en sortant, Azharh se retourna. Denonis était à nouveau plongé profondément dans son "travail".Nul doute que la visite du chevalier avait déjà été reléguée au rang de souvenir lointain. Azharh ferma la porte, certain que le repas n'allait même pas être entamé.

Le reptile leva le regard de la feuille maintenant pleine d'annotations et de schémas. Il en fallait une autre. L'obscurité lui sauta alors aux yeux comme si on venait tout juste d'éteindre les sources lumineuses. Il faisait nuit. Et nuit noire, qui plus est. Un coup d'oeil périphérique le renseigna sur le fait que tous les membres dormaient depuis un moment. En voyant toutes ces personnes assoupies, sa propre fatigue revint aux sens de l'hitiga.
-Bon, je verrai ça demain.
Il s'étira en baillant, puis se roula en boule sur le sol. Quelques secondes furent suffisantes pour trouver le sommeil. Juste à côté, Nev remua dans son sommeil. Une crise n'était pas loin.

Denonis ouvrit les yeux. Ils était dans une ville dévastée.
-Tiens, marrant, je suis en train de rêver. Mais, cet endroit...
L'hitiga observa les alentours. L'architecture, la taille des bâtiments, l'écriture sur une pancarte... Cet ensemble...
-...ne me dit absolument rien. J'ai quand même pas inventé cet endroit de toute pièces.
Voyant que rien ne pouvait l'aiguiller sur l'endroit où il se trouvait, car cet endroit existait bien dans le monde réel, sans aucun doute, l'écuyer entreprit de rentrer dans un des bâtiments. Il posa la main sur la porte en bois et poussa négligemment mais celle-ci ne bougea pas d'un pouce.
-Hum, elle est coincée.
Augmentant graduellement la force qu'il exerçait, le reptile s'aperçut vite que cet obstacle n'était manifestement pas une ouverture ordinaire.
-C'est quand même pas une petite porte en bois qui va m'empêcher de rentrer dans cette auberge.
Le lézard se prépara à lancer un grand coup de poing, mais s'interrompit au milieu de son geste.
-Minute, comment je sais que c'est une auberge, ce bâtiment?
Il regarda autour de lui, cherchant ce qui l'avait mit sur la voie. Son regard tomba sur la pancarte de tout à l'heure.
-Ah bah, oui, forcément, c'est écrit là.
Denonis se remit alors en position pour défoncer la porte. Il s'interrompit une seconde fois.
-Hé. Mais je suis pas sensé savoir lire cette langue.
En effet, ces symboles étaient nouveaux, et donc illisibles. Pourtant, ces agencements de mots... Son esprit percuta d'un coup.
-Mais oui, c'est la langue de Nev.
Fier de sa découverte, Deno commença à sauter dans tous les sens comme un enfant qui reçoit un cadeau.
-Ouais. J'ai trouvé. J'ai décrypté la langue de Nev. J'ai réussi.
Une fois sa joie calmée, ce qui ne prit guère plus de quinze secondes, l'hitiga s'arrêta et se mit à observer le sol de ce qui semblait être la rue principale du village.
-C'est bizarre. J'ai sauté et je pèse mes trois cents kilos. Et pourtant, malgré la terre meuble, il n'y a aucun enfoncement. Même pas une pierre déplacée.
Perdu dans ses réflexions, Denonis entreprit de cueillir une fleur sur le bord du chemin. Comme il s'y attendait, celle-ci, non seulement ne fut pas arrachée, mais même avec toute sa force, il ne parvint pas à la déplacer.
-Hum, cet environnement est entièrement figé.
Une fois cette réalité découverte, elle apparu comme étant évidente. L'hitiga ne détectait aucun mouvement, même pas de l'air. A la réflexion, il se rendit compte qu'il n'y avait même pas d'air, preuve qu'il était bien dans un rêve. Tout en réfléchissant à ce qui se serait passé s'il y en avait eu, il suivit la route, dans une direction qui indiquait "Place de la citadelle".

-Tiens, des gens.
En effet, des êtres à peu près humains se tenaient sur de la place, fixant dans une direction quelconque. Ils étaient entièrement blancs, comme des fantômes, mais, chose plus étrange, leur consistance apparente et leur semi-transparence semblaient également en faire des spectres. Sans beaucoup d'espoir, Deno passa sa main devant leurs yeux à plusieurs reprises. Eux aussi étaient figés. Tout comme la fontaine au centre de la place.
-Allons bon. C'est quoi la signification de ce rêve?
De toute façon, pensa-t-il, si jamais il se passait quelque chose, ça se passerai ici. A ce moment, tout sembla s'animer. Les inconnus commencèrent à bouger, l'eau de la fontaine centrale à couler. Comme au théâtre, tout était immobile, jusqu'à ce que la pièce commence. Une forme, d'abord indistincte, commença à prendre consistance, à quelques mètres de là. Une forme bien connue.
-Nev?! Qu'est-ce que tu fous dans mon rêve?
En effet, c'était bien Nevmorgul Nevsangua (écrit sans regarder l'orthographe exacte, mais sans faute, la classe ) écuyer d'Ezekhohr (pareil que précédemment, on a pas idée des noms comme ça), que l'hitiga avait veillé durant les heures précédentes. La réalité lui apparu soudain. Nev n'était pas dans son rêve, mais c'était Denonis qui se trouvait dans celui de son collègue écuyer. Apparemment, ce n'était pas un rêve, mais plutôt un souvenir. Un des fantômes parla au nouveau venu, ignorant l'hitiga, comme celui-ci s'y attendait de la part d'un souvenir.

-Te voila à nouveau devant nous, élu.

Denonis hocha la tête. C'était vraiment un pièce de théâtre, avec des acteurs qui ne prêtaient pas attention au public. Mais ça perdait tout son but, étant donné que le reptile avait entendu ces paroles, dans cette langue, sans la comprendre, toute la soirée, par intervalle d'une heure. Nev répliqua, après avoir regardé à droite et à gauche, et sans avoir vu son collègue reptilien, qui lui fit pourtant un petit coucou.

-Oui je suis venu à vous pour vous poser des questions. J’espère que votre sagesse pourra trouver des réponses aux questions auxquels je n’ai pas de réponses.
-Nous t’écoutons élu.
-Je viens de passer ma matinée à réaliser des soins majeurs et mineurs par voie de magie et donc à dépenser beaucoup d’énergie. Il est donc normal que je sois fatigué, mais ce que je ne comprends pas c’est le fait que la magie agit aussi sur moi mais d’une autre façon. Elle s’infiltre dans toutes les cellules de mon être pour en changer petit à petit leur structure.


Tout s'expliquait maintenant. Pour avoir expérimenté quelque chose de similaire, Deno comprit que ce qu'il voyait devant lui était le souvenir d'une rencontre par l'intermédiaire d'un esprit commun. De plus, l'hitiga était maintenant capable de déterminer quand cette rencontre avait eu lieu. Lorsque Nev s'était isolé dans les barres de hune, peu après la tempête, on l'avait retrouve en transe. Sans doute était-il en pleine discussion lorsqu'on l'avait réveillé de force.

-Nous pouvons te répondre.
-Je souhaite connaître votre réponse.

-Moi aussi.
-Pour cela il te faudra revenir dans le passé, très loin en arrière. Peu de temps avant que tu ne tues Narek Trias et Trefaris. Au moment même ou ton maître lança le sort de transformation.
-Rakoth n’est pas mon maître et ne le sera jamais.
-Il le fut pourtant. Es-tu prêt pour une régression ?
-Allez-y, je vous suis.

