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jecht
gardien des vauriens


Inscrit le: 20 Jan 2005
Messages: 2496
Localisation: a la droite de gouniaf, mais pas sur le pressoir a nain :P
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MessagePosté le: Sam Mar 24, 2007 4:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

près d'un an après Rolling Eyes

... cette sensation... c’était incroyable. planqué se sentais si bien, il ne ressentait plus le poid de son combat récent, ni même la profonde haine qu’il vouait pourtant depuis si longtemps envers les gnous, les zébus et même Saori ... il n’avait envie que d’une chose ... DANSER !!!
que pouvait donc apporter la danse dans un combat? notre amis le yack, ne comprenait pas ce que cette relique pouvait lui apporter ... certes la sorte d’extase qui l’emplissait l’empêchait de ressentir toutes douleurs et puis il faut avouer que remuer des fesses tout le temps comme ça était plutôt bénéfique pour la souplesse mais planqué remarquait que c’était surtout une nouvelle occasion pour lui de se ridiculiser devant tout le monde...

Au moins maintenant, il pouvait se battre dans la tenue qu’il voulait et non plus cet immonde tutu rose qui lui aurai value d’être la risée de tous les royaumes et toutes les races ...enfin bon, il pouvait maintenant continuer à porter avec une classe certaine son slip en mythrill, son pourpoint de cuir usé datant de son arrière grand père (planqué est un sentimental) ainsi que toutes les vieilles sapes récupérées à droite à gauche, plus usées que vives, plus moribonde que gambadante, plus jeanne calmant que jordy, enfin braif, vous m’avez compris quoi !
Mais bon, il parait qu’à Yackris, capitale guerrière du royaume des yacks, c’est à la mode d’être très oldie et Zoulousdesbois étant très attaché à son image, il agis tel le pitit mouton suivant papa mouton, maman mouton, les pitits frères moutons, les grands frèrounets moutons, les sœurettes moutons (autrement appelées moutonnettes), qui eux tous suivent grand papy mouton (autrement appelé la vieille croute), alcoolique accro a la liqueur de bambou australienne, actuellement en plein trip alcoolisé le mettant en scène dans “cours-vite-vers-la-falaise-on-sais-jamais-tu-sais-ptete-voller” ... Bref, la mode serais au port de jogging bleu turquoise que bah planqué il en mettrait ! que voulez vous, on peut être l’élu et être superficiel, non?

De toutes façons la perspective de ne plus porter la tenue de combat fluo l’enchantait grandement et la nouvelle puissance qu’il avais acquises le submergeait, il se sentait si fort maintenant qu’il pourrait enchaîner les combats directement vers Saori. En plus, sa nouvelle pièce d’équipement, le casque fibreux, le rendait plus confiant grâce à la sensation de bien être qu’il en découlait... mais il faut avouer qu’elle le rendait perplexe ... il ne savais rien de ce qu'était ce casque... il était beau, il respirait la puissance, mais il demeurait aussi mystérieux que la soit disant intelligence de zoamel (perso on attend les preuves qu'elle existe depuis un bon moment xD).
Planqué, après avoir finit de jubiler sur sa nouvelle puissance, décida donc de se renseigner auprès de son maître.

- Maître... pourrais je vous déranger quelques instants?

le moine referma sa soutane discrètement, l'air gêné, et se mis face à son récent élève.

- Qu' y a-t-il? pourquoi me déranges tu dans mes, hum..., prières.
- je me pose des questions...
- c'est normal mon enfant nous nous posons tous des questions. Qui ne s'est pas demandé comment le monde s'est créé, quel est le sens profond de la vie, pourquoi les gnous sont ils si cons, comment les auteurs ont ils fait pour échapper à l'hôpital psychiatrique... c'est le propre des espèces intelligentes...
- oui en fait moi vous savez, à partir du moment que je sais où je peux trouver à manger et où je vais dormir, moi je me pose pas vraiment de questions... nan là c'est plus des questions sur quelque chose de récent, genre ce que j'ai sur la tête. Pasque bon, il faut avouer que c'est classe, que c'est puissant, une rune qu'elle est bellegosse, mais je ne sais rien d'elle! elle me tombe comme ça, sans prévenir... je veux mieux la connaître...
- oui c'est normal... bon d'accord je vais te conter cette histoire...

il y a de ça très longtemps, dans ma tendre jeunesse...

- FLASH BACK -

le jeune yackolta (nom du moine dans sa jeunesse) se baladait gaiement dans la rue principale de YackValley, joyeuse bourgade des années 70 (on a pas dit de quel siècle Very Happy) aux maisons colorées et aux gens qui tondent toujours leur gazon.
Le jeune yack venait de finir son service au Sue Ellen, bar branché disco arrosé de milk shake chocolat fraise. La paye dans sa poche, la nuit de yackolta s'annonçait faste. Il rentra chez lui, embrassa sa mère sur le front et se dirigea vers la salle de bain, le sourire aux lèvres.
C'est à ce moment que le vrai rituel commença... il brancha son tourne disque, lança une oeuvre des Bidjiz et commença à se déshabiller en bougeant machinalement des fesses, lançant les vêtements un peu partout dans la pièce.
il s'épila le torse (ne cherchez pas, un yack peut s'épiler le torse), s'aspergea de parfum et coiffa sa majestueuse crinière ainsi que... la coiffure qui fait tant sa fierté.
En effet, le yack arborait une coiffure dense et ronde, frisée et qui était sincèrement classe. Tout le monde lui enviait sa coiffure et les jeunettes ne rêvaient que d'une chose... son corps!
yackolta fit un sourire ravageur à sa propre image dans la glace et s'habilla. Il enfila son pantalon, blanc serré en haut et large au niveau des jambes, puis sa chemise. C'était son père qui lui avait offert, une belle chemise mauve saupoudré de paillettes qui brillait délicatement à la lumière. Par dessus, il enfila sa veste blanche, pas trop serrée mais un peu quand même pour laisser apparaître les muscles saillant du yack qui ce soir une nouvelle fois deviendrai l'idole des plus belles...

Une fois toutes ces préparation finie, les lunettes roses ajustées sur son museau, il descendit l'escalier les fesses glissant sur la rambarde, attrapant les clés de la vieille voiture décapotable de son père au passage...
Il grimpa dans la voiture, démarra en trombe, son esprit déjà sur la piste de danse... Il prit North Avenue où il devait récupérer son ami de toujours, Johnny B. Yack. Il le retrouva adossé contre un distributeur de boisson gazeuse, le cure-dent porté aux lèvres (tain c'est que ça ferait presque sérieux là Surprised), les cheveux au vent tel Mabrouka dans 30 millions d'amis (ah non)... voyant la voiture de son amis arriver, il sauta majestueusement dedans, permettant ainsi aux deux compères de filer sans interruption vers le lieu où comme chaque samedi soir ils faisaient des folies de leur corps, là où l'alcool coulait à flot tel les chutes du niagara, là où les femelles étaient aussi chaude qu'une pièce de meschoui lors de la fête des pères, là où les sols sont plus brillants et colorés qu'un remake de la cage aux folles... enfin bref, un lieu de débauche inégalé... le Couine.

Quelques minutes plus tard, les voilà arrivés devant la boite, la queue était aussi longue que le jour de la sortie de la wii au japon et ça n'engageait rien de bon... Ce soir ils étaient là pour danser et non se cailler les poils dans une file d'attente.
Il faudrait donc ruser et pour ça Yackolta n'était pas le dernier! Fier descendant d'une famille stratège de yacks, il décida d'utiliser une des plus grande technique d'infiltration des arcanes secrètes. Ainsi, il s'approcha des videurs de la boite, deux zébus à l'air peu intelligent, et... leurs balança deux péloss qui traînaient dans le coin tout en criant « Arcane Suprême Yack – Jet Divertif !!!». Les deux yacks profitèrent donc de la confusion de la situation pour s'infiltrer gaillardement dans la boite de nuit, laissant ainsi deux zébus désapointés tentant de retenir les autres de rentrer. Qu'ils sont futé ces yacks!

L'intérieur de la boite était entièrement en velour rouge... les sièges étaient en velour, les moquettes étaient en velour, les verres en velour (bizarrement le bar avait peu de succès) et seules la boule à facette et la piste de danse étaient fait d'une matière différente. Tout ce velour donnait une ambiance feutré à la boite qui charmait toutes les personnes y gouttant un jour (un peu comme le beurre de cacahuète) ...
Et c'est dans cette atmosphère si particulière que nos deux amis excellaient le plus... ici ils oubliaient tous leurs problèmes de la vie quotidienne leurs tafs miteux ( yackolta est fumeur de saumon et Johnny est reproducteur de loutre, la vie ne les gate pas), ici ils étaient rois...

