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Deux Ailes à l'unisson
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Azharh
Nain-stallé(e)


Inscrit le: 20 Jan 2005
Messages: 260
Localisation: There are only 10 types of people in the world: Those who understand binary, and those who don't

MessagePosté le: Sam Déc 10, 2005 10:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

    - "Tu sais que la petite Amanda ne va pas apprécier ?"

    - "A ça, mon vieux, je m'en doute bien !"

    - "Tu n'es pas obligé de me suivre..."

    - "Raconte pas n'importe quoi. Si tu m'as mis au courant de tes projets, c'est que tu comptais bien que je t'accompagne, non ?"

    - "Euh... En fait c'était surtout pour que tu plaides en ma faveur auprès d'elle, justement..."

    - "Ben faudra que tu trouves quelqu'un d'autre, allons-y !"


Azharh et Galufis avaient quitté la cabine du Commandant aux alentours de trois heures. La grande offensive contre Tel Norath, qui était prévue pour peu de temps avant l'Aube, devrait se dérouler quelques deux heures plus tard.

Bien qu'Amanda ait confié aux Chevaliers la délicate mission de s'emparer des balistes et d'ouvrir la grande porte de la ville, Azharh avait lui décidé qu'il combattrait en tant que membre de la Neuvième. En vérité, il n'avait jamais vraiment fait son deuil de l'époque où, habillé de ses noirs habits, il faisait partie de l'un des plus redoutables corps d'assassins des Mondes, et les retrouvailles avec Galufis avaient attisé cette nostalgie. Et puis, bien que les informations transmises par les éclaireurs et autres espions Braves, concernant Tel Norath et ses défenses, semblaient rassurantes, il n'était pas tout à fait sûr que le vieux Strauss et ses Sadiques ne se doutaient de rien. Se faufiler là-bas, quelques heures avant l'attaque, permettrait d'en avoir le coeur net...

Les deux hommes, revêtus de leur noirs habits, qui n'avaient pas été portés depuis bien longtemps, se faufilèrent donc hors du bâteau et nagèrent silencieusement jusqu'à la rive, à distance respectable au Sud de Tel Norath. Leur nage aurait pu s'avérer longue s'ils n'avaient, durant leur jeunesse, subit un entraînement intensif à toutes les techniques d'infiltration, qui comprennent, entre autres, la natation.

Une fois sur la rive, il se séchèrent hâtivement, vérifièrent leur équipement (très réduit) et se mirent en route vers la ville. Ils se faufilaient parmi roches et buissons, ne laissant presque aucune trace de leur passage. Le bruit de leur pas, à peine perceptible, aurait pu faire penser à la course d'un petit animal nocturne, d'un lapin ou d'un faon. Leurs armures noires, faites dans un métal inconnu, avaient en effet la propriété singulière de n'émettre qu'un très faible bruit lorsqu'elles heurtaient tout autre solide. Elle ne reflétaient aucune lumière, comme si leur surface était totalement mate. Et pourtant, elle étaient bien plus résistantes qu'une armuire de cuir, bien qu'elles en avaient le poids et la souplesse. Souplesse qui ne venait d'ailleurs pas autant du métal en lui-même que de l'incroyable science avec laquelle les jointures étaient faites.

Nos deux amis arrivèrent donc, aprè quelques temps, au pieds de l'enceinte de Tel Norath. Il devait être quatre heures. Ils longèrent le grand mur à la recherche d'un endroit par lequel ils pourraient infiltrer la cité. La facilité avec laquelle ils trouvèrent leur bonheur indiquaient bien que cette ville n'avait rien de bien militaire, et qu'elle n'avait été fortifiée dans l'urgence que depuis peu de temps. A quelques mètres seulement du rempart nord-est, ils trouvèrent un arbre dont les frondaisons franchissaient insolemment les fortifications, comme pour prouver que même ici, la nature était la plus forte, et comptait reprendre ses droits. Le moyen idéal pour pénétrer dans Tel Norath sans être vu ! En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, les deux membres de la Neuvième se retrouvèrent dans l'enceinte.

Dans Tel Norath, le silence tranquille de la nuit ne laissait présager aucune suspicion de la part des Sadiques. Visiblement, ils ne s'attendaient pas à être attaqués cette nuit. Un examen plus approfondi des défenses de la ville révéla aux deux Braves que l'essentiel des veilleurs et gardes avait été concentré au Nord, là où les forces Braves, victorieuses depuis peu sur le champ de bataille, se prépareraient à assiéger la ville. Cependant, de nombreuses protections avaient tout de même été établies près du port, au Sud, afin de réagir efficacement à une attaque venue des eaux.

Deux ombres noires se faufilaient dans la ville. Elles semblaient prendre la direction du poste de garde central, celui qui faisait face à l'hôtel de ville, le QG du général Strauss. Devant la porte principale de ce poste de garde, deux Sadiques montaient une garde plus où moins attentive. Le sommeil pesait lourd sur leurs paupières, mais malgré cela ils restaient éveillés : c'était la Guerre. Ils ne s'aperçurent pourtant pas que deux ombres indistinctes se glissaient par une des fenêtres du bâtiment, à quelques 15 mètres d'eux : Azharh et Galufis venaient de pénétrer dans le poste de garde principal.

Ils montèrent discrètement l'escalier principal. A chaque palier, une pièce éclairée par un feu dansant déversait sa lumière vers la volée de marches qui lui faisait face. Deux ou trois sentinelles Sadiques s'y trouvaient, jouant aux cartes pour passer le temps.

    - "Mon pauvre, si tu voyais le jeu que j'ai ! Je vais tous vous exploser sur ce coup là !"

    - "Mouais, je pense surtout que tu bluffes, Gert ! Mais ton petit jeu marche pas avec moi."

    - "Tu vas voir si je bluffe. Mon pauvre Lome ! Je vais te faire regretter d'avoir voulu me défier aux cartes !"

    - "Tu la ramènes trop ! T'es d'accord avec moi, Lein ?"

Mais Lein ne répondait pas. La tête baissée sur son jeu, il semblait perdu dans ses pensées...
    - "Abruti ! Tu pourrais répondre quand on te parle !"

Tout en disant cela, il donna un coup de coude à Lein, dont la tête bascula en arrière, révélant un mince collier rouge au niveau du cou.
    - "Lein ?!! Et m..."

Lome n'eut pas le temps de finir sa phrase. Une lame froide et noire vint se poser sur sa gorge et, en une fraction de seconde, s'enfonça porfondément, en un mouvement circulaire, coupant net la respiration et la voix du pauvre Sadique. Sa vue s'obsurcit, et il eut juste le temps d'entrevoir une forme sombre se tenir juste derrière Gert.

Après avoir réduit au silence les trois Sadiques du premier étage du poste de garde, les deux assassins essuièrent les plaies béantes d'une façon connue d'eux seuls, faisant cesser le flot de sang. Puis, il les placèrent dans la posture de joueurs de cartes : la tête baissée sur leur jeu. C'était une mise en scène somme toute assez macabre, mais qui avait déjà prouvé son efficacité à limiter les soupçons.

Arrivés au troisième (et dernier étage), les deux amis entendirent entre leurs futures victimes une conversation suffisamment digne d'intérêt pour leur accorder un petit sursit.

    - "Alors comme ça, on t'a envoyé chez les magos aujourd'hui ?"

    - "M'en parle pas ! Ils avaient besoin de monde pour les aider à transporter du matériel lourd. Je ne sais pas trop ce que c'était. De grands tuyaux, on aurait dit, mais pas des tuyaux normaux, si vous voyez ce que je veux dire. Tous tordus bizarrement. Des trucs de magiciens, ça ! Je ne sais pas trop ce qu'ils comptent en faire, mais je préfère pas savoir !"

    - "J'ai un ami qui travaille à l'Hôtel de Ville. Il m'a dit que le Général avait chargé les magiciens de protéger la ville, avec un bouclier magique ou un truc dans le genre. Paraît qu'ils ont inventé un système super, qui tue instantanément tous les Braves à deux kilomètres à la ronde quand il est activé."

    - "Pff, m'est d'avis que c'est du pipeau tout ça ! En attendant, ils nous foutent un sacré bordel, près des écuries. Pas bon pour les chevaux, moi je vous dit, et un jour, on va le regr..."

Après avoir entendu cela, les deux Braves surent que leur craintes étaient justifiées : Strauss n'avait pas laissé Tel Norath tout à fait sans défense, comme on aurait pu le supposer au premier abord...
    - "Qu'est-ce que tu en penses, Azharh ?"

    - "Que ça sent pas bon... S'il y a des magiciens ici, et si ils se ventent de pouvoir tuer toute une armée Brave comme ça, à mon avis, c'est pas que du bluff..."

    - "Bon, au moins, on a bien fait de venir... Il faut aller sur place rapidement, avant que quelqu'un ne s'aperçoive que des Braves se sont introduits ici. Sinon, on risque d'avoir des problèmes..."

Sur ces mots, ils redescendirent au premier. Passant par l'une des fenêtres étroites du bâtiment, ils débouchèrent sur les toits et se dirigèrent furtivement vers les écuries, où ils pensaient trouver le repaire de ces magiciens. Ils n'eurent par ailleurs aucun mal à le trouver. C'était un bâtiment bien gardé. Cinq gardes à la porte de devant, deux à une autre porte à l'arrière. S'ils voulaient entrer, ils n'auraient d'autre choix que de tuer ces deux, ce qui ne leur laissait que très peu de temps avant que quelqu'un ne se rendre compte de leur disparition. Ils allaient devoir faire vite, mais la situation l'exigeait.

Les deux hommes de garde furent abattus sans bruit. Ils ne virent même pas leur mort arriver, et les assassins cachèrent leurs corps dans deux fûts vides stockés non loin de là, tout près des écuries. Puis ils pénétrèrent dans le repaire des mages. Ils savaient que ceux-ci devaient dormir à l'étage, mais que s'ils avaient un laboratoire, c'est au sous-sol qu'il se trouverait. Après avoir égorgé deux autres gardes, ils parvinrent finalement à une sorte de cave dans laquelle se trouvait une machine gigantesque. Alimentée en énergie par une fournaise digne d'un four des Enfers, elle possédait en son sommet une sorte de gemme rougoyante. Un grand levier, sur l'un de ses flancs, semblait servir à activer un mécanisme mystérieux qui devait mettre la machine en marche.

Trois mages se trouvaient là. Visiblement, ils avaient décidé de poursuivre leurs expériences plus tard dans la nuit, alors que leurs collèges étaient tous partis se coucher. Lorsqu'ils virent, ou plutôt "sentirent", grâce sûrement aux alarmes magiques qu'ils avaient dû placer dans l'entrée, les deux assassins entrer dans la pièce, ils ne comprirent pas immédiatement qui ils étaient. Par contre, Azharh et Galufis avaient bien compris qu'une simple activation de la redoutable machine leur serait fatale. Il fallait donc agir vite, mais surtout intelligemment.

    - "Qu'est-ce que vous voulez ? Qui êtes vous ? Vous n'êtes pas l'un de nos gardes."

    - "Le Général nous envoie chercher votre chef. Il veut le voir de toute urgence"

Azharh venait de réaliser un énorme coup de bluff, et lui et Galufis en étaient absolument conscients. Leur survie dépendrait de la crédulité des magiciens, car à deux contre trois, ils n'avaient aucune chance de les tuer avant qu'ils n'activent magiquement la machine infernale... Mais ce soir-là, la chance était de leur côté.
    - "Bien, bon... J'étais très occupé... J'espère que ça en vaut la peine au moins !"

Après avoir dit cela, le plus âgé des trois mages se dirigea vers la sortie en gromelant, alors que les deux autres retournaient à leurs expériences. Lorsqu'il parvint au niveau de Galufis, celui-ci lui planta sa dague dans la gorge si rapidement qu'il ne put réagir. Il tenta vainement quelque chose, mais un second coup dans la poitrine l'acheva. Simultanément au premier coup de Galufis, deux couteaux lancés par Azharh fusèrent en direction des deux autres mages. Le plus jeune ne sembla même pas s'en rendre compte. Il ne se retourna pas, et le couteau vint se planter dans sa nuque, le tuant sur le coup. Le second lui, était resté face à la sortie et avait perçu le danger. Il eut juste le temps de se baisser pour esquiver le projectile. Il n'en eut pas assez cependant pour éviter l'épée de Azharh, qui s'était immédiatement jeté sur lui. Il fut décapité avant d'avoir pû tenter quoi que ce soit.

Les deux Braves soufflèrent. Ils avaient réussi à éviter le pire. Ils s'approchèrent de la machine sans trop savoir quoi faire pour la neutraliser. Ils décidèrent finalement de jeter la gemme, qui semblait être un élément essentiel du mécanisme magique, dans le feu. Grand bien leur en prit : celle-ci se mit à fondre presque instantanément, libérant une forte énergie et initiant une sorte de réaction en chaîne.

    - "Euh... Je crois que ça va pêter là... Vaudrait mieux se tirer, non ?"

    - "Oui, je pense aussi"

Ce qu'ils firent... Toujours aussi discrètement, cependant, afin de ne pas se faire repérer trop vite. Et ils repartirent par le même chemin. Alors qu'ils couraient sur les toits, se dirigeant vers la tour de garde principale, ils entendirent une violente détonation, suivie par d'autres du même type, toutes venant du port. Des cris d'alarme s'élevèrent au Sud. L'assaut de la ville avait commencé. Les deux Braves hâtèrent leur course. L'alarme était donnée, s'ils restaient sur les toits, ils allaient être repérés. Il leur fallait se mettre à couvert. Rallier le poste de garde pourrait également s'avérer utile : beaucoup de Sadiques allaient sûrement s'y rendre, dans la panique et la confusion, afin de recevoir des ordres d'urgence. Et ils pourraient être là pour les "accueillir".

Et, alors qu'il arrivaient au niveau de la fenêtre du premier, des cris de terreur leur parvinrent, beaucoup plus proches cette fois-ci. Ils venaient de la caserne des mages. Quelqu'un devait avoir découvert quelques cadavres, ou même la machine devenue folle. Quelques secondes plus tard, d'ailleurs, une violente explosion signala aux deux assassins que cette menace potentielle venait de disparaître, emportant avec elle le reste des mages, endormis ou mal réveillés.

Glissant un regard par la fenêtre sud du premier étage, nos deux amis purent se rendre compte de la situation : plusieurs tours de garde qui étaient censées protéger le port étaient détruites, et de lourds projectiles s'abattaient toujours sur la ville. Et tout d'un coup, la pluie de rocs et de feu cessa brusquement. De grands cris et le bruit des armes s'entrechoquant s'élevèrent alors : les troupes commandées par Amanda venaient de passer les Portes Sud de la ville.

De nombreux soldats grouillaient maintenant dans les rues de Tel Norath, sous les yeux des deux assassins. Tous se dirigeaient vers le sud, certains désorganisés et visiblement mal réveillés, d'autres au contraire en bon ordre de bataille. Des archers investissaient les toits et déversaient une pluie de flèches en contrebas. Visiblement, l'attaque de la ville avait été prévue, et des groupes de soldats d'élite avaient été préparés et spécialement entraînés pour l'occasion. Mais cela n'avait plus d'importance maintenant. Certes, les Sadiques avaient encore une chance face aux troupes d'Amanda, fatiguées par le voyage, les combats maritimes et en infériorité numérique, mais l'effet de surprise avait été en leur grande défaveur. Et l'équilibre des forces n'allait pas tarder à être profondément modifié : les troupes Braves censées stationner au Nord de la ville avaient quitté leur campement aux premiers signes d'attaque sur la ville, et elles se dirigeaient maintenant vers le Sud, afin d'aller prêter main forte aux attaquants.

Azharh et Galufis redescendirent au rez-de-chaussée. Leur rôle était maintenant terminé. Ils ne pouvaient pas sortir et se battre au grand jour habillés comme ils l'étaient. Leurs alliés ne les auraient pas reconnu, et auraient pu les combattre. Ils décidèrent de rester dans le poste de garde et de le tenir jusqu'à l'arrivée des forces Braves. Au rez-de-chaussée, i_ls tombèrent sur trois gardes qui semblaient tenter de faire un bilan de la situation. Les deux assassins leur épargnèrent le soucis de le faire. Puis ils se cachèrent près de la porte et attendirent que d'autres viennent pour les tuer à leur tour...





********************


Une forme sombre se tenait sur l'une des hautes branches d'un arbre, au sud-ouest de Tel-Norath. En l'observant, on aurait pu penser à un amas de feuillage, mais même en la fixant attentivement, il aurait été impossible de percevoir qu'elle n'était en réalité que le silhouette d'un homme, enveloppé d'une cape sombre. Il se tenait là, immobile, les yeux fixés sur la ville en feu, un sourire narquois sur les lèvres. Aucune expression dans son regard : on n'aurait sû dire si le spectacle l'effrayait ou si, au contraire, il s'en délectait...

    "Tu comptes m'observer encore longtemps ?", dit-il d'une voix grave, sans se retourner.

    "Tu avais donc perçu ma présence ? Tu as fait des progrès, je vois...", lui répondit une voix derrière lui. Pourtant, aucune autre forme n'était visible.


    "Tu es donc là pour me surveiller ?"

    "Pas exactement... Je suis là pour recueillir ton rapport, et pour t'assigner une nouvelle mission"

    "J'aurais aimé avoir plus de temps, afin de paufiner mes observations. J'ai découvert tellement de choses intéressantes, ces temps-ci ! Par exemple : tu savais qu'un groupe de Mages de la Confrérie Infernale avaient créé un prototype d'arme de destruction massive qui ne fonctionne que contre les Braves ?"

    "Oui, je suis au courant de ça. Si je me souviens bien, cette arme nécessité beaucoup d'énergie thermique et magique, ainsi qu'une larme de Dragon rouge cristalisée. Ce n'est pas facile à trouver, surtout qu'il en faut une suffisamment grosse pour avoir une bonne portée"

    "Et bien, à Tel Norath, leur machine avait un portée théorique de deux kilomètres. Impressionnant, non ? Je me demande bien pourquoi ils ne l'activaient pas en permanence, histoire d'être tranquilles..."

    "Pour deux raisons toutes simples : cette arme consomme tellement d'énergie qu'on ne peut l'utiliser que pour de très brèves durées, et surtout, leur prototype n'était pas tout à fait opérationnel"

    "Et comment sais-tu ça ?"

    "Le renseignement est mon domaine, voyons ! Tu le sais bien... Et je peux t'assurer qu'il leur manquait encore un élément majeur pour faire fonctionner leur arme. Ils n'ont pas pu l'obtenir, Il y a personnellement veillé..."

    "Ah, je vois... Il était au courant... Et Il ne m'a rien dit..."

    "A quoi cela t'aurait-il servi, de toutes façons ?"

    "Mouais, tu as raison. Et de toutes façons, le Mentaliste et son pote l'ont détruit, ce prototype..."

    "Ah oui ? Hmm... Intéressant... Tu les as observés ?"

    "Bien sûr ! C'était le but de ma mission, je le sais ! Mais ce que je ne comprend pas, c'est pourquoi tu ne t'en es pas chargé toi-même ?"

    "Je suis peut-être une experte dans le domaine du reinseignement, mais tu t'y connais bien mieux que moi en matière de combat... J'ai confiance en ton analyse, et Lui aussi, visiblement..."

    "Bon... Et bien, commençons par le Mentaliste. A son style de combat, pour le peu que j'en ai vu, il fait partie des troupes d'élite de l'Armée Brave, sûrement à la Neuvième Division, celle qui a disparu après la Bataille des 3 Plaies..."

    "Effectivement, c'est bien ça..."

    "C'est un bon assassin, mais il me faudrait plus de temps pour juger de ses capacités dans un combat ouvert. Sinon, le Vampire semble doué, lui aussi. Il est capable d'utiliser certaines de ses capacités occultes, malgré les sceaux qu'il a reçu. Son style de combat respire l'entraînement militaire, mais son style n'est pas du tout celui de l'Armée Brave. La femme-archer ne se débrouille pas trop mal non plus, mais elle a raison de rester en retrait pour soigner les blessés : je ne pense pas qu'elle puisse survivre longtemps en plein coeur d'une bataille. Son acolyte prêtre est très bizarre. C'est vraiment un incapable de première, il a réussi à se faire capturer par l'un des rares groupuscules Sadiques à ne pas avoir encore déposé les armes. Quant au lézard, je ne saurais trop définir son style de combat. Mais il n'en est pas moins un combattant redoutable. Je pense qu'il fonctionne davantage par réflexes que par discipline combattives... Le jeunot, lui, est pas mal débrouillard. Il a quelques techniques de combat qu'il ne peut avoir acquis qu'au sein de l'Armée Brave, mais bon, il suffit d'avoir des yeux pour comprendre qu'il plutôt connait bien le Colonel Stirg... Enfin, il me faudrait un peu plus de temps pour observer tout ça et pouvoir faire un compte-rendu plus détaillé..."

    "Nous sommes, hélas, à court de temps..."

    "Je le sais bien ! Quelqu'un est venu foutre la merde ?"

    "Tu le sens comme moi. Cette aura puissante et écrasante. Un Séraphin : Mandonius Gerdrilm."

    "Rahh !!! Encore un vioque qui envoie ses hommes au carnage avant de s'approprier la victoire, sans avoir besoin de lever le petit doigt !"

    "Dans tous les cas, on ne peut se permettre qu'il nous repère. Je pense que ton rapport est suffisant pour l'instant. Quand tu auras fini ta prochaine mission, tu retourneras Le voir, et Il t'interrogera pour en savoir plus... En attendant, rends-toi à Mirth. Je t'y rejoindrais pour te donner les détails de ta prochaine mission. Ne te fais pas repérer !"

    "Pfff !"



********************




Il devait être six heures lorsque Commandant Mandonius Gerdrilm pénétra dans Tel Norath. Il avait fallu une petite heure seulement aux forces Braves pour venir à bout de Tel Norath. Strauss était maintenant prisonnier, les derniers résistants étaient activement recherchés et éliminés sans aucune pitié. L'Armée allait pouvoir se reposer un peu avant de marcher sur Mirth.

Lorsque Gerdrilm fut installé dans l'hôtel-de-ville, il fit venir à lui Amanda et ses deux autres Colonels, afin qu'ils lui fassent leur rapport. Il apprit ainsi que six Chevaliers d'un ordre appelé Ronde Table s'étaient joints à l'opération militaire menée par sa fille, et que Galufis avait disparu en même temps que l'un d'eux, peu avant que ne débutent les hostilités. Amanda en était visiblement furieuse.

Les deux autres soldats étaient en train de faire leur rapport lorsqu'on entendit des voix s'élever derrière les portes de la Salle de Commandement, où ils se trouvaient. Un des gardes en poste entra, salua le Commandant en se courbant plus bas que terre, et bafouilla à son égard :

    - "Excusez-moi, Commandant, mais il y a là deux hommes qui souhaiteraient vous voir de toute urgence. J'ai eu beau leur expliquer que vous étiez occupé, ils ne veulent rien entendre."

    - "Et depuis quand cédez-vous aux demandes qui vont à l'encontre de mes ordres ? Je ne souhaite pas être dérangé !"

    - "C'est que, mon Commandant, l'un d'eux est le Colonel Galufis..."

    - "Tiens tiens, voyez-vous ça ! Bien, qu'il entre donc, nous avons deux mots à lui dire !"

Le garde se retira et, quelques instants plus tard, Galufis et Azharh entrèrent dans la salle. Leurs armures noires étaient tachées de sang. Galufis semblait boiter légèrement. Les deux hommes s'avencèrent vers Mandonius, sous le regard désapprobateur des deux Colonels, qui avaient leurs mains sur la garde de leurs épées, et sous celui, furieux, du Colonel Stirg. Arrivé devant le Commandant, ils s'agenouillèrent et Galufis prit la parole :
    - "Commandant, je suis à vos ordres !"