-J'suis obligé?

A ce moment, Nev ferma les yeux en se prenant la tête entre les mains et, instantanément, tout devint noir, sauf le propriétaire du souvenir et son invité surprise. Lorsqu'il les rouvrit, ils étaient à côté d'un bosquet noir, lui-même au milieu d’un cercle, contenant du sable noir et du sable blanc dans des formes apparemment intentionnelles. Les vieux fantômes étaient eux aussi là, et ils reprirent leurs explications, qui n'avaient pas vraiment de sens pour le pauvre Deno.

-Voici l’instant même où il lança notre malédiction. Comme tu aurais du t’en douter elle te touche aussi car tu as l’essence des Barral en toi.
-Comment est-ce possible mon corps n’est que magie, je ne suis qu’un Neek-Kriss.
-Lors de ta résurrection il t’a donné notre corps et notre feu intérieur, si tu veux une preuve tu en as une ici. Seuls les Barral peuvent accéder à ce lieu, même Rakoth n’y peux rien changer car ce fut le souhait du Créateur.
-Je commence à comprendre certaines choses
(Pas moi, pensa Denonis), des questions que je me posais mais que je n’avais pas posées. Qu’en est-il de ma question !
-Patience élu nous y arrivons. Lorsque la malédiction prit effet aucun Barral ne mourrait de vieillesse grâce à un sort très puissant. Pour que le sort marche il fallu donc qu’il soit raccordé à un élément utilisé par nous, il lia donc se sort à la magie. Chaque fois que l’un de nous utilisait sa magie il actionnait la malédiction le rapprochant peu à peu de la mort et de sa résurrection. C’est ce que tu ressens. Quand tu uses ta magie.
-Donc d’ici peu je risque de me transformer en lézard sanguinaire.


Le seul lézard de l'assemblée sursauta.
-Sérieux?! Il va...
Il se souvint d'un coup que personne ne pouvait l'entendre et se tut.

-N’aie pas peur.

D'un seul coup, Nev se prit la gorge, comme s'il ne pouvait plus respirer. Ca y est, pensa l'hitiga, il a la tête dans le tonneau, bientôt la fin. En effet, la scène se dissipa et tout s'évanouit. Sauf l'invité. Mais quand celui-ci cligna des yeux, l'image de la cabine lui revint.

La lune filtrait à travers la porte laissée entre-ouverte. Denonis se leva pour la refermer, puis retourna se coucher, analysant ce qu'il venait de voir.
Hum, pensa l'hitiga, un lézard sanguinaire, voilà qui était nouveau. Inutile pour autant d'affoler tout le monde, je vais jouer les ignorants. Si Nev veut en parler, il n'aura qu'à le faire. Et puis je vois pas en quoi être un lézard pose un problème.

Dehors, la flotte continuait son chemin, ignorant tout des évènements singuliers de la nuit.
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Si vous ne comprenez pas les histoires que j'écris, c'est que vous n'avez pas lu ça.
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The_larry
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MessagePosté le: Mer Nov 16, 2005 5:06 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La nuit touchait à sa fin. Dans quelques minutes l'aube poindrais à l'horizon et les équipes de jours relayeraient celles de nuit. Ce moment, Vlad l'attendait chaque nuits. Même si il savait que ces quelques minutes étaient les plus dangereuses de la nuit, il ne pouvait s'empêcher de se détendre et de baisser sa garde.

A cette heure en effet, la fatigue alliée aux premiers rayons de soleils rendait pénible et difficile la surveillance de la mer. Pour peu qu'il ne soit pas parfaitement à l'horizon, un bateau passait sans problème inaperçu.

Enfin, cette nuit s'achevait, aussi calmement que les autres et une assiette de soupe chaude et un bon lit douillet attendaient Vlad.

Un grand bruit sourd brisa brutalement le silence et quelques secondes plus tard, une tour de garde vola en éclat. Les corps des quelques hommes de la tour s'envolèrent dans les airs avant de s'écraser au sol, sans vie.

Vlad mit quelques instants à réagir. Il fut rappelé à la réalité par un rocher qui s'écrasa à quelques pas de lui. Il se retourna et couru en direction de la tour la plus proche en alertant ses camarades de sa voix portante.

Il gravit les marches qui le séparaient du toit où était situé une baliste. Arrivé sur le toit, il trébucha et constata avec horreur que le croc en jambe lui avait été donné par le corps égorgé d'un garde. Son regard passa parmi les cadavres des quatre hommes d'artillerie. Le jeune garçon se ressaisit et se leva.

Il entreprit alors d'armer la baliste mais il constata bien vite que la corde était sectionnée. Il s'élança dans l'escalier pour rejoindre le poste de garde central. Lorsqu'il ouvrit la porte de la tour, il sentit une violente douleur lui piquer l'abdomen. Il baissa la tête pour voir une épée qui lui transpercé le corps de part en part. Il redressa le regard pour voir la silhouette d'un homme en armure sombre aux longs cheveux noirs. Il se senti partir, quittant inlassablement son corps. Ce n'était finalement pas si terrible de mourir.





Les barges avaient atteint les quais et les soldats braves se tenaient près à donner l'assaut. Dès que le premier boulet de canon aurait frappé, ils prendraient le port avec pour destination , l'hôtel-de-ville où se terrait le vieux et grabataire général Strauss, gouverneur de Tel Norath.

Une tour de garde vola en éclat et les soldats jaillirent de leur embarcations de fortune pour massacrer les quelques gardes du port. Les cors de guerre retentirent dans la cité de Tel Norath, sonnant la charge de l'armée brave.





Les chevaliers s'étaient répartis parmi les différents bataillon. Tous sauf Azharh qui avait mystérieusement disparu peu de temps avant l'assaut. Galufis s'était également volatilisé ce qui avait bien entendu déclenché la plus violente colère d'Amanda que Larry n'ai jamais vu. Larry avait par conséquent jugé qu'il serait plus prudent (et surtout très amusant) de ne pas laisser une telle furie seul sur le champ de bataille.

Les missions furent ainsi réparties. Larry et Amanda devaient prendre l'hôtel-de-ville, Ez et Deno étaient chargés de prendre les remparts (si de vulgaires piquet de bois peuvent être qualifiés de remparts) et delà lancer un signal aux troupes alliés qui encerclaient la ville. Nev et Pistachou étaient chargés de sécuriser les ports de commerce et militaires afin d'établir un post de soin et de débarquement. Quant à Azharh et Galufis, il pouvaient tout simplement "aller au diable" car si ils revenaient ils subiraient sans doute un colère pire que celle de Pistachou.

C'est donc plus de 2500 hommes qui chargèrent le petit port de commerce et s'élancèrent à travers les ruelles sombres et étroites de la ville. Tel Norath n'était définitivement pas une ville fortifiée. Les rares tours de garde étaient semblait-il bâties à la va-vite. Strauss n'était peut-être plus très jeune ou vif, mais il restait quand même un grand tacticien. Il avait disposé ses archers sur les toits plats des maisons en établissant des ponts de bois par dessus les ruelles. Plusieurs constructions de bois barraient le chemin des troupes braves et les archers s'en donnaient à coeur joie.

Voyant cela Larry enfonça la porte d'une maison et entreprit de grimper sur le toit de celle-ci. Avalant les marches quatre à quatre, il entra violemment dans une chambre faisant sursauter les deux enfants blottis dans un coin de la pièce.


-Tout va bien les mioches. Restez bien cachés dans votre coin.