Sans plus attendre, yackolta monta sur la piste de danse, une semaine qu'il attendait ce moment, maintenant qu'il était devant il ne pourrait tenir plus... Il se bloqua, mains derrières le dos, regard au sol, immobile tel un fennec de chasse. Les gens, intrigués par la posture du yack le regardaient de façon de plus en plus insistante, attendant que celui ci bouge... et il ne les fit pas attendre plus longtemps. C'est sa main droite qui bougea la première, s'élevant dans les airs comme si elle cherchait à montrer une toile d'araignée qui pendrait au plafond et se bloqua dans la position... La deuxième n'attendit pas plus longtemps pour bouger à son tour, se dirigeant vers l'exact opposé de sa soeur... puis ce fut le tour de ses fesses, elles bougèrent délicatement d'avant en arrière, décrivant des cercles ce qui donnait à la scène une sensualité digne des plus grands films pour adolescente en chaleur avec patrick swaize en rôle principal. Et la... il releva sa tête, révélant un regard de braise, un de ces regards qui veux dire des choses du genre « graou graou »... La piste était à ses pieds, il avait déjà concquit toutes les personnes qui se trouvaient dans son périmètre phéromonal, que ce soit femme, homme, chien, chat, poulpe, etc. Enfin presque tous...

Dans un coin de la piste se trouvait son ennemi de toujours...Gnouneckie et sa bande, les CanibalGnouz , étaient là, le maudissant comme on avait jamais maudit quelqu'un... Leur histoire était vieille, une sombre affaire de bille en maternelle... Gnouneckie, la veste en cuir avec une tête de mort gnou dans le dos n'étais pas ce qu'on pouvait appeler quelqu'un de moche (bon ok, c'est un gnou, il est pas aidé certes). Coiffé à la mode, la banane affirmée, il ne pouvait supporter que yackolta lui pique la vedette comme ceci... D'un claquement de doigt, sa bande se leva pour se diriger, gnouneckie en tête, vers notre héros de flash back qui se déchainait comme jamais... Un des gros mis une beigne au yack qui tomba à la renverse.

G : tiens... salut yackolta, je t'avais pas vu dis donc...

Les membres des CanibalGnouz entourait maintenant le danseur avec des intentions qui étaient clairement pas gentilles...

Y : ah vi, comme c'est bizarre, t'aurais pas vu une de mes dents? Je crois que j'en ai fait tomber une...
G : tu devrais faire attention à tes affaires yackounet, tu sais bien que cette piste de danse n'est pas très sure.
Y : tu m'étonnes... quand on te voit danser, on a peur c'est sur!
G : ... tenez le les gars... on va lui faire passer l'envie de danser à ce tas de poils !

Une voix s'éleva de derrière lui, c'était Johnny qui avait flairé (célèbre flair des yacks, encore plus connu que leurs poils) l'embrouille. Il avait tout de suite accouru pour porter secours à son ami.
J : je crois que tu t'es trompé d'endroit Gnouneckie, ici on est pas au Goofie Goober, c'est pas là que tu trouveras ton banana split spécial avec le jouet qui va bien...
G : tiens donc, on avait Claire à terre, et vla t'y pas que son chien vient prendre sa défense ! (viens courir avec claire et son chien /o/ tu oublieras tes ennuis en chemin /o/)... tu comptes appeler Belle et Sébastien aussi?
J : ...
G : bah quoi? Rigole un peu johnny boy, on va finir croire que t'as pas d'humour... pourtant vu la tenue de ton pote, on pourrait y croire...
Y : laisse trainer johnny, on en a déjà parlé, ici on est là pour danser, par pour écouter les pov' type dans son genre...

les deux yacks se retournèrent et commencèrent à partir, laissant derrière eux les gnous frustrés.

G : ba alors... t'as les foies yackolta? Tu serais pas comme ton père... une gnomette?

Yackolta s'arrêta net... il se retourna doucement, les veines du front saillantes comme le décolté d'une potiche de jeux télé, et il dit d'une voix tendue...

Y : personne... personne ne me traite de gnomette !!!
G : alors prouve le nous, yackolta !
J : te laisse pas avoir yacki, tu rentres dans son jeu... tu vas te faire avoir comme ton père!
Y : j'ai un honneur à garder johnny... mais pas ici, pas dans notre temple de la danse...
G : c'est où tu veux mon mignon, on va te clouer le museau une bonne fois pour toute!
Y : ok... mais je te préviens je ne me battrais pas, on respectera le code d'honneur des yacks, sinon rien.
G : si ça peut t'amuser...
Y : nous réglerons donc tout ça avec une course à dos de Mamoutre, comme le veux notre tradition.
G : ça me va... customisé ou pas le droit?
Y : tu peux le moder si ça te chante.
G : ok, alors tu signes ton arrêt de mort.
Y : un gnou qui battrait un yack... et pourquoi pas sakuragi qui conclut tant qu'on y est!
G : ... quand?
Y : le week-end prochain... sur l'ancienne piste de course au nord du village...
G : soit pas en retard Yackolta, ta maman pourrait le regretter si tu ne viens pas... ce coup ci c'est pour de bon, je vais te faire payer tout ce que tu m'as fait!
Y : ouaip... et plus jamais tu ne remettras les pieds ici, tu cesseras de bafouer ce temple de la danse, de la chaleur, de la sensoualité, de la...
G : ouais, ouais s'tu veux, toutes façons tu seras plus là pour m'en empêcher...
Y : à samedi, Gnouneckie.

Les deux yacks ne restèrent pas plus longtemps dans la boîte de nuit, l'ambiance s'étant largement dégradé, le DJ en était même venu à passer des « tubes » de M'Porcora pour essayer de remonter tout ça... on raconte d'ailleurs que celui ci n'a pas survécu aux blessures qu'il a subis ce soir là, peu de temps après le départ des deux amis.

NB de jecht : bon pas l'habitude de faire ce genre de petite parenthèse dans l'histoire, en même temps tout est possible vous me direz, mais là je juge ça nécessaire. Alors à quoi bon ce NB? Tout simplement pour vous parler un petit du Mamoutre. Mais oui, je savais que vous vous demandiez ce que ça pouvait être! Alors, le Mamoutre est un animal assez courant dans le royaume où se situe l'histoire. Utilisé à la fois comme bête de somme, monture élégante ou autre chasseur de fennec, le Mamoutre est un croisement des mammouths et autres loutres que l'on connaît par chez nous.
Son origine remonte à quelques milliers d'année où une sorte d'illuminé avait réunis plusieurs espèces d'animaux en croyant qu'une averse était un remake des grandes eaux du mec là, Noé. Pourtant ses potes lui avait dit de pas trop forcer sur la vodka mandarine... enfin bref, il avait donc réuni plusieurs sortes d'animaux mais par couple... oui il avait oublié ses notions d'histoire religieuses... une fois donc embarqués dans le bateau, il fallut à peu près 10min au tigre qui se baladait par là pour bouffer le mec, ce qui eut pour effet de faire dériver le bateau au large, sans personne pour le conduire...
Plusieurs jours se passèrent ainsi et des clans à l'intérieur du bateau se montèrent pour pouvoir survivre. Les carnivores c'étaient proclamé chaif, avec pour règle première : si t'es pas carnivore, bah tu sers de bouffe. Mais un groupuscule rebelle subsistait tant bien que mal à bord. Robert, un bélier d'âge moyen était à la tête d'une troupe de 8 personnes qui arrivait à tenir tête à la dictature mise en place. Il était secondé dans ses opérations par Madeleine, une loutre (tient quel hasard!) qui avait beaucoup de succès auprès de ses camarades et par Gontran, un mammouths (ébé, que la vie est bien faite!) plutôt pataud mais assez attachant.
Aujourd'hui était un jour important, en effet les rebelles avaient prévu de prendre d'assaut un camp de prisonniers adverses (waouh, il a l'air gros le bateau Very Happy) afin de gagner en effectif tout en sauvant leurs camarades... Pour cela , ils guettèrent toute la journée le moment propice à une attaque... ce fut Madeleine qui le lança, elle avait repéré une irrégularité dans la ronde des gardes, et ils s'engouffrèrent dedans, dans ce qui était en fait... un piège. Maurice, une mangouste vile et fourbe les avait balancé au très cher Canne, le tigre qui avait mangé l'homme et déclenché tout cela. Les pertes furent rapides, les carnivores, plus fort, les dominaient largement et Robert périt dans les premiers (d'aucun dirait que sur ce coup ci, ça avait été plus une chèvre qu'un bélier Rolling Eyes )... Madeleine avait pris la suite des opérations, enfin ce qu'il en restait, et elle ne dut sa vie sauve que par un geste héroïque de Gontran, qui avait fustigé une hyène qui allait l'attaquer... le mammouths la prit alors sous ses pattes (n'essayez pas d'imaginer) et fonça à travers les différentes pièces, criant à Madeleine que de toutes façons tout était foutu et qu'ils n'avaient plus qu'à s'échapper pour pouvoir espérer survivre...
Gontran, en arrivant sur le pont ,après avoir lacéré de ses griffes (mais si un mammouths a des griffes!) quelques gardes, arracha un morceau du bateau et le jeta à la mer, espérant ainsi rejoindre la terre sur ce bateau de fortune...
Plusieurs jours s'étaient passés et tout naturellement, ils tombèrent amoureux et eurent pleins de petits mamoutres!
Vala vala... quelques centaines d'années plus tard, les mamoutres, qui étaient cons comme leurs sabots, se firent domestiquer pour les raisons cités ci dessus.
Oui je sais, j'aurais pu aller droit au but... et encore j'ai résumé je trouve... enfin voila, revenons en à notre histoire Very Happy.