    - "Colonel Galufis ! Justement, nous parlions de vous ! Amanda me dit que vous avez disparu alors que vous étiez censé la seconder dans l'attaque du port de Tel Norath ? J'espère que vous allez m'expliquer pour quelle raison vous avez fait cela. C'est un acte de désertion, vous savez ?"

    - "Je... J'en suis bien conscient, mon Commandant. En fait, le Sieur Azharh et moi-même avons infiltré Tel Norath une heure avant le début prévu de l'opération."

    - "Et pourquoi avez-vous fait cela ?"

    - "Nous n'étions pas sûrs que les informations que nous avions concernant les défenses de la ville étaient fiables, ni que le Général Strauss n'avait pas été prévenu de notre arrivée par la mer."

    - "Et vous vouliez qu'il le découvre en vous faisant prendre en plein milieu de Tel Norath même ?"

    - "..."

    - "Et vous, Chevalier d'un Ordre qui n'a même pas fait allégeance officielle à Dieu, qu'avez-vous à ajouter ?"

    - "Rien, Commandant, mis à part que nos soupçons étaient fondés et que nous avons découvert des équipements spéciaux au Nord de la ville, près des écuries..."

Le Commandant Gerdrilm regarda Azharh fixement avec un oeil inquisiteur. Il esquissa un sourire, et reprit :
    - "Et bien. Colonel Galufis, vous avez désobéi délibérément aux ordres d'un supérieur, vous en subirez donc les conséquences. Cependant, vu que notre victoire aujourd'hui fut totale, et vu que vous n'avez pas causé de tort particulier à notre Armée, je saurais me montrer clément...
    Colonel Galufis, puisque vous sembliez tellement pressé de rejoindre Tel Norath, je vous confie le poste de Gouverneur de la ville, en mon nom et celui de Dieu. Vous serez chargé de la reconstruire et de la fortifier mieux que Strauss n'a su le faire ! Tel est mon jugement !

Galufis s'inclina. Il savait que le Commandant avait été juste et généreux, mais il était cependant triste d'être si vite écarté des combats. Pour lui, la Guerre s'arrêtait là...

Amanda ne semblait pas enchantée par le verdict de son père. Elle aurait bien envoyé Galufis au trou, juste pour lui faire comprendre qu'il ne fallait pas lui désobéir. Mais dans le fond, elle s'entendait plutôt bien avec lui. Elle était en colère, c'est tout, mais elle ne le détestait pas. Elle en voulait davantage à ce Chevalier, Azharh, qui avait osé se jouer d'elle de façon insolente. Qu'allait dire son père pour lui ?

    - "Quant à vous, Chevalier Azharh, je pense que passer le voyage jusqu'à Mirth dans une confortable petite cellule isolée sera le meilleur moyen de vous ré-apprendre le respect aux supérieurs dont tout militaire ou civil doit faire preuve."

Azharh s'inclina à son tour. Le jugement de Mandonius était décidément bien clément, ce jour-là. Mais il n'y avait pas que ça. Il sentait autre chose. Mandonius avait sûrement quelque autre raison de se montrer généreux. Derrière lui, il sentait la satisfaction d'Amanda. Bien qu'elle aurait sûrement préféré quelques coups de fouet en prime, elle était satisfaite de voir que Azharh allait être mis aux fers durant la longue marche qui les mènerait jusqu'à Mirth.

Les deux assassins allaient prendre congé, afin de laisser les deux Colonels finir leur rapport. Mais Gerdrilm commanda à Azharh de rester près des portes, en dehors de la pièce, en attendant qu'il le fasse appeler de nouveau. Cela intrigua quelque peu les Colonels ainsi qu'Amanda, mais personne ne fit de remarque.

Après un attente relativement courte, une heure tout au plus, les portes s'ouvrirent et Amanda et les deux Colonels sortirent de la Salle. En passant devant le Chevalier, adossé à un mur voisin, ils lui adressèrent des regards soupçonneux. Azharh entra de nouveau dans la Salle, et les portes se refermèrent derrière lui.

    - "Approche, Chevalier ! Nous avons à parler. Tu as des choses à m'apprendre, et j'en ais d'autres à te dire."

    - "Tout ce que vous voudrez, mon Commandant."

    - "Il me l'avait bien dit que je te rencontrerais un jour. Tu le connais, n'est-ce pas ? L'ex-Commandant Dens Leonis, ce cher Jarald !"

    - "Effectivement, je le connais."

    - "Et c'est tout ? Tu sais, c'est un très bon ami. Il m'a souvent parlé de toi. Azharh, de ton vrai nom Louis Stenzer..."

A ces mots, le regard d'Azharh se mit à briller d'une lueur inquiète. Mais Mandonius sourrit et poursuivit :
    - "Jarald, comme beaucoup de militaires, a perdu sa famille alors qu'il était jeune. Il ne s'est jamais marié, il était trop lié à l'Armée pour ça. Tu as en quelque sorte été le fils qu'il n'a jamais eu. Il a été très attristé lorsque tu as choisi de quitter l'Armée plutôt que d'intégrer l'un des postes que Dieu avait offert aux anciens de la Neuvième, après la Bataille des Trois Plaies. Oh ! Ne sois pas étonné, voyons ! Je sais bien que Flagius et toi en étiez, vous ne l'avez pas caché d'ailleurs, regarde l'armure que tu portes ! Je te rappelle que j'étais déjà le second de Dens Leonis, à l'époque."

    - "Vous vouliez que je vous apprenne des choses ?"

    - "Ne sois pas si pressé, cela viendra... Sache que Jarald m'avait prédit que nous serions amené à nous rencontrer, et il avait vu juste. Jarald n'est plus un des Commandant de Dieu, comme je l'ai dit. Il avait été promu à ce poste, il était devenu Séraphin peu après la Bataille des Trois Plaies, et c'est alors que je lui succédais au poste de Général-Commandant en chef des Unités d'Élite de l'Armée Brave. Mais, il y a de cela quelques années, il a découvert l'existance d'un complot, ou de quelque chose de similaire, qui se trame contre Dieu. Afin de garantir sa sécurité, Dieu lui a conseillé de disparaître jusqu'à ce que les coupables ne se dévoilent, et il m'a choisi pour lui succéder. J'ignore où mon ami se trouve à l'heure qu'il est, mais je pense qu'il est en vie...
    Il m'a chargé de te prévenir : prends garde à ne pas être impliqué dans ce complot !"

Le regard du Chevalier était devenu dur, et son front était plissé de multiples rides. Il leva vers le Séraphin des yeux fermes et résolus et proclama :
    - "Jamais je ne trahirais Dieu ! Ni les Braves ! Même si, comme le disiez, notre Ordre n'a pas fait allégeance officielle à Dieu, nous sommes Ses fidèles serviteurs !"

    - "J'espère que tu dis vrai, et je ne distingue dans ta voix aucun signe de trahison ou de mensonge. Mais Jarald tenait à ce que je te dise cela, c'est la dernière chose qu'il m'a demandé avant de disparaître.
    Maintenant, c'est à toi de m'apprendre ce que je veux savoir. Tu parlais tout à l'heure d' "équipements" que vous auriez trouvé, Flagius, enfin, Galufis et toi, près des Écuries ? Mes hommes ont trouvé là-bas un bâtiment calciné, et des indices nous laissent penser qu'un groupe de Mages Sadiques y avaient établi leur laboratoire..."

    - "C'est effectivement des Mages qui s'y trouvaient. Ils semblaient travailler sur une arme capable de tuer tous les Braves à deux kilomètres à la ronde. C'est tout du moins les informations que nous avons pu récolter. Nous n'avons pas voulu courrir le risque de le vérifier, c'est pour cela que nous avons saboté la machine et ainsi détruit le bâtiment."

    - "Ce que tu m'apprends là est intéressant et inquiétant à la fois. Comme je m'en doutais, les Sadiques ne sont pas aussi fragiles que nous le pensions. Tel Norath ressemblait à une ville sans défense, mais si ce que tu dis est vrai, elle aurait pu se révéler être notre perte à tous. Il faudra que nous interrogions Strauss à ce sujet. Quoi d'autre ?"

    - "Rien de plus, en fait. Il est vrai que Galufis et moi avons agit plus par nostalgie et par "instinct" qu'autre chose. Je sentais que quelque chose clochait, et il n'a pas voulu me laisser y aller seul."

    - "Et bien. Je ne pouvais que vous infliger à tous deux une punition, je ne pouvais pas fermer les yeux, tu le comprends aisément, et lui aussi, j'en suis sûr. Il sera triste, sûrement, d'être mis "au placard", mais enfin, il devra assumer ses responsabilités, et le poste que je lui ais confié n'est pas aussi facile à gérer qu'il ne semble. Tel Norath est un port d'importance stratégique majeure.
    Quant à toi, tu continues avec nous vers Mirth. Je ne peux me permettre de me passer de de tes talents. Pour la prise de Mirth, je devrais me contenter que de deux Unités d'Élite, car toutes nos autres forces se battent à l'Est et au Sud de la ville, et dans les ports de l'Est de la Mer. Un homme issu de la Neuvième est une carte importante à jouer. Et tes Chevaliers peuvent nous aider aussi. Se passer d'eux pour une simple broutille serait stupide. Le colonel Stirg le sait bien."

    - "Votre fille ?"

    - "Hmm. Je vois que tu es bien renseigné. Elle semblait ne pas trop t'apprécier, même si elle est consciente de tes qualités de Guerrier."

    - "..."

    - "Bien, je pense que j'ai dit tout ce que j'avais à te dire. Tu peux disposer..."

    - "Vous connaissez la raison pour laquelle notre Ordre a envoyé notre délégation pour participer à cette Guerre..."

En disant cela, Azharh lançait à Mandonius un regard perçant, auquel celui-ci répondit par un autre regard, sans expression, impossible à interprêter.
    - "Au revoir, Chevalier Azharh. Nous nous reverrons à Mirth."

Azharh s'inclina profondément, puis quitta la pièce. Lorsqu'il sortit de l'Hôtel-de-Ville, il aperçut Ezekhohr, qui l'attendait. Il se dirigea vers lui.
    - "Le colonel Galu-machin m'a dit que je te trouverais ici. Alors ? Qu'est-ce qui c'est passé ? Lorsqu'on a découvert que t'étais plus sur le bateau, avant l'attaque, la fille était furax ! Le Commandant t'a passé un savon ou quoi ?"

Mais Azharh ne répondit pas. Son regard était perdu dans de profondes pensées, il semblait absent...
    - "Eh oh ! Tu pourrais répondre quand j'te cause, non ?"

    - "Hmm... Pardon ? Tu disais quoi ?"

    - "Pfff... Je te demandais si t'en avais pris pour ton grade, là-dedans ?"

    - "Ah... Oui, on peut dire ça..."

Azharh esquissa un sourire et replongea dans ses pensées, au grand damn d'Ezekhohr...
    - "Pfff... Tu deviens vraiment gâteux, toi ! Irrecupérable, j'vous jure ! Bon allez, viens, on rentre au campement, ta femme t'attend..."



...
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 7:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les chevaliers étaient réunis dans leur tente discutant de choses et d'autres. Ez se plaignait de l'absence d'une boisson convenable et approprié à la victoire. Pistachou pestait après son mari qui s'était encore mit dans l'embarras. Deno astiquait sa lame encore tachée de sang. Tous éviter de parler de l'état de santé de Nev.

Sa blessure au genou avait était facilement soignée, celle de l'épaule l'handicaperait quelques jours au plus. Le problème venait de ses yeux. Son oeil gauche était entièrement détruit et il serait peut-être impossible de le reconstituer, quant au droit, il présentait des lésions qui pourraient être longue à guérir et le risque de séquelles était grand. Pour le moment, Nev était aveugle et la douleur lui perçait le crâne. Il tenait bon mais n'avait pas trouvé de repos depuis ce jour.

Larry semblait encore plus perdu dans ses pensées qu'à l'habitué. Le regard dans le vague il contemplait une anneau représentant deux ailes de fée, un serment du voyage.

"Je n'ai pas encore fini ma route."

C'est dans cette atmosphère faussement détendu que débarqua un garde.


-Le Séraphin voudrait vous voir a l'hôtel de ville.

Un étonnement général traversa le petit groupe.

-Nous... voir ? Lança Ez, étonné par tant d'intérêt.

-Oui, tous!

Sur ce, le garde tourna les talons et repartit laissant les chevalier dans une demi-stupeur.

-Vous feriez mieux d'y aller, dit Pistachou. Je vais rester pour tenir compagnie à Nev.

-Bien, alors allons y.

Deno, Ez, Azharh et Larry sortirent donc de la tente. Il grimpèrent sur leurs montures et se mirent en route. Ez remarqua Aérindall attachée dans le dos de Larry alors qu'il n'avait lui même ne serait-ce qu'envisager de prendre son arme. Le même étonnement passa furtivement sur ses deux autres compagnons. Après tout, c'était Larry. Toutefois, sa paranoïa prenait d'étranges proportions.

La petite distance qui les séparé de l'hôtel de ville fut vite avalé et les quatre "hommes" mirent pieds à terre sur la grande place de Tel Norath. La vie reprenait son cours et les gens redressaient les murs tombés. Tous mettaient du coeur à l'ouvrage.

Les chevaliers s'engagèrent dans les couloirs du bâtiment pour arriver devant la porte où ils marquèrent un temps d'arrêt.

-Alors, comment on s'y prend ? On entre calmement en faisant la révérence ? Demanda Ez.

Sans laisser le temps à qui que ce soit de répondre, Larry poussa les battant de la porte et entra d'un pas décidé.


-...On peut faire comme ça aussi.

S'élançant à la suite de Larry, les chevaliers entrèrent dans la salle. Outre Mandonius et quelques gardes, Amanda et Galufis étaient également présents ainsi qu'un homme en robe noire, certainement le secrétaire du Séraphin. Celui ci s'avança à la rencontre des chevaliers, mais Larry l'ignora. Les autres stoppèrent pour assister à la scène et se tenir prêt en cas de problème. Larry s'arrêta à quelques pas du trône. Le regard sévère de Mandonius se posa sur lui. Le chevalier détacha lentement sa faux et mis un genou à terre la tête baissé.

Les compagnons de Larry se détendirent. Les chevaliers ne purent toutefois masquer totalement leur trouble face à ce qui se passait. Larry semblait se soumettre à l'autorité de quelqu'un.


-Maître. C'est une joie de te revoir enfin.

Mandonius éclata de rire. Un rire sonore et conquérant.

-Tu mens toujours aussi mal. Relève toi que je t'embrasse.

Larry s'exécuta et Mandonius le serra dans ses bras.

-Tu sembles bien te porter

-Tu n'es pas trop mal conservé non plus, vieux machin.

Azharh et Ez sortaient à peine du trouble.

-Ote moi d'un doute, mon cher Az. Il vient bien d'appeler un Séraphin "vieux machin".

-On dirait bien, oui.

-Tu savais qu'ils se connaissaient ?

-Ben, comme Larry semble bien connaître Stirg, je me doutais qu'il connaissait le père de celle-ci... mais pas à ce point.

-Stirg est la fille du Séraphin ???

-...

-Je commence à m'y perdre.

Azharh regarda les membres de l'assistance pour voir le visage horrifié du secrétaire, celui stupéfait de Galufis et celui soulagé d'Amanda.

-Je vois que tu portes toujours Aérindall.

-J'en suis le gardien et le maître.

-J'espère que tu la traites bien et que tu ne néglige pas ton entraînement.

-Je t'ai peut-être surpassé.

-Tu crois ?

Mandonius bondit en arrière. Il dégaina un petit poignard et s'entailla la main. Quelques gouttes de sang tombèrent sur le sol qui sembla s'ouvrir en deux à cet endroit. Un manche d'acier sorti lentement du marbre fendu. Le Séraphin s'en saisit et tira une faux à la lame suintante de sang.

-Carmindall, ça fait longtemps que je ne l'avais pas vu.

Larry sourit alors de son horrible rictus meurtrier et se mit en garde. Les deux hommes disparurent subitement. Le temps suspendit son cours.

Un onde de choc souffla lorsque les lames s'entrechoquèrent au centre de la pièce. Le visage de Mandonius était maintenant noir.

Les combattants relâchèrent leur pression. Mandonius lâcha sa faux qui se fondit dans le sol. Larry rattacha la sienne dans son dos. L'ouïe reptilienne de Deno perçue un très léger craquement dans le mouvement du bras de Larry.


-Tu as beaucoup changé, Larry. Tu es dominé par la haine maintenant. Et je sens un grand vide en toi.

Le chevalier quitta calmement la pièce et prit la direction des escaliers. A mi-chemin, il stoppa et se saisit de son bras droit. Dans un violent mouvement de rotation, son humérus se remit dans son omoplate qu'il n'aurait jamais dû quitter. Larry grinça des dents et vida ses poumons.

"Toujours aussi fort ce vieux machin."

Larry retourna aux montures en se tenant le bras et repartit vers le camp.

-Messieurs, si je vous ai demandé de venir, c'est afin de clarifier la situation une fois pour toute, dit Mandonius en se rasseyant. Nous sommes en guerre, et toute aide est la bienvenue. Je connais vos qualités et les apprécie. Mais je sais aussi que vous n'êtes pas des militaires. Je sais que vous voulez aller à Mirth, vous battre. Je ne peux pas vous en empêcher mais je tiens à vous avertir qu'en aucun cas vous ne disposerait de la moindre responsabilité. Eût égard à vos fait d'armes et à la noblesse que je connais à votre ordre, vous aurez droit à l'hospitalité des officiers mais cela ne vous autorise pas à donner des ordres à MES hommes.

Les chevaliers se sentirent comme écraser par la prestance du Séraphin.

-Vous le savez, je ne réponds que devant Dieu et l'archange Mettatron et à ce titre, j'ai certaines libertés. Je puis vous assurer qu'au moindre problème de votre part, les retombées pourraient être fort fâcheuses. nous prendrons la route dans trois jours, vous pouvez disposer.

Les compagnons quittèrent la salle en silence. Silence qui persista jusqu'à leur retour au camp...
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MessagePosté le: Ven Mar 03, 2006 3:44 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le lendemain, de bonne heure, les meneurs de l'expédition firent le point sur les évènements à venir. Az prit la parole:

-Bon, on en a fini avec la mer. Notre but, maintenant, est de rejoindre les troupes stationnées au pied des montagnes, au nord d'ici. On avisera une fois arrivés. Ca devrait nous prendre une grosse journée avec une bonne allure. Le territoire est normalement vierge de tout ennemi, mais pas question de relâcher son attention ou d'agir stupidement.

Cette phrase fut bien appuyée et le chevalier lança un regard vers Nev, qui comprit que cette remarque était un reproche, bien justifié, à peine déguisé.
Denonis leva la main pour réclamer la parole qu'Azharh lui concéda d'un signe de tête.

-Mais, si on ne va normalement pas rencontrer d'ennemis, ni de piège, ni quoi que ce soit de dangereux, pourquoi faire cette réunion.
-Pour vous remotiver un peu et ressouder les membres de l'ordre. Parce qu'entre Larry qui ne nous raconte même pas le quart de la moitié de ce qu'on devrait savoir, toi qui détruit les deux tours du port compromettant la défense de la ville contre la flotte sadique, avec la bénédiction d'Ez, ou Pistachou qui lâche un agneau nommé Nev dans la meute de loups, je trouve qu'on se débrouille un peu comme des branques. On-est-une-équipe. Compris?

Les personnes concernées, sauf Larry, qui estimait ne rien devoir à personne, bredouillèrent un oui qui sonnait comme une demande de pardon.
Le chevalier se détendit un peu.

-Enfin, ça arrive à tout le monde de faire des erreurs. Veillez, chacun de vous, à ne pas recommencer. Allez tous préparer vos affaires. On se retrouve tous dans deux heures, à la porte nord.

Tous sortirent sans faire de réflexions, à l'exception des deux membres du conseil, Az et Ez. Ils restèrent silencieux un moment, puis l'ancien vampire prit la parole:

-Alors? Tu en penses quoi?

Azharh fit non de la tête.

-Il m'inquiête. Plus que la perte de ses yeux, le fait qu'il ait provoquer la mort de ce sadique semble l'avoir beaucoup affecté. En tant que mentor de Nev, tu devrais faire quelque chose au plus vite. Il risque de faire des conneries... Du moins, plus que d'habitude.
-Faut dire que je suis pas le plus qualifié pour les relations humaines, étant donné que je n'en suis pas un. Tu me conseilles quoi?
-Déjà, l'empêcher de réfléchir trop à ce qui s'est passé. L'idéal serait de lui coller quelqu'un sur le dos.
-Pourquoi pas Deno? J'ai l'impression que ces deux-là ont des points en commun.
-On dirait pas, au premier abord, mais je te laisse décider.

Az tendit la main vers la sortie.

-Maintenant, si tu voulais bien sortir, ma femme attend pour entrer.
-Merci de me prévenir, ça me dérangerait d'intervenir dans votre vie de couple.
-Barre-toi, sangsue. Et occupe-toi de ton écuyer...


Deux heures plus tard, toute la fine équipe était prête à se mettre en route. Mais une petite surprise arriva, sous la forme de quatre cariolles et de leurs conducteurs.

-Une escorte?

Az cessa de vérifier l'équipement et se retourna vers ses collègues, au milieu desquels Ez n'avait pas réagi, étant déjà au courant. Le vampire expliqua:

-C'est comme sur le bateau, quitte à ce qu'on soit là, autant qu'on serve à quelque chose. Ce convoi aurait dû partir demain, mais j'ai insisté pour modifier les horaires de départ. De cette façon, le commandement n'aura pas à assigner des troupes à la protection du convoi. Et ça nous fera peut-être un peu mieux voir de la hiérarchie...

Denonis tenta de mettre son grain de sel:

-C'est quand même une mauvaise idée. On risque d'attirer l'attention des ennemis sur nous et en cas de probleme, on n'aura une moins grande marge de manoeuvre...
-Le convoi sera essentiellement constitué de nourriture pour les soldats postés au nord, et on aura le droit de taper dedans.
-... ce qui ne nous empêchera pas de défendre ces victuailles de notre vie.

L'hitiga se retourna vers les conducteurs, et prit la main de l'un d'entre eux.

-Bienvenue dans l'équipe, les gars.

-A noter églament que les cariolles contiennent un vaste choix de boissons alcoolisées.

Az intervint:

-Pas la peine d'en dire plus, on sait très bien que c'est ce qui t'as poussé à faire l'escorte.
-Ha ha ha... Mais qu'est ce que tu vas imaginer?
-Ca sonne faux dans ta bouche, une fois qu'on te connais... Enfin bon, on part dans cinq minutes verifiez bien tout.

Une fois tout le monde repartit, un des caravaniers s'approcha:
-Vous êtes sûr de vos gars, parce que moi, j'ai des doutes.
-Y'a pas de raison de s'en faire. En situation critique, ils sont très efficace. Mais je comprends vos doutes. Notre courgette est vraiment constituée de chevaliers à part. En plus de moi et ma femme, vous allez être escortés par un vampire alcolo, un asocial paranoïaque, un lézard crève-la-dalle et un aveugle pacifiste. Et dire qu'on a failli emmener le dragon 10 PI et la liche aux rastas...

Le caravannier prit le parti d'en rire.



-Pfff...
-Nev, c'est toi qui viens de soupirer?
-Oui.
-Dis-le si je t'ennuie?

Bien sûr que Deno l'ennuyait. Le groupe avait parcouru prêt de la moitié du chemin, et depuis le début, l'aveugle n'avait pas eu un instant de répit. Le reptile s'était transformé en une sorte de moulin à paroles fou.

-Honnêtement, je dois dire que oui. Tu commences sérieusemnt à me fatiguer. J'ai pas eu un moment de calme depuis notre départ.

Nev prit conscience d'avoir été un peu loin sur ses reproches, mais contrairement à ses attentes, la réaction de l'hitiga fut un grand sourire.