Avisant la fenêtre, Larry se mit en garde et ferma les yeux. Une lumière sembla jaillir de sa lame lorsqu'il frappa l'air. La fenêtre et une bonne partie du mur de torchis volèrent en éclat. Plantant son cestus dans l'une des poutres de façade, il se hissa sur le toit en quelques instants et se retrouva dans le dos d'un groupe d'archer. Les pauvres bougres eurent à peine le temps de se rendre compte de ce qui leur arrivait avant que leurs tête ne touchèrent le sol.

Le chevalier profitait de l'effet de surprise et de son habileté pour massacrer, sans la moindre pitié, les archers. Esquivant les rares flèches qui lui était adressées, le jeune homme semblait s'amuser de ce combat. Une expression terrifiant ornait son visage couvert du sang de ses victimes.

Un petit groupe d'archers, à quelques toits de là, qui avait remarqué le carnage décida de réagir. Pointant tous leurs arc vers le chevalier, ils prirent tous leur temps pour viser avec le plus de précision possible. Au signal du plus gradé ils décochèrent leurs flèches tous ensemble.

Avisant le danger, Larry se jeta dans le vide pour atteindre l'immeuble en vis à vis. Un trait perça son flan et un autre sa jambe gauche. Le chevalier traversa la fenêtre du dernier étage de l'immeuble et s'écrasa sur le plancher d'une chambre. Grimaçant de douleur, il retira les traits et se releva. Il vit alors un couple dans le lit qui le regardait comme un animal curieux. A l'accoutrement et à la position de ceux-ci, Larry comprit qu'il avait probablement atterri au mauvais moment.


-Vous occupez pas de moi, je ne fais que passer, dit-il en se dirigeant vers la porte. Bonne journée.
-A... A... A vous aussi, balbutia le couple

L'hôtel-de-ville n'était plus très loin.

"Pas question d'arriver après Amanda"

Larry attrapa un morceau de linge dans un placard et se banda la jambe ainsi que l'abdomen. Ainsi il pourrait courir pour rejoindre le groupe. Il s'élança dans la rue évitant plus de cadavres fumants que d'adversaire. C'est ainsi qu'il déboucha sur la grand place où les soldats braves semblaient déjà avoir le dessus. Quelques cordes pendaient de la façade de l'hôtel-de-ville. Des hommes avaient certainement déjà infiltré le bâtiment.

Larry escalada à son tour le mur pour s'infiltrer par le premier étage , faisant fi des combats sur la place. Il précipita au passage dans le vide un soldat qui tentait de couper la corde. Pénétrant par une fenêtre brisée, il élimina rapidement les deux gardes qui l'attendaient.

Le chevalier se dirigea vers le bureau de Strauss défonçant la porte de celui-ci.Il vit alors Amanda, retirant sa lame du dernier garde sous le regard dur et froid de Strauss, affalé dans son fauteuil.


-J'arrive toujours en retard, lança Larry d'un ton agacé.

-La ponctualité n'a jamais été ton fort

-Qu'est-ce que tu compte faire de lui ?

-Tu me demandes mon avis ? Voilà qui est bien inhabituel. Et qu'est-ce qui me doit ce soudain élan de gentillesse ?

-C'est Ton prisonnier, tu en fais ce que tu veux.

-Et bien, c'est un haut gradé, je pense l'envoyer dans une prison après un interrogatoire un peu poussé.

Larry esquissa un sourire carnassier.

-Enfin, soupira Amanda, ce n'est pas de mon ressort. Quand-Il sera là, le Séraphin sera là, il prendra les commandes.

Larry pouffa de rire.

-Dieu nous envoie un de ses lieutenants ? L'un des 9 commandants de l'armée. Et pourquoi pas un archange tant qu'on y est. Et qu'elle estcelui qui nous fait l'honneur de se déplacer.

-Celui qui commande l'armée qui encercle la ville.

-...

-Mon père... Mandonius Gerdrilm.

Le visage de Larry se durcit instantanément, comme si il avait reçu un coup de poignard en plein coeur. Il chancela un instant avant de s'asseoir sur le sol couvert de sang.

"Si Il vient Lui, ce ne peut être que pour se venger de Khairne."

...
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Ezechiel
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MessagePosté le: Mar Déc 06, 2005 2:47 am    Sujet du message: Répondre en citant

    « -L'aube sera la dans deux heures. Allons-y.
    -D'accord. »


Silencieusement, les deux ombres sortirent des fourrés où elles se trouvaient, et commencèrent l'escalade de la paroi. L'une semblait se couler le long des pierres, telle une vasque d'huile remontant doucement la pierre ; l'autre avait une technique plus terre à terre, enfonçant ses mains dans la pierre, faisant voler des éclats partout en dessous ; et montait la falaise à main nues, effectuant même des bonds pour aller plus vite ; de toute façon, de ce côté du rempart nul ne penserai à regarder.

Ils avaient débarqué plus a l'ouest en début de nuit, entamant aussitôt une marche soutenue pour rejoindre Tel Norath ; leur objectif était la paroi abrupte bordant la cité sur l'ouest. Ils y étaient parvenus une petite heure auparavant, parfaitement à l'heure sur le planning ; seule une petite patrouille sadique avait été rencontrée, et rapidement mise au silence. Le matin arrivé leurs camarades s'étonneront de ne pas les voir rentrer ; du moins, s'ils seront encore en vie.

Ezekhohr et Denonis arrivaient maintenant au sommet de la paroi : ici, nul rempart, c'aurait été une perte de temps que de renforcer encore plus cette muraille naturelle. Les batteries de catapultes étaient alignées, gardées par quelques hommes comme pouvaient en attester des feux disséminés ici et là. Quelques veilleurs faisaient des rondes le long de la falaise, occupés à surveiller l'horizon. Ils ne se doutaient pas que le danger était bien, bien plus près...

Sur la roche nue, l'hitiga et le vampire étaient couchés à plat ventre dans une cassure de la roche ; la pénombre ambiante permettait à ce dernier de les camoufler facilement avec une chappe d'ombre, les rendant difficilement détectables, surtout pour un ennemi occupé à regarder le lointain... Un des gardes approchait d'ailleurs, soufflant dans ses mains pour tenter de les réchauffer ; il n'avait pas de torche, comptant sur la faible lumière dégagée par celles des catapultes pour lui permettre de ne pas trébucher, et ayant besoin d'avoir ses yeux accoutumés a l'obscurité pour pouvoir espérer aperçevoir quelque chose sur la mer...

Lentement, l'hitiga se redressa ; campé sur ses quatre membres puissants, il guettait le moment propice. Celui ci ne tarda pas à arriver : le garde se retourna vers les lumières, semblant observer quelque chose.

Sans un seul bruit, le lézard bondit et atterit juste derrière le garde, plantant ses griffes dans sa gorge.

    « -Un seul bruit et je t'égorge. »


L'hitiga sentit alors l'homme gonfler sa poitrine ; d'un coup sec, il lui arracha la trachée, mettant fin à ses vélléités de protestations sonore.

Alors que le vampire se rapprochait lentement de lui, le lézard se mit a parler :

    « - Je ne comprends pas. J'ai beau essayer de toutes les manières possibles, le taux d'ennemis se rendant reste dramatiquement bas. Hum... Nul, pour être plus précis.
    -La prochaine fois, essaye avec « s'il te plait ? » Wink
    -... Bah... Pourquoi pas. Au point ou j'en suis, ca ne pourra pas être pire qu'autre chose...
    - Rolling Eyes »



Le vampire se détourna rapidement de la conversation. Etudiant les mouvements des autres guetteurs, il décida rapidement de la suite du plan d'action.