La famille de Yackolta n'était pas très riche, elle possédait cependant un beau Mamoutre, qui était dans la famille depuis quelques années. Le yack et lui avaient gambadé de longues heures ensembles déjà, ils s'aimaient comme un yack et un mamoutre peuvent s'aimer, ils étaient proches comme le sont un poulpe et une japonaise, en braif, pour cette course, il n'avait pas besoin de moder le mamoutre, leurs expériences pallierait à tout ça.

C'est ainsi que quand arriva le jour de la course qui permettrait aux deux gangs rivaux (mais si, deux personnes ça fait un gang), c'est un mamoutre dans son état naturel qui s'approcha de la ligne de départ...
Confiant, Yackolta avait enfilé le matin même son porte-jarretelles porte bonheur, celui que sa mère lui avait offert pour ses 8 ans. Il attendait maintenant son rival, le cigare à la bouche, les lunettes de soleil façon Chips, les bottines façons Yvette Horner, la veste en cuir façon Freddie Mercury (paye ta classe /o/)... Tout était près pour qu'il lui mette sa déculotté à l'autre bataw.

Gnouneckie mit le temps pour arriver, mais c'est en compagnie d'un mamoutre imposant qu'il se présenta... Celui ci semblait complètement vide de sentiments (même si tout le monde sait qu'un mamoutre est con comme mes pieds), tout en lui respirait les modifications. Les CanibalGnous étaient réputés pour leur talent de customisation de véhicules et celui ci n'y avait pas échappé. Les pattes de l'animal étaient équipées maintenant de griffes pour une meilleure adhérence, les poils étaient plaqués avec du gel pour un meilleur aérodynamisme, une étrange massue en os à l'arrière, un casque profilé avec des lunettes rouge sang (pour exciter), enfin bref... il ne ressemblait plus du tout au mamoutre habituel...

Les deux ennemies se regardèrent à peine, la tension était bien trop grande pour ouvrir la bouche, tout ce jouait aujourd'hui et il ne fallait pas gâcher l'instant. Ils étaient concentrés et préparaient leur monture du mieux qu'il pouvait, tout devait être parfait.
Le soleil se leva à l'ouest du mont Sinaï, l'heure était proche, ils partiraient vers 8h, 8h moins le quart. C'est ainsi qu'ils enfourchèrent les mamoutres et les firent se diriger vers la ligne de départ.

Une biche qui passait dans le coin avait été réquisitionné pour lancer le top de la course... Ce qu'elle fit en tirant avec un pistolet dans les airs...

Et là les deux puissants mammifères se ruèrent tel des membres du sexe féminin dans un magasin un début de solde. Yackolta sur son mamoutre pris un départ plus rapide ce qui le plaça en tête. Sa monture, bien élevée, galopait à un rythme plus que correct, on sentait l'harmonie entre le pilote et le véhicule... le spectacle était très beau à voir.
De l'autre côté, le style de Gnouneckie était très agressif, il fouettait sa monture comme des pratiquants de SM et il mettait tout son sadisme en application pour rattraper son rival. On sentait la douleur éprouvée par le mamoutre au fur et à mesure que le terrain était regagné...

Les deux concurrents étaient maintenant au coude à coude, yackolta à l'aise à la conduite tirait avantage des trajectoires que sa monture prenait avec facilité alors que son adversaire s'aidait des éléments du décors grâce aux griffes ajoutées... ce style aggressif épuisait terriblement le mamoutre qui risquait d'un moment à l'autre de perdre du terrain à nouveau... Gnouneckie avait sous estimé la puissance de l'amitié envers son camarade de course, cette erreur il allait vraisemblablement la payer pensait Yackolta...
Et c'est d'ailleurs ce qui arrivait maintenant, le yack qui était un pilote hors pair du fait de son grand passé avec le mamoutre prenait petit à petit de l'avance sur le chef des CanibalGnouz qui fulminait de rage... mais il ne se laissa pas faire, il se retourna, prit la massue en os accrochée à l'arrière et donna un grand coup dans les parties du mamoutre qui laissa échapper un râle de douleur avant de foncer tête baissée droit devant, à une vitesse défiant les lois de la nature...

JB Yack : tain... le salop, il lui a donné un coup de n'os dans la tuyauterie...

Le mamoutre du gnou rattrapait celui de notre moine qui ne savait plus comment faire pour gagner cette course, l'instant était critique, bientôt ils allaient être à la même hauteur et Yackolta ne savait pas quoi faire... sauf utiliser cette arcane secrète enseignée par son grand père il y a de ça moult temps... Son grand père, un yack bien, lui avait apprit tout ce qu'un bon yack devait transmettre à son petit fils. La famille du moine était une famille combattante dotée d'un pouvoir naturel, un de ces dons héréditaires que les autres ne peuvent avoir...

Yackolta sourit... il avait la solution et n'hésiterais plus à l'utiliser. Il jeta un petit coup d'oeil moqueur au gnou et se caressa les cheveux... son pouvoir résidait dans sa coupe, dans sa coupe afro.

L'air maintenant sur de lui, il se pencha vers les oreilles du mamoutre, enfin une en particulier parce que je sais pas si vous avez essayé de vous pencher vers les deux oreilles d'un animal dont la taille de la tête est plus grande et plus large que l'ego d'un puchuu, mais c'est franchement pas facile. Là, il lui chuchota quelques mots. Le visage de l'animal s'illumina et s'apaisa par la même occasion, bizarrement, il alla plus vite aussi, comme si les mots rassurants du yack lui avait donné des ailes... en tout cas, c'était efficace, rapidement il remonta à niveau d'un gnou éberlué et qui le fut d'autant plus quand il remarqua le sourire serein de son adversaire... il apparaissait si... cool. C'était le mot, cool. Le pouvoir de l'afro, impressionnant de puissance et indéfinissable...

Gnouneckie paniqua, il perdait la main... il se découragea même et il ne dut son salut qu'à une branche de sapin qui lui décolla une dent au passage, il eu le temps de presser le bouton d'urgence avant de retomber dans une apathie totale. Ce bouton appelait le QG des CanibalGnouz afin d'appliquer le plan de secours...

Et il ne fallut pas longtemps pour que celui-ci se déclenche, déjà une horde de 3 voitures se dirigeaient à toutes vitesse vers les deux concurrents, des gnous armés de lance-roquette... Arrivés à hauteur de ceux-ci, ils tirèrent tout leur saoul sur Yackolta et sa monture qui s'écroula sous le poids de la force de frappe des armes. Le yack tomba, perdant ainsi son sourire, il pensait en avoir fini avec cette course, mais ça n'avait été aussi facile que prévu. Dans sa chute, il s'écrasa contre un rocher, mais ceci fut superficiel, déjà il s'était relevé pour s'enquérir de l'état de santé de son fidèle destrier. Celui-ci allait plutôt mal, il saignait, avait perdu des poils et et il peinait à respirer.
Le yack, était triste, son ami allait mal et il ne pourrait pas s'en occuper tout de suite... les gnous avaient clairement les hostilités, Gnouneckie avait décidé de ne pas la jouer sport et il devrait sûrement se battre. Les méchants arrivèrent et se placèrent autour du yack, le gnou directement en face de son adversaire.

G : tu n'as pas voulu que ça se passe calmement yackou... tout aurait pu être plus simple...
Y : jamais nous ne lâcherons le bar, surtout pas à une tanche dans ton genre...
G : alors prépare toi à mourir mammifère de merde...
Y : ne crois pas que je me laisserais faire ! Mon honneur de yack en dépend.

Ils se toisèrent tous les deux, le gnou sortant un gros couteau, le yack à mains nues. Les autres ne participaient au combat, persuadés que leur chaif allait gagner le combat. Mais bizarrement, yackolta n'était pas apeuré, il avait retrouvé sa confiance et un des gnous s'en aperçut...