-Parfait.
-Comment ça, parfait?

Nev fit les yeux ronds, enfin quelque chose qui aurait ressemblé à ça si il avait encore des yeux. Denonis haussa les épaules.

-Bah oui. Ez m'a donné la consigne de t'empêcher de réfléchir calmement à tes problèmes, Alors je m'applique. Mais bon, j'ai jamais autant parlé que durant les dernières heures.
-Heu...
-D'ailleurs, j'ai la gorge toute sèche. Je peux taper un peu dans ta gourde?
-Heu...
-Bah, non. Laisse tomber, j'vais prendre la mienne.
-Heu...

Deno commença alors à descendre sa gourde à un vitesse vertigineuse afin de ne pas laisser à son coéquipier le temps de réagir. Malgré tout, celui-ci eu le temps de bredouiller un mot avant la fin de la monstrueuse gorgée du reptile.

-Merci, Deno.
-J'vois pas trop pourquoi tu me remmercies. Rappelle-toi les paroles du big boss en second, tout à l'heure. On est une équipe. Si il y en a un qui tombe, les autres l'aident à se relever. Pas plus compliqué que ça. Alors, ça va mieux, maintenant que tu as réalisé que t'était pas tout seul à te battre contre toi-même?
-Un peu...
-Mon oeil, tiens... Dans deux minutes, tu retombes dans la déprime. Enfin bon...

Le silence revint durant quelques secondes.

-Deno?
-Ouais?
-Si tu pouvais éviter les expressions du genre "mon oeil", "tu vois" et "regarder les choses en face"...
-Ah, c'est toi qui vois.

Nev soupira un grand coup.

-Sinon, j'entends un truc qui grince depuis tout à l'heure. Tu sais ce que c'est?
-Ah, ça? C'est mon armure. Elle rouille un peu à l'intérieur, apparement.
-De... De quoi?

Nev failli en tomber de son cheval.

-Tu peux répéter?
-Bah oui, avec tous les séjours dans l'eau que j'ai fait depuis le début du voyage, c'est un peu normal.
-Et t'as pas pensé à la nettoyer?
-Ah si. Je nettoie l'extérieur régulièrement. Mais comme je peux pas l'enlever.
-Tu... Attends deux secondes. On a ces armures depuis un paquet de temps, et tu l'as pas enlevé une seule fois?
-En effet, vu qu'elle est coincée. Elle est pas vraiment sur-mesure, alors je pensais qu'elle serait un peu sérée, mais j'étais en dessous de la vérité. Si, j'arrive à en enlever un petit bout, pour quand j'ai envie de...
-Je veux pas les détails. Enfin quoi, tu dors avec?
-Ah bah, forcément. Et je passe pas des nuits géniales. M'enfin bon, c'est un cadeau, je vais pas la jeter.
-Mais quel abruti. Si tu avais peur qu'elle rouille, il fallait pas aller dans l'eau.
-Raah, c'est ça le problème. J'adore nager.
-Tu sais pas nager, me prends pas pour un con.
-Bien sûr que si, j'adore l'eau. Je pourrais me baigner pendant des heures.

Nev étudia le ton de la voix du lézard, mais celui-ci semblait dire la strict vérité, au point que l'aveugle commença à douter de lui-même.

-Pourtant, quand on est monté sur le bateau...
-Oui, je me souviens. J'étais enthousiaste à l'idée de voyager sur la mer, je m'en souviens très bien. Et puis, franchement si j'avais pas su nager, comment je serais remonté sur le bateau au milieu de la tempête, hein?
-Bah, c'est Ez qui...

Une voix retentit derrière eux.

-Quoi, qu'est-ce qu'il a, Ez?

Le vampire se trouvait justement derrière eux. Il demanda:

-C'est important, ce dont vous parlez?

Deno répondit en haussant les épaules.

-Non, c'est un petit point de détail. Pourquoi?
-Il faut que je discute entraînement avec mon écuyer, je peux te l'emprunter? Quoique, en fait, c'est pas une question....

Sur ce, il attrapa la bride du cheval et l'emmena ainsi que son cavalier, plus à l'avant, afin de distribuer des brides de sagesse à la nouvelle génération. Denonis regarda à droite et à gauche, au cas où quelqu'un tenterait d'engager la conversation. Puis, voyant que non:

-Bon, c'est l'heure de manger un truc.
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Si vous ne comprenez pas les histoires que j'écris, c'est que vous n'avez pas lu ça.


Dernière édition par Deno le Mar Mar 21, 2006 1:33 am; édité 1 fois
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Azharh
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MessagePosté le: Mar Mar 07, 2006 4:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cela faisait deux jours que le petit groupe avait quitté Tel Norath. Le convoi qu'ils escortait rendait leur marche plutôt lente, leurs montures ne risquaient pas de fatiguer à ce train là. La région qu'ils traversait était totalement désolée. C'était une grande plaine, une lande, presque entièrement dépourvue de toute végétation pouvant dépasser le mètre cinquantes, et les combats récents qui s'y étaient déroulés n'avaient pas vraiment embelli le paysage... Rencontres alliées comme ennemies inexistantes, aucun animal visible, de rares piaillements d'oiseaux, de temps en temps, bref... Nos amis se faisaient passablement ch***...

Azharh avait été très sévère quant à la protection du chargement. Non pas protection d'éventuels ennemis, mais bien de certains membres de l'Ordre, qui auraient bien voulu profiter de l'autorisation de "tapper dedans". Le Chevalier avait vite fait de les faire déchanter. "Nous utiliserons nos provisions personnelles. Pas question de toucher au convoi, nous sommes en Guerre ! Les soldats du front auront besoin de toute la nourriture que nous serons à même de leur fournir !"


La nuit venait de tomber et, comme d'accoutumée, les tentes de voyage avaient été dressée autour d'un maigre feu de camp. A vrai dire, il était plus là pour illuminer que pour réchauffer. Le temps était assez clément dans la région, mais très sec, ce qui expliquait l'aridité du paysage. Certains s'était étonné de trouver un tel territoire si près de la Mer... Mais ils se rapprochaient des montagnes, et la température ambiante tombait de jour en jour...

Alors que les membres de l'Ordre et leurs compagnons de route étaient rassemblés autour du feu pour le repas, Az et Ez étaient allé s'asseoir à l'écart pour discuter...


    - Nous n'aurions pas dû les amener. Je pense maintenant, avec un peu de recul, que c'était une erreur...

    - Je vois pas pourquoi tu dis ça. Ils se sont plutôt bien débrouillé, je trouve. Bon, c'est vrai que Nev a un peu perdu la vue et qu'on a récolté une ou deux blessures par-ci par-là, mais bon...

    - Tu ne te rends pas compte. Ils ne sont pas fait pour la Guerre, nous n'aurions pas dû leur demander de nous suivre !

    - Pistachou ne voulait plus te laisser partir seul. Nev voulait la suivre, et je devais poursuivre l'entrainement de Deno, quant à Larry...

    - Oui, lui c'est normal qu'il soit là, c'est son combat, nous sommes venu l'épauler. Mais les autres... Pistachou, par exemple. Elle a vu beaucoup trop d'horreurs...

    - Elle est forte, tu te billes pour rien...

    - Je sais qu'elle est forte, mais elle n'est pas faite pour la Guerre. Ni Nev d'ailleurs... Pour Deno, la Guerre est terminée depuis bien longtemps... Il n'y a vraiment que Larry, toi et moi qui sommes des soldats, et encore, toi...

    - ...

    - Anyway~~

    - Eh ! C'est ma réplique, ça !

    - Ouais, bon... En tous cas, nous allons vers un Siège maintenant. C'est pas tellement plus beau qu'une prise de Ville, tu sais... Des gens qui crèvent la dalle à l'intérieur, des soldats écrasés par les pierres, brûlés par l'eau ou la chaux bouillante, ce sera un beau carnage... Je ne suis pas sûr de vouloir leur faire voir ça...

    - Ne t'inquiète pas. Au pire, on trouvera bien de quoi leur éviter ça...

    - Ce dont j'ai peur, c'est que le Commandement Brave ne profite de notre présence pour nous réquisitionner. Après tout, nous sommes au service de Dieu, nous n'avons jamais dit le contraire. Et ils ont besoin de tous les effectifs possibles pour la Guerre. Ils ne se passeront pas d'une poignée de Chevaliers, s'ils peuvent nous utiliser...

    - J'ai effectivement cru comprendre que nous serions mis à contribution.

    - Bon, j'en parlerai avec Pistachou quand nous serons arrivés...

    - Un conseil : fais-le avant.

    - Pourquoi ?

    - Ben, parce que quand nous serons arrivés, tu seras assigné aux cuisines du Camp Principal et tu ne seras autorisé à en sortir que pour participer aux assauts.

    - ...

    - Fais pas cette tête ! Il paraît que c'est ta punition pour une certaine "petite escapade" que tu aurais faite, l'autre jour... Je me disais bien, aussi, qu'on t'avait pas beaucoup vu lors de l'assaut sur Tel Norath.

    - ...

    - En tous cas, ils ont beaucoup d'humour au Commandement Brave. Ils t'avaient déjà repéré sur le bateau, ils ont décidé de prolonger ton contrat, on dirait... Vivent les patates !!

    - Rahh, elle m'a eu ! Cette garce d'Amanda !

    - Avoue que tu t'en sors bien, quand même...

    - Ouais, c'est vrai... Sûrement beaucoup mieux, en tous cas, que si c'était Stirg seule qui avait choisi ma punition...

    - Pour sûr !

La dernière voix était celle de Larry. Il se tenait derrière les deux amis, un morceau de pain à la main. Ez se retourna pour le dévisager un moment, sans rien dire. Azharh ne bougea pas, mais prit la parole.
    - Ce n'est pas bien d'écouter aux portes. M'enfin, tu tombes bien, je voulais te voir. Ne crois-tu pas que, maintenant que nous sommes près du but, il serait temps de nous faire un petit peu plus "confiance". Tu pourrais nous expliquer quelques petites choses, comme par exemple tes relations avec Amanda, Mandonius, ou même Khairne Brandcol... Non pas que je sois curieux, mais il me semble qu'au point ou nous sommes, nous avons le droit de savoir, non ?

Il se tourna finalement vers Larry, lui lançant un regard inquisiteur et attentif, prêt à entendre ce qu'il pourrait lui dire. Ez se tourna vers lui également et un lourd et long silence se fit...
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MessagePosté le: Mer Mar 08, 2006 11:52 am    Sujet du message: Répondre en citant

Larry poussa un soupir résigné. Il avala le morceau de pain qu'il tenait dans sa main et sorti sa pipe. Il alla s'asseoir face aux deux chevaliers. Il bourra sa pipe, l'alluma et en tira une longue bouffé, comme un grand-père s'apprêtant à raconter une histoire à des enfants.

-Je n'sais pas par où commencer alors je vais simplement suivre l'ordre chronologique. Khairne et moi sommes nés au même instant dans deux maisons voisines. La seule différence entre nous est que j'avais mes deux parents. La mère de Khairne n'a jamais voulu dire qui était son père. Nous avons donc été élevés ensemble.

Lorsque nous avons eu trois ans, la peste propagée par Satan fit de nous des orphelins. Un ami de mon père, Julius Mirmid, qui n'était alors Lieutenant dans les sections d'élite nous a recueilli. Il nous a élevé comme ses fils et nous a entraîné. Pour tant de bonté, il fut nommé capitaine du troisième bataillon. C'est là que Khairne et moi sommes rentré après avoir fait nos classes chez les Aiglons d'airain. Nous n'avions pas pour ambition d'intégrer les sections d'élite nous voulions rester auprès de notre père adoptif. C'est là que nous avons rencontré Amanda Stirg. Khairne et elle sont tombés amoureux.

Quelques jours avant la bataille des Trois Plaies, Khairne se déchira le mollet lors de sa garde de nuit. Il ne fut pas là pour défendre Julius qui mourut sous le coup des assauts des traîtres de la neuvième.

Azharh grinça des dents à l'écoute des ces paroles. Ez, lui, écoutait avec une fausse espièglerie. Il attendait les passages plus croustillant afin d'avoir matière à rire un peu.

-J'ai rencontré ma femme pendant ma convalescence...

-Haaaaaaha !!!!! Le syndrome de l'infirmière !!!!!

Un silence de mort s'installa. Ez pouvais sentir les regards pesants des deux chevaliers.

-Ok, c'était pas drôle...

-Anyway~~...

-Hey, tu vas pas me piquer ma réplique toi aussi ???

-Lorsque que je fus guérit, eut égard à mon âge, l'armée me laissa choisir le lieu de ma nouvelle affectation. Je partit donc pour En-dal avec Khairne et Amanda. Amanda savais que son père biologique, Mandonius Gerdrilm, était celui dont m'avais parlé Julius alors qu'il agonisait dans mes bras. Pour faire court, nous l'avons rencontré et il a accepté de reprendre le rôle de Julius. Il possédait trois faux. Il me donna Aérindall et fit cadeau de Mérindall a Khairne.

Quelques temps plus tard, Khairne et Amanda se marièrent et j'épousai ma femme Shareen en même temps.

-Vous faisiez tout ensemble ?

-Il est comme un frère pour moi.

-Pourquoi veux tu le combattre alors ?

-J'y viens. Peu de temps après, Khairne disparu lors d'une bataille. Cette évènement me marqua et je quittai l'armée pour m'installer avec ma femme qui attendait notre premier enfant. Amanda resta dans l'armée, en apprenant la disparition de son mari, elle fit une fausse couche. Elle resta dans l'armée pour venger son mari et son enfant. Nous avons tous cru à sa mort.

Trois ans plus tard, un l'escadron sadique frappa le village dans lequel je vivais avec ma femme et nos enfants. Il était commandé par Khairne. J'ignore pourquoi il m'a laissé en vie mais il a massacré ma famille. Ma femme agonisa pendant des heures juste sous mes yeux.

J'ai alors repris les armes. J'ai rejoint les bataillons mercenaire de l'armée le temps de comprendre ce qui avait changé chez celui que je considérais comme mon frère. J'y ai retrouvé Amanda qui le commandait en temps que capitaine. Nous avons fait du ménage pendant environ deux ans. On nous envoyait là où on jugeait qu'une intervention ouverte de l'armée serait inappropriée. Nous étions en quelque sorte un section d'élite de plus. Les remplaçants de la neuvième en moins fin. Les effectifs changeaient tous les jours. Les mercenaires ne restaient que tant qu'il estimaient que leur paye était suffisante. Nos mission d'assassinat relevaient plutôt du massacre aveugle de bataillons sadiques et de troupes de brigands.

Un jour, on nous commanda l'élimination d'un commandant sadique. Sétile Brandcol. La mission fut un échec. Nos informations étaient fausses. La cible n'était pas là. A la place nous sommes tombé sur le sixième l'escadron de la mort sadique et son commandant : Khairne Brandcol. En effet, je le savais depuis peu, Sétile était le père de Khairne dont il avait violé la mère.

J'étais occupé à l'extérieur et Amanda affronta seule Khairne. Elle tenta de le ramener de notre coté mais échoua. Khairne la laissa pour morte et s'enfuit. Il l'avait blessé si fort, que les médecins déclarèrent qu'elle ne pourrait plus avoir d'enfant.

J'ai poursuivit Khairne pendant 6 mois, jusqu'aux porte d'Abaddon, la cité infernale où se trouve le palais de Satan. Je ne me souviens pas de ce qui s'est passé ensuite. Je me souviens juste avoir erré pendant quelques mois en massacrant les sadiques jusqu'à ce que je pénètre dans la taverne.

Le silence se fit. Azharh Réfléchit un instant.

-Donc, tu veux te venger.

-Cela vous étonne ? Allons, je n'ai jamais été animé par autre chose que la haine. Vous l'avez bien vu.

-Je ne suis pas sur que ce soit le meilleur choix. Une haine si forte ne peut exister entre deux être si proches.

-La différence entre l'amour et la haine est aussi fine que le tranchant de la meilleur des lames. J'aimais profondément Khairne. Et c'est pour ça que je me vengerais.

-Tu t'égares du code des chevaliers. Tu t'égares du chemin de celui qui est en droit de porter cette faux.

-C'est là que vous vous trompez chevalier Azharh, dit Amanda en pénétrant dans la tente. Il suit son propre chemin depuis des années.

Le convois avançait avec une telle lenteur que la première moitié de l'armée brave, commandée par Amanda, les avait rattrapé.

-Je vous conseille fortement d'aller dormir, demain nous forcerons le pas pour arriver dans l'après-midi aux campements.

-Certes, nous avions fini de toute façon.

-Larry!!! Viens avec moi. Nous avons quelques petites choses dont nous devons parler.

-Là! Je sens que tu va dérouiller, Lança Ez avec un petit air moqueur.

Larry se leva et quitta la tente.

-Qu'est-ce que tu penses de ce qu'il vient de nous raconter ?

-Il a dit la vérité en parole, mais ses sentiments semblaient contradictoire. Il doit lui rester une parcelle de son âme, enfouie au plus profond de lui.

-Bonne nouvelle, il n'est pas complètement cinglé.

-Mais, il y a un mystère qui m'inquiète. Je me demande ce qui a bien put lui arriver a Abaddon.

Durant l'heure qui suivit, tout le campement put entendre les cris de colère du Colonel Strig. Elle n'avait visiblement pas apprécié que Larry raconte cette histoire a ses compagnons.


Le lendemain, le convois arriva en vue des campements ...
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Deno
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MessagePosté le: Mar Mar 21, 2006 1:55 am    Sujet du message: Répondre en citant

-Deno...

L'hitiga frémit en reconnaissant son nom. La voix réitéra.

-Deeennnoo...

Cette fois-ci, l'appelé ne réagit même pas. L'appel devint alors plus insistant.

-DENO, DEBOUT, ESPECE DE GROSSE....
-C'est bon, Ez. Je suis réveillé depuis la première fois que tu m'as appellé...

Le reptile regarda autour de lui, chercant où il s'était endormi. En avisant la toile bleue qui formaient les quatre murs et le plafond, il comprit qu'il était dans une tente, sur une couche rudimentaire. Les souvenirs lui revinrent rapidement. Le convoi était arrivé sans problème au camp en début d'après-midi, et l'hitiga s'était accordé une petite sieste. Il se dressa sur son séant et se gratta la tête sans réprimer un baillement. Avant même que celui-ci soit terminé, il posa une question au vampire, qui ne comprit que la fin.

-... nous attaque?
-Non.
-Alors, c'est nous qui attaquons?
-Non plus, du moins, pas encore.

Ses yeux embués fixant Ezekhohr, Denonis commença à se demander si le non-mort avait une bonne raison pour le réveiller ainsi.

-C'est l'heure de la bouffe du soir?
-Le repas n'est que dans trois heures. Et je ne t'aurais pas réveillé pour quelque chose d'aussi peu important.
-Question de point de vue.

Un deuxième baillement vint secouer l'hitiga. Passablement énervé, comme toute créture vivante tirée de son sommeil, il demanda:

-Bah alors, kestuveux?
-Entraînement avec Nev.

Le bruit de Denonis se recouchant (s'écroulant?) sur son lit en soupirant fut entendu par deux braves à l'extérieur de la tente. Ez était les bras balants devant la réaction de l'écuyer, qui s'était recouché en lui tournant le dos.

-Qu'est-ce que tu...
-J'en ai ma claque de cet entraînement pourri. La méthode "Rester le cul par terre pendant des heures", je doute de son efficacité en combat. Et en plus, je me soigne très bien tout seul.

Allons bon, voilà qu'il se met à bouder comme son mentor... Autant réagir comme il se doit, alors.

Le vampire amorça un coup de pied vers les côtes du récalcitrant, pour lui faire changer d'avis sur ses projets à court terme, mais s'aperçut que les cibles étaient protégées par des couches de métal. Un sourcil prit de la hauteur.

-Dis donc, le croco. Tu dors en armure?

Sans même essayer de sonder l'esprit de l'écuyer ou quoi que ce soit du même genre, Ez compris que sa question avait mis mal à l'aise. Denonis tenta quand même une excuse.

-C'est un entraînement. Si j'arrive à dormir avec cette saloperie, je pourrais dormir n'importe où...
-Tu peux déjà dormir n'importe où... Me prend pas pour un con. T'as quelque chose à cacher?

L'hitiga se retourna et poussa un grand soupir, un des plus long qu'il ait jamais fait. Il se rassit.

Après tout, c'est une personne... quelqu'un.... quelque chose... Enfin bref, il est de confiance. Autant lui raconter mes problèmes. Et comme une démonstration vaut mieux qu'un long discours...

Deno commença à défaire les gantelets qui protégeaient son avant-bras droit, puis attaqua plus au dessus, cherchant à libérer son épaule. Lorsque tout le bras fut à l'air libre, le vampire remarqua qu'en effet, quelque chose clochait.

Lorsque toute l'armure fut à leurs pieds et que le reptile n'était plus vêtu que d'un simple pantalon, Ez put juger de l'ampleur du problème. De petites parties du corps de l'hitiga était recouvertes de plaques d'un noir d'ébène. Le chevalier demanda simplement:

-Ca fait combien de temps?
-Une semaine, peut-être plus. Au début, ça n'était que des points éparts.

Ez observa ce phénomène de plus près.

En fait, ce ne sont pas des plaques. Ce sont ses écailles qui sont teintes en noir. Etrange. On dirait une sorte de maladie.

-C'est douloureux?
-Absolument pas. Si je ne l'avais pas vu, je ne m'en serais pas rendu compte. Ca ne gratte même pas. J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'un poison, mais c'est pas très efficace, dans ce cas. Et comme il y a aucun autre changement que la couleur...

Cette fois, ce fut le chevalier qui lâcha un soupir.

-De mon temps, les écuyers n'avaient pas autant de problèmes. Je vais en parler avec les autres.
-Bof, tu sais, ça m'a pas l'air très dangereux. Enfin bref, bien content d'avoir viré cette armure. Il est bien gentil le copain à Maître Stalfos, mais moi, j'aime pas trop porter de trucs lourds.

Ez eu un regard pour la gigantesque épée à deux mains dans le coin.

-Je vois ça... Bon, maintenant que tu es debout, on y va?
-Hé, essaye pas de m'embobiner! J'ai dit non, c'est non.

Le vampire comprit alors qu'il fallait faire miroiter une récompense.

-Si tu veux, on fera un petit échauffement à armes réelles, d'abord.

L'hitiga haussa les épaules et prit son arme.

-Y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... On s'entraîne où?

Le chevalier montra un coin de la tente du doigt.

-Il y a un champ, dans cette direction. Ca sera parfait pour l'entraînement. Vas-y en premier, je dois aller chercher Nevmorgul.



Une petite dizaine de minutes plus tard, Ez et son écuyer arrivèrent en vue du champ sus-nommé. Au milieu de celui-ci, le reptile attendait, assit en tailleur, son épée posée à plat devant lui. Il avait manifestement décidé de ne plus se préoccuper de cacher ses tâches noirâtres, maintenant que ce n'était plus un secret. En sentant Nev arriver (parce qu'un vampire, ça a pas vraiment d'odeur), Denonis ramassa son arme et se leva, puis s'adressa à son futur adversaire.

-Bon, on y va?

Ezekhohr fit un signe de la tête à son écuyer pour lui signifier de s'éloingner un peu puis commença:

-Tout d'abord, une petite précision. Tu es sûr de vouloir faire ça à armes réelles? Je sais bien que toi et moi ne sommes pas du genre à nous écrouler à la moindre petite blessure, mais...

Le vampire eu un petit sourire narquois en détachant sa double-lame.

-...je ne voudrais pas te faire mal.
-Hé, fais pas trop le malin, monsieur le cadavre. Tu m'as encore jamais vu me battre à l'épée. Par contre, je voudrais bien que tu n'utilises pas la magie.
-Tu m'infliges un handicap, là. Mais c'est d'accord, étant donné que je pourrai te battre avec une main dans le dos (un petit coup de la modestie légendaire d'Ez, ça fait pas de mal ). C'est quand tu...