    « -Tiens, commence déjà par balancer celui-la par dessus bord.
    -Ce n'est pas très respectueux pour lui.
    -Non c'est vrai. Mais par contre c'est super efficace Smile
    -Hum... Bon argument. »


Après qu'un certain corps eut fait un vol plané qu'il aurait surement apprécié s'il n'était pas déjà passé à des considérations métaphysiques d'une autre nature, Deno s'accroupit à nouveau à coté du vampire.

    « -D'après toi, quelle vitesse a-t'il bien pu atteindre avant d'arriver en bas ?
    - Confused Comme qui dirait, ... heu... Ben je sais pas. Tu veux que je le lui demande ?
    -Bah nan, laisse tomber. Je demandais juste ça comme ça...
    -Comme tu veux, hein... Bon. Je pense que le plus simple serait de foncer discrètement dans le tas.
    -Toi, t'as toujours été super doué pour trouver des supers plans.
    -T'as quelque chose de mieux peut-être ?
    -... Pff nan ca ira... C'est trop fatiguant de penser à des plans...
    -Bon ben on y va alors ?
    -Heu... T'oublierai pas un truc là ?
    - Shocked Heu... Aucune idée... Tu crois que j'ai oublié quelque chose ? »


D'un geste nonchalant, Deno désigna une corde enroulée autour du ventre du vampire.

    « -Rho bien vu ! Je les avait totalement zappés ceux là Shocked
    -On a le temps avant le prochain passage de sentinelle, visiblement celle-ci était la seule à patrouiller dans le coin.
    -Ok, on va les faire monter alors. »





Quelques minutes plus tard, le dernier homme du commando brave arrivait en haut de la falaise, et décrochait la corde qui avait servi à leur montée.

    « -sergent ? Vous avez une technique précise pour attaquer des points stratégiques discrètement, surtout quand ils sont aussi dégagés que celui-ci ?
    -Oui, monsieur. Nous tirons une salve à l'arbalète pour atteindre les gradés, puis nous fonçons massacrer ceux qui reste en espérant qu'ils n'aient pas le temps de donner l'alerte.
    -Tu vois Deno, même ce brave homme plein d'expérience et de sagesse a tout de suite pensé à un plan comme le mien.
    -... Rolling Eyes
    -Bon hé bien exécution alors. Soyez prêts, à mon signal. »


Les troupes d'élites s'affairèrent, montant sans bruit leur petite arbalète ; bientôt, tous furent allongés sur le rocher, un sadique en ligne de mire.

    « -Attention, la luminosité va fortement diminuer. Soyez prêt a tirer à mon ordre. »


Ezekhohr commença à rassembler son pouvoir, agissant sur les ombres encore présentes sur le petit plateau servant de poste d'artillerie aux sadiques... Pas un seul n'avait encore remarqué quoi que ce soit.

Bientôt les ombres commençèrent à s'épaissir, et même la lueur des torches semblait vaciller sous le poids de la nappe noire les recouvrant.

    « -Feu. »


Instantanément, une volée de carreaux s'abattit sur les sadiques, fauchant la totalité de ceux portant des galons ou des signes distinctifs d'autorité, et une partie des plus vieux, afin de priver les assaillis de toute personne capable de réagir promptement. Les assaillants s'élançèrent.


Des cris se firent entendre ; les ombres laissaient passer suffisament de lumière pour voir des silhouette courir dans tous les sens, tentant de se rassembler pour prêter front à l'agresseur.

La tactique du commando se révêla payante : pas un seul des sadiques restant ne pensa a alerter le reste de la ville par quelque moyen que ce fut.


Les attaquants arrivèrent alors au contact, déchirant les chairs des sadiques surpris et apeurés sans hésitation ; la plupart n'avaient même pas leurs armes, et les quelques tentant de se défendre furent très vite éliminés.




    « -Nous n'avons aucune perte, Monsieur ; seul un des soldats a reçu une estafilade au bras, mais il veut continuer l'assaut avec nous.
    -Bien. Prenez les corps et lançez les à la mer, le plus discrètement possible. Et retournez les catapultes vers la ville, nous devrons être prêts pour quand l'assaut frontal commencera.
    -Bien, Monsieur. »


Le sergent s'en alla aussitôt, rassemblant deux autres personnes qu'il chargea des consignes ; il commença ensuite à s'affairer lui-même auprès des catapultes.



L'hitiga et le vampire se déplacèrent vers l'intérieur du plateau, et regardèrent en contrebas. Sur leur gauche, une muraille partait vers le nord d'un point ou la pente commencait à se faire douce ; elle allait ensuite ceindre la frontière nord de la ville de Tel Norath.
Devant eux, le plateau tombait abruptement vers la ville ; une falaise assez petite, mais très escarpée, leur empêchait l'accès direct à la ville s'étendant en contrebas.
Sur leur droite, le plateau perdait rapidement de la hauteur pour rejoindre une large baie, où se nichait le port de la ville ; la aussi, des remparts avait été construits, encerclant le port, et rejoignant l'autre portion de muraille à l'opposé du plateau. Deux tours barraient l'entrée du port, et entre elles l'on pouvait distinguer un scintillement léger.

    « -Quelle est la suite des évênements ?
    -Nous avons accompli une de nos trois tâches : neutraliser la batterie de catapultes. Il nous reste à affaisser les chaînes barrant l'entrée du port, et à ouvrir les portes de la ville pour laisser entrer l'armée brave qui devrait arriver dans une ou deux heures, après une marche forcée.
    -Tout ça en si peu de temps ? Il faudra que nous nous séparions.
    -Oui. Tu prendras la tête de trente hommes, et tu iras par l'est pour détruire les chaînes ; quelques uns resteront ici, pour utiliser les catapultes contre les autres armes de siège de la ville. Moi je partirai au nord avec ceux qui restent, en direction de la porte terrestre. Nous nous rejoindrons ensuite à la porte, et la tiendrons jusqu'à l'arrivée des renforts braves.
    -Ce n'est qu'une supposition, mais n'y a t'il pas de l'eau entre les deux tours qui gardent l'entrée du port ?
    -Bien vu l'aveugle ! Et ?
    -Ben comment on fait pour passer de l'autre côté ???
    -Ben tu te démerdes Very Happy
    -facile a dire, toi t'as rempart tout du long...
    -Bah ! T'arrivera bien a trouver quelque chose quand meme, je te fais confiance Wink
    -Pfff...
    -Bon, il faut que tu y ailles. Si les embarcations légères de nos troupes sont surprises à la lumière du jour et bloquées devant le port, ca va être un massacre. Moi je partirai tout à l'heure, ca nous donnera moins de risques d'être repérés.
    -D'accord... Mais ne traine pas en route.
    -Et toi, essaye de ne pas tomber à l'eau ce coup-ci Smile »


L'hitiga, après avoir rassemblé silencieusement ses trente hommes, commença à descendre la pente est du plateau ; la nuit était encore sombre, ils ne risquaient pas d'être repérés de loin... Après avoir regardé l'écuyer mener ses troupes vers son objectif, Ezekhohr se détourna et retourna voir le sergent des commandos.