UnDesGnous : oh non...
UnAutreGnou : quoi? T'as pas enregistré le dernier épisode de Raoul le Grattoir?
UDG : o_o oh non bis >_<
UAG : t'inquiète, marc-henry l'a pris.
UDG : aaaaaaah, je suis soulagé tout d'un coup!
UAG : bah atta, en plus c'est celui où Pablo le Poulpe a sa promotion à la Crevette Craquante!
UDG : ouais surtout qu'on s'est tapé la pause de 5 semaine, c'est abusé ça, c'est la deuxième en plus. Les producteurs pourraient penser aux spectateurs...
UAG : tu sais, eux ils s'en foutent, à partir du moment où tu regardes hein...
UDG : c'est abusé :/
UAG : clair...
UDG : hum...
UAG : quoi?
UDG : j'sais pas... j'suis persuadé que j'avais remarqué quelque chose...
UAG : ah?

Les deux mammifères se battaient toujours, le gnou enchaînait les coups rapide, dansant autour du yack...

ToujoursUnGnou : Déchaine la fureur Gnouneckie !! DECHAINE LA FUREUR !

Le gnou avait totalement l'avantage... yackolta encaissait sans relâche et peu de gens lui donnait de chance de gagner. D'un style rapide et certains il faisait pleuvoir les jabs dans la tête du moine... l'issue était certaine quand le sourire apparu de nouveau...

UDG : au mon dieu! Je sais ce que j'avais oublié !
UAG : quoi?
UDG : Yackolta est trop confiant ! Il a un truc... c'est le pouvoir des afros >_<
UAG : le quoi? o_o
UDG : cherche pas... tu peux pas comprendre... c'est le pouvoir de l'afro... c'est mystique! Gnouneckie est dans le mal!
UAG : mais mais mais... pourquoi...?
UDG : c'est le pouvoir de l'afro...

Le gnou avait remarqué que quelque chose clochait, il avait beau asséner le yack de nombreux coups, rien nu changeait, yackolta allait bien parfois au tapis, mais il gardait tout le temps ce même sourire sur les lèvres... Le gnou tenta un direct et il n'en fallut pas plus au yack pour décocher un crochet dévastateur qui en fit voir de toutes les couleurs au méchant. Plusieurs pleuvèrent et il n'en fallut pas plus pour que le challengeur envoie le gnou au tapis, sonné.

Les autres gnous n'attendirent pas plus longtemps, ils avaient déjà sauvé leur chaif, il le referait une nouvelle fois... tous sautèrent sur le yack qui esquiva aisément, à l'aise dans ses mouvements, il était fluide comme une glace décongelée. Tous craignirent le pouvoir de l'afro. Il les séchait un à un et bientôt ils ne furent plus que 3, 3 au milieu d'un tas de corps inanimés. Les deux gnous paniquaient, voilà maintenant quelques temps qu'ils se tapaient dessus et seul le yack ne semblait éprouver la fatigue, pis, il avait l'air si... cool. Ça les déconcertait, ils en avaient même du mal à taper dessus.

Mais...

La mamoutre de Gnouneckie, qui était au loin, trébucha par hasard sur une branche de sapin. En trébuchant, il atterrit sur un pitit écureuil qui rapatriait une noisette pour sa gentile femme. La noisette roula sous les pieds d'un huissier de justice à 27km de là, ce qui eut pour effet d'envoyer son attaché case dans la gargote d'un vendeur de hot-dog. En bougeant, la gargote déclencha une crise cardiaque chez un chien, qui en mourant attendrit un jeune conducteur de loutre qui se prit un poteau. Ce poteau servait à tenir les rails d'un métro en bois. Les rails pourfendus, le métro sorti de sa trajectoire pour s'écraser dans un bus de coiffeurs qui passait dans le coin (z'allez voir, le hasard est parfois bien venu Very Happy). De rage, l'unique survivant sauta sur le premier crâne qu'il aperçut, c'est-à-dire celui du yack.

Le spectacle qui suivit fut horrible... les coups étaient sec et précis, et la coupe afro ne changea rien, la haine des cheveux qui animait le coiffeur l'aveuglait au point de ne pas apercevoir la coolitude de la chose. En deux temps trois mouvements, la coupe s'envola... laissant au yack une boule à zéro parfaite et une simili perruque...

Le coiffeur, calmé, s'en alla, gambadant la fleur à la bouche.

Sans sa coupe, l'assurance qui habitait yackolta disparu d'un coup. Les gnous le remarquèrent et lui collèrent une rouste monumentale. Le yack ne put survivre que grâce à l'intervention de Johnny B Yack. Il le ramena chez lui, ne voulant pas alerter les forces de l'ordre en allant à l'hôpital...

Y : j'ai pris cher ce coup ci...
JBY : oui mon ami, je pensais pas que tu pouvais perdre avec cette technique... comment t'ont ils eu?
Y : je crois que l'auteur a voulu me niquer.
JBY : outch, dur.
Y : ouais... dis... qu'as tu fait de mes cheveux?
JBY : ils sont là, cachés dans une boite... mais que veux tu en faire?
Y : même en perruque, la puissance sera là... je dois juste les conserver et les utiliser à bon escient.

------------------------------------ FIN DU FLASH BACK ----------------------------

- c'est ainsi que tout se passa... tu connais maintenant la nature de ta nouvelle pièce d'équipement...
- merde... c'est tes cheveux...
- eh oui, mon élève...

le vieux moine allait s'apprêter à étreindre tendrement Planqué et lui s'apprêtait à lui en coller une quand la porte de la salle s'ouvrit dans un grand fracas, laissant apparaître un yack affolé, tout en sueur...

- Maître ! C'est affreux ! C'est horrible !
- Quoi? Y'a plus de Yop goût noix de coco au supermarché? (j'ai envie de yop noix de coco)
- mais non maître >_< ce sont les chevaliers de Saori, ils sont aux portes du temple... Ils sont en train de...
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jecht
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MessagePosté le: Ven Avr 13, 2007 1:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

…Fouiller la salle aux trésors. Ils retournent tous les coffres un par un.
-Tu m’étonnes, le temple ne possède plus rien de valeur, tous ces coffres sont vides. S’ils sont venus chercher quelque chose de valeur ils vont être déçus.
-Mais maître, on ne peut pas les laisser faire. Ils vont saccager le reste du temple après. Et la pièce après la salle aux trésors c’est la cuisine.
-Damned, ma réserve de Yop fraise est dans le frigo, sans défenses (oui moi je préfère le Yop à la fraise ). Ils sont combien de chevaliers ?
-une dizaine seulement, j’ai aperçut Saori et ses 3 gardes du corps. Donc ils sont venus en force.
-Saori est là ? Ajouta Planqué. Mais c’est l’occasion ou jamais. Je commence à être lassé de ce dédale de cavernes. C’est l’occasion d’en finir une bonne fois pour toute. Je préfère attaquer directement le boss de fin sans avoir à passer par les sous-fifres avant. (Pis avouons le, cela impliquerait que les auteurs aient l’imagination pour encore une bonne demi douzaine de rencontres. Non pas qu’ils n’y arriveraient pas, mais faut de la nouveauté pour ne pas lasser le lecteur non ?). Alors elle est ou cette salle aux trésors ?
-Cela ne me semble pas judicieux mon nouveau disciple.
-Depuis quand je suis un disciple ?
-Mais depuis que tu arbores fièrement cette perruque afro.
-Parce que tu crois que je vais porter un truc fait de tes poils et qui a traîné n’importe où ?
-Mais bien sûr, car c’est le pouvoir de l’afro.
-Quel pouvoir ? Et c’est supposé faire quoi ? Me donner un superbe déhanché sur une piste de danse ou chaque dalle est illuminé d’une couleur différente ? Vachement pratique dans ma situation.

Collant une baffe magistrale à Planqué, le moine repris.