La phrase n'était même pas finie que Deno lui fonçait dessus.

Hé bien. Quelle motivation de sa part... Dommage qu'il ait une arme absolument pas adaptée à m'affronter. Il va devoir se surpasser.

En effet, et l'hitiga le savait bien, son épée à deux mains, capable de plier aisément les armures les plus lourdes, ne lui serait d'aucune utilité face à la vitesse surnaturelle du vampire. Trop lente et trop lourde, elle ne ferait qu'handicaper ses mouvements s'il tentait de l'utiliser de manière traditionnelle. Deno tenta un coup horizontal, qu'Ez évita facilement en se baissant, l'ayant vu arriver à des kilomètres. Ce mouvement ample ayant laissé la garde du reptile grande ouverte, le chevalier eu une opportunité énorme, et ne se priva pas de l'utiliser. La double-lame partit vers les jambes dénuées d'armure de l'hitiga.


Nev, privé de l'usage de ses yeux, ne distinguait plus les combattant que par l'absence totale d'énergie magique de Denonis, qui tranchait avec le décor environnant autant qu'une tache d'encre sur un parchemin, et l'aura grise d'Ezekhohr, couleur résultant du mélange de l'énergie du prêtre de Râ avec celle du vampire qui l'avait habité. Pourtant, même quasi-aveugle, l'ancien assassin voyait la fin du combat arriver, aussi nettement qu'il avait vu l'attaque de l'hitiga survenir. Celui-ci allait avoir une jambe tranchée et s'écroulerait dans l'herbe. Grâce à sa régénération, le reptile n'aurait probablement aucune séquelle physique, mais son amour-propre allait en prendre un sacré coup. Nev releva les yeux (il les avaient baissé, car la vue du sang le rend malade, à cause de quelques bricoles dans son passé) pour constater que les deux combattants était maintenant éloingnés de quelques mètres et que l'estropié présumé tenait toujours sur ses jambes, étant donné qu'il avait encore les deux. Plus surprenant, c'était le non-mort qui saignait du visage, certes faiblement. Celui-ci complimenta l'écuyer:

-Très bien vu. Lâcher partiellement ton arme au dernier moment pour me coller un coup de griffe, je ne m'y attendais pas. Tu es moins un boulet que tu en as l'air, ou que ton ascendance dans l'ORT laissait présager.

Malgré tous ces compliments, Ez avait vu le coup arriver assez tôt pour avoir le temps de se dégager du corps à corps, évitant une blessure autrement plus grave qu'une coupure sur l'arête du nez. Denonis avait juste profité de l'oubli de la part du chevalier de la densité osseuse phénoménale récupérée sur un ennemi non moins phénoménal (voir ou revoir BG de Denonis, sur le forum de l'ORT, même si ça se lit pas en cinq minutes. Auto-promo, quand tu nous tiens... ).

-J'ai beau faire le mariole, mais sa double-lame m'a quand même entaillé la moitié de la jambe. Au moins quinze minutes pour régénérer, ce genre de blessure. Abruti de mentor, il n'aurait pas pu forger une arme moins effilée? Sans compter que la même feinte ne marcherait pas deux fois...

Deno fonça une fois encore sur un Ez immobile. Celui-ci esquiva le premier coup, puis le deuxième, puis tout ceux qui vinrent après.

-Comme je le pensais.... C'est encore un débutant au maniement de l'épée. Ses attaques, en contrepartie de leur puissance évidente, manquent de vitesse et de précision. Dommage, ça aurait pu être fun.

L'épée à deux mains siffla aux oreilles du vampire, sans qu'il n'en soit inquiêté. Il fit un bond en arrière pour se mettre hors de protée puis intima de stopper à l'écuyer. Ezekohr demanda:

-Depuis combien de temps te bats-tu à l'épée?
-J'ai environ deux ans d'expérience.
-C'est peu pour un guerrier.
-Je sais bien. J'ai été nul, pas vrai?

Ez haussa les épaules.

-Nul... Nul... Faut pas exagérer. Mais c'était pas brillant. Tiens-toi en aux techniques à mains nues pour l'instant. On verra plus tard pour...
-Ca va. Ca va. J'ai compris. Bon... Maintenant, c'est l'entraînement bidon?

Nev se leva et s'étira, pour chasser l'engourdissement. Il répondit à la place du chevalier.

-Oui, sûrement. A moins qu'il y ait quelque chose d'autre de prévu?

Le vampire fit non de la tête. Deno soupira:

-A mon tour de rester sur le cul pendant des heures.
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Si vous ne comprenez pas les histoires que j'écris, c'est que vous n'avez pas lu ça.
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Azharh
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MessagePosté le: Sam Avr 08, 2006 7:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le soir tombait sur le campement Brave. Le tumulte de la journée faisait place à un plus grand silence. Les hommes, visiblement sereins, avaient terminé leur "repas" (la tambouille militaire, quoi !) et s'étaient rassemblés autour des feux allumés pour les gardes. Là-bas, chacun racontait les exploits accomplis lors de précédents combats, souvent en enjolivant quelque peu son rôle, tout cela dans un bon esprit de franche camaraderie. Les Braves étaient victorieux dans la région, et il était clair que Mirth n'allait pas tarder à tomber...

A l'est du campement, une "bonne" odeur de nourriture flottait dans l'air, autour du quartier des cuisines. Là-bas, la grosse activité qui avait régnée quelques heures plus tôt était maintenant oubliée, et les quelques hommes restants s'activaient à ranger leurs ustensiles et à faire la vaisselle...

    - Alors ? Tu fais quoi ?

    - Ca se voit pas ? Je fais la plonge, gros malin !


Ezekhohr semblait ne pas avoir prêté attention a cette réponse. Son regard était déjà perdu dans le vide, devant lui, comme s'il songeait à quelque chose de mystérieux.
    - Comment vont les autres ?

    - Ta femme va bien, si c'est ça qui t'inquiète. Je ne l'ai pas encore mangée...

    - Très spirituel ! Et les autres ?

    - Nev et Deno ? Ils s'entraînent. Vu leur niveau, ils ont encore pour des années. Mais le petit lézard tiendra pas jusque là... Il a la patience d'un Ferag...

    - Ah oui ? Ton entraînement ne lui convient pas, peut-être...

    - Bah, s'il veut progresser, il n'a qu'à un peu plus m'écouter...

    - Et ses écailles ?

    - Tiens, tu sais ça, toi ? Il te l'avait dit ?

    - Non. Mais un Deno qui dort avec son armure est un Deno suspect...

    - Tss, j'te jure. T'as lu dans ses pensées, je parie.

    - Même pas, j'y ai juste jeté un coup d'oeil quand il dormait.

    - Et il s'est pas réveillé ??

    - Bah non. J'étais spécialisé dans le domaine autrefois, tu sais...

    - Ouais bon. En tout cas, il lui faudrait un bon entraînement à l'épée. Le pauvre a vraiment du mal. S'il va sur le champ de bataille, il fera pas long feu.

    - Tu veux que je m'en occupe ? Tu peux me l'envoyer deux heures après le repas de midi. *Attention aux assiettes*

    - Ouais... Je pense que je lui dirais de venir te voir alors. Ce sera toujours mieux que rien... *T'as qu'à pas les laisser traîner n'importe où !*

    - Ok, je l'entraînerais alors. Qu'il vienne avec son épée et son armure. Je te le garderais deux heures, ça devrait bien le crever... *Eh ! C'est une cuisine ici, je te rappelle !*

    - Bon, sinon, rien de spécial à me dire ?

    - Gros assaut sur Mirth prévu la semaine prochaine. On attend encore des renforts de l'Ouest. J'en sais pas plus. Ils sont pas très clairs au commandement je trouve, faudrait pas qu'ils décident de faire Tour Operator, sinon ça risque de donner...

    - Très drôle... Je savais déjà pour la semaine prochaine. On a tous été intégrés à la même phalange. On m'a aussi dit que "mes hommes devaient se tenir à carreau". Pfff... Comme si on était des boulets...

    - ... euh...

    - Oui, bon. Ok, c'est bon, je sais, on EST des boulets... M'enfin, je pense que nos jeunes feront beaucoup moins les marioles quand les soldats autour d'eux commenceront à tomber comme des mouches...

    - Ben dis-donc, c'est gai, l'armée.

    - Bah, la Guerre, c'est toujours pareil : un bon massacre, une belle victoire... Mais c'est pour ça que je veux que tu t'arranges pour que Pistachou et Nev restent à l'écart du combat. Qu'ils se trouvent une infirmerie et aident à soigner les blessés, mais qu'ils ne combattent pas.

    - Bien entendu. Je m'occupe de ça.

    - Je ne sais pas combien de temps il faudra pour que l'Armée Brave prenne le contrôle de Mirth... Néanmoins, dès que ce sera fait, nous repartirons le plus vite possible...

    - Pressé ?

    - Pas spécialement. Mais... depuis quelques temps, j'ai le coeur lourd. Quelque chose - je ne sais quoi - me met plutôt mal à l'aise... J'ai comme une appréhension. Rien à voir avec les combats, cependant.

    - C'est vrai que je ressens aussi quelque chose du style. On se ferait pas un peu vieux, des fois ?

    - Possible ! *rire*

    - Bon, donc je t'envoie Deno demain, après le repas, c'est ça ?

    - Deux heures après, mais oui. On va voir ce qu'il a dans le ventre.

    - Bien, et bien amuse-toi bien avec tes petites amies...

    - *Attention aux assiettes, pu£*%!*

    - ... et te couche pas trop tard !


Le Chevalier repartit aux tentes de l'Ordre. Pistachou était déjà couchée. Nev et Deno étaient assis au coin du feu, et discutaient de leur entraînement de la journée.
    - Tu fais bien de parler de ça, Deno. Demain, nous commencerons l'entraînement plus tôt. Juste après le repas. Comme ça, après, tu pourras aller t'entraîner avec Az.

    - M'entraîner ? A quoi ?

    - Ben, à l'épée pardi ! T'as vu comment t'es mauvais ?

    - De quoi ?!?

    - Bon allez, moi, je vais me coucher. A demain, les jeunes...

Et, sans entendre les gromellements de Deno, et le rire de Nev, le vampire se retira sous sa tente...
_________________
Azharh



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The_larry
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MessagePosté le: Sam Juil 29, 2006 2:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les jours passaient les uns après les autres, inexorablement. L'assaut sans cesse repoussé semblait de plus en plus incertain. Les hommes s'impatientaient, le moral tombait de plus en plus bas. C'est alors qu'un soir, alors que la réunion d'état major allait commencer...

-Mais où est-elle, bon dieu ???? Lança le séraphin.

-Elle est peut-être retenue par l'entraînement des hommes, répondit un capitaine.

-Elle fait peut-être un inspection des tentes, dit un second.

Galufis entra en trombe dans la tente.


-LE COLONEL STIRG EST INTROUVABLE.

Azharh entra alors.

-Vous m'avez fait mander ?

Un capitaine s'avança.

-En effet, nous allons lancer l'assaut et comme vous semblez être le plus responsable de vos chevaliers, vous vous chargerez de les répartir dans les bataillons. Ils n'auront aucun commandement sur les hommes et devront même obéir aux ordres qui leurs seront donnés.

-Et si cela ne vous convient pas vous avez 2 heures pour quitter le campement, ajouta le Séraphin.

-Voici la liste des bataillons où ils peuvent être affectés, termina le capitaine en tendant un parchemin au chevalier.

Azharh déroula le document et jeta un rapide coup d'oeil. Il toisa ensuite rapidement l'assemblée et fixa un instant son regard dans celui du Séraphin. Un léger sourire passa sur son visage, il opina de la tête et se retira en direction de la tente des chevaliers.

Durant le trajet, il examina attentivement le document. Les missions attribuées aux bataillon accessibles n'étaient pour la plupart pas d'une importance vitale mais comportaient une part de danger suffisamment importante pour penser, lorsqu'on ne connaît pas l'ORT, que cela suffirait à en faire disparaître quelques-uns.

Les chevaliers avaient ainsi accès à 8 bataillons tous dépendants de la première colonne. 4 faisaient partie de la première ligne d'assaut, un chargé d'un poste de soin avancé soutenu par un deuxième en garde et les deux derniers faisaient partie de la deuxième ligne d'assaut.

Sans s'en rendre compte, il arriva à la tente.


-Bon, alors voilà comment vous allez vous répartir pour le combat, lança-t-il en entrant sans décrocher du document. Nev et Pistachou aiderons au poste de soin avancé. Ez et Larry vous serrez dans la première vague...

-Mais...euh... protesta le vampire.

-Tu vas pas raller ? Toi qui voulais de l'action. D'ailleurs, il est où l'autre ?

...

Une pierre se déroba sous les pieds d'Amanda et elle bascula sans bruit dans le vide. Jaillissant de l'ombre, une main attrapa fermement la sienne. La jeune femme se retrouva pendue au bout de ce bras attentif 100 pieds de vide lui ouvrant les siens.

Une traction lui permis de reprendre pieds sur l'étroit chemin à flanc de montagne. Elle prit une grand inspiration.


-Merci, dit-elle.

-Qu'est ce qui m'a prit de te dire oui ? Grincha Larry

-J'ai bien une idée mais elle ne te plaira pas.

Les deux compagnons se remirent en route. Ils avaient discrètement quitté le campement à la tombée de la nuit à cheval et avaient rejoint les montagnes en une petite heure, trajet qui leur en aurait prit le triple autrement. Leur objectif était de contourner Mirth pour pénétrer la forteresse par le nord, là où la surveillance était en toute logique moins grande.

Les bruits d'un combat se firent entendre. Plusieurs hommes luttaient ainsi qu'un créature dont le cri pouvait faire penser à celui de Feragoner en plus strident. Les compagnons s'approchèrent pour observer la scène.

Sur un éperon rocheux, un petit groupe de soldats sadiques tentaient d'abattre une créature humanoïde reptilienne. Sa morphologie n'était pas sans rappeler celle de Deno à ceci près que sa musculature semblait moins imposante. Il était également pourvu d'une paire d'aile qui ne lui semblaient pas ici d'un grand secours.

Les sadiques avaient réussit à attacher une de ses pattes et deux d'entre eux tiraient sur la corde pendant que les autres piquaient l'air de leurs lances. La créature semblait paniquée, sans doute n'avait-elle jamais été attaquée.

Sans perdre un instant de plus Larry dégaina sa faux. Aérindall appelait au sang. Amanda tira son épée de sa main droite et tendit le bras gauche sur le coté. Un éclair jaune jaillit d'un anneau à sa main. Une rapière se matérialisa. Sa facture semblait banale, aucune rune ne l'ornait, aucune pierre ne brillait sur sa garde. Mais la lame en elle même était parcourue d'éclairs.

Les deux compagnons s'élancèrent dans la bataille. Larry attaqua directement les piquiers pendant qu'Amanda se chargeait d'éliminer ceux qui tenaient la corde. D'une pirouette elle trancha la tête du premier et sa rapière transperça la gorge du second. La créature s'envola soudain.

Larry se jouait des lanciers. Ils se gênaient maladroitement et défendaient de front au lieu de tenter d'encercler le chevalier. Le jeune homme bondit en arrière et lança une poignée de dard dans les jambes des sadiques transperçant genoux et cuisses.

Trois soldats lâchèrent leurs armes et tombèrent au sol en se tenant les jambes. Les deux autres reculèrent un instant de crainte. Larry s'avança, l'expression hideuse sur son visage transpirait la soif de sang. D'un moulinet il trancha la tête de deux des blessés.

Les deux sadiques encore indemnes regardaient terrifiés les corps de leurs compagnons et ces deux inconnus qui les avaient prit par surprise. Il lâchèrent leurs armes et s'élancèrent vers un chemin opposé au combat. A peine le premier était-il engagé qu'une explosion brûlante anéantie le passage projetant les sadiques durement brûlés dans le vide. La créature passa en hurlant au dessus de Larry et Amanda. Larry eu un sourire amusé.

Le dernier sadique retira le dard qui lui avait percé la cuisse en grimaçant. Il se redressa et produit un poignard de sous son armure. Il s'élança en hurlant vers Larry. Le chevalier esquiva sans peine le coup et laissa tomber sa faux. Il dévia les trois coups suivant en repoussant de la main le bras de son adversaire. Il esquiva une estoc au visage en inclinant la tête sur la gauche et enroula son bras gauche autour de celui de son adversaire. D'une torsion, il désarma le sadique et se fendant le projeta à terre. La main tendue comme une lame il s'apprêta à frapper au visage.

Amanda bondit et d'un mouvement projeta Larry en arrière et de sa rapière perça l'armure du sadique et le coeur qui battait derrière. Larry rejeté tomba dans le vide, bien trop loin pour se raccrocher efficacement à la parois. Il sentit alors une poussée dans son dos qui le rétablit sur l'éperon. Il tourna la tête pour voir le visage reptilien de la créature dont les yeux d'un rouge pénétrant semblaient le sonder.

La créature voleta doucement pour se poser à son tour. Elle replia ses ailes dans son dos. Le poids de celles-ci l'obligea à adopter une posture courbée. Maintenant que la tension du combat été retombée, Larry put observer l'être qui se tenait devant lui. Certes son apparence rappelait celle de Deno mais avec un regard plus attentif, on notait un certain nombre de différences.

Son visage était beaucoup plus plat, plus humain. Ses yeux rouges attiraient le regard rendant difficile l'observation du reste de la face. On devinait toutefois un certains nombre de crocs acérés dont quelques-un dépassaient de sa bouche. Sa carrure était nettement moins imposante que celle de Denonis. Du fait de sa tenue courbée, il paraissait beaucoup plus petit. Sa queue était adaptée à cette posture, beaucoup plus longue que celle de l'écuyer et plus fine aussi.

Ses ailes, dont l'envergure devait dépasser les quatre mètres étaient articulées par 5 ramures osseuses entre lesquelles se tendait une peau épaisse. Ses bras relativement fins se terminaient par des mains allongées et des doigts serties de courtes griffes. Ses cuisses très puissamment musclées devaient servir à donner l'impulsion nécessaire à l'envol. Ses pieds allongés se terminaient par trois longues griffes faisant penser à des poignards à lame courbe.


Ce qui marqua le plus Larry n'était pas dans sa carrure ni dans sa tenue. Ce qui subjugua, pour ainsi dire, le chevalier c'était la couleur d'un noir profond qui peignait les écailles de la créature. La lune à moitié pleine les faisait miroiter d'un bleu argenté.

Larry fut tiré de ses pensées par une violente chaleur sur sa joue. Amanda venait de le gifler.


-Qu'est-ce qui t'es passé par la tête ???? Lança-t-elle.

-Hein... euh... quoi ?

-Même si ce sont des sadiques, ils restent quand même des êtres humains comme nous.

-Ben quoi, j'allais le tuer, tu l'as bien fait toi. A la guerre, c'est normal.

-T'allais le tuer mon c**. T'allais lui briser le nez et l'ethmoïde derrière. Ses yeux auraient jaillit hors de leurs orbites. Il serait peut-être mort mais pas avant plusieurs minutes de la pire des souffrances.

-J'avais pas pensé à ça, répondit Larry alors qu'un rictus mauvais se dessinait sur son visage.

La tension monta d'un cran alors que Larry plongea son regard dans celui d'Amanda. Il tendit la main et Aérindall trembla sur le sol comme attirait par le chevalier attendant un signe pour bondir vers son maître.

La créature s'avança et poussa un cri plaintif en séparant les deux protagonistes. Elle regarda alternativement L'un puis l'autre :


-Arrête... Arrête... Pas se battre, dit-elle d'un voix profonde et grave. Pas se battre... Toi et toi sauvez moi. Moi pas vouloir toi et toi se battre.

Larry fit un pas en avant :

-Mais... tu parles notre langue ?

La créature opina de la tête.

-Voilà qui est intéressant. Le chevalier porta sa main à sa poitrine, Larry.

La créature fit de même :

-Elledan.

...
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Ezechiel
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MessagePosté le: Lun Juil 31, 2006 7:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ezekhohr, Deno et Azharh attendaient tranquillement l'ordre de marche. Les troupes étaient toutes alignées dans la plaine, regroupées par bataillons, et pretes à s'élancer à l'assaut.

En face d'eux, au loin, la ville de Mirth ; et rassemblés devant, sur les berges d'une rivière, deux contingents sadiques.

Les ORT, après concertation, s'étaient mis d'accord sur le fait qu'il valait mieux pour eux ne pas être séparés ; ils s'étaient donc intégrés au même bataillon.


    "- d'après toi, pourquoi ils sont encore dehors ces cons ?
    - Ils doivent sans doute avoir pour ordre de nous retarder le plus longtemps possible, le temps de préparer au mieux la défense de la ville, répondit Azharh. Opération suicide pour le bien de la patrie..
    - Ben ils l'ont bien choisie leur opération suicide. Ils sont assemblés face au seul endroit ou l'on puisse franchir la rivière a gué. Aux autres endroits, le courant est plus fort et le lit plus profond.
    - Comment tu sais ca toi ?
    - Eté faire un petit tour cette nuit Smile
    - T'aurai pas pu le dire plus tot ???
    - Bah... Premièrement, j'étais parti du principe que ces branquignolles de l'état major avaient prévu au moins un ou deux ponts mobiles ; mais j'ai beau chercher, j'en vois nulle part. Aucun mage ne se trimballe par ici non plus. Donc en gros, va falloir bourrer comme des ânes jusqu'à ce que ca passe quoi.
    - Et la deuxième raison ?
    - tu te rappelles nos ordres ? "Il ne faut pas que nous fassions de vagues !" Alors je n'ai pas fait de vagues.
    - Humpf. Bon, de toute façon, il y a un contingent d'archers dans la première vague. Nous devrions pouvoir les balayer rapidement.
    - ... Ou pas..."


Azharh allait ajouter quelque chose, lorsque les cors annonçant la mise en branle de la première vague d'assaut sonnèrent. Rapidement, la troupe s'élança, vers la ville a assiéger.


Comme l'avaient prévu les deux chevaliers, les troupes se massèrent devant la rivière. Celle-ci se révêla infranchissable pour la majorité des troupes, seules celles qui se trouvaient en face des sadiques purent se mettre à l'eau... Dans le mouvement, les ORT se retrouvèrent non loin du gué ; il purent observer les premiers rangs braves à être passés dans la rivière se faire accueillir par les sadiques, et périr pour cause de position extremement désavantageuse. Derrière eux, des archers sadiques tiraient à volonté, envoyant une pluie de mort sur les rangs les plus proches.


Azharh hurla par dessus la bataille :
    "-Mais qu'est-ce qu'ils font, les archers ??? On va perdre un sacré tas d'hommes s'ils restent dormir !
    Deno lui indiqua une trouée dans les rangs.
    -Ils se mettent en position. Ils devraient bientôt tirer."


Et effectivement, vingt secondes après les paroles du lézard, une première volée de flèches s'éleva dans les cieux, visant la petite troupe sadique de l'autre coté de la rivière... et s'écrasant à peu de distance d'eux, sur une sorte de mur invisible...

Ezekhohr et Azharh froncèrent les sourcils ; ainsi protégés des projectiles, les sadiques allaient pouvoir tenir très longtemps : il serait extremement difficile et couteux aux braves d'établir une tete de pont sur la rive opposée, avec des défenseurs qui peuvent se relayer facilement et qui n'ont à garder qu'un espace permettant au maximum à cinq hommes de front à passer...