    « -Comment cela se passe ?
    -Parfaitement, Monsieur. Les catapultes sont prêtes à tirer dès que vous en donnerez l'ordre.
    -Ceux de la ville ne risquent-ils pas de voir qu'elles sont tournées vers eux ?
    -Non, nous sommes trop en hauteur, et il fait encore trop noir pour cela. Par contre, à l'aube, ils risquent de s'en rendre compte.
    -Ils s'en seront déjà rendu compte pour alors, croyez-moi... Juste avant l'aube, nous ouvrirons le feu. Visez les infrastructures militaires uniquement, et en priorité les armes de siège. Ensuite, attendez des rapports indiquant des poches de résistance pour ouvrir le feu.
    -Bien Monsieur.
    -Dès que nous commencerons à pilloner, je partirai avec une trentaine d'hommes par le rempart nord. Il vous en restera une vingtaine pour manoeuvrer les catapultes et tenir la colline. Si vraiment la situation est intenable, repliez-vous à votre jugement, dans la direction que vous estimerez la plus sûre.
    -Bien Monsieur. Merci Monsieur. »


Le vampire rassembla ses hommes ; ils se postèrent ensuite près de la pente nord, près à partir au premier coup de catapulte.





L'aube ne tarda pas à poindre. Le sergent regarda le chevalier, qui aquiesca d'un mouvement de tête.


Les catapultes commençèrent à cracher l'enfer sur Tel Norath.





Aussitôt, Ezekhohr fit partir ses soldats ; en espérant que Deno avait réussi à abaisser les chaînes pour les navires, il s'élanca a leur tête vers la muraille nord, afin de rejoindre la porte terrestre et l'ouvrir pour l'arrivée de l'armée brave.



Arrivé au début de la muraille, les braves ne rencontrèrent pas de résistance ; les gardes étaient trop occupés à regarder leurs propres catapultes bombarder la ville pour remarquer un petit groupe d'hommes se mouvant dans la demi-pénombre, et se faufilant dans leur rempart.

Bientôt, tous furent immobiles, alors que les braves ne déploraient qu'une seule perte.


Remonter le rempart vers la porte fut plus difficile, bien que la vivacité du commando ainsi que les traits acérés de leurs arbalètes dégageaient rapidement les couloirs ; la nappe d'ombre les enveloppant en permanence les masquait entièrement aux yeux des assailis, qui ne pouvaient que tirer au hasard dans l'obscurité, ou refluer précipitement et périr lacérés dans le dos. Seulement, des poches de résistance s'organisaient spontanément dans les salles de garde, et plusieurs fois le vampire du recourir à la magie pour débloquer la situation, en rendant par exemple la roche malléable, ou en dévastant la porte et ceux qui se trouvaient derrière dans une mer de feu...


Arrivé aux portes de la ville, la bataille fut encore plus rude ; les sadiques reculaient pouce par pouce, et se battaient jusqu'à la mort pour défendre les dernières portes. De plus, des sadiques arrivaient maintenant par l'arrière, visiblement prévenus qu'un commando avait infiltré les murs, et prenaient le commando entre deux feux.

Se faisant un bouclier de feu, Ezekhohr s'élança alors vers la dernière porte fortifiée avant la salle de contrôle de la lourde herse ; détruisant la porte, il s'avança dans la pièce, insensible aux carreaux qui se volatilisaient avant même de l'atteindre ; il massacra les défenseurs hébétés un par un.



Rapidement après cela, les commandos purent lever la herse et ouvrir les portes ; la ville était à présent à la merci de toute armée, sans plus être protégée de ses remparts...

Sur le commando que dirigeait le chevaliers, dix personnes étaient mortes ; deux autres étaient incapacitées, et mis en sûreté dans une des pièces du complexe de la porte ; les 18 autres, et le vampire avec elles, se mirent en position pour soutenir un siège en règle...
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Deno
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MessagePosté le: Jeu Déc 08, 2005 9:37 am    Sujet du message: Répondre en citant

Une paire d'heures avant que l'aube ne pointe et que la vraie bataille commence, un hitiga échafaudait des hypothèses tout en se déplaçant avec sa troupe vers les deux tours majestueuses qui se dressaient à l'entrée du port, prêtes à accueillir ou repousser les navires selon leur allégeance. La mission était simple, briser la chaîne qui empêcherait la flotte brave de prendre la ville d'assaut par la mer.

Un jeune caporal interpela son supérieur à écailles, tout en marchant:

-Monsieur, quel est votre plan d'action?

Denonis se retourna sans cesser de marcher.

-Qu'est-ce que tu viens de dire?

Le soldat eu un petit mouvement de recul, desarçonné par la question. Il observa le lézard pour deviner la réaction à tenir, puis se contenta de répéter.

-Je vous demandais ce que vous comptiez faire pour neutraliser les défenses du port, monsieur.

Cette fois-ci, l'hitiga se stoppa pour de bon, arrêtant le mouvement de la troupe tout entière. Il se retourna vers son subordonné et le prit par les épaules. Celui-ci essaya de se dégager, mais devant la poigne de fer du reptile, il avait autant de chance de réussite que de prendre la ville à lui tout seul. Il parvint néanmoins à remuer légèrement, montrant son malaise à son agresseur, qui relâcha sa prise.

-Répète ça lentement, gamin.
-Monsieur, vous n'allez pas bien?

Sans répondre, Denonis fit demi-tour, et repris la marche, un grand sourire aux lèvres, devant les yeux médusés de la troupe.


In petto, l'ecuyer jubilait:
-C'est trop bien de se faire appeler "Monsieur". C'est tellement gratifiant quand on est pas humain.


La marche reprit, dans le silence le plus complet. D'une part parce qu'en approche d'une place forte ennemi, et de l'autre, parce qu'ils étaiet tous intimidés par leur étrange meneur.

Arrivés à deux cents mètres environ de la première tour, le groupe stoppa.

-Voilà le plan, annonça l'hitiga. On ne peut pas tous s'approcher des tours, on se ferai immédiatement repérer. Donc, je vais commander un petit groupe afin de poser des charges explosives. Je pense que six personnes seraient un maximum. Disons, un ingénieur, toi, trois fantassins, vous trois. Oui, vous. Et deux arbalétriers. Les deux qui se planquent derrière, tiens.

Les six sus-nommés soupirèrent, mais te protestèrent pas.

L'exposé continua:
-Le reste du groupe reste en arrière. N'intervenez que si ça commence à sentir mauvais. La manière forte après la ruse, en quelque sorte. Gamin, fit-il en regardant le jeune caporal de tout à l'heure, tu prends le commandement de la réserve.

L'officier fit un oui décidé de la tête.

-Je répètes, pas d'initiatives stupides. Se faire repèrer serait déjà presque un échec. Bonne chance, les gars.
-Merci, monsieur, vous aussi.

Denonis eut encore un grand sourire.



Arrivé au pied de la tour, l'hitiga se repassa les consignes que l'ennemi appliquait probablement pour garder le bâtiment. Deux ou trois sentinelles devant la porte, un poste de garde permanent dans la salle où on commande l'ouverture et la fermeture de la chaîne, et le reste dans les dortoirs.

En effet, deux sentinelles somnolentes montaient une garde relative devant la porte, tout en ayant une vue plongeante sur l'eau du port, qui renvoyait l'éclat des torches disséminées aux alentours. La première bailla, la deuxième décéda. L'autre se retourna, puis rejoignit son acolyte dans un monde prétendu meilleur.
-Bonne chose de faite.
L'hitiga était satisfait de la tournure que prenait cette opération, et du silence qui avait accompagné la fin de ces gardes médiocres. Denonis regarda la chaîne qui brillait en contrebas.

-Bah ouais, c'est pas de la petite chaînette. J'ai bien fait d'avoir prévu le coup.

Il se retourna vers son équipe.