-Je t’interdis de mépriser cette vie qui a été la mienne. Tant que tu n’as pas essayé tu ne peux comprendre l’intensité de la chose. Mais cela importe peu pour le moment. Tu dois partir.
-Oui, je sais, je dois partir vers la salle aux trésors pour poutrer de la princesse. Faut que j’aille où alors ?
-Non quand je dis partir, c’est partir. Dans ton état actuel tu ne tiendrais même pas contre les gardes du corps, alors contre Saori. Non tu dois te rendre au QG de Saori, il faut que tu détruises l’origine de ses pouvoirs. Tu as dus la rencontrer sur une plage non ?
-Oui mais à ce qu’il parait ça n’était qu’une illusion. J’ai eu l’occasion de voir la salle dans son état normal, et y’a une salle avec marqué « salle de l’origine du pouvoir de Saori. Seule Saori a le droit de rentrer dedans. Toute tentative sera punie de mort. Parce que si ce qu’elle contient est détruit Saori perdra toute sa puissance et deviendra aussi inoffensive qu’une jeune pucelle face à 28 loubards armés de battes et de chaînes dans une ruelle sombre un soir de nouvelle lune »
-Y’a vraiment marqué tout ça ?
-Presque. C’était juste un résumé. Après y’a tout un chapitre sur les différentes tortures et mise à mort. Un autre chapitre sur la manière de maintenant un homme en vie le plus longtemps possible. Apres y’a les annexes avec des schémas détaillés. Et pour finir, tout en bas de la porte, y’a un soleil qui domine 3 personnages. Le plus étrange, c’est que ces personnes ont des bras et des jambes symbolisés par un simple trait et que ces membres sont directement rattachés à la tête. Et les cheveux c’est des bâtons. Etrange.
-…
-Bon dans tous les cas, tu dois te rendre là bas, découvrir ce qu’il y a derrière cette porte et le détruire. Moi je retiendrais nos invités le plus longtemps possible.
-Et quelle chemin je doit prendre ? Parce que j’imagine que si je reprend la route originale je vais de nouveau tomber sur un chevalier qui garde une caverne tout ça tout ça quoi.
-De l’autre coté de la caverne il y a passage qui te mènera directement à la dernière caverne du labyrinthe. Je pense que Saori à du prendre les plus fort de ses chevaliers avec elle pour pas prendre de risques alors la caverne devrait être vide. Fonce mon disciple, et que le pouvoir de l’afro soit avec toi.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Planqué ramassa ses maigres possessions, son Mag’uss (oui oui il est toujours là lui, même s’il a un peu été oublié ces derniers temps. Mais après le duel avec le moine il est revenu coller aux basques de Planqué.
Regardant son nouveau disciple disparaître dans le couloir, le moine réajusta son tablier et se dirigea vers la salle aux trésors quand le deuxième moine, toujours affolé et en sueur l’interpella.

-Maître, cette boule ronde, ce n’est pas ce que vous aviez offert à ce jeune yack ?
-Mais mais mais mais mais mais mais mais mais. Ma peeeeee… perruque. Que fait elle là. Pourquoi Planqué ne l’a-t-il pas prise ?

Continuant son chemin le long du couloir sombre, suivit de près par le Coeurbi, notre héros fini par débouler dans une caverne, de taille modeste comparée aux précédentes.

-Y’a pas l’air d’avoir de chevalier ici Planqué, Mag’uss. Le moine disait sans doute vrai.
-Oui j’ai l’impression que l’on va être peinard un moment. Tiens, c’est quoi ce nuage vers qui s’avance vers nous ? Ça me semble super louche.
-C’est drôle, j’ai envie de dormir Planqué. Réveille moi dans deux heures s’il te plait.
-Un gaz soporifique. Je savais..que….c’é….tait………lou…….che….. sblaff. (Bruit d’un Planqué s’effondrant par terre terrassé par un gaz soporifique, quelle fiote quand même, mais bon, ça fait bien mes affaires à moi quand même)

C’est la bouche pâteuse que notre héros se réveilla. Observant les alentours, il fut fort surpris de découvrir qu’il se trouvait exactement au même endroit. Fouillant rapidement ses sacs, il découvrit que presque toutes ses affaires étaient encore là. Il ne manquait que deux choses. La première absence identifiée fut celle de l’épée des éléments qu’il avait obtenue après le combat contre le chevalier de la première caverne. La seconde disparition était une boule rose que 80cm de diamètre répondant au doux nom de Mag’uss.

-Mag’uss, où es tu. Ramène cette épée tout de suite, tu vas te blesser. D’ailleurs, comment a-t-il put la prendre, il a des toutes petites mains. Tiens, c’est quoi cette lettre.

« Mon détecté Planqué.

Je tiens le Coeurbi en otage. Si tu veux le récupérer viens le chercher. Je t’attendrais dans la vallée des huit pics. Je serais dans la vallée entre le 3ème et le 17ème pic. Viens seul, et n’oublis pas d’amener Migy qui sera bien entendu la monnaie d’échange.
Quant à l’épée, et bien je la garde. De toute façon une fois que tu nous auras rendu Migy, des dizaines de milliers de gnous te massacreront donc tu n’en auras plus besoin.
Tu as 24h pour venir le chercher. Passé ce délai ton ami mourra.

PS : il y a un passage secret un peu plus loin dans le couloir qui mène vers cette vallée.

Néo_Bahaprut »

-Le rascal, c’est donc pour ça que je suis au même endroit. Il savait que s’il essayait de me tuer la douleur me réveillerait. Et il n’a même pas assez de force pour me porter. Alors il préfère m’attirer dans un piège et laisser faire ses subordonnés. Bon et bien je n’ai plus qu’à aller chercher cette vallée.

Sitôt sur ses pattes, notre ami s’avança dans le couloir, examinant les murs avec minutie, pour être sur de ne pas louper le passage secret. (Précaution louable, mais inutile soit dit en passant puisque cet idiot de gnou a laissé la porte du passage secret ouvert).

-Au diable Saori, fit Planqué s’engouffrant dans le tunnel, il faut d’abord sauver Mag’uss. Il sera toujours temps de revenir foutre une rouste à la princesse un autre jour.

Après une éprouvante marche à se cogner les cornes au plafond et à recevoir des gouttes d’eau froide dans le cou (elles sont super humide ces grottes et c’est hyper désagréable), le yack aperçut enfin la lumière du jour.
Lui qui avait pénétré le domaine en plaine se retrouvait maintenant dans une immense zone montagneuse et à l’altitude plus qu’honorable à la vue de la neige présente sur la plupart des sommets.

-Bon et bien maintenant il ne me reste plus qu’à trouver les pic 3 et 17.

Faisant un point sur le paysage environnant et notamment sur la direction à prendre, notre héros fut perturbé dans ses réflexions par un martèlement sourd provenant de la vallée en contrebas. Il se pencha alors en avant et fut surpris (mais que légèrement) du spectacle. Des milliers de gnous avançait au pas. Tous semblaient porter une cotte de maille et une lance.

-Une armée gnou. Mais que font-ils là. Et autant de soldat d’un coup. Mais que préparent ces viles créatures. Tiens le gnou à l’avant de la colonne. Il me rappelle quelque chose. Cette arme, on dirait un coton tige géant. Où est ce que j’ai bien pu voir un truc comme ça ?

Et tout à ses réflexions, Planqué ne vit pas la silhouette s’avancer dans son dos. Et il ne s’en rendit compte que lors que celle-ci se jeta sur le Yack, lui plaqua une main sur la bouche et le tira dans le tunnel.

-Mmmmmmh.
-Chut. Tais toi et regarde, fit l’inconnu.

Et le noir se fit dans la caverne. Une forme gigantesque traversa le ciel, masquant la lumière du soleil.

-Mmmmmmmmmmmmmmmmmmh.
-Silence j’ai dit.

Une fois que l’ombre eu disparu, l’inconnu libéra Planqué, qui s’écroula sur le sol, respirant bruyamment et intensément.

-Salut au fait Planqué. Comment tu vas depuis la dernière fois ? Je t’ai amener un sandwich au fait. Pour me faire pardonné d’avoir piqué ta bouffe la dernière fois. Tiens c’est marrant je suis sûr de l’avoir mis dans cette poche. A le voila… c’est étrange, y’a que le papier d’alu, il est où le sandwich ? Ah oui je me souviens, j’ai eu un peu faim tout à l’heure alors je l’ai mangé. Donc en fait non planqué, j’ai pas de bouffe pour toi.
-Teuh teuh teuh.
-Et pis relève toi, tu fais quoi par terre. Tu pourrais au moins me dire bonjour et me remercié de t’avoir sauvé la vie.
-Difficile de parler quand quelqu’un cherche à vous empêcher de respirer. Mais bonjour quand même Jaitch. Dit c’était quoi cette chose tout à l’heure ?
-Cette créature se nomme Gnounyxia. C’est un Dragnou. Une des créatures les plus imposantes et les plus dangereuses qui existe.
-C’est horrible comme monstre. Cette tête bovine démesurée et ce corps de reptile. Baah. Rien que d’y penser ça me donne envie de vomir. Mais c’est la première fois que je vois une telle créature. C’est même la première fois que j’en entends parler.
-Il en existe très peu de dans le monde et généralement ils vivent terrés dans leur antres. Ils ne sortent que pour manger. Ils n’apprécient pas vraiment la compagnie des autres espèces.
-Pourquoi Gnounyxia est il là alors ?
-D’abord c’est elle. Et ensuite ce Dragnou est un peu spécial. Elle a été recueillit à la sortie de l’œuf par un général gnou et élevée en conséquence. Elle est maintenant un élément très spécial et très puissant de l’armée gnou.
-Et justement que font les gnous dans la région ? J’ai du mal à croire que c’est uniquement pour me capturer.
-D’après ce que j’ai entendu des conversations, les gnous ont prévus d’envahir le territoire buffle.
-Mais les buffles sont pacifiques depuis toujours. Ce sont des nomades. Ils n’ont aucune ville de taille importante et leurs seuls revenus sont la culture de poireaux sucriers et la pêche à la mangouste jaune à poix violets. Quel intérêt ont les gnous à les envahir ?
-Sans doute pour contourner les armées Yacks et attaquer par un endroit sans défenses. Dans tous les cas il faut les arrêter.
-Et il faut sauver Mag’uss aussi. Néo_Bahaprut doit se trouver entre les pics 3 et 17.
-Alors en route.