Les deux chevaliers commencèrent immédiatement à parcourir des yeux les rangs ennemis. Rapidement, ils remarquèrent trois sadiques ne prenant absolument pas part aux combats, ayant même les yeux fermés... Ezekhohr poussa Azharh du coude, qui répondit :

    "- Non Ez, on nous a dit de pas faire de vagues !!!
    - Tu préfères qu'on laisse plein de gens crever ?
    - ... Ben non, mais bon...
    - Bon ben voila, a nous de faire des vagues ! Je prends le plus a droite, toi celui du milieu... et heu... Ben Deno, t'aura pas de problèmes à traverser la rivière non ?
    - Je pense pas... avec ma demi tonne comme qui dirait, le courant va pas me gêner... J'aurai qu'à marcher au fond.
    - Bon, va la traverser un peu plus loin, et approche toi pour dégommer le mage le plus près de nous. En arrivant par derrière, tu devrais passer assez facilement inapercu. On calquera nos sorts sur ton approche.
    - Ca marche."


Le hitiga partit rapidement. Ezekhohr se tourna alors vers un soldat a coté de lui, qui se protégeait derriere son bouclier :

    "- Hé, toi ! va prévenir le chef archer de recommencer à tirer quand... heu... quand il verra le signal !!!
    - T'es un chef toi ? t'en portes pas les insignes en tout cas !
    - Tu va aller les prévenir, et maintenant... Evil or Very Mad
    - Heu... ok j'y vais Confused Ca sera quoi le signal ?
    - une colonne de feu... Twisted Evil
    - ? Confused"


Le soldat partit sous le regard courroucé du vampire... Pendant ce temps, Azharh scrutait les déplacements de Deno. Celui-ci avait réussi à contourner discrètement le groupe ennemi, et s'approchait par derriere...

    "- Merde !
    - Quoi ?
    - Regarde là !"


Ezekhohr regarda dans la direction que lui indiquait Az : des sadiques avaient repéré le lézard, et se déplacaient vers lui.

    "- Il pourra les avoir, ils ne sont que 3... Mais on doit agir tout de suite pour détourner leur attention.
    - Ok. On inverse : je prends ton mage et toi le mien ! Vu que mon sort sera plus... spectaculaire que le tien, ca les distraiera d'autant plus Twisted Evil
    - Vendu ! c'est parti !"


Alors que Ezekhohr entonnait une lente mélopée, Azharh ferma les yeux et paru se renfermer en lui-même, comme s'il coupait momentanément toutes relations qu'il entretenait avec son environnement ; bientot il fut totalement isolé, rassemblant ses pensées en lui-même... Ezekhohr était lui, au contraire, maintenant recouvert d'une aura dorée, pulsant et ondulant autour de son corps... Il acheva son incantation sur un mot de pouvoir explosif.

Leurs deux attaques magiques impactèrent en même temps. Alors que la colonne de feu invoquée par le vampire carbonisait le mage qu'il ciblait, et brulait gravement ceux qui l'entouraient, la cible de la vague mentale de Azharh s'affaissa simplement sur elle-même ; elle n'était pas complètement morte : le chevalier s'était contenté de frapper sur les murailles mentales de sa victime, les brisant sous la violence du choc, et éparpillant l'esprit qui s'y croyait en sureté.

Le troisième magicien ouvrit les yeux, l'air hagard ; regardant vers ses compagnons magiciens, il n'apercut pas une épée monstrueuse arriver a toute vitesse sur lui, brandie a bout de bras par un Lézard de deux mètres de haut. Deno avait profité du moment de flottement occasionné chez ses adversaires par la colonne de feu, et les avait coupés en deux d'un seul mouvement de sa lame. Ce fut ensuite le magicien qui périt, découpé, ou plutot déchiré, par la poutre d'acier que le lézard s'était pris à apprécier.

Ezekhohr et Azharh observèrent la manoeuvre du lézard ; après avoir tranché le magicien, il courru vers la rivière, se prenant quelques flèches dans le dos par cette occasion. Il plongea alors, et resta au fond...

    "- ho !!! alors ca c'est facile !!! il vont croire qu'il a coulé, alors qu'il doit simplement etre en train de retirer ses fleches avant de ressortir...
    - Il progresse ce lézard.. y'a pas a dire ! Very Happy"


Pendant qu'ils parlaient, ils virent passer des flèches braves au dessus de leur tête. Leur messager avait diligemment rempli sa tâche... Rapidement, les rangs sadiques se dispersèrent, fauchés par les archers braves ; sans la protection de leurs magicien, leur tactique était vouée à l'échec. Les braves prirent enfin pied sur l'autre rive, et commencèrent à s'écouler dans l'autre plaine, celle qui s'étendait jusqu'à la citadelle...

Alors que les chevaliers traversaient a leur tour, rejoint par un Deno ruisselant, Ezekhohr se tourna vers Azharh :

    "-Ben tu dira ce que tu voudra, le séraphin, l'a pas l'air de tenir beaucoup à la vie de ses hommes ! Et il prévoit pas des masses non plus, hein... C'était assez visible qu'il y avait une rivière ici, non ?
    - ... Ca me parait bizarre ca, tout de même...
    - Ah ouais ? remarque, t'as raison... Mieux vaut la connerie que la traitrise, on serait moins mal barrés !
    - Heu... J'ai pas spécialement voulu dire ca Rolling Eyes
    - Ben moi, si !"



Et tandis qu'ils se chamaillaient comme d'habitude, la première vague continua sa montée vers la ville ennemie...
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Azharh
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MessagePosté le: Mar Aoû 01, 2006 10:54 am    Sujet du message: Répondre en citant

**********

    Ah enfin, te voilà... J'ai failli attendre...

    Je vois que tu es ravi de me revoir. Ca fait plaisir.

    Trêve de bavardages. Ca se précise, Mirth subit l'assaut final demain. Quelque chose semble avoir décidé le vioque. C'est pas trop tôt. Quel est mon ordre de mission ?

    Ce sera spécial. Cette fois-ci, je reste avec toi...

    Eh beh ! Bonjour la confiance.

    ... parce qu'Il m'a demandé d'observer aussi. Rien à voir avec toi. Tu serais pas un peu parano des fois ?

    Et sinon ? Ma mission ?

    Il semble avoir été content de ton rapport. Il en veut toujours un plus détaillé quand tu rentreras, mais d'ores et déjà, il veut que tu fasses en sorte que rien n'arrive à Azharh durant cette Bataille...

    Qui ça ?

    Le Mentaliste.

    Ahhh ! Lui... Et qu'en est-il des autres ?

    Pour l'instant, il m'a juste parlé de celui-là.

    Je peux aider les autres à mourir ?

    Je sais que ça te ferait plaisir, mais non. On ne doit pas toucher aux autres. Il l'a interdit. De plus, il veut que nous nous fassions remarquer le moins possible. Pas de gros massacres parmi les Armées donc, même si ça reste discret. Tu ne tues que si la vie de l'autre est en danger...

    Pfff ! Mais je vais me faire chier grave moi !

    On n'est pas là pour s'amuser...


**********


Après avoir passé la rivière, la première vague Brave continuait son ascension vers la forteresse de Mirth. La défense Sadique, qui avait semblé déstabilisée par l'échec du bloquage du pont, s'était rapidement réorganisée, et un féroce combat se déroulait maintenant sur la plaine que surplombait la citadelle Sadique. Partout, des flèches sifflaient, atteignant ici un Brave, là un Sadique. Des lanciers empalaient leurs ennemis, avant de se faire eux-même décapiter par les épées d'autres. Partout, le sang giclait, les lames sonnaient, les corps tombaient.

Azharh avait rapidement et mentalement vérifié que Pistachou et Nev se trouvaient bien dans l'arrière-garde du bataillon, en train de porter assistance aux blessés plutôt que de voir se carnage.

Son épée était déjà tachée de sang. L'armure de l'Ordre, qu'il portait fièrement, brillait à la lueur du soleil qui pointait juste dans le ciel. Miraculeusement, il ne déplorait encore aucune blessure. Aucune flèche perdue ne l'avait atteint, et il avait réussi à esquiver toutes les frappes de ses adversaires.

Non loin de lui, à sa gauche, Deno faisait voler sa lourde épée autour de lui, fauchant au passage les malheureux ennemis qui avaient osé tenter de le défier. Du sang ruisselait sur son armure et sur ses bras, où il portait de nombreuses plaies. Il avait été atteint par plusieurs traits, et avait eu du mal à éviter les frappes des lanciers adverses. Mais il semblait capable de soulever les montagnes, et ses quelques blessures ne l'arrêteraient pas encore...

A la droite du Chevalier, une ombre mouvante se déplaçait, dans laquelle luisait, de temps à autre, la vive lueur d'une lame. Ezekhohr, le Chevalier Vampire, une jubilation non contenue dans les yeux, fauchait ses adversaires en grand nombre. Il était blessé à plusieurs endroits, et notamment au front, où il avait reçu une méchant coup. Une entaille assez profonde pour être inquiétante était visible, mais très peu de sang s'en échappait. Pourtant, Ezekhohr ne semblait guère s'en soucier. Il continuait à se battre, enivré semblait-il par l'odeur du sang de ses ennemis.

Tout en ne perdant pas un poil du combat, Azharh cherchait... Il était horriblement inquiet, bien qu'il ne le laissât pas voir. Larry avait disparru depuis plusieurs heures. Sûrement avec Amanda, vu qu'elle était absente également. Il aurait pu le dire au Séraphin, c'est vrai... Mais à quoi bon ? Cela n'aurait fait que lui attirer des ennuis. Mais ces deux-là, où étaient-ils ? Sûrement pas en train de se cacher, à attendre que ça se passe, ce n'étaient pas des lâches, loin de là.

Alors Azharh cherchait, comme il le pouvait. Il ne l'avait pas dit à Ez, mais l'effort mental qu'il avait du déployer pour vaincre son adversaire, un peu plus tôt, avait consumé une grande partie de ses forces. Les sceaux qu'il avait reçu pour mettre ses deux ennemis hors d'état de nuire avaient limité très grandement la puissance de son esprit, et même s'il s'entraînait tous les jours assidûment depuis, il lui faudrait encore beaucoup de temps avant de pouvoir espérer retrouver la puissance qu'il avait jadis.

Aussi, ces recherches étaient pénibles pour lui. Il lui fallait se concentrer, ce qui n'était pas simple dans la fureur des combats. Mais il cherchait, tant bien que mal. L'esprit d'Amanda, bien sûr. C'était plus facile. Celui de Larry était si complexe, et si difficile à pénétrer. Amanda, elle, n'était qu'une simple guerrière. Avec son caractère, certes, et une force d'âme peu commune. Mais une guerrière, tout de même. Pourtant, il lui était impossible jusqu'à présent de la localiser...

Une autre chose le gênait. Depuis qu'ils avaient franchi le pont tenu par les Sadiques, il avait à nouveau cette étrange sensation de malaise, celle qu'il avait éprouvée à Tel-Norath, quelques semaines plus tôt. Il ne pouvait toujours pas dire à quoi elle était dûe, mais il était quasiment sûr, maintenant, que ce n'était pas quelque chose qu'il s'imaginait. Quelque chose, ou quelqu'un, le mettait mal à l'aise. Mais quoi, ou qui, il ne pouvait le dire. Ni d'où ça pouvait provenir. Car un coup on aurait dit que cela venait de devant, un coup du côté, un coup de derrière, comme si la source de cette sentation était mobile, incroyablement mobile et rapide. Mais dès qu'Azharh essayait de chercher cette source, la sentation s'atténuait jusqu'à disparaître, pour ne réapparaître que lorsque Azharh n'y prêtait plus attention.

Soudain, quelque chose ! Amanda, son esprit, il l'avait trouvée ! Au Nord, très légèrement vers l'Est de sa position. Et au Nord il y a... Mirth ! Ainsi donc ils y étaient déjà !


    "Eh bien, mon petit Larry", pensa tout haut le Chevalier, "nous avons au moins ce point en commun. Et dire que cette folle d'Amanda m'a fait punir pour ça. On voit bien qui 'déserte', maintenant, tsss... J'espère que vous savez ce que vous faites..."


Il se concentra à nouveau sur les combats, redoublant de force. Les ennemis tombaient tous autour de lui. Il avait pour un moment abandonné tous soucis, et cela se ressentait.

    - Tu as retrouvé la piste de Larry ?


Ezekhohr, ayant sûrement observé la différence apparue dans la force combattive de son ami, c'était rapproché de lui pour lui parler.

    - Oui, et je peux te dire que notre boulot ici est important. Il faut que nous attirions le plus possible l'attention de ce cher Général Brandcol.

    - Je croyais qu'on ne devait pas faire de vague... Rolling Eyes

    - Au diable les consignes ! C'est la Guerre ici, pas une réception mondaine ! Il faut se donner à fond, si nous voulons que les deux auxquels je pense aient une chance de s'en sortir vivants...

    - Je marche avec toi... Twisted Evil

    - Moi aussi !, ajouta Deno, qui venait de les rejoindre.

    - Alors, allons-y, Membres de l'Ordre des Chevaliers de la Ronde Table ! Montrons à ces Sadiques à qui ils ont à faire !

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Azharh



Mari de la délicieuse Dame Pistachou.
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Elledan
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MessagePosté le: Mar Aoû 01, 2006 1:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Elledan se tourna vers la femme qui accompagnait Larry. Après un bref instant elle imita le geste , Amanda.

Satisfait il étudia plus attentivement Larry, quelque chose n’était pas normal en lui, il devait en avoir le cœur net. Se posant devant lui il commença à incanter un sort, tout de suite Amanda dégaina ses armes suivi de Larry, Elledan n’en prit pas compte et continua son sort. Une fois le sort achevé il haussa les épaules puis se dirigea vers l’endroit où les sadiques l’avaient attaqué.

Un être sans âme se battant avec une arme qui semble en avoir une…décidément le monde a bien changé, pensa t-il.

Les deux compagnons se questionnèrent du regard puis Larry demanda :


-Qui es-tu Elledan ?

Elledan s’arrêta un instant comme pour chercher les bons mots, il dessina une arabesque dans les airs.

-Moi magie…, dit-il en faisant apparaitre une petite flamme dans sa main.

Il reparti en se dirigeant vers une sacoche qui a première vu semblait dater de plusieurs milliers d’années. Il passa la bandoulière autour de son coup puis en sorti un épais grimoire. Vérifiant que le grimoire était toujours intact, il sonda de son regard le fond de sa sacoche vérifiant que le reste de son contenue n’avait pas souffert du combat.


-Magicien ? demanda Amanda en nettoyant ses armes

Elledan hocha de la tête.


-Larry et Amanda sauver moi…Moi dette…Payer dette en suivant vous…

-Je suis désolé mais la ou nous allons tu ne peux pas nous suivre. Ce que nous avons à faire ne regarde que moi et Larry. Il voudrait mieux que tu retourne chez toi pour ta propre sécurité.

Le regard du reptile se figea dans celui d’Amanda, un frisson la parcouru.

-Elle à raison, regarde déjà comment tu t’en tire face a une petite troupe de sadiques. Si nous n’étions pas intervenus tu serait sans doute mort. Tu nous retarderais plus qu’autre chose.

Elledan accrocha l’autre lanière de cuir de la sacoche autour de sa taille.

-Moi prouver valeur à vous.

Sûr ce il s’envola dans la nuit et disparu.

Larry regarda le dernier endroit où il avait vu le reptile. Il était toujours subjugué par le noir des écailles. Un noir si profond qu’il avait put disparaitre dans la nuit et pourtant il savait qu’il n’était pas loin. [/i]

-Vien Larry, nous ne pouvons pas nous attarder ici.

-Oui, repartons, on nous attend à Mirth…

Les deux compagnons reprirent donc leur route.



C’était bien la première fois qu’on doutait de ses capacités…Certes il avait été capturé par des soldats qui apparemment avait envie d’un lézard grillé. Mais l’envie de rencontré d’autre représentants de cette espèce autre que le vieil ermite qui avait vécu quelques décennies avec lui avait été plus forte que sa méfiance…
Il avait bien l’intention de leur montrer qui il était mais avant il lui fallait certains objets.

Elledan se posa devant une grotte. L’intérieur était se qu’il y avait de plus simple, un lit et une simple étagère mais en y regarda de plus près on voyait clairement que ce n’était pas du tout à la taille du reptile.

Il ne fit pas attention aux derniers objets laissé par l’ermite et se dirigea directement vers le fond de la caverne. Là un cristal pourpre scintillait tranquillement. Il faisait a peu près la taille de sa main, sa forme était très proche d’un rubis non-taillé.

Il fit quelques mouvements avec ses mains puis prononça quelques mots dans une ancienne langue oubliée de tous. Le cristal se détacha de la paroi et voleta jusqu'à Elledan qui le rangea dans son sac. Il prit trois petites bourses qu’il attacha à sa sacoche puis sorti regardant une dernière fois l’endroit où il avait vécu tant de siècles puis s’envola pour rejoindre ceux qui l’avaient sauvé.

Cela faisait déjà plusieurs heures qu’il cherchait les deux humains. Soudain il entendit les bruits d’un combat, lorsqu’il vit qui se battait il reconnu tout de suite Larry et sa faux. Dans la nuit personne ne l’avait encore remarqué. Il en profita donc pour se poser en silence derrière la troupe de sadiques.

Larry n’eu pas trop de problèmes avec les sadiques, ils hésitaient fortement à s’en prendre à lui et attaquaient donc plus facilement Amanda. Au moment où elle reçu une petite entaille d’une épée sadique qu’elle n’avait pus esquiver qu’une sombre mélopée s’échappa de derrière les sadiques. Le combat se figea et tout le monde se retourna pour apercevoir deux yeux rouges qui semblaient flotter au-dessus d’un cristal pourpre. Soudain la mélopée s’arrêta et une forme se dessina dans l’ombre de la nuit. Un reptile ailé apparut avec se qui aurait put être un sourire cruel. Six sadiques chargèrent le nouveau venu mais au moment ou leurs armes auraient du le transpercer elles ne touchèrent que le vent. Sur un seul mot le corps éthéré d’Elledan s’enflamma et une longue épée de flamme apparut dans sa main droite.

Dans un cri de rage il frappa le premier sadique à sa portée, le coup trancha net le soldat en deux enflammant son corps au passage. Il enchaîna directement les cinq autres sadiques qui subirent le même sort que leur compagnon.

Larry et Amanda profitèrent de ce moment pour reprendre le combat fauchant les sadiques encore sous le choc.

Les cinq derniers sadiques voyant qu’ils ne pouvaient rien faire contre cet être de flamme et n’avaient apparemment aucune envie maintenant d’attaquer les deux autres décidèrent de prendre la fuite lâchant leurs armes. Elledan se mit tout de suite à incanter, alors que les sadiques était déjà à une trentaine de mètres, une boule de feu les frappa de plein fouet dans le dos tuant les plus proches et envoya voler les autres qui moururent dans leurs chute.

Elledan reprit sa forme naturelle et se dirigea vers Larry et Amanda.


-Moi avoir prouvé valeur…Moi suivre vous maintenant.

Larry s’approcha de lui.

-Et bien dans ce cas en route.

Ils repartirent dans la nuit laissant les sadiques carboniser à la nature. Après plusieurs heures de marches ils arrivèrent au petit matin au bout de leur chemin. Devant eux se tenait la forteresse.
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Deno
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MessagePosté le: Mar Aoû 01, 2006 6:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les ORTs étaient restés légèrement en retrait des autres troupes braves, pour discuter dans un calme relatif de la meilleure stratégie à adopter. Un hitiga mit son grain de sel.

-On aurait oublier les ordres depuis le début. Ca aurait évité quelques morts.

Azharh fit un petit peu de morale, histoire de tempérer un peu l'enthousiasme ambiant.

-N'en fait pas trop quand même, Deno. Se sur-estimer, c'est déjà perdre en partie la bataille.
-Laisse le, Az. Ca sera l'occasion de voir réellement ce qu'il a apprit.

Le vampire se retourna vers le reptile.

-Je savais pas que tu étais aussi assoiffé de combats. Vas-y. Nous, on va bien trouver quelque chose à faire dans autre coin.
-T'es bien gentil Ez, mais on garde un oeil sur lui quand même. Même si l'ami Deno est résistant, il est pas increvable.

Denonis se retourna vers l'endroit où la bataille faisait rage. Ezekohr nota qu'on voyait maintenant du noir au niveau du cou. Les taches s'étendaient vite, mais ça n'était le moment idéal pour s'en inquiéter.

-Je vous remercie de votre sollicitude, maître Azharh. Mais, ne vous préoccupez pas de moi. Je ne vois rien d'insurmontable.
-Fait gaffe quand même.
-T'inquiètes pas, Ez. Ca sera du gâteau.

Sur ce, l'hitiga prit la direction des sadiques, décidé à se donner à fond.

-Il est plus respectueux avec moi qu'avec toi, quand même...



De l'autre côté, parmi ceux qui portent le rouge, un gradé nettoyait sa lame souillée. Son dernier ennemi avait été plus coriace que la moyenne, mais pas de quoi briser sa défense pour autant. Il harangua les alentours.

-Soldats, la victoire est à notre portée. La tactique employée sur le pont était mauvaise. Pour stopper la bleusaille, seule importe notre foi et notre science du combat. Suivez moi à la victoire.

Un déluge de cris retentit derrière lui. Après tout, ils allaient peut-être gagner cette bataille. En ce cas, Mirth leur appartiendrai encore pour quelques temps. Mais sans renforts, ça ne durerait pas éternellement. Vague après vague, les sadiques s'affaiblissaient. Il valait tout de même mieux éviter de raconter ça aux hommes. Un soldat s'approcha et se mit au garde à vous.

-Repos. Quelles nouvelles?
-Nos troupes ont brisé une vague d'attaque un peu au sud d'ici, mon capitaine. Encore plus au sud, les troupes tiennent bon.
-Bien, bien. Qu'en est-il du nord?
-Voilà le problème. Le haut commandement vous envoie renforcer les effectifs là-bas avec votre compagnie. Les braves se font plus coriaces dans le secteur, et le risque de se faire encercler si ils passent nos défenses est trop important.
-Je comprends. J'y vais avec mes hommes. Mais transmettez aux huiles que, sans renforts, c'est peu probable qu'on tienne longtemps. Rompez.

Il s'adressa à nouveau à ses troupes.

-Soldats, la vermine brave est en chemin vers Mirth. Un peu au nord, nos défenses ont cédé. Protégeons ceux qui nous sont chers de la corruption des ces hérétiques. Nous partons sans attendre aider nos compatriotes. Quinzième compagnie des Dragons Rouges, en avant! Que Satan nous guide!

La compagnie en formation se dirigea vers le lieu de l'affrontement, gonflée par les paroles de leur capitaine.


-Un dragon!

Ce murmure passa dans la troupe lorsqu'elle arriva au coeur du combat. Il y avait apparement un dragon qui combattait pour les braves. La peur s'insinua dans le coeur des sadiques. Les dragons étaient à leurs yeux des créatures parmi les plus puissantes du monde. Il n'était pas question de combattre dans ces conditions. Deux soldats du premier rang sentirent des mains se poser sur leurs épaules.

-Poussez-vous!
-Capitaine, regardez-moi, ça. Ces bleus ont trouvé un dragon qui se bat pour eux.

Le gradé regarda la scène. Des cadavres enfermés dans des armures rouges étaient disséminés aux alentours, dans des postures grotesques. Ceux qui étaient encore en vie restaient à distance de la source du carnage. Et au milieu d'eux, un lézard de deux mètres de haut se tenait, une épée immense entre ses mains griffues. Il toisa le capitaine, sentant un ennemi de taille. Les soldats braves aussi n'osaient pas avancer, aussi terrifiés que leurs adversaires. Le combat était stoppé, mais seulement momentanément.

-Ce n'est pas un dragon. Il n'y ressemble que de très loin. Il est trop petit. De plus, les dragons sont farouchement individualistes et plus proches de notre cause.
-Mais, c'est quoi, alors, monsieur?
-On va vite le savoir.

Le chef sadique hurla à ceux qui restaient sans bouger face au reptile.