-Bon, je vais grimper là-haut et voir comment ça se présente. Vous, si il y en a un qui passe par cette porte, (il montra l'entrée de la tour) vous lui donnez un ticket de bien-être éternel, compris?

Les subalternes hochèrent la tête, sauf l'ingénieur.

-Vous ne comptez pas faire sauter la chaîne avec les tonneaux de poudre?
-Non, elle deviendrait inutilisable. On va plutôt faire sauter la salle de commande, après avoir abaissé les défenses.
-Et vous comptez faire passer le matériel à travers tous les étages de la tour? Vous allez vous faire repérer...
-Mais non, on va passer par l'extérieur. J'ai des griffes et une corde, c'est pas pour la frime. Je vais grimper, neutraliser la petite équipe, et tout hisser. Pendant ce temps, les fantassins iront nettoyer le dortoir. Simple, non? Bon, plus de questions, au boulot.

Après avoir délicatement envoyé les corps des soit-disants sentinelles nourrir les poissons, Denonis entreprit l'ascension, avec le plus grand silence possible. Tout en montant, il rassembla ses idées:

-Bon, il y a quatres étages. A tous les coups, le mecanisme est tout en haut. Heureusement que j'ai pas le vertige.

Comme l'hitiga l'avait supposé, en regardant brièvement à travers la fenêtre, il vit un petit groupe qui gardait les commandes de la chaîne. Trois sadiques en pleine possession de leurs moyens, signe que leur tour de garde venait de commencer, qui jouaient aux cartes.

Suspendu au dessus du vide, le reptile réfléchissait:
Un plan, il me faut un plan... Non, pas ça, ça ferait trop de bruit... Pas ça c'est bien trop salissant, pour tout camoufler, il nous faudrait des heures... Que ferait mon mentor dans cette situation?

Il esseya d'imaginer. Des images de Feragoner brisant le mur de la façade avec grand bruit et gelant à la "vas-y comme je te pousse" lui arrivèrent à l'esprit.

Fallait pas que je m'attende à autre chose avec des questions comme ça... Bon, en attendant, j'ai une bonne idée. Je dois juste attirer l'un d'eux à la fenêtre. Je vais imiter le cri de la chouette, il y en a bien un qui va se lever pour aller voir.

Ce qu'il fit. La discussion des sadiques s'arrêta nette à l'écoute de ce bruit, puis l'un d'entre eux murmura:
-Vous avez entendu? C'était quoi, ce cri?
Un autre répondit:
-Je sais pas, mais ça ressemblait à un cri de toucan.
-Il n'y en a pas dans cette région, normalement...

Bon, je ferais jamais une carrière d'imitateur... Reste à savoir si quelqu'un va se lever pour éclairsir ce mystère.

-Bof, pas la peine de s'en préoccuper.

Mais c'est quoi, ces gardes? Même pas capables de tomber dans un piège convenablement

Denonis réitéra son cri de tout à l'heure.

-Allons bon, voilà que les canards s'y mettent aussi.

Note pour plus tard: Ne plus imiter de cris d'animaux...

-Je vais voir ce que cette ménagerie fait à la fenêtre.

Bon, j'aurais pas tout raté. Vas-y, approche petit sadique. Voilà regarde par la fenêtre. Maintenant, regarde en bas. Et voilà, coucou.

Le garde ouvrit la bouche pour crier, mais, le reptile avait envisagé ce geste, et saisi l'infortuné par la gorge. D'un mouvement rapide, il brisa les vertèbres et précipita le corps sans vie dans le vide, d'une façon telle que, de l'intérieur, on aurait pu croire que le sadique avait glissé et était tomber malencontreusement par la fenêtre. Un bruit mat retentit un peu plus bas. Les réactions de ses camarades ne se firent pas attendre.

-Chris! Merde, le con, il est tombé. Vite, Domi, va voir en bas si il s'est fait mal.

Toi, t'es pas la moitié d'un abruti. Ton pote tombe de quatre étages la tête la première et tu te demandes si il s'est fait mal... Enfin, tout se passe comme prévu, normalement, l'autre descendra voir, et se fera allumer par les autres, et celui-ci...

En effet, le sadique en question se rapprochait de la fenêtre, pour vérifier de visu l'état de son collègue. Denonis fit un signe pour prévenir ses compagnons de l'arrivée d'un ennemi.


Quatre étages plus bas, l'arbalérier, encore sous le choc de la chute d'un sadique à quelques mètres de lui, reçu le message tout de même et se plaça en position, les fantassins derrière lui pour le protéger en cas d'échec. Même la chute d'un deuxième individu, au même endroit exactement, ne troubla pas complètement sa concentration. Lorsque la porte de la tour s'ouvrit, son esprit de tireur d'élite vécut tout au ralenti. Il vit lentement l'embrasure de la porte se dessiner, il entendit le souffle régulier de ses camarades, qui se mêlaient au sien propre, distingua une silhouette sombre qui sortait, l'ennemi annoncé. Malgré ses qualités qui l'illustrèrent à l'académie millitaire, ce jeune arbalétrier n'avait jamais encore passé l'épreuve du feu, c'est-à-dire tué quelqu'un. Il hésita de longs dixièmes de secondes qui lui parurent une éternité, la corde de son arc aussi tendue que ses nerfs.

Tout à coup, tout s'accéléra. Le sadique se retourna et vit le petit commando. Il eut un rictus mauvais en comprenant qu'il s'était fait piégé et se prépara à donner l'alarme. Une forme sombre tomba alors à l'emplacement du sadique. Les nerfs et la corde du tireur lâchèrent d'un seul coup devant l'avalanche d'évènements, et la carreau partit dans la direction de l'ombre, pour s'enfoncer dans sa peau écailleuse. L'esprit de l'arbalétrier revint alors à son rythme normal, et il s'aperçut, médusé, que non seulement il avait raté le sadique, mais que son actuel supérieur hiérarchique avait prit une flèche dans le ventre.


Denonis s'épousseta un peu en se relevant pour enlever un peu du sadique qui restait collé à son armure, et se dit alors en apparté que la prochaine fois, il vérifierai ses prises un peu mieux. Il se releva et se tourna vers ses subordonnés, qui eux étaient les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte.
-La vache, heureusement qu'il était là lui. J'aurais pu me faire super mal en tombant. Bah, qu'est-ce qu'il vous arrive, les gars?
Le tireur balbutia:
-Vous êtes tombés de quatre étages et avez pris un carreau d'arbalète dans le flanc.
-Quel carreau?
L'hitiga regarda son flanc et vit qu'en effet, une épine de vingt centimètres l'avait percé en dessous des côtes entre deux plaques d'armure. Il le retira négligement et le jeta au loin, comme on enlèverait un cheveu collé sur un vêtement.
-Hé ben, comment ça a fait pour se retrouver dans ma viande, ça? Remarquez, c'est un coup de chance que ça ait pas éraflé l'armure, elle est pas à moi...
Le groupe se croyait en pleine hallucination.
-C'est surtout un coup de chance que vous ne soyiez pas mort. La chute ou la blessure aurait du vous tuer... Vous êtes fait en quelle matière?
-Peu importe. J'ai oublié de monter la corde pour hisser le matériel. C'est pour ça que je suis redescendu. Elle est où?
L'ingénieur tendit en tremblant la corde, que Denonis prit en prononçant un "merci" distrait, avant de remonter à la paroi.


Après avoir hissé l'ingénieur et son matériel au quatrième étage, l'hitiga fit un rapide état des lieux avec l'homme de science, pendant que les fantassins réglaient leur compte aux sadiques endormis.