Nos deux yacks se mirent donc en route vers ladite vallée. Jaitch, apercevant un petit promontoire, s’y dirigea afin d’observer sans être vu.
S’offrit alors à leurs yeux un spectacle au combien banal. Une armée de gnous bien rangée en carré, entourant une estrade de bois. Sur cette estrade, un poteau, lui aussi en bois, un poteau donc auquel est attaché une jeune Yackette, dans une tunique ayant connue des jours meilleurs mais avec un regard vibrant de haine contre les gnous. (Bon le regard il est supposé, à 100m de distance, ce n’est pas facile de dire ce genre de chose, mais ça semble tellement naturel. C’est comme ces gens qui dise que la première chose qu’il regarde ce sont les yeux, même quand la jeune fille est de dos ? Ou alors je fais une erreur et c’est juste L’ŒIL…. Bon je vais arrêter là cette parenthèse moi). Alors donc, en plus de cette jeune DED, il y a un peu en retrait de l’armée une tente d’installé. Et devant cette tente une petite installation sympa. 3 chaises longues, une table basse avec 3 verres d’un cocktail bien frais,
Un Mag’uss enchaîné, 3 gnous posés les chaises longues et un Néo_Bahaprut rampant à leur pieds.

-Les trois gnous que tu vois devant la tente sont 3 des brouteurs. Dit Jaitch.
-Ah mais voila ou je l’avait vu celui avec le coton tige.
-Alors ça veux dire qu’ils au moins 4. Je ne vois pas leur leader, mais je suis sûr qu’il doit être dans les environs.
-Mais pourquoi ont-il capturer cette jeune Yackette ?
-J’imagine qu’ils vont l’offrir en offrande à Gnounyxia. Tiens, regarde, la voila qui arrive.
-Mais on ne peut pas laisser faire ça. Il faut la sauver, et Mag’uss aussi par la même occasion.
-Mais vas y, élu fonce dans le tas. Sauve la belle et ton ami. Et pendant que la demoiselle t’offrira ses faveurs pour te remercier tu utilisera ta main de libre pour contenir et les 3 brouteurs, et l’armée et Gnounyxia. Vas-y dépêche toi, j’ai hâte de savoir comment tu vas t’amuser avec la Yackette. Tu vas peut être la rejoindre sur l’estrade et servir toi aussi d’offrande.
-Mais vous n’aller quand même pas rester là à ne rien faire ?
-Bah je pourrais venir t’aider, mais à deux seulement, ça ne serait pas drôle, et pis j’en connais deux qui me tirerait une tronche d’un kilomètre s’ils apprenaient que je me suis amusé sans eux. Donne moi juste le temps de passer un coup de fil.

Sortant son portable d’une des poche de son short à fleurs bleues, et composa rapidement un numéro.

-Ouais, Gougou, t’es avec Caillebas là ? Quoi comment ça tu sais pas où il est ? Bon je te laisse 2 minutes pour le retrouver et me rejoindre, ou alors je m’amuserai sans vous. Quoi un mouton, mais pourquoi tu me parle de mouton ? Mais non abruti je te parle d’affronter cent milles gnous, escortés par leurs plus grand généraux, le tout accompagné d’un Dragnou géant.
Allo ? Gougou ? T’es là ?
-Un problème ?
-Non, il a dut passer dans un tunn..

Et c’est dans un flash aveuglant que 2 yacks apparurent aux pieds de notre héros.

-Bon alors, ils sont où les gnous Jaitch ? fit Gougoustar.
-Ptain, Gougoustar, tu pourrais prévenir au moins quand tu passe me chercher et qu’on se téléporte, ajouta un Caillebas, visiblement énervé.
-Enfin Caillebas, fit le mage. Tu vois que y’a du monde, tu peux relever ton pantalon tout de même. Et c’est quoi ce rouleau de PQ dans ta main ?
-A ton avis, crétin ? Se refroquant alors. Bon Jaitch c’est quoi ce foutoir, y’a même plus moyen de faire ses besoins en paix ? Il se passe quoi là ?

Apres avoir résumé la situation, aux deux arrivants, Jaitch dévoila sa stratégie :

-Bon, alors tous les trois on se charge d’attirer l’attention de tout ce beau monde et on règle son compte à la grosse. Toi planqué tu te faufile jusqu’au camps et tu libère ton ami et la belle brune.
-C’est noté.
-Par contre une chose importante, n’oublie pas de bien lui préciser que c’est moi qui t’envoie et que c’est par moi qu’elle à la vie sauve.
-Euh
-Bon Jaitch, arrête ces bêtises, on n’a pas le temps là. On a des gens à tuer.
-Mais, faut toujours prendre les devants, on sais jamais, c’est peut être la Yackette de ma vie.
-Ca sert à rien ça. Seule la magie compte dans la vie. Et aussi le moyen de l’utiliser pour tuer des gnous. La magie est mon amante, ma femme, ma fille, ma…
-Il est toujours comme ça ? demanda Planqué.
-Malheureusement. Ça remonte à un jour aux sports d’hivers, lorsqu’il a voulut amortir sa chute avec un grimoire. Il raconte à tout le monde que ça lui a détruit le coccyx mais je n’en crois pas un mot.
-Oui, rajouta Caillebas. Mais il a quand même raison, on perd du temps là. Alors on y va ? Jaitch, à toi l’honneur.
-Bon Planqué, lança Gougoustar. Toi t’y va en fufu et sap, Caillebas, toi tu pull plus piège, et Jaitch, tu charges puis def stance et taunt. Moi je boubou puis AOE.
-Sap, fit planqué ?
-Taunt ?
-Pull ?
-Euh Gougou, remarqua Jaitch, tu as fumé là encore. C’est quoi ce vocabulaire ? Tu parles quelle langue là?
-Euh désolé, avoua Gougoustar. C’est l’habitude. Vous savez le langage SMS de No-life, qui farment les PO, enchaîne Kara, MC, ou TK pour obtenir leur second bonus set T4.5.

Schblam.

-Merci Jaitch, fit Caillebas. J’allait le faire moi-même sinon. Bon il a peter un plomb le Gougou là, j’espère que ça va lui remettre les idées en place. Bon Planqué. Toi tu va te diriger discrètement vers ton amis Cœurbi. Tous les trois on va attirer l’attention des gnous. Tu libère ton ami, tu libère la Yackette et tu te plan.. enfin tu te cache. Toi Jaitch, tu va t’occuper de la grosse, moi et Gougoustar on va s’occuper de la piétaille et on te couvre.
-Quoi mais t’es fou ? J’ai pas mon stuff RF, et je suis Zerk, je vais me faire OS. Et l’autre noob de tissu il va rester en SF et va pas me healer.
-Gnééé.
-Heu.. non rien c’est l’autre saleté de magos, il m’a contaminé. Bon aller si on se décide pas on va jamais partir. Bon aller Gougou, on se réveille et on se bouge. On a du gnou à massacrer.

Ainsi, pendant que les trois sabots descendaient directement vers la vallée sans chercher à se cacher, Planqué, profitant au maximum des recoins offerts, effectuait un long détour pour éviter le gros de l’armée gnou (enfin la grosse là surtout, mais si vous savez, Gnounyxia)

Deux atmosphères résidaient dans le camp gnou. La première, joviale et martiale s’étendait sur le gros de l’armée, où les soldats, regroupé autour des feux de camps discutaient de leur conquête futures et passées, pariaient sur le nombre de yacks qu’ils abattraient, profitait des gnouettes de joie, jouaient aux dés, au poker, au gnous déshabilleurs, au yack massacreur, d’autres marchaient sous un soleil de plomb, un équipement de 40kg sur le dos. Enfin l’ambiance habituelle des armées en campagne. Mais une autre partie du camp semblait plus euphorique et fanatique. Celle où, regroupés autour de l’autel, des centaines de gnous attendaient d’assister au sacrifice tout en scandant le nom de Gnounyxia. Le tout supervisé par 3 brouteurs, eux même lêche-cultés par un Néo_Bahaprut.
Les hurlements des gnous atteignirent leur paroxysme au moment où Gnounyxia tendit son long cou afin de rompre celui fin et gracile de la Yackette (rompre le cou, arracher la tête, et peut être même le haut du torse vu la gueule du bestiaux). Un grand silence se fit (troubler seulement par les hurlements de la Yackette. Elle va mourir, on peu quand même pas l’empêcher de le crier sur tous les toits.). Le silence fut aussi troublé par l’énorme explosion qui se produisit en plein milieu des gnous, provoquant la colère du Dragnou, qui comme tout bon Dragnou aime manger en silence pour entendre le craquement des os sous les dents. (Wouah, je fait dans le gay là… gai… guai…guet… enfin dans le joyeux quoi.)