-Qui commande cette équipe de bras cassés?

Un lieutenant recula, mais resta les yeux rivés sur le pseudo-dragon.

-Mes respects, capitaine. On vous attendait.
-C'est quoi ce foutoir, lieutenant? Vous êtes bloqués par une seule créature? C'est quoi, d'ailleurs?
-Je ne sais pas. Il a tué la moitié de mon effectif. Nos archers l'ont criblé de flèches, mais il vit toujours.

En effet, on pouvait voir une cinquantaine de flèches et carreaux sur le sol, aux pieds du lézard.

-Nous avons même trouvé un mage pour lui lancer des sorts. Mais il n'a rien eu. Le mage git maintenant là-bas. Il est immortel, monsieur.
-Rien est immortel en ce monde, je suis bien placé pour le savoir.

Tout en parlant, le capitaine détacha lentement son armure.

-Sais-tu pourquoi notre unité se nomme "les Dragons Rouges"?
-Quel rapport avec...

Le lieutenant se tut lorsque le plastron tomba, dévoilant de larges brûlures qui encadraient un tatouage de dragon sur l'intégralité du torse.

-Nous avons, avec toute la compagnie, combattu un vrai dragon, il y a quelques années. La moitié de l'unité balayée. Un carnage.

Les soldats de l'unité fermèrent les yeux en une prière muette tandis que les gantelets se détachèrent. Les bras eux aussi étaient presque carbonisés. Pourtant, on sentait qu'il possédaient encore une force immense.

-J'ai personnellement maintenu la gueule du monstre fermée pour permettre à mes hommes de se rapprocher.

Le capitaine sortit une épée ressemblant à une scie.

-Les dents de cet imbécile sont maintenant les dents de ma lame. Mais, le meilleur de l'histoire...

En observant attentivement sa peau, on pouvait maintenant distinguer qu'elle était étrangement constitué, tout comme on pouvait voir que ses ongles ressemblaient à des griffes et ses dents à des crocs.

-C'est que ce dragon était mon père.
-Vous êtes un demi-dragon?
-Oui, ma mère était humaine, et c'est son viol et son meurtre que j'avais vengé. Ecartez-vous, maintenant. Cet imposteur est à moi.

Tout le monde s'éloigna au maximum. Denonis ne manifesta aucune émotion, mais se mit en position de combat, tout comme son adversaire.

Le demi-dragon fut le premier a s'élancer. Il frappa horizontalement, testant la réactivité de son adversaire, lequel para le coup avec sa propre lame. Un sourire aux lèvres, le capitaine des Dragons Rouges se baissa en tournoyant sur lui-même, visant la faiblesse dans l'articulation du genou. Le coup fit presque vaciller l'hitiga, qui amorça une contre-attaque. Mais avant même le milieu du mouvement, l'ennemi était déjà hors de portée.

Deno soupira un grand coup, planta sa gigantesque épée dans le sol, puis sectionna des courroies, faisant tomber chaque morceau de l'armure, gardant uniquement la partie inférieure. Ainsi, son armure ne gênerait plus les mouvements. D'ailleurs, il pensait sérieusement à ne plus la remettre. Dans cet appareil, on distinguait clairement la propagation de la couleur noire sur son corps, qui, tel un cancer, avait envahi tous son bras gauche, ainsi qu'une partie de son torse et de son dos, et qui montait, comme Ezekohr l'avait remarqué, jusqu'à la base du cou. Il ne retira pas son épée du sol, sachant que son entraînement avec était insuffisant. Il poussa un cri de guerre comme seul les guerriers hitigas pouvaient le faire, puis passa à l'attaque.

L'échange fut bref. La griffe de Denonis passa à deux centimètres à peine de la joue du demi-dragon, alors que l'épée pénétra profondément dans la chair saurienne. Le capitaine observa attentivement la plaie se refermer rapidement.

-Des capacités de régénération? Intéressant. Mais insuffisant pour me surprendre.

Le capitaine plongea la main derrière son dos et projeta quelque chose avec une grande vitesse. Lorsque Deno compris ce que c'était, il était trop tard. Les aiguilles effilées s'étaient enfoncées avec une telle force dans la chair qu'il ne resta aucune prise pour les enlever. La régénération faisant son office, les corps étrangers furent bientôt comme avalés par l'hitiga, qui tomba à genoux. Non seulement la douleur en elle-même était insupportable, mais...

-Les dards ont été plongés dans du venin. Paralysie respiratoire. Enfin, nul doute que ton système immunitaire est plus que compétent. Ca devrait juste être douloureux.

Du point de vue de Denonis, c'était plutôt intolérable. Il se gratta la peau à se l'en arracher pour d'enlever les aiguilles, mais sa régénération agissait maintenant contre lui. Il ne pouvait pas les atteindre, sa chair revenant combler les sillons qu'il laissait par ses griffures.

-De plus, histoire de percer plus facilement tes écailles, ces petits bijoux sont eux-même en griffes de dragon. Génial, n'est-ce pas? C'est stupide d'avoir enlevé ton armure.
-Tu parles trop...

Toujours crispé sur le sol, l'hitiga avait balancé cette phrase entre deux crachats de sang. Se relevant avec peine, il fit face à son adversaire.

-J'aurais préféré avoir le choix.

Deno se planta sa propre griffe dans la poitrine, jusqu'au poignet. Le capitaine en resta sans voix.

-Suicide, tu ne supportes pas la douleur?

La voix de l'hitiga paru très lointaine et son ton était plus familier, comme si son caractère avait changé. De plus, la couleur noire s'étendit jusqu'à l'épaule droite.

-Non, je vire ces saloperies de mon corps.

Il retira une aiguille, puis replongea son bras juste à côté. Il fit ainsi pour chacun des cinq dards, laissant l'intérieur de sa poitrine à découvert, la cage thoracique apparente. Le demi-dragon fit deux pas en arrière.

-Même avec une régénération exceptionnelle, tu ne peux pas survivre au blessures que tu t'infliges. Es-tu vraiment immortel?
-As-tu déjà vu un vampire?
-Comment?



Il y avait déjà quelques temps, lorsque les ORTs n'était pas encore partis faire cette guerre, Denonis s'était entraîné avec quelqu'un. Un chevalier. Sympa. Bizarre, mais sympa. Il était toujours un non-vivant. Un vampire. Il parlait bizarrement, en trois langues différentes. Il disait beaucoup de choses compliquées. Il avait dit s'appeler Ezekohr. Pour s'excuser d'avoir failli tuer Denonis, peut-être, il l'avait entraîné au combat à mains nues. Il possédait une grande puissance, mais une âme et un esprit perturbé. Mais Denonis avait pu le blesser lors de l'entraînement. Alors que le non-vivant se retirait quelques temps pour se reposer, Denonis avait longuement observé sa main. Le pouvoir, au creux de sa paume, sous la forme de gouttes de sang. Avec ça, il allait peut-être pouvoir retrouver les siens. Et protéger son espèce. Mais il ne devait pas. Il abusait de la confiance de ses amis. Après tout, ils étaient gentils, ils comprendraient. Et ça n'était pas la première fois. Déjà, le dragon bleu, avec ce coktail d'écailles, bien avant...


Le cadavre du capitaine heurta le sol avec un bruit étouffé. Ses organes internes avaient touché le sol avant lui. Les sadiques restants avaient fui. Tout comme les braves, partis faire un rapport. Denonis resta seul au milieu des morts. Il tomba à genoux en tremblant de colère. Comment avait-il pu trahir ainsi ses amis.
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Si vous ne comprenez pas les histoires que j'écris, c'est que vous n'avez pas lu ça.
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Ezechiel
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MessagePosté le: Mar Aoû 01, 2006 8:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ezekhohr et Azharh observaient toujours la bataille. Au nord, la direction prise par Deno, la poussée brave semblait déborder les hordes sadiques, qui cédaient le terrain petit à petit. Autour d'eux, le combat semblait figé en un équilibre instable ; les forces s'équilibraient, aucun camp ne parvenant à prendre un avantage sur l'autre. Enfin, plus au sud, les sadiques repoussaient visiblement sans problème les armées braves...

    "- Bon, il va falloir faire pencher la balance par ici aussi ; sinon la percée nord aura bien plus de difficulté à avancer.
    - Je suis d'accord avec toi. Stratégiquement, le sud est moins important, les troupes sadiques devront faire retraite si on force la plaine au centre.
    - Donc, il faut faire du bruit, c'est ca ? Je suppose que Larry est parti faire des conneries avec sa drôlesse ?
    - Tu suppose très bien Smile Si on pouvait attirer le maximum de troupes par ici, ils auront plus de chances de leur côté...
    - Ta magie est toujours autant bridée ?
    - Oui... Et je me suis déjà bien fatigué mentalement pour ébranler le magicien, tout à l'heure.
    - Bien. Prends la tête d'un groupe de guerriers, et commence l'assaut. Nous allons nous montrer un peu face à ces faces de rats terrés dans leur citadelle, la-haut... Combien tu paries qu'on va combattre un escadron de la mort dans moins de 20 minutes ? Twisted Evil"


Alors même qu'il était en train de parler, le vampire commença à changer de forme ; ses contours s'estompaient, et son armure et son corps s'assombrirent jusqu'à se fondre comme une ombre...

Alors cette ombre s'éleva lentement, et s'étira dans tous les sens, en une grotesque métamorphose ; un long corps reptilien se forma douement, puis des ailes émergèrent, battant puissament les cieux de ce charnier ; enfin, des pointes apparurent tout le long de son corps, jusqu'à la tête cuirassée, où brillaient deux lueurs rouges d'aspect malsain...

Le dragon d'ombre prit lentement de l'altitude, et arrivé au dessus des lignes sadiques, lança un rugissement horrifiant, mélange du triomphe à venir, et de joie psychotique à la pensée des carnages à venir... Le cri se répercuta dans toutes les têtes, résonnant à n'en plus finir sous le crâne des soldats les plus proches.


Puis, le dragon plongea sur les rangs sadiques. Ceux-ci, encore à moitié sonnés, ne ripostèrent que faiblement ; de plus, les flèches et traits qu'ils lui décochèrent semblèrent passer à travers sa substance, comme si elle n'avait aucune réalité physique... Alors que l'entité effroyable planait juste au dessus des rangs ennemis, elle cracha son souffle sur les rangs apeurés.

Une chappe d'ombres impies furent projetés hors de la gueule du monstre, couvrant une large surface en dessous d'elle. Alors que les sadiques horrifiés se protégeaient derriere leurs boucliers, ou leurs camarades (Rolling Eyes), elle pénétra à l'intérieur de leur corps, faisant fi de toute protection physique, et les atteignant au coeur même de leurs êtres... Tous ceux qui furent touchés par le souffle d'ombre ressentirent un froid surnaturel, glaçant jusqu'aux os, si froid qu'ils n'arrivaient plus à bouger leur membres... Les plus touchés peinaient meme à respirer, tant leur corps était corrompu par la non-vie...


Azharh n'était pas resté les bras ballants pendant tout ce temps ; il s'était porté juste en face de l'endroit où il savait que le dragon allait frapper, se frayant un chemin parmi les troupes ; de la, il avait guetté le moment propice, restant proche d'un porte-étendard.

Alors que le dragon venait de cracher son souffle dévastateur, Azharh se redressa, faisant étinceler son armure de l'Ordre, et levant son épée bien haut dans le ciel ; puis, aidé par sa magie qui portait ses mots autant par la voix que par l'esprit, il hurla :

    "- Soldats, avec moi ! A L'ASSAUT !!!!"


Et, prenant le porte étendard par une de ses plaques d'armure (meme s'il n'avait rien demandé Rolling Eyes), il s'élanca vers les rangs ennemis, en plein flottement après le passage du dragon.

Partout autour, les guerriers de l'Alliance brave entendirent l'Appel au Sang, et virent l'étendard mener la charge (bien malgré lui Confused) ; partout autour, ces guerriers farouches et emplis de bravoure reprirent le cri de leur commandant (par les faits et non par les grades --') et le suivirent, ajoutant chacun leur poid et leur volonté à la charge, déterminés à briser le status-quo de ce flanc de la bataille.


La charge brave s'enfonça dans les rangs sadiques comme un tison dans un corps ; les sadiques désorganisés furent balayés en désordre, et entamèrent une retraite précipitée ; plus loin dans la plaine, d'autres contingents approchaient, mais le mal était fait : une brèche était ouverte dans le front sadique, et chaque seconde qui passait la voyait se renforcer et progresser plus avant. Azharh courait, toujours dans les premiers de la charge, suivi du porte-étendard (qu'il avait fini par devoir lacher, mais qui, a son plus grand bonheur, continuait à suivre le Chevalier) ; de tous côtés, il tranchait, parait, feintait, poussant encore et encore la vague d'assaut à travers les rangs sadiques. Plusieurs fois dans la mêlée, il lui sembla devoir recevoir un coup par un sadique qu'il ne pouvait contrer, mais pourtant rien ne lui arriva... Sans preter plus attention à ces attaques avortées, il continua à presser l'avantage, emportant les troupes braves dans son sillage...


Pendant ce temps, Ezekhohr planait au dessus de la bataille, poussant des rugissements de joie perverse, effectuant quelques piqués aux endroits où les braves avaient besoin d'aide, et vidant les sadiques de leur énergie vitale par son souffle impie. Un vent de flottement souffla sur le champ de bataille ; l'issue du combat se jouait peut-être à ce moment même...

Ezekhohr revint en hurlant au dessus des troupes d'Azharh ; scrutant les armées engagées dans la plus terrible des batailles, ne luttant plus que pour leur survie, il distingua ce qu'il cherchait : des groupes d'ennemis, noirs comme la haine, fendait les rangs sadiques et s'approchaient du combat, en ordre parfait... Ils dégageaient une aura sombre, une aura de mort, comme si toutes les âmes des adversaires qu'ils avaient anéantis restaient leur tourner autour, cherchant à mettre en garde les vivants à côté d'eux...

Des escadrons de la mort venaient prendre part au combat.

Ezekhohr en dénombra une dizaine, dont deux qui se dirigeaient vers la trouée brave au centre de la plaine. Aussitot, il piqua sur l'un d'eux, et leur lanca son souffle honni ; cependant, nul combattant ne tomba parmi les noirs ; ils ne furent pas meme ralenti par la vague de négation...

Constatant cela, Ezekhohr se dirigea rapidement vers Azharh, et, se métamorphosant à nouveau, atterit souplement à côté de son ami.

    "- Deux escadrons de la mort, droit vers ici. Ils doivent être protégés par des pretres, ils ne ressentent pas le néant.
    - D'accord. Je vais préparer leur accueil. Tu devrai rester ici je pense, tu ne sera pas de trop.
    - J'y pensais aussi. Je peux déjà lancer quelques sorts de soutien sur le groupe d'assaut. Envoie quand même quelqu'un prévenir l'état-major ; l'aide d'une unité d'élite ne sera pas de trop.
    - Vendu. Ils vont etre furieux lorsqu'ils vont recevoir un message de la premiere vague, les informant que le Chevalier Azharh et ses troupes vont entrer en contact avec deux escadrons de la Mort, et qu'ils demandent l'aide d'une unité d'Elite Smile"



Alors qu'Ezekhohr commencait une douce mélopée, Azharh se tourna vers un des soldats, et lui passa un message à transmettre au haut-commandement ; puis il partit organiser correctement tous les guerriers l'ayant suivi en désordre, de façon à ce qu'ils puissent tenir le choc face aux troupes les plus mortelles des sadiques.


Le vampire, baignant maitenant dans une lumière blanchâtre, continuait son incantation ; partout autour de lui, les guerriers braves se sentirent plus sûrs, plus incisifs, moins fatigués ; ils reprenaient courage, aquirent petit à petit la certitude que l'Ennemi ne pourrait plus leur résister. L'aura s'étendit alors brusquement, et en même temps des rayons de soleil vinrent baigner les alentours ; Dieu leur sembla les toucher personnellement du doigt, et soudain, une rage de vaincre, une rage d'honorer leurs amis, leur famille, leurs frères d'armes, les transporta ; leur âme tout à coup s'embrasèrent ensemble, vivante déclaration de leur volonté de combattre. Leurs yeux se mirent à luire doucement, d'une même lueur blanche de détermination, de courage et d'espoir. Tranquillement, ils vinrent se mettre en position, gardant leurs distances des sadiques qui les observaient, attendant la confrontation implacable dans laquelle ils allaient jeter leur vie...

Ezekhohr, sa mélodie achevée, se tourna vers Azharh ; celui-ci revenait vers lui, et un signe de tête lui appris que tout était près.


    "-L'un des escadrons approche par le nord, l'autre par le sud. Va plus au nord pour t'occuper du premier, je me charge du deuxième.
    - Entendu... Twisted Evil"




Ezekhohr fendit rapidement le flot des soldats ; la bataille semblait suspendue en cet endroit : sadiques comme braves attendaient l'arrivée des escadrons de la mort. Venant de derrière le vampire, commença à s'élever un chant brave, un chant célébrant le courage et la volonté des hommes qui se destinent à défendre les leurs des infâmies sadiques. Rapidement, toutes les troupes braves le reprirent, vibrant à l'unisson, renforçant encore la détermination des braves. Le Chevalier sourit en entendant la voix de Azharh portant par dessus les autres, aidée sans aucun doute par sa magie...

Le vampire aperçut alors l'escadron qui lui faisait face ; une tache noirâtre fendait les rangs sadiques, se rapprochant à vive allure. Ezekhohr se porta au premier rang en face des ennemis qui approchaient.

Les minutes s'égrenaient, alors que l'escadron approchait ; des bruits de combat venant du sud appris au Chevalier que le deuxième escadron était déjà arrivé sur les troupes braves... Bientôt, il pu contempler les mortels messagers ; leur armure noire comme l'ébène les couvrait entièrement, de même que leur casque orné de têtes de morts. Leur chef d'escadron marchait au premier rang, reconnaissable à sa cape noire et à son armure plus ornée que les autres... Ses yeux rouges sang scrutaient les rangs braves, détaillant la force des troupes lui étant opposées ; il tomba finalement sur Ezekhohr, et leurs yeux se croisèrent... pour rester fixer l'un sur l'autre.

Le vampire eut un sourire sadique, large comme jamais il n'en avait eu auparavant...

Haussant la voix, de manière à couvrir le fracas de la bataille, il salua le nouvel arrivant...

    "- Bienvenue, Frère des Ombres ! Quelle joie de rencontrer un de sa race en ces lieux... Twisted Evil Es tu pret ? Shall we tanz, my Freund ? Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil"



Le chef des Paladins Noirs, vampire lui aussi, soutint son regard. Lentement, il leva le bras qui tenait une de ses épées bâtardes...

Ezekhohr sentit ses hommes se raidir ; la bataille allait reprendre...
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Azharh
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MessagePosté le: Mar Aoû 01, 2006 10:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

**********

    Mouarharh ! Qu'est-ce qu'on s'amuse ici. Du sang, du sang ! Le sang appelle le sang ! Encore, encore ! Viens par là toi, oui, enfuis-toi par ici, bonne idée ! Et paf ! Un cadavre de plus ! Et du sang ! Encore ! En...

    Ca va ? Tu t'amuses bien ?

    Ca irait mieux, si tu venais pas gâcher mon plaisir !

    Il ne va pas être très content de savoir que tu Lui as désobéi...

    Ah oui ? Mais tu rêves, je ne lui ai pas désobéi. Je ne fais que protéger l'autre abruti. Il serait déjà mort depuis longtemps, sans cela.

    Ah oui ? Et tu ne ferais pas un peu de zèle, des fois ? Il ne t'avait pas demandé de protéger les deux autres aussi.

    ... je vois pas de quoi tu veux parler...

    Enfin bon, là n'est pas la question. Qu'est-ce que tu fais là ? Il me semble que ton "protégé" est dans une situation délicate là.

    Justement, c'est bien : ça devient juste intéressant là. Tu viens ? On va regarder !

    Quoi ? Mais... Ton devoir est de le défendre, pas de le regarder se faire tuer. C'est Lui qui le veut et...

    Rohh la barbe ! Regardons un peu, pour une fois, ce que ce "Azharh" vaut sans qu'on l'aide. Je parie qu'y a moyen de se marrer un peu !


**********


L'escadron de la Mort venant du Nord venait d'arriver face à Azharh, et aux soldats qui l'entouraient. Le porte-étandard, tout d'abord confiant, semblait soudain beaucoup moins sûr de lui, et les hommes qui les entouraient été également un peu moins joyeux. La force qu'avaient insuflé les chants de guerre et de victoire et les sortilèges d'Ezekhohr dans leur coeur semblait s'être évanouie face à cette marée noire.

Les Sadiques Noirs étaient là, devant eux. Oh ! Il ne semblaient pas très nombreux. Les forces Braves en présence leur étaient au moins quatre fois supérieures en nombre, et pourtant !... Ils semblaient revêtus d'Ombre. La Mort marchait à leur côtés, ou tout du moins c'est ce que les soldats ressentaient quand ils les voyaient. Même les Sadiques normaux, leurs propres alliés, prenaient peur et s'écartaient en les voyant. Pour rien au monde on n'aurait souhaité les confronter, et c'est pourtant ce que les Braves allaient devoir faire, maintenant.

Azharh avait déjà été confronté, par le passé, à ces troupes. Lorsqu'il faisait partie de la Neuvième, il lui avait déjà fallu assassiner des membres de ces escadrons. C'étaient parmi les missions les plus difficiles et les plus dangereuses qu'il ait jamais effectuées, et il ne s'agissait alors que de Sadiques seuls, et non des escadrons eux-mêmes.

Maintenant face à eux, il éprouvait un certain frisson intérieur. Non pas celui de la peur, mais bien un frisson d'excitation, de joie, d'attente, de jubilation même. Sa lame appelait le combat, il allait pouvoir prouver sa valeur, combattre pour l'honneur des Braves et de l'Ordre. Combattre ! Et vaincre !

Il leva bien haut son épée, en signe de défi aux Sadiques qui lui faisaient face, et il poussa un grand cri qui retentit sur la Plaine :

    - Dieu ! Guide mon bras vers la Victoire !

A ces mots, les coeurs de ceux qui l'entouraient reprirent confiance, mais cela ne semblait pas impressionner l'ennemi, qui se préparait visiblement à charger. Mais ce fut Azharh qui frappa le premier, suivi de ses hommes. Il se jetèrent les uns contre les autres, alors qu'encore aucun bruit de combat ne venait du Nord.

Azharh combattait férocement. Il ne s'aidait plus du tout de sa magie, trop faible de toutes façons. C'étaient les anciens réflexes qu'il retrouvait. Les guerriers qui lui faisaient face étaient d'une autre trempe que les soldats qu'il avait eu à combattre jusqu'à présent. Déjà bon nombres des Braves qui le suivaient été tombés sous les coups assurés de leurs lames noires. Quant à lui, il avait reçu plus d'entailles en ces quelques minutes de confrontation qu'en tout le temps qu'il avait combattu ce jour-là. Cependant, avec quelques autres Braves bien entraînés, il réussissait à faire tomber un à un les ennemis qu'il rencontrait.

Cela dut se savoir rapidement, car l'escadron changea de tactique et forma un cercle qui vint se refermer sur le groupe du Chevalier jusqu'à l'isoler du reste des troupes Braves. Les Braves se défendaient avec acharnement, mais les membres de l'escadron, d'une main sûre, les faisaient tomber un à un. Et bientôt, il ne resta plus qu'Azharh debout.

Celui-ci était blessé à plusieurs endroits. Rien de bien grave cependant, la plus profonde de ses plaies, à son bras gauche, n'étant pas assez handicapante pour l'empêcher totalement de manier son petit bouclier. Cependant, seul contre tous, il savait qu'il n'avait aucune chance. Il rassembla ses forces, pour ses préparer à mourir, non sans emporter un grand nombre de ses ennemis avec lui dans la tombe.