-Comment ça marche, tout ce système?
-Vous voyez, ça fonctionne comme pour un pont-levis. Cette roue-là, en la tournant, on enroule la chaîne dans les fondations de la tour. Et, dans l'autre sens, ça la déroule. Un truc tout simple...
Denonis eut un grand sourire:
-Et si le mécanisme est détruit?
-Normalement, le poids de la chaîne devrait l'entraîner au fond de la baie. Pourquoi?
Le sourire s'agrandit encore.
-C'est décidé, on fait tout sauter. Ca a l'air fun.
-Comment???
-Bah oui, en plus de faire un beau signal pour les navires au large, ça va empêcher l'ennemi de remonter l'ensemble, et en bonus, ça mettra une pagaille monstre, conjugué avec le retournement des catapultes. C'est sûr, ça va un peu réduire l'infrastructure militaire lorsqu'on aura reprit la ville, mais c'est mieux que d'avoir à reforger des maillons aussi balaises...

L'ingénieur haussa les épaules, résigné. Il plaça un tonneau de poudre devant le mécanisme et plaça un petit objet dessus.

-C'est quoi ce machin?
-Une petite merveille de magie. Ca produit du feu à distance. Comme ça, on pourra faire exploser le baril depuis une bonne distance.
-Sympa. On s'en va?

Chemin faisant vers la sortie de la tour, ils rencontrèrent les fantassins et l'arbalétrier, qui assurèrent qu'aucun sadique n'était encore en vie dans les environs. Ils protestèrent tout de même sur cette manière peu brave de se battre, mais avouèrent qu'ils étaient tout de même bien content de ne pas avoir mis leur vies en jeu. L'aube commençait à poindre à l'horizon.

Tout en courant, Denonis fut troublé par un détail. Il en fit part à l'ingénieur.
-Au fait, pourquoi il y a deux tours?
-C'est pour le cas où une est hors-service, il existe le même mécan... Merde.
Ils s'arrêtèrent tous les deux. L'hitiga hocha la tête:
-Je savais que c'était une bonne question.
-Il faut absolument y retourner, n'importe laquelle des deux tours permet de faire remonter la chaîne. Si les navires approchent du port fermé, ce sera un carnage.
-Pas un problème, je vais placer la charge, tu fais tout péter quand je serai hors de portée.
En disant cela, le reptile prit le deuxième tonneau et un petit détonateur, et demanda:
-Ils sont solides, tes barils?
-Heu... Oui, en principe. Mais vous allez faire comment pour le passer de l'autre côté sans le mouiller?
-C'est mon problème, ça. Mets-toi à l'abri.
Laissant un ingénieur perplexe, Denonis reprit le chemin, mais en sens inverse.


Bon, il fait encore assez noir pour que la sentinelle de l'autre côté ne me voie pas. Mais, moi, si. Hé, hé, hé.

L'hitiga soupesa le baril. A peine cinquante kilos. Il évalua la distance. Une trentaine de mètres. La superficie de la cible. Un mètre carré, à peu près.

Pas du gâteau, mais ça devrait être jouable...

Reculant de quelques pas, le reptile prit le tonneau bien en main, et plaça le détonateur dessus. Il fit quelques petits mouvements avec le bras. Enfin, L'hitiga commença à courir et propulsa le projectile improvisé dans la direction de l'autre berge, dans un mouvement digne des lanceurs de javelots des jeux olympiques. Le baril fit une large parabole et tomba lourdement sur le crâne de la sentinelle, qui ne se rendit compte de rien, même pas de sa mort.

-Oui!

Le tonneau s'immobilisa. Et personne ne sortit, signe que tout cela avait été fait silencieusement. Suivant scupuleusement la suite de son plan, l'hitiga plongea au fond de l'eau.


Il ressorti peu de temps après, de l'autre côté, après avoir marché sur le fond dans quarante centimètres de boue. Denonis considéra la tour, qui était en tout point semblable à l'autre.

Normalement, la salle des commandes devrait aussi se trouver au dernier étage. Bon, on change pas une formule qui marche. Je vais devenir bon, à ce jeu-là.

Reprenant le tonneau en main et la position de tout à l'heure, il visa cette fois-ci la fenêtre du quatrième étage.

-Hé, les mecs.

Un visage apparut à la fenêtre.

-Cadeau de l'ORT.

Le sadique n'eut que le temps de brebouiller un "Que?" avant de prendre un tonneau de cinquante kilos dans la figure. Denonis fit un signe à l'artificier avec la torche de la sentinelle précédemment fracassée, puis plongea dans la baie.

Depuis la fond, l'hitiga admira les joyeux effets pyrotechniques crées, puis se demanda:

-Bon, c'est quoi la suite du plan? Ah, oui. Rejoindre Ez aux portes de la ville. Hum, je vais faire le tour. Ils doivent être un peu contrariés, les sadiques...
_________________
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MessagePosté le: Jeu Déc 08, 2005 1:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La bataille touchait a sa fin par ci par la il y avait quelques escarmouches, mais la résistance des sadiques étaient plus pour la forme qu’autre chose. Ne souhaitant pas rester sur les quais Nev décida de partir en ville pour voir si il n’y avait pas des blessés pouvant recevoir des soins.

« Dame Pistachou je pars en ville pour voir si il n’y a pas des blessés nécessitant des soins ou qui n’ont pas encore été amenés ici pour d’autres raisons.
-Très mais essaie de pas te faire mal ce coup ci sinon on va être forcé de t’attacher à nouveau.
-Oui, Maîtresse….
- Hum, tu ne dois pas aller voir s’il y a des blessés ?
-J’y vais. »

Sur ce, il quitta les quais, et s’enfonça dans une ruelle sombre qui devait mener vers le cœur de la ville, où les combats avaient du être violents. Au bout d’une demie heure de marche il entra sur une place circulaire, ou régnait la douleur, la haine et d’autres sentiments tout aussi agréables, pour quelqu’un cherchant la paix et capable de sentir les émotions d’autrui.

Pourquoi sommes nous obligés de nous battre, la vie ne serait-elle pas plus facile si nous vivions en paix. Pourquoi y a-t-il cette haine qui semble ancestrale entre les sadiques et les braves. On dirait qu’ils se battent pour se battrent et non pour défendre un idéal ou un mode de vie. En tout cas les braves semblent être plus raisonnables, pourtant il y aussi chez eux un penchant pour la violence. Je n’arrive pas à comprendre cette prêtre elfique, qui pourtant semble avoir des idéaux de vie tels que les Serenis et cherche la violence voir aime même la provoquer, alors qu’elle s’est consacrée à la pureté de la vie. Quand à mon maître, il s’est consacré à se battre contre le mal et le voila enfermé dans un corps maléfique, cela semble avoir eu son effet car il est violent et pense me berner en m’apprenant des sorts qui pourraient devenir offensifs selon mon mode de pensé.

Ce qui me perturbe aussi je pense que c’est tout simplement des êtres intelligents au mal. Je fut dans mon temps quelqu’un qui vivait par la mort, et je me rend compte maintenant à quel point c’était une erreur. Par contre je ne sais pas si la non violence est une bonne solution, vu que si elle n’est acceptée que par un seul camp, c’est comme se suicider.

Finalement après tout ses discours et autres je ne pense pas que les braves soient si différents des sadiques, il doit juste avoir une raison pour laquelle ils se battent, mais que tous ou presque on oublié et que personne ne cherche à savoir quel est cette raison. Cela se peut même que Dieu et Satan se soient entendus pour maintenir cette guerre éternelle afin de régner sur la vie et la mort de chacun.