-Là ! Indiqua un gnou du sabot. Trois silhouettes, c’est celle du milieu qui a lancé la boule de feu.
-Je ne m’attendait pas à les voir venir ces trois là. Fit l’un des brouteurs.
-Mais je ne suis pas vraiment surpris non plus. Fit le second.
-En tout cas ils cherchent à perturber nos plans, ajouta le troisième. Il faut les arrêter. Gnous, Gnounyxia, détruisez ces intrus.

Et l’armée se mit en marche, et le Dragnou prit les airs.

-Bon les gars, fit Caillebas. Avec le Dragnou au dessus va mieux falloir se battre au corps à corps avec les gnous. Gnounyxia n’osera pas cracher le feu sur ses propres troupes.
-Mais, se plaignant Gougoustar. Je ne vaux rien au corps à corps moi. Je ne suis pas un combattant, je peux me faire owned par le premier venu. Autant atomiser un mec à distance je sais faire, autant coller un coup de poing me semble d’un barbarisme et d’un manque d’efficacité.
-Alors amuse toi avec la grosse dame, répondit Jaitch. Moi je fonce dans le tas.

Achevant sa réplique d’un saut magistral, Jaitch termina sa chute en pleine mêlée, massacrant du gnou à grand renfort de kick, high kick, fly kick.

-Bon y’a pas de raison que ça soit toujours les même qui s’amusent, sorti Caillebas. Gougou, occupe toi de Gnounyxia. Moi je vais tenir compagnie aux Brouteurs.
-Mais pourquoi c’est toujours moi qui dois me coltiner les gros vilains. C’était déjà pareil la dernière fois. Quand cette mammloutre géante à pourchasser ces deux Yackettes, toi et Jaitch vous vous êtes précipité vers les deux demoiselles et c’est moi qui ai du occire le monstre. J’en ai marre qu’on me confie toujours le sale travail. Je vais faire grève à ce rythme là.

Habitué aux crises « de j’en ai marreisme » de Gougoustar, Caillebas joua habilement l’affaire.

-Mais tu sais Gougoustar. Si l’on te confie ce travail, c’est parce que toi seul, avec ta magie surpuissante, es capable de vaincre ces monstres. Toi seul peux nous débarrasser du Dragnou.
-Tu le penses vraiment ? Alors je vais te montrer ce qu’un vrai magicien est capable de faire. S’adressant à Gnounyxia : Eh, la grosse baudruche là haut. Amène toi, je vais te renvoyer dans les jupons de ta mère pas plus tard que tout de suite.

Toujours admiratif devant la crédulité de son compagnon, Caillebas abandonna Gougoustar pour se diriger vers les trois silhouettes immobiles à l’arrière de l’armée.

Pendant que Jaitch prend son bain de foule, que Gougoustar déchaîne un enfer de glace sur le Dragnou et que Caillebas débute les hostilités avec les brouteurs, il est peut être temps de revenir à notre héros. Ainsi donc, Planqué avançait discrètement vers l’estrade. Vérifiant bien que les gnous étaient suffisamment occupés, il sorti de derrière les rochers et se dirigea d’un pas rapide vers les deux prisonniers. Il atteignit tout d’abord l’estrade où se tenait toujours enchaînée la jeune Yackette. Admiratif devant la superbe créature enchaînée, sa haine envers les gnous grandit encore plus. Sacrifié un laideron passe encore, mais une Yackette comme elle doit être chouchouté par des dizaines de soupirants, pas boulotée par un Dragnou. Il détaché rapidement la belle toujours évanouie, et la portant sur son dos, se dirigea, vers Mag’uss, toujours enchaîné près des tentes.

Planqué s’approcha avec discrétion dans le dos du Cœurbi et lui planqua la main sur la bouche avant que la boule rose ne puisse émettre un cri.

-Chut Mag’uss, c’est moi Planqué. Je suis venu te libérer. Alors pas un bruit. J’ai trois amis qui détournent l’attention des gnous. Je ne voudrai pas compliquer leur travail.

Deux coups de plasma plus tard, le Coeurbi, libéré sauta au cou de Planqué.

-Merci mon ami, je savais que tu viendrais me libérer. Mais au fait qui est cette Yackette ?
-On verra ça plus tard, pour le moment il faut retourner se cacher.

Une fois à l’abri derrière les monticules rocheux, Planqué commença à expliquer la situation à Mag’uss, sur l’invasion gnou, le Dragnou, et tout et tout. Il en était arrivé au moment où il allait atteindre l’autel à sacrifice quand une voix jaillit de derrière Planqué. Mais pas une voix douce et sensuelle comme Planqué avait imaginé celle de la Yackette, mais plutôt une voix familière. Avec des relents de crainte, de revanche. Se retournant, Planqué aperçut un ennemi qu’il n’avait pas vu de face depuis un moment. Néo_Bahaprut se tenait face à lui, Elements dans la patte droite.

-Ainsi donc tu es venu, Yack stupide. Tu es tombé droit dans mon piège. Mais je ne pensais pas que tu ramènerais les trois sabots du ciel avec toi. Je t’avait dit de venir seul il me semble.
-Non non, tu m’as juste demandé de venir dans les 24h.
-Damned, tu es sûr ? Bon en tout cas tu va me rentre ce Coeurbi.
-Ce n’est pas plutôt la Yackette que tu veux ? Si tu offres le Cœurbi en sacrifice au Dragnou, il risque de rester sur sa faim.
-Qui te parle de sacrifice au Dragnou. Le sacrifice était juste pour amuser l’armée. Mes supérieurs ont des plans très particuliers pour ce Cœurbi. Ils veulent l’étudier pour découvrir l’origine de la puissance de son espèce.
-Planqué, fit un Mag’uss, tirant le yack par le pantalon. On a un problème.
-Ce gnou un problème ? Tu me sous-estime Mag’uss.
-Non pas lui. Ssu’gam est proche. Je le sens. Il sait où je suis, tout comme je sais où il est. Et je ressens ses émotions. Il est très en colère. Il arrive par ici.

Du coté des trois sabots du ciel, la situation, loin d’être catastrophique, ne prenait pas un aspect encourageant non plus. Jaitch, massacrait du Péon à tout va, mais leur nombre paraissait sans fin. Caillebas se démenait avec les brouteurs. Si n’aurait pas eu de problème en un contre un, il en affrontait en ce moment trois en même temps. Et les bougres savaient se battre ensemble. A chaque fois que Caillebas avait l’occasion de porter un coup décisif à l’un, les deux autres intervenaient aussitôt aider leur camarade. Gougoustar n’était pas mieux loti. Esquiver les souffles enflammer du Dragnou n’était pas spécialement compliqué, mais le monstre se révélait particulièrement résistant à la magie, et aucun des sorts du magicien ne s’était avéré particulièrement efficace.

Pressé d’en finir, Gougoustar s’était décider à recourir à l’un des sorts les plus puissants de son répertoire quand quelque chose attira son attention. Une dizaine de silhouettes étincelantes venaient de franchir le col et se dirigeaient vers la vallée.

-Mais maîtresse Saori, pourquoi nous sommes là ? Je croyais qu’on devait chercher un gant de toilette.
-Silence Kronk, je te l’ai déjà dit. C’est ce Yack, Planqué, qui détient ce gant de toilette. Et en plus il a osé m’ignorer. Il a délibérément quitté le labyrinthe que j’ai mis tant de temps à concevoir. Il ose ignorer mes efforts. Un tel affront ne peut être permis. Nous allons le massacrer. Par contre chevaliers, je me fiche de ce qui arrive au Yack, mais je veux le gant de toilette intact. Le grand maître le veut et il serait risqué de le décevoir.

-Bordel, fit Gougoustar, les chevaliers de Saori. Comme si l’on avait besoin de ça. La seule chose qui pourrait empirer la situation serait…
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MessagePosté le: Sam Déc 25, 2010 9:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

et plus de trois ans plus tard !!



... le retour de l'autre la... comment il s'appelle déjà? ah vi, Porc-téus! mouarf... nan, c'est vrai que Planqué lui a reglé son compte il y a bien longtemps lui... en tout cas, ça nous rajoute plein de travail en plus... et Caillebas qui galère comme pas deux. On est pas au mieux là je crois.



Nos amis étaient effectivement mal en point. Il faut dire que les gnous faisaient fort et ce n'est pas l'arrivée de Saori qui arrangerait les choses. La situation pourrait devenir critique et il allait bientôt falloir se réorganiser... Dur dur tout de même pour la tête pensante de cette attaque. Gougoustar était le plus réfléchi, enfin en même temps, jaicht est du genre batifolage et fonçage dans le tas et Caillebas, bien que réfléchi, plutôt du genre jemenfoutiste. Décidemment, le yack accro à la lecture rectale (mais non, z'avez mal lu) n'était pas aidé dans sa quête et c'est pas Planqué qui remonte le niveau non plus...