Et c'est à ce moment là que le chef de l'escadron arriva. Il était resté en retrait pendant un moment, à observer. A l'aura électrique qu'il dégageait, c'était visiblement un mage, ou un ensorcelleur, sûrement assez puissant et bien entraîné.

De quelques sorts bien placés qu'Azharh ne put contrer, il mit son adversaire à terre, désarmé. Puis, il se pencha lentement vers lui. Sous le capuchon de sa cape, on ne pouvait pas observer son visage. Mais Azharh sentit sans le moindre doute qu'il lui souriait, avec une sourire carnassier. Avec un bon coup de pied, il le fit mettre sur le ventre, et posa sa main vivement sur son front.

Azharh ressentit alors une douleur incommensurable, une douleur comme il n'en avait jamais ressentie. C'était comme si cette main, posée sur sa tête, lui dévorait le crâne, lui suçait l'esprit, lui aspirait l'âme. Il avait le cerveau en feu. Sur son front apparut un cercle rougeâtre, qui se mit lentement à luire. Au fur et à mesure qu'il se faisait plus distinct, on pouvait distinguer que ce n'était point une cercle ordinaire, mais qu'il était fait de dizaines de runes entrelacées.

Azharh, peu à peu, se sentait perdre conscience. Déjà tout autour de lui semblait vague et flou, et alors que ses yeux se fermaient, il eut juste le temps d'apercevoir la forme sombre s'écrouler sur lui. Il y eut un contact froid contre son visage, puis plus rien. Il sombra...

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Deno
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MessagePosté le: Mer Aoû 02, 2006 9:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En se relevant de son combat et après avoir régénéré ses blessures, Denonis laissa un peu tomber sa culpabilité pour en venir à quelque chose de plus important, poursuivre le combat. Il regarda autour de lui. Personne de vivant pour le renseigner. Seulement des cadavres qu'il avait lui-même créé. Il ferma les yeux, et se concentra. L'hitiga se concentra sur les odeurs et émotions environnantes. D'abord, le sang, la peur de cette créature reptilienne étrange. Deno rouvra les yeux. Cette méthode ne menait à rien. La guerre créait trop d'odeurs. En plus de la peur, il y avait l'ambition, la haine, la traîtrise... Il se prit la tête entre les pattes. Non, il n'était pas un traître. C'était pour la bonne cause.

-Ah, et merde.

Il reviendrait vers les autres et leur racontrait tout. Tout comme ceux qui font une erreur, il accepterait la punition qu'on lui donnerait. Si l'exclusion était cette punition, il en serait ainsi.

Libéré par cette résolution, il allait pouvoir obéir à l'ordre d'Azharh, se donner à fond, relâcher toutes les capacités qu'il emprisonnait et qui avaient finies par resurgir sous la forme de taches noires. N'empêche, pensa-t-il, avoir assimilé un à un les membres les plus puissants de l'Ordre, ça allait lui coûter cher.

Denonis ferma les yeux et inspira un grand coup. Il laissa la puissance volée se déverser dans son corps entier.

Lorsqu'il se rouvrit ses yeux, les taches noires avaient recouvert l'intégralité de ses écailles. Il était maintenant plus puissant qu'il ne l'avait jamais été. Il prit son épée géante, qu'il n'avait plus aucun mal à manier, et celle abandonée par le demi-dragon, et commença à courir vers le sud, sa vitesse décuplée, pour rejoindre les deux chevaliers.


-Ez, Ez... Tu m'entends?

Ezekhohr avait à peine fait quelques passes avec son homologue au sourire carnassier, que cette phrase retentit dans son esprit. Immédiatement, il pensa:

-Alors, Az, comment ça se passe de ton côté? T'as une voix bizarre...
-C'est pas Azharh.
-Deno?!? Mais que..? Depuis quand tu fais de la magie mentale?
-C'est juste qu'avec l'habitude et les entraînements de Nev... Bon, ok, j'expliquerai ça plus tard. Je suis aux alentours de la mêlée, mais je ne te voie pas... Tu pourrais me faire un petit signe absolument pas discet, que je puisse te rejoindre?
-Une petite colonne de feu, ça t'irai?


Sans même attendre une confirmation, Ez lança son sort. Et, tant qu'à faire, il le lança sur son adversaire le plus proche. Le vampire adverse, sentant un coup fourré, s'entoura d'une protection impie, juste à temps pour ne pas être blessé par le feu purificateur. Mais le sort atteint son but premier.

-Ok, je t'ai repéré. Attends deux minutes, j'arrive.
-Non, toi, tu attends. Il doit y avoir un petit groupe de sadiques en armure noire en retrait du combat, probablement sur un promontoire pour bien observer. L'un d'entre eux est prêtre, et cet abruti bloque une partie de mes pouvoirs vampiriques. Traverse les rangs ennemis et occupe-t'en, mais fait attention, c'est un groupe d'élite. Au fait, je crois avoir compris ce que tu as foutu, vu que je sens une petite aura vampirique en dehors de la bataille qui ressemble à la mienne. Alors, on en parlera après, petit voleur, va.


Surpris par le ton désinvolte du chevalier, Deno resta immobile quelques secondes. Il s'en foutait, ou il n'avait pas compris? Pas le moment de se poser des questions, néanmoins, Ez comptait sur lui, là. Par contre, comment passer ce mur de soldats? La réponse vint automatiquement, une réponse qui même si elle ne venait pas d'Ez lui-même, venait de la partie de lui qui était maintenant à Denonis.

-En volant évidemment, banane.

Une paire d'ailes faites d'ombres se rassembla dans le dos de l'hitiga. Les pouvoirs vampiriques étaient vraiment très utiles. Il n'avait presque plus de regret de les avoir volé, certain que l'ancien possesseur ne lui en voulait pas. Il s'éleva doucement, sans bruit. Puis une soudaine accélération le projeta haut dans le ciel.

Tellement longtemps qu'il n'avait pas volé. Ca datait d'avant sa régression. Il ferma les yeux et ressentit pleinement l'air vivifiant, fruit de sa vitesse, le vent ne soufflant pas, avant de les rouvrir et de scruter l'horizon en quête de sa cible. Vu d'en haut, le combat prenait une toute autre dimension. Un assemblement de couleur dont certaines prenaient le pas sur d'autres. Le bleu était poussé à la retraite par le rouge. Et surtout, cette tache noire, qui grignotait les braves et laissait dans son sillage une trainées de soldats sadiques. Les troupes d'élite, les escadrons de la mort. D'après Ez, il devrait y avoir une tache moins importante, à l'est. Un groupe de dix personnes en armures noires, en ordre parfait, restait en retrait.

-Trouvés...

Denonis prit de la hauteur.


Les membres de l'escadron levèrent les yeux au même moment, comme unis par une conscience commune. Il virent cette créature volante foncer dans leur direction en prenant de plus en plus de vitesse et de hauteur. L'un d'entre eux, qui avait des ailes faites de plumes noires dans le dos et un faciès de corbeau, complètement calme, annonça:

-Cette chose va nous attaquer en piqué. Je peux le rejoindre en volant.

Le prêtre leva la main vers leur adversaire.

-Il est là-haut grâce à des pouvoirs vampiriques, même s'il n'en est pas un. Je peux dissiper ses ailes. Soit prêt à le récupérer au vol.

D'une impulsion puissante, l'homme-oiseau prit de l'altitude.


Plus haut dans le ciel, un hitiga peinait à continuer son ascencion. Quelque chose empêchait l'énergie impie de se manifester. Lorsque les ailes furent complètement dissipées, il chuta. Il était presque à la verticale de ses ennemis et ils le verraient tomber devant eux. L'un d'eux se rapprochait plus vite. Il montait.

-Interception en plein vol? Hum, intéressant.

Denonis décrocha son immense épée accrochée grâce à des lanières de cuir sur ses écailles nues. Il se mit en position pour frapper un coup durant sa chute. Il n'aurait droit qu'un seul coup lorsque lui et l'oiseau se rencontreraient. De son côté, l'autre fit de même.


Lorsque Deno toucha le sol, encore que toucher soit un mot bien trop faible pour décrire l'ampleur du choc d'une demi-tonne tombant de cent mètres de haut, un petit cratère se forma sous ses pattes postérieures et le sol trembla. Il avait tant bien que mal amorti sa chute, mais ses organes internes aviaent fait un sacré bond. En attendant qu'ils se replacent naturellement, l'hitiga palpa la large entaille que l'épée de l'oiseau lui avait fait juste sous le bras pendant quelques secondes, devant les yeux indifférents des sadiques.

Un bruit mou retentit derrière Denonis. Le corps du volatile, probablement. Lui non plus ne l'avait pas loupé. Les organes étaient revenus à leur place naturelle., maintenant. Le reptile se leva alors qu'on entendait des petits objets tomber alentour avec des sons écoeurants. Il racrocha son épée dans son dos.

Un deuxième bruit de chute lourde fit écho au premier. Sûrement la partie supérieure, pensa Deno. Les ailes avaient fait parachute. Sans quitter les armures noires des yeux, il s'essuya l'épaule et se lécha les doigts, car une partie des tripes de l'ennemi était tombé avant le deuxième choc à peine à vingt centimètres.

-Bonjour, messieurs.

Une pluie de sang salua cette déclaration. L'absence de vent avait permis à ce qui restait de l'oiseau qui restait encore dans le ciel, de par sa légèreté, de rejoindre les deux parties et les morceaux environnants sur le sol, juste à la verticale de là où Denonis avait coupé le corbeau en deux.

Ils étaient huit. Enfin, sept, maintenant. Et il fallait se dépêcher avant que des renforts arrivent. L'hitiga n'allait pas pouvoir tous les tuer avant cela, même avec sa nouvelle puissance. Changeant complètement de tactique, il commença calmement à marcher vers le prêtre qui restait concentré malgré l'apparition de cet ennemi étrange.

Les coups vinrent simultanément, et de tous les côtés. Une épée frappa le crâne avec un bruit métallique, une autre perça l'abdomen, une hache se bloqua contre une côte, les autres n'ayant pas eu la place d'attaquer. Inflexible, Denonis prit la main qui tenait une des épée et l'épaule qui suivait. Il tira d'un coup sec, arrachant le bras. Le sadique tomba au sol, en tenant son moignon de bras. L'hitiga avait réussi à prendre les têtes des deux autres, qui n'avaient pas eu le temps de se reculer. Il les écrasa comme deux fruits trop mûrs, en même temps qu'il achevait le manchot au sol d'un coup de talon.

On entendait déjà le pas lourd des renforts sadiques. Deno avait encore profité de l'effet de surprise, mais ça ne durerait pas, comme d'habitude. Il était temps d'en finir. Mais sans les pouvoirs vampiriques d'Ez, il ne restait au final pas grand'chose. Azharh, Larry et Pistachou n'avaient pas été très intéressants à assimiler, Nev à peine plus. Chteun ne l'avait pas été, faute de temps. Stalfos non plus, faute de sang. Restait Feragoner, son mentor. A ce moment, Denonis se rendit compte qu'il n'était pas devenu aussi puissant qu'il l'avait cru. Ca serait tout de même suffisant, enfin ça devait, de toute façon. Un froid magique se condensa dans ses mains, formant une petite boule. Il la lança devant lui, au milieu des ennemis.

Au moment de l'explosion, une grande quantité de pics de glace en sortit, se dirigeant exclusivement vers les quatre membres de l'escadron restant. Ils se protégèrent instinctivement le visage derrière leurs bras malgré leurs casques. Lorsqu'ils se rendirent compte de leur erreur, il était trop tard. Denonis avait encore une fois profité de l'effet de surprise, et le prêtre gisait sur le sol, proprement tranché en deux. Ne voyant plus le reptile au sol, ils levèrent les yeux. Il les toisaient depuis le ciel, ses ailes d'ombres reformées dans son dos. Sa mission était terminé. Ez allait pouvoir se battre à cent pour cent.

-Hum, je devrais peut-être aller lui filer un coup de main quand même.
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Si vous ne comprenez pas les histoires que j'écris, c'est que vous n'avez pas lu ça.
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Ezechiel
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MessagePosté le: Ven Aoû 04, 2006 11:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ezekhohr regarda son adversaire, avec un rictus sinistre... Ses yeux se réduisirent à la taille d'une fente rougeatre...

    "- Hé, tu sais que tu ressembles à un épouvantail, avec le bras en l'air comme ca ?" Mr. Green


Imperturbable, meme sous ce terrible assaut, le vampire ne bougea pas d'un iota ; cependant, le Chevalier sentit son aura flamboyer... Sa haine, sa rage, sa fureur étaient, pour Ezekhohr, maintenant visible à des kilomètres...

    "- Bravo, me tape encore un super frustré, moi... Remarque, je commence a avoir l'habitude grace a ferag !"


Soudain, le paladin noir rabaissa son bras ; les gardes noirs s'élancèrent alors, tels une entité dotée d'une unique conscience. Avant d'avoir parcouru la moitié du chemin les séparant des troupes adverses, ils avaient déjà atteint, malgré leur armure, une vitesse extraordinaire pour un humain.

Hum...


Alors qu'ils étaient quasiment sur les troupes braves, Ezekhohr hurla :

    "- MAINTENANT !


Aussitôt, plusieurs soldats jusqu'à présent masqués par les autres se portèrent au deuxième rang de la troupe ; ils plantèrent la hampe de leur longue pique dans le sol, emmenant la pointe à hauteur de ventre. Pendant ce temps, les membres du premier rangs s'agenouillèrent eux aussi, ramenant leur long bouclier devant eux.

Le choc fut plus violent que les vagues d'une mer déchainée balayant le pont d'un navire en perdition ; en plusieurs endroits, l'escadron de la mort balaya le rang défensif, les piques rippant sur leurs plaques d'armures, ou étant détournées par un coup d'épée ; cependant, certains s'encastrèrent sur les piques, avancant sans hésiter vers la fin de leur existence.

Les rangées braves se firent enfoncer sur plusieurs dizaines de mètres ; cependant, au fur et à mesure, la charge des noirs guerriers s'affaiblisait, pour finalement s'immobiliser.


Le premier contact entre les groupes s'effectua entre Ezekhohr et son homologue impie ; les deux ennemis se jetèrent l'un sur l'autre avec la rage du combat, créant une onde de choc autour d'eux lorsque leurs lames se rencontrèrent... Ce premier coup passé, plus pour jauger l'adversaire que pour tenter une quelconque passe d'arme, plusieurs autres furent immédiatement enchaînés, la par contre portés pour tuer ; ces coups fusaient à une vitesse surnaturelle, soulignant bien la condition peu commune des deux escrimeurs...

Ezekhohr, protégé par son armure de l'Ordre, n'était pas aussi rapide qu'à l'accoutumée ; cependant, son adversaire, possédant une armure sans doute plus lourde, n'était pas aussi rapide que lui. Par contre, son maniement simultané de deux épées bâtardes montrait bien sa puissance physique, et les coups qu'il assénait à son ennemi étaient largement plus violents que ceux qu'il en recevait...

Le combat s'engaga alors entre les deux vampires, les autres personnes les ignorant totalement ; ils tournaient, virevoltaient, tentant à chaque pas de fracasser le crâne ou un membre de leur adversaire ; la moindre inattention pouvait faire tourner la balance, et c'était comme si pour eux le temps s'était arrêté autour ; Ezekhohr se mit à rire, d'un rire de dément... Un rire que seule la fureur d'un combat à mort pouvait encore déclencher en lui...


Tout à coup, une pensée lui parvint :

    "-Ez, Ez... Tu m'entends?"


Hum... ? Confused

Ce brusque contact mental, distrayant un instant le Chevalier, faillit lui etre fatal : une botte vicieuse et incisive lui coupa la trachée... parce que Ezekhohr, au dernier moment, s'était reculé en catastrophe... Reprenant rapidement son applomb, le chevalier contre-attaqua par une frappe puissante sur la cuirasse de son adversaire, le forçant à reculer à son tour.

    "- Alors, Az, comment ça se passe de ton côté? T'as une voix bizarre...
    - C'est pas Azharh.
    - Deno?!? Mais que..? Depuis quand tu fais de la magie mentale?
    - C'est juste qu'avec l'habitude et les entraînements de Nev... Bon, ok, j'expliquerai ça plus tard. Je suis aux alentours de la mêlée, mais je ne te voie pas... Tu pourrais me faire un petit signe absolument pas discet, que je puisse te rejoindre?
    - Une petite colonne de feu, ça t'irai?


Voulant tester depuis quelques temps la réactivité de son adversaire, Ezekhohr fit tournoyer sa double-lame, écartant par ce fait le chef de l'escadron de la mort ; ce faisant, il se concentra pour lancer un de ses sorts de pretre, la colonne de feu, qu'il connaissait maintenant si bien qu'il pouvait, si la situation l'exigeait, le lancer uniquement par sa puissance de concentration...

Juste après, un jet de flamme venu des Cieux s'abbatit sur son adversaire ; celui-ci eut l'air absent une fraction de seconde, juste avant l'impact des flammes purificatrices ; puis, alors qu'un bouclier d'énergie impie annulait la puissance magique du sort, il s'élanca à nouveau sur le chevalier, le forçant à arrêter ses moulinets pour parer un double coup d'épées.

Ezekhohr put observer le comportement du paladin noir au moment de l'appel du bouclier ; immédiatement, il comprit de quoi il en retournait.

    "- Ok, je t'ai repéré. Attends deux minutes, j'arrive.
    - Non, toi, tu attends. Il doit y avoir un petit groupe de sadiques en armure noire en retrait du combat, probablement sur un promontoire pour bien observer. L'un d'entre eux est prêtre, et cet abruti bloque une partie de mes pouvoirs vampiriques. Traverse les rangs ennemis et occupe-t'en, mais fait attention, c'est un groupe d'élite. Au fait, je crois avoir compris ce que tu as foutu, vu que je sens une petite aura vampirique en dehors de la bataille qui ressemble à la mienne. Alors, on en parlera après, petit voleur, va.


En envoyant cette pensée à l'écuyer, Ezekhohr ne put retenir un petit sourire...

Celui la, commence vraiment a devenir intéressant... Twisted Evil

Son adversaire se pressait maintenant sur lui, le frappant visiblement aussi vite et fort que ses mouvements fluides le pouvaient ; plusieurs fois, le vampire dût reculer, esquiver, se désengager pour éviter une blessure sans doute fatale.


Tout en combattant, le chevalier regarda autour de lui : ses hommes étaient pris d'un mouvement de panique. En effet, le chevalier constata que les ennemis, même empalés sur les piques, même blessés plusieurs fois, et dans tous les sens imaginables, continuaient à se battre, envoyant encore et toujours plus de braves dans les bras de la Mort... Seule une décapitation semblait pouvoir les arreter, et à cause des casques lourds qu'ils portaient, celle-ci n'était tentable que par les armes les plus lourdes, ou les hommes les plus forts. Peu de pertes avaient été causées à l'ennemi, alors même que plusieurs d'entre eux se baladaient avec une hampe de pique encore fichée dans le corps ; et du côté brave, plusieurs dizaines de cadavres baignaient dans leur sang, déchiquetés par les armes crantées des bourreaux.

Ezekhohr comprit soudain.

    "- Le CHIEN !!! Bon... Il n'est plus temps de jouer maintenant..."



Profitant d'une attaque osée de la part de son adversaire, l'emmenant plus près du chevalier qu'auparavant, Ezekhohr le repoussa violemment ; ce faisant, il déploya des ailes d'ombres, et s'envola dans les cieux, avant même que son ennemi ne puisse faire quoi que ce soit.

Là, dans son élément, il débuta une lente mélodie, dont les mots chargés de puissance semblaient rester stagner autour de lui, créant petit à petit une sphère d'énergie. Alors que le vampire maléfique s'élevait à son tour dans les cieux pour le rejoindre, Ezekhohr, par un effort de volonté, enflamma la puissance autour de lui ; La magie insufflée par le Dieu du Soleil, Rã, se transforma en fournaise autour de son serviteur, l'engloutissant dans une boule de flammes flamboyant au centre de la bataille. A l'intérieur, le Prêtre du Soleil, protégé par le souffle de son Dieu, commença à nouveau une terrible incantation, dont chaque syllable claquait comme un coup de tonnerre...


    Power of The Sun,
    As your Servant here Lies and Pray,
    Come and help me burn,
    Those who shall not prevail...



Alors que le Chevalier égrenait son incantation, un vortex se créa au dessus de lui, cône emplit de lumière déformant la réalité même des mondes... De plus en plus agité de courants et de vents furieux, il commenca bientôt à être parcouru d'éclair blanc, chargés d'énergie, qui roulaient dans les côtés du cône... Au bout d'un moment, ces éclairs se mirent à descendre sur le Fils de Rã, faisait exploser à chaque fois plus la sphère de flammes l'englobant, la chargeant de puissance alors que sa couleur passait du jaune au blanc vif, si vif que tous ceux qui la regardaient durent se voiler les yeux...

L'ennemi, en voyant cela, redescendit immédiatement ; là, arrivé à terre, il lanca avec une voix rauque une sombre mélopée, modelant petit à petit la roche autour de lui, s'y enfermant comme une chenille dans un cocon... Bientôt, une muraille de pierre se dressa entre le Chevalier et sa nemesis...


    You whose words are Commands,
    whose will is reality,
    Help me Make You Allmighty,
    Let me destroy your foes by thousands !



Alors que le Fils de Rã achevait sa terrible incantation, le vortex au dessus de lui sembla se vider tout entier dans la sphère de puissance ; elle gagna encore en intensité, devenant aussi chaude et lumineuse qu'un Soleil...

A l'intérieur, Ezekhohr regardait la coquille de terre derrière laquelle se protégeait le vampire ennemi ; les sourcils froncés, il attendit quelques secondes...

Puis sentit une aura de négation s'éteindre, plus à l'Est ; relevant les yeux, il vit une paire d'ailes sombres, accompagnée d'une faible aura, qu'il connaissait bien...

Good Timing.

Le Pretre du Soleil leva alors sa main ; paume ouverte, il la pointa vers son Ennemi...



Un éclair de soleil quitta sa paume, fonçant droit sur la cible ; au fur et à mesure qu'il grandissait, la sphère s'ammenuisait, pour tout à fait disparaitre au bout d'un moment...


L'éclair percuta le sol directement sur la protection impie du vampire ; une onde de choc traversa le champ de bataille, étourdissant et renversant les plus proches ; sous l'impact, la gangue explosa, envoyant des morceaux de pierre fondue à cent mètres à la ronde... Un cri horrible retentit pendant cinq secondes dans le cratère, le cri de celui à qui on arrache sa Non-Vie de la manière la plus horrible qui soit... par le Soleil.

Alors que le cri s'éteignait, l'éclair ressortit de terre, et, évitant les soldats terrifiés, se mit à percer les membres de l'escadron de la mort, les uns après les autres ; ce faisant, il perdait de plus en plus de puissance, et au bout du 10ème membre de l'escadron anéantit, il disparut tout à fait...


Lentement, le Chevalier redescendit vers le Vampire ; celui-ci gisait, atrocement brulé, son armure pulvérisée, au fond d'un profond cratère... Alors que l'abomination poussait un dernier cri de haine, Ezekhohr la décapita.


Aussitôt, à la mort de leur chef, tous les membres de l'Escadron de la Mort se prirent la tête à deux mains, hurlant d'une douleur visiblement insoutenable ; comme ils ne faisaient plus aucune attention aux soldats autour d'eux, bientôt, ils furent détruits jusqu'au dernier... Deno, arrivé entre temps, se fit un plaisir d'aider quelque uns d'entre eux à mourir.