Sur ces belles pensées pas du tout blasphématoire Nev reçut un coup violent sur la nuque, ce qui l’envoya dans ses songes.

Bon bah me voila ah nouveau dans les pommes. Euh c’est bizarre cette pièce me dit quelque chose. On dirait qu’elle a été dévasté par une explosion de magie noire, tiens voila des instruments de magie clairement Serenis. Ah bah j’y suis ce doit être la pièce ou j’ai assassiné Narek le prince des Serenis. Hmm j’imagine que si je suis ici c’est qu’il y a une raison, dois je comprendre que je vais subir ma transformation aujourd’hui ?

« La clé de l’égnime est situé dans le temps, souffla une voix spectrale.
-Le temps mais quel temps ? »

En l’absence de toute réponse, Nev se prépara à lancer un sort pour remonter le temps jusqu’aux évènement tragiques du combat pour ne pas dire assassinat de Narek.

Avant qu’il puisse libérer l’énergie nécessaire il fut de retour dans le monde actuel.

Après avoir remplis tous ses ordres Deno revenait vers les docks ou avait été établis le QG des braves au début de l’assaut, il vit au loin un groupe de sadique s’enfuir dans l’ombre portant un corps enveloppé dans une robe noire a capuche familière.
Hmmph Nev à encore fait une boulette on dirait.



Deno se lança à la poursuite des sadiques, mais perdit rapidement la piste car ceux-ci semblaient connaître la ville comme leur poches, alors que lui non.
Bon ils semblent se déplacer plus vite que moi, mais ne semblent pas vouloir sortir de la ville. Donc je vais plutôt essayer de les pister, et je ne peux même pas prévenir quelqu’un car je perdrais trop de temps. Pff…

Reprenant son chemin plus calmement il suivit les traces laissés par les sadiques pour arrivés très rapidement à une maison banale d’apparence mais tout de même gardée par deux sentinelles sadiques cachées dans les ombres et armées d’arbalète. Par chance les deux sentinelles n’avaient pas vus Deno qui avançait avec précaution. Celui-ci préférant d’abord faire le tour de la maison avant d’attaquer les gardiens, trouva une fenêtre à sa portée dépourvue de vitres. Il en profita alors pour grimper le mur et passer par la fenêtre. Il régnait un grand silence dans la maison.



« Chef le prisonnier revient à la conscience.
-Alors mon cher chevalier de l’ORT on fait pas le fier tu ne pavane pas en nous promettant la vie sauve si on te détache et qu’on te laisse partir ?
-A quoi bon essayer puisque vous refuserez.
-A mon avis, les membres des chevaliers c’est tous des fillettes qui se cachent derrière de belles paroles et surtout derrière une armée pour ne pas avoir à se battre et qui font les fiers et les braves en s’attribuant le succès des victoires. J’en veux pour preuve que votre nom n’a jamais été entaché par des défaites, alors que les braves en ont subis plus d’une.
-…
-Vous faîtes hontes aux guerriers qui se battent sous vos ordres, alors que certains de ceux-ci sont, eux, de vrais soldats.
-…
-Alors tu ne dis plus rien ? Ah oui c’est vrai j’oubliais tu n’as pas de garde du corps pour te défendre donc tu es déjà moins loquace. Vous voyez les gars ce que c’est un membre de l’ORT : une fillette.
(Rire des membres du commando sadique ayant capturé Nev).
-Au fait j’ai oublier de vous dire, je suis pas chevalier mais écuyer, et juste guérisseur.
-Pouah encore des excuses pour nous faire croire qu’il n’y est pour rien dans sa capture. Alors explique moi ce que ferait un écuyer sans protection dans une ville attaqué, si ce n’est tuer nos femmes et enfants ? De toute façon ton rôle importe peu tu es suffisamment bien placé pour détenir des informations intéressantes pour nous.
-Je ne dirais rien, vu que je sais rien.
-Ne t’en fait pas mon cher je connais pleins de techniques pour raviver la mémoire.
-Alors déjà, à combien se monte votre armée ? Question simple ne nécessitant pas d’accès aux hautes sphères pour le savoir.
-Dit moi plutôt si tu sais pourquoi tu te bat.
-mauvaise réponse. »

Sur ce le chef sadique ramassa un maillet parmi les instruments de torture, et s’en servit pour casser le genou droit de Nev, qui éclate de rire devant la tentative pitoyable de torture du sadique. Dans la foulée il soigne son genou devant les yeux éberlués des autres sadiques. Décontenancé par cette réaction, le chef fit ce que tout homme fait face à ce genre de réaction, il recassa le genoux, Ce qui fit ce coup-ci grimacer Nev et sourire son bourreau.

« Si tu te soigne encore une fois, je te promet de te rompre à nouveau tous les os, on s’est bien compris ?
-…
-Bon, on va essayer une autre question, dis moi le but de cette invasion.
-…
-Bon puisque tu ne veux pas répondre on va te couper un tendon. »

Dans la foulée de ses paroles il ramassa une pince sur la table d’instruments et entreprit de couper les tendons de l’épaule droite, en s’y prenant bien sur comme un manche afin d’augmenter son propre plaisir.



Essayant de savoir ou pouvait se trouver les autres Deno descendit vers la cave qui est le meilleur endroit pour faire du bruit sans se faire entendre, et arriva sur une balustrade qui courait le long du mur et donnait directement sur la cave. Il vit un groupe de sadiques, et Nev attaché sur une table de torture avec le genou droit broyé et l’épaule droite en bien mauvais état.



« Alors on fait déjà moins le malin ? »

Pour toute réponse Nev en se débattant avec ses liens pour se dégager, créa un sort de lumière qui aveugla tous les occupants de la pièce. Réagissant dans la foulée le sadique à la pince frappa l’endroit ou était censé se trouvait le visage de sa prise.

Il fut content de réussir ses deux objectifs, car la luminosité de la pièce revint aux niveau précédent, ce faisant donc moins douloureux pour les yeux.



Alors que Deno se préparait sauté dans la pièce il fut aveuglé lui aussi durant quelques secondes, et préféra attendre la suite des évènements.




« Alors mon petit salaud t’a voulu nous aveugler, et bien pour la peine c’est toi qui va devenir aveugle. Grock prend cette pointe sur la table et fais la chauffer à blanc.
-Bien chef. »

Après quelques minutes le soldat revint donner la pointe que Nev regardait bizarrement.

« Bon attacher moi sa tête, manquerait plus qu’il se fasse mal et qu’il puisse plus répondre à nos questions ensuite.

-Ca y est chef il risque plus de bouger la tête ni de fermer les paupières.
-Bien alors allons y. »

Prenant bien son temps pour faire sa tâche afin de ne pas tuer Nev il enfonça lentement la pointe dans le premier œil, ce qui fit hurler Nev, car bien que soumis à des douleurs habituellement bien pires que celles-la, jamais on ne s’en était pris à ses organes. Une fois que le premier fut crevé le sadique passa au deuxième avec la même lenteur calculée.

Sauf que ce coup-ci il se passa un évènement que personne n’avait prévu. Nev sous la douleur fit un geste qu’il s’était promis de ne plus jamais faire. Il fit bouger son corps spectral et attrapa l’âme du sadique, puis la détruisit, causant dans la salle un cri d’effroi pour toute créature maléfique.

A ce moment là les sadiques virent apparaître un gros lézard armé d’une grosse épée à deux mains qu’il tenait d’une main et avec un air menaçant. Nev le reconnut par son absence d’aura, Deno.
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