Le magicien balayait du regard pour voir la situation, l'arrivée de Saori l'avait destabilisé, bien qu'elle ne soit pas encore à leur hauteur, il était pris d'un sentiment de crainte... Chose rare chez lui, sauf peut être quand il dormait avec le yack guerrier. Faut dire qu'il est pas mal somnanbule quand même! Et c'est ce manque de concentration qui l'empêcha de voir Gnounixya qui balançait sa queue à tout vitesse vers lui, l'envoyant valdinguer au travers du décors...

- "tiens! un yack volant!" fit un petit gnou dans le campement derrière le champs de bataille.

- "fais un voeux mon petit, ça porte bonheur!"





Et à quelques lieux d'ici, dans des montagnes noires et plus exactement dans une caverne noire elle aussi (difficile de faire une caverne rose vous me direz. Quoique, avec de la bonne peinture et les éclairages qui vont bien... 'fin bref.)

- "vous pensez qu'on va pouvoir le réveiller?"

- "je sais pas... son état est critique... injecte lui deux grammes de diocéphine en cc!"

- "c'est risqué!"

- "oui, mais je vois que cette solution"

- "c'est vrai que ses blessures ne sont pas belles à voir."

- "il est resté si longtemps avec cette urine de yack sur lui aussi..."

- "faut dire que c'est le pire des acides qu'on puisse faire."

- "c'est d'ailleurs un miracle qu'il soit encore en vie..."

- "grave."





De retour sur le champ de bataille, la situation ne s'était guère améliorée. Caillebas luttait toujours autant face aux trois brouteurs, ce qui n'était ma foi pas difficile à comprendre, étant donné que ce sont l'élite des guerriers gnous...

Les armes du yack ne suffisaient apparement pas, il avait mené le combat au début, profitant d'un effet de pseudo surprise, mais les gnous qui étaient bien organisés ont vite reprit le dessus...

Leur tactique était simple... le yack se battant avec des armes à feu, un des brouteurs l'occupait puis les deux autres attaquaient, obligeant ainsi Caillebas à contrer avec ses pistolets, le laissant ainsi à portée des prises des brouteurs.



Chaque Brouteur maitrisait un art martial différent. Le premier, KahPtaïne, était un expert de la Paish (qu'il disait responsable), un art martial anglais enseigné par son maître, Higlouh. Cette technique de combat était basée sur l'utilisation d'une arme longue, constituée d'une baguette assez fine munie d'un long fil et d'un crochet en son bout...

Le deuxième Brouteur, Naihovagrante, était élève d'une école inconnue au style pur warrior. Prônant des valeurs telles que la perséverance, la confiance en soi et l'audace, il disposait d'une force physique et d'une résistance à la fatigue hors norme.

Et le dernier, Enthropy, utilise une substance hallucinogène, l'alkaul, lui permettant de ne plus ressentir ni peur, ni douleur physique, avantage indéniable dans un combat dangereux.



Naihovagrante se battait à pattes nues. Il profitait d'une attaque à distance de la canne de KahPtaine et des diversions d'Enthropy qui n'hésitait pas à se jeter dans la gueule du lion, pour prendre Caillebas de travers, usant de sa grande force physique pour ne placer qu'un coup à la puissance destructrice. Ça s'annonçait mal pour le Sabot. Seul, il devrait lutter de toutes ses forces sans pouvoir compter sur un soutien de ses compagnons, déjà bien occupés par leurs adversaires respectifs.

Le problème venait assurément de KahPtaine. Caillebas avait beau se déhancher comme une danseuse de cabaret, l'esquive ne lui permettait pas de gérer les attaques suicides d'Enthropy. Et encore moins des vieux coups de lattes du warrior juste après. Il lui fallait régler son compte au Paisheur. Du moins, il fallait qu'un instant il n'ait pas à esquiver son attaque de Canne, pour latter le gnou au regard injecté de folie qu'était Enthropy.

Il chercha longuement, puis trouva une solution en soupirant. Le Sabot n'avait guère le choix et ça l'attristait de devoir en arriver là, il allait à tous les coups en entendre parler pendant des lustres.

- "JAAAAAITCH !" beugla Caillebas. "Ramène ton cul de sale Yack par ici !"

Une voix se fit entendre au loin, entre quelques coups sourds de poings dans des corps.

- "J'suis un peu occupé là ! C'est qu'on m'a refourgué la piétaille un peu, là."

- "Oui, bein tu vas pas me courir sur les roustons, hein, et tu vas te dépêcher de venir me donner un coup de main ici !"

- "Ok, ok, mais t'as intérêt à ce que ça vaille le coup, sinon je te promets que tu vas pleurer !"

* pendant ce temps là, un yack volait toujours au travers du champ de bataille, permettant ainsi à des centaines de petit yacks de prier à un monde meilleur. Quel brave yack ce Gougoustar. *

Pendant ce temps là, le général gnou, Neo_Bahaprut, toisait d'un regard dédaigneux (pour la forme, il est obligé, c'est censé être un méchant) notre héros, qui protégeait de son corps musclé la jeune pucelle et la boule rose.

Non content de devoir se taper deux boulets à protéger, bien que la femelle ne le laissait pas indifférent, Planqué devait aussi affronter quelqu'un qui avait sa précieuse épée. Heureusement pour nous, Planqué n'est pas une grosse tanche au combat (et donc heureusement pour vous aussi. Si ça avait été une grosse brêle, l'histoire se serait arrêté à la première scène et vous auriez loupé cette magnifique histoire) et lorsque la première attaque du gnou fusa vers le yack, celui-ci fut à même de la parer d'un rapide coup de plasma.

Planqué avait progressé contre le moine, c'est indéniable. Il se baladait presque contre son ennemi qui ne savait pas encore parfaitement manipuler cette puissante épée. C'était sa chance de s'en débarrasser une bonne fois pour toute et ainsi éloigner les deux otages.

Neo arrivait tout de même à tirer un peu de la force de l'épée, enchaînant les attaques à vitesse grand V. D'un trait de feu vers planqué, il pouvait enchaîner un jet de foudre, déstabilisant ainsi le yack dont le bras recouvert de Miggy crachait du plasma pour déstabiliser son adversaire.

La victoire se jouerait surement sur la stratégie employée par les deux combattants et sur ce point, Planqué n'était pas des plus avantagés. En effet, il devait protéger des gens, tout en répliquant pour affaiblir son adversaire. Plus faible techniquement, le gnou n'arrivait tout de même pas à prendre un avantage clair sur le yack et il fallait qu'il change de tactique.

Esquivant un jet de plasma lancé avec rage, il hurla sur le yack :

- "Pouuuuuuuuuuuuuuuce !"

- "Hein ? Quoi ?" s'interloqua notre héros.

- "Bein pouce."

- "Oui, bah je suis pas encore demeuré, j'ai bien compris que tu disais pouce."

- "Bah il est où le problème alors ?"

Planqué se frappa le front du plat de sa patte (oui, la patte à un plat, comme la main).

- "Nan, mais on est en train de se battre, on fait pas pouce quoi. Tu t'es cru en cours de récré ?"

- "Et pourquoi je ferais pas pouce, hein ? Si je veux une pause, je fais comment ? Genre, mettons, j'ai envie de pisser, on fait comment ?"

- "Ah parce que t'as envie de pisser en plein combat toi ? Tu pouvais pas y penser avant de débarquer avec tes grands sabots quand j'essayais de me barrer en douce."

- "Nan, mais attends, j'ai pas dit que j'avais envie de pisser, hein. J'ai juste dit : mettons que j'ai envie de pisser. ça aurait pu être n'importe quoi d'autre, comme je sais pas moi, répondre au téléphone..."

- "Au quoi ??"

- "... prendre le temps de respirer le doux parfum d'une fleur..."

- "Mais !", dit Planqué alors qu'il commençait à perdre foi en la vie

- "... écrire une jolie carte à un être aimé..."

- "euh... je..."

- "ou alors.... AHAAAAAAAAAH !!"

Profitant d'un gros instant de relâchement de Planqué, le général gnou lui envoya une grosse boule de feu grâce à son épée, que notre héros ne pu balayer du bras que grâce à un réflexe. Planqué jura tout haut devant la fourberie du méchant, alors que celui-ci sortait son "mwahahaha" syndical obligatoire dû au statut de maître méchant.

Ce qui n'était, par contre, pas prévu, c'est que Neo_Bahaprut avait visé Planqué de sorte à ce qu'il donne un bon vieux coup de latte, en parant, à la jeune Yackette qui venait tout juste de retrouver ses esprits.

Elle encaissa difficilement le choc et