Alors que le vampire ressortait du cratère, le lézard se tourna vers lui en haussant un sourcil, lui montrant son épée encore fumante du sang du dernier décapité ; pantelant, le vampire expliqua :

    "- En donnant son sang régulièrement à des humains, un vampire en fait ses goules... Plus puissantes, plus rapides que des humains, un peu comme des vampires ; bien qu'elles n'en atteignent pas la cheville... Et qui lui obéissent aveuglement. Ils partagent une sorte de lien psychique;.. Ce qui fait que les goules ne survivent que très rarement à la mort du vampire...
    - Ha. Tant mieux, remarque ; ils semblaient assez énervants.
    - Smile oui, au moins ca... Par contre ; je crois que nous avons a nouveau de la compagnie."



En effet, les troupes régulières sadiques, voyant les rangs braves désorganisés, lancaient un vaste assaut, pour repousser la brêche ouverte ; cependant, ils se gardaient bien d'approcher de trop prêt les deux membres de l'ORT... Rolling Eyes
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Azharh
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MessagePosté le: Mar Aoû 08, 2006 10:30 am    Sujet du message: Répondre en citant

**********

    Héhé, je savais que ça allait devenir intéressant...

    Tu te rends compte que...

    Shhh, tais-toi, et profite du spectacle.


**********


Azharh se releva, en faisant rouler sur le côté le cadavre du sorcier qui l'avait attaqué. Il avait la main gauche recouverte d'un sang sombre et frais. Son armure, elle aussi, avait pris une teinte rouge dégoulinante et ses cheveux étaient collés les uns aux autres par ce liquide visqueux.

Son ennemi était mort. Il portait à sa gorge les marques caractéristiques des cinq doigts d'une main. Ils étaient entrés profondément dans son cou et avaient broyé la trachée sous leur pression. Le magicien Sadique était probablement mort étouffé par son propre sang.

Le Chevalier se tenait maintenant debout, entouré de l'escadron visiblement surpris de ce retournement de situation, à tel point qu'il y eu quelques secondes de flottement, et qu'ils ne semblaient trop savoir que faire. Ils n'eurent pas le temps de réfléchir à la question, ce fut Azharh qui prit la parole. Un rictus effrayant sur les lèvres, il leur dit :

    "Ahhh... Ca fait plaisir de prendre un peu l'air frais. Ca faisait un moment que je n'étais pas sorti."


Ce disant, il porta la main à son front. Un magnifique cercle de runes y était maintenant très clairement visible. Il luisait d'un lueur rouge sang et semblait irradier une magie inquiétante.

    "Eh bien... Je suppose que sans vous, j'aurai dû attendre longtemps avant d'être libre à nouveau. Votre ami magicien m'a été d'un grand secours. Cependant..."


Son regard s'obscurcit, alors que le rictus de ses lèvres devenait de plus en plus inquiétant.

    ... je n'ai pas du tout apprécié qu'il cherche à me tuer. Et je reconnais que cette magie est efficace. Sans elle, je serai mort avec lui... Mais assez parlé, je vais vous montrer ce que votre ami comptait me faire...


Et pour illustrer ce qu'il venait de dire, il s'élança avec agilité vers le membre de l'escadron le plus proche et, lui posant la main sur le front avec une rapidité telle que le Sadique, surpris, ne put réagir, il prononça d'une voix caverneuse ces mots :

    Ak-mil enêth adukaï !


Immédiatement après que ces paroles furent prononcés, la boîte cranienne du malheureux explosa, sa cervelle jaillissant de toutes parts et allant asperger ses compagnons les plus proches.

L'escadron se mit immédiatement en action. La surprise était vite passée, et les Sadiques savaient qu'ils avaient fait une erreur en n'arrêtant pas tout de suite le Brave. Et ils allaient réparer cette erreur. il se jetèrent donc tous ensemble sur lui.

L'un d'eux réussit à saisir le Chevalier par un bras. Un poignard suivit immédiatement, qui vint se planter dans la nuque d'Azharh. Ils avaient finalement très facilement triomphé de ce stupide Chevalier. Et, alors que le cadavre tombait au sol, il y eut un rire sadique qui ne provenait pas de l'escadron, mais bien de derrière eux. Lorsqu'il roula au sol, le corps d'Azharh partit en fumée immédiatement. Et les premiers Sadiques à se retourner eurent juste le temps de voir un large rayon rouge foncer vers eux. Les plus agiles plongèrent sur les côtés et s'en tirèrent avec quelques contusions, mais ceux qui furent touchés de plein fouet par le rayon sentirent soudain en eux une atroce brulûre. Il leur semblait qu'un feu pervers les dévorait de l'intérieur. Ils tombèrent au sol et ralèrent longtemps avant de mourir.

Mais leurs amis ne se préoccupaient déjà plus d'eux. Il leur fallait à tout prix arrêter le Chevalier qui, tout d'un coup, semblait doté de pouvoirs magiques qu'il n'avait jamais déployés auparavant lors du combat. Lui s'était mis à incanter une sombre mélopée. Le moment rêvé pour le poignarder dans le dos. Mais, alors qu'un membre de l'escadron allait frapper, la mélopée pris fin, et du corps même d'Azharh partit une onde de choc qui fit tomber tout le monde à terre sur une quinzaine de mètres.

L'assassin n'eut pas le temps de se relever. Azharh était déjà devant lui, un sourire carnassier aux lèvres. Sans qu'il eut le temps de rien faire, il lui posa la main sur la tête, et une nouvelle cervelle vint arroser l'herbe du champ de bataille.

...

Lorsque tous les membres de l'escadron qui l'avaient attaqué furent soit morts, soit dans l'incapacité de lui nuire, Azharh contempla son oeuvre. Tout autour de lui il y avait un grand cercle, vide de tout ennemi en état de combattre. Les soldats Sadiques "normaux" qui avaient pu suivre le carnage tremblaient de tout leur corps, et ils cherchaient à s'éloigner le plus possible de lui. En voyant cela, Azharh esquissa un large sourire...


    "Bien... Maintenant, amusons-nous un peu..."


Sur ces mots, il s'approcha d'un groupe de Sadiques proches et, tuant quatre ou cinq d'entre eux à l'aide de son sort favori, il en captura un qu'il emmena un peu à l'écart. Il profitait de la terreur qu'il avait inspiré et du fait qu'on n'ait pas encore repris l'attaque contre lui.

Le Sadique qu'il avait capturé pleurait, suppliait. Cela semblait plaire au Chevalier. Mais cela ne l'empêcha pas, d'un sort bien incanté, d'arracher la jambe droite au jeune Sadique qui hurla de douleur. Quand le cri eut cessé pour se noyer dans les sanglots, ce fut le tour de la jambe gauche. Les cris résonnaient au-dessus des bruits de combat, et glaçaient le sang aussi bien des Sadiques que des Braves. Les deux bras suivirent. Puis, l'estomac du jeune Sadique se mit à le brûler atrocement. Ses reins se désséchèrent, son foie se liquéfia. Il n'avait plus assez de force pour crier maintenant. Il vomissait du sang et quelques grumeaux jaunâtres. Ses yeux pleuraient du sang...

Lorsqu'il n'eut plus suffisamment de force pour pleurer, Azharh sembla devenir triste. Il le regarda avec l'air de l'enfant qui a cassé son jouet. Puis, abandonnant soudain toute attention envers lui, il le jeta au sol et le laissa agoniser là.

Il se mit alors en quête d'une nouvelle proie. Il était enveloppé d'un manteau de brume qu'il avait invoqué. Partout où il passait parmi les Sadiques, des cris de douleur et de souffrance s'élevaient vers le ciel.


    "Que ça fait du bien d'être de retour !"



**********

    Profite bien de ton spectacle. Dans quelques heures, le sceau aura de nouveau repris le dessus.

    Je le sais bien. Mais avoue que ça valait le coup, quand même !

    Décidemment... Je ne comprendrai jamais pourquoi Il t'a choisi...


**********
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MessagePosté le: Dim Sep 10, 2006 4:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La forteresse de Mirth était sans doute l'une des plus impressionnantes du monde. Elle se composait de deux parties distinctes, la porte et la citadelle.

La citadelle était la plus ancienne construction. Elle était partiellement taillée dans les quartz de la montagne et les murailles bâties étaient faites du meilleur granite qui soit. Elle se divisait en trois segments posés l'un sur l'autre et son sommet dominait le col de plus de deux cent pieds. L'architecture très élancée et symétrique rappelait celle d'Eden, la cité de calcaire blanc ou se trouvait le palais divin.

La porte était en fait une immense muraille de basalte noir et d'acier de trente pied de haut et de dix de large. Au pied de celle ci étaient creusées de douves emplies de pieux et de chaînes. Un immense pont-levis traversait celles-ci. Il était retenu par deux grandes chaînes de plusieurs mains de larges enroulées dans des poulies aussi hautes de deux hommes. Une herse d'acier descendait derrière le pont-levis. Elle était bloquée par deux loquets, l'un au sol, l'autre sur la muraille.
derrière la muraille, on comptait pas moins d'une vingtaine de balistes et autant de catapultes. Une impressionnante batterie de canons ornait la citadelle.

La forteresse, ainsi conçue, semblait imprenable. Les seuls sentiers qui permettaient de contourner les défenses étaient bien trop étroit pour faire progresser une armée suffisamment importante et ils étaient sans cesse parcourus de patrouilles. L'accès au col se faisait donc par la passe dont la dénivelée faisait peur même aux plus hardi voyageur.




Le petit groupe composé de d'Amanda, Larry et du nouveau venu Elledan observait avec attention les allées et venues des gardes. La forteresse était quasiment vide. La plupart des guerriers se battaient dans la plaines. Au loin d'ailleurs on voyait la poussière du combat. Le vent portait les cris de rage et les bruits métalliques des armes et armures. Le pont-levis s'abaissa et un groupe de cavalier en armure noir le franchi. Une dizaine de petit groupes se formèrent et tous partirent en hâte vers la bataille.


-L'escadron noir. Ce n'est pas celui de Khairne, dit Amanda avec appréhension.

-Sûrement des renforts envoyé par Satan. L'escadron de sang doit toujours être dans la citadelle.

-L'escadron noir n'est pas le plus réputé mais ils vont quand même faire du dégât. Khairne n'enverra ses propres hommes au combats que si il y va lui même.

-Larry... Larry... Toi regarder là-bas, lança Elledan visiblement tout excité.

Le mage désignait de la main un groupe de guerrier dont les armures semblaient faites de cristaux.


-L'escadron de diamant ??? S'étonna Larry.

-Si eux sont ici, ça signifie qu'il y a un très haut dignitaire sadique dans la citadelle. Peut-être que c'est le père de Khairne.

-Sétile ne m'intéresse pas, il est vieux et n'en a plus pour longtemps. Mais si c'est effectivement lui, je me demande bien ce qu'il est venu faire.

-Sûrement pas une visite de famille.

-Attention, ça va être le moment.

Larry se tourna vers Elledan.

-Tu restes ici jusqu'à ce que nous ayons atteint la grille nord des égouts de la citadelle. Ensuite tu fais sauter les poulies du pont-levis et tu fais un maximum de dégâts matériel sans prendre trop de risque.

-Moi vouloir venir avec vous...

-Nous voulons infiltrer la forteresse. Toi tu dois faire diversion. Lorsque tu aura fini, tu iras discrètement te poser sur le toit de la citadelle et tu nous rejoindra en descendant à travers les étages.

-D'accord... Mais vous pas laisser tomber moi sinon moi brûler vous.

Profitant d'une relève de garde, Amanda et Larry s'engagèrent au pieds de la muraille. Leurs réflexes d'anciens compagnons de combat faisaient merveille. Les rares gardes à leur barrer involontairement le chemin tombaient au sol avant d'avoir sentit la froideur de la lame qui leur avait percé le coeur ou la gorge. Il ne leur fallut que quelques instant pour atteindre la grille des égouts. Amanda produisit une petite fiole que lui avait donné Elledan et en versa sur les écrous de maintient. Une effervescence se produisit. Les compagnons se mirent en place pour arracher la grille attendant la diversion.

Le mage avisa ses compagnons à la bouche d'égout. Il ouvrit sa sacoche et en sortit un grimoire et une petite bourse. Il tira de la bourse une poignée d'une poudre dorée et ouvrit son grimoire d'une main. D'une voix profonde il récita un incantation. La poudre s'anima et prit peu à peu la forme de deux frelons qui virevoltèrent autour d'Elledan. Il désigna du regard les immenses poulies et les frelons se mirent immédiatement en mouvement. Chacun pénétra la machinerie des poulies. Elledan tendit la main vers les pièces, les frelons s'immobilisèrent et se désagrégèrent. La poudre se répandit dans l'air, envahissant les engrenages. Le mage serra le poing et la poudre s'embrasa. Le brasier dévora les poulies en un instant et la lourde chaîne fut libérée dans un fracas assourdissant.

Larry et Amanda tirèrent alors sur la grille qui céda sans effort. Ils s'engagèrent dans un égout a peine assez grand pour se mouvoir courbé. Ils entendaient au dehors la panique qui s'emparait des gardes. Mais pour eux, l'heure n'était plus à l'observation.


-Direction l'échelle d'accès au chemin de ronde, lança Amanda.

...
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Elledan
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MessagePosté le: Jeu Oct 05, 2006 7:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un petit groupe de sadiques, composé d’un caporal et de trois soldats, qui étaient légèrement à l’écart du rempart, aperçurent la destruction des deux poulies. Après un moment de stupéfaction, le caporal ordonna à ses soldats de le suivre pour remettre un semblant d’ordre dans les troupes. En chemin, ils croisèrent une étrange créature ailée qui semblait reprendre son souffle.

Elledan se releva quand il entendit des bruits de pas venant vers lui, en effet il aperçut trois sadiques qui couraient. L’un d’eux le vit, dégaina son arme et ordonna aux deux autres de le suivre. Un éclat passa dans les yeux du reptile, qui arbora un « sourire ».


    -Laisse les moi Elledan…


Il tendit sa main droite vers les sadiques puis la ramena lentement vers sa bouche, une petite sphère apparut fébrilement dans sa main. Les sadiques se trouvant maintenant proche de lui, il fermis les yeux pour ne pas troubler sa concentration. Au fur et à mesure qu’il chuchotait l’incantation la sphère rougissait, dégageant une chaleur étouffante dans sa proximité. Les sadiques s’arrêtèrent puis celui qui semblait leur chef cria à tout va.

-Tuez le, soldats !

Elledan rouvrit les yeux et souffla simplement sur la sphère, qui partit à une vitesse fulgurante. Elle alla heurter le soldat qui se tenait à droite du caporal, provoquant une détonation sourde, se qui enflamma les vêtements du soldat. Transformé en torche humaine, le soldat réussi juste à fuir sur une dizaine de mètres avant de succomber dans des cris inhumain.

Le deuxième soldat regarda successivement les reste fumant du corps, le caporal et le reptile noir qui incantait déjà un autre sort. Le choix fut vite fait, il abandonna son supérieur en prenant les jambes à son coup.

Le caporal, encore déterminé à tuer la créature, chargea sans plus attendre. Hélas au moment où sa lame allait pourfendre son ennemie, celui-ci se déplaça esquivant le coup. Le sadique ne put s’arrêter dans son élancer et il dépassa Elledan, qui en profita pour achever son incantation. Aussi rapidement que cela lui était possible, il tourna sur lui-même pour se retrouver face au dos de son adversaire. Au moment où sa main toucha l’armure du caporal une chaleur se transféra du reptile au soldat, la différence soudaine de température provoqua simplement un arrêt cardiaque de l’humain, qui alla s’étaler dans l’herbe.

Essoufflé, Elledan fut obligé de poser un genou à terre. Cela faisait tant de temps qu’il ne s’était pas vraiment battu, et depuis qu’il s’était réveillé les combats ne faisait que de se succéder. Il se reposa quelques minutes puis il déploya ses ailes et s’envola profitant de la confusion pour passer tranquillement les remparts sans être repéré. Se fut à se moment là qu’Elledan aperçut les catapultes et autres balistes.

Profitant de sa hauteur, il fit un rapide repérage qui lui permit de voir que quelques catapultes ainsi qu’une multitude de cannons, qui eux étaient à même sûr la forteresse. Elledan décida de mettre un peu plus de pagaille dans l’enceinte des remparts en brulant les catapultes puis, en allant au somment de la forteresse, les canons qui se trouveraient sur son passage.

Il atterrit près d’une catapulte, elle était principalement faite de bois avec certaines pièces en fer. Il fut facile pour lui d’y mettre le feu. Une fois cela fait, il se dépêcha de repartir, en volant, vers une autre catapulte. Tout ce passait bien jusqu’au moment où un mage l’aperçu et l’attaqua. Le choc de l’attaque surpris Elledan qui retomba au sol juste après s’être envolé, il se releva péniblement lorsque le mage sadique invoqua une boule de feu qui alla le frapper de plein fouet. L’explosion provoqua une petite pluie de pierre et un nuage de poussières.


-Encore une créature aussi faible que ses braves, soupira t’il.
-Toi attaquer moi. Moi te montrer qui est moi !

Le mage aperçu Elledan qui, en se tenant droit malgré ses ailes, imposait toute sa taille au sadique. Celui-ci fit quelques pas en arrière puis repris ses esprits, il avait en face de lui, finalement, un adversaire qui allait surement lui présenter un défi.

Elledan sorti son grimoire et l’ouvris, en le tenant d’une seule main, à la page souhaité. Puis tendit son bras libre en avant, paume vers le ciel, pour incanter. Le mage sadique, lui, tendit ses mains vers le ciel et incanta à son tour. La concentration des deux mages étaient imperturbables, si bien qu’Elledan ne remarqua la petite formation nuageuse au-dessus d’eux

Le sadique descendit un bras et le pointa vers son adversaire, à ce moment la un éclair s’abattit sur lui puis reparti vers Elledan en utilisant le bras tendu du sadique. La décharge électrique le frappa au niveau des épaules, il eu juste le temps d’achever son sort avant d’être projeté à terre. Le sort provoqua une fissure dans le sol qui se propagea en ligne droite vers le sadique en projetant de minuscules jets de magma, dont certains se solidifièrent en cristaux d’obsidienne. Le sadique eu à peine le temps de se jeter sur le coter quand la faille passa là où il se tenait quelques secondes auparavant.

Blessé à son épaule gauche, Elledan se releva fou de rage, fixant le mage qui se roulait par terre pour éteindre une partie de ses vêtements qui avaient pris feu. Il tenait dans une main un petit cristal d’obsidienne, qui se fondait dans la couleur des écailles, il avança en incantant à toute vitesse. L’obsidienne perdit sa couleur noire pour prendre un rouge incandescent, Elledan plaça son autre main au-dessus du cristal incandescent, puis il écarta ses mains au maximum, étirant l’objet du sort. L’étirement subit par l’obsidienne dépassait de loin ce qui aurait été possible naturellement, le cristal atteignait presque la taille du jeteur de sort. Alors que la pierre incandescente flottait devant lui, Elledan la prit à toute vitesse, à ce moment là l’obsidienne reprit sa couleur naturel.

L’obsidienne formait maintenant, étrangement, un bâton malgré sa finesse. Bien que lisse la plupart du temps, on pouvait remarquer qu’à certains endroits des craquelures c’était formées. L’un des bouts semblait constituer de minuscules pointes, bien trop petites pour percer les armures de cuirs. L’autre bout était par contre parfaitement lisse et se terminait en pointe.

Le mage sadique réussi à éteindre ses vêtements, qui avaient pris feu, en se roulant par terre. Lorsque il releva la tête pour voir se qui était devenue du reptile géant, il trouva ses griffes en face de lui. Avant même qu’il n’ai eu le temps de bouger, Elledan plantage ses griffes dans une des jambes du mage pour le retenir puis, en le fixant dans les yeux, il planta la pointe de son bâton improvisé, en poussant un cris de rage, pour l’achever.
En sortant le bâton du cadavre sadique, il vit que les catapultes en feux commençaient sérieusement à attirées l’attention des sadiques. Elledan attacha comme il put le bâton aux lanières de cuirs qu’il utilisait pour sa sacoche. Une fois cela fait il s’envola pour le sommet de la forteresse.

Alors que la fatigue se faisait sentir, il atteignait une des fenêtres, mais un sifflement strident puis une violente douleur dans son aile gauche le déstabilisèrent. Bien trop fatigué pour lutter contre la douleur, il tomba en essayant de ralentir sa chute en déployant au maximum son aile encore valide. Cela lui permit de s‘accrocher à une corniche de fenêtre et de s’y glisser tant bien que mal.
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Elledan
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MessagePosté le: Mar Nov 28, 2006 11:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Elledan regarda autour de lui, il se trouvait dans un petit couloir qui menait à un escalier. Deux portes étaient situées le long du couloir à gauche et une à droite. Après avoir regardé son aile et constater que la « blessure » ne ce voyait déjà presque plus, il se dirigea vers l’escalier.

Soudain des bruits de pas se firent entendre en provenance de l’escalier, surpris Elledan regarda autour de lui et aperçue la porte, à droite du couloir, près de lui. Il se dépêcha de rentrer dans la pièce, elle n’avait pour mobilier qu’une simple table et des chaises.


    -Nous ne pouvons pas emprunter l’escalier, alors passons par le plancher.
    -Je pense que Larry s’attend à se que l’on descend par les escaliers.
    -Larry nous a juste dit de le rejoindre en bas en descendant les étages, il n’a pas précisé par quels moyens.
    -D’accord, d’accord mais si on tombe sur un groupes d’humains hostile tu devras aussi nous sortirent de là.
    -Pas de problèmes, de toute façon ils ne sont guère résistants.


Elledan renversa la table et dégagea les chaises pour faire de la place au centre de la pièce. Ensuite il utilisa bâton comme levier en le plaçant entre deux planches. Une fois la première planche déboiter il agrandi le « trou » avec ses mains, par chance la salle du dessous « tait vide de toute présence, Elledan sauta.


-Tu en pense toi que les braves arriveront pas atteindre la forteresse ?
-Ses lâches ? Surement pas, et même s’ils parvenaient jusqu'à nous ils n’auraient aucune chance de gagner.

Soudain, le plafond derrière eux s’écroula en partie, une forme noire tomba sur la table en l’écrasant. Les deux sadiques se retournèrent et vire un grand lézard recouvert d’écailles noire d’environs se relever. Le plancher émis des craquements sinistres sous son poids.

-Qu’est-ce-que…

Le sadique n’eu pas le temps de finir sa phrase qu’un éclair le frappa de plein fouet qui le propulsa à travers la fenêtre. Le deuxième sadique regarda la créature et la peur le gagna lorsqu’il aperçut la porte de la salle derrière son adversaire. Il dégaina sans trop de conviction mais lorsqu’il le vi incanter, l’envie de survire prenant le dessus, il chargea.

Le plancher ne supporta pas et céda au moment où le sadique allait frapper Elledan. L’Hitaga eut le temps de se rattraper en s’accrochant au plancher qui arrivait a soutenir son poids, mais le sadique s’écroula lamentablement au sol.


    -Tu vois, je te l’avais dit qu’il était faible et fragile.


Elledan lâcha prise et tomba souplement sur le sadique, son poids le tua net. Il ne bougea pas quelques instants pour voir si cette fois le plancher soutenait son poids. Une fois sûr de lui, il se dirigea vers la porte.

Au moment ou il ouvrir celle-ci une épée s’abattit sur lui, Elledan eu juste le temps de se protéger avec ses ailes. Il les rouvrit violament en poussant un cri puis il se jeta au corps a corps avec ce qui l’avait frappé.

Lorsqu’il reprit le contrôle de son corps, il était au milieu de morceaux humains déchiqueter. De multiples entailles et blessures parcouraient son corps. S’est avec regret qu’il sorti son dernier cristal rouge pour invoquer la chaleur qu’il contenait. Lorsqu’il l’invoqua, son corps se mit à réagir, avec la chaleur dégagé, en l’absorbant pour refermer ses blessures, bien que certaines restait encore visible.

Elledan fit une pause pour essayer de se repéré dans la forteresse, quand soudain il entendit des bruits de pas venant vers lui.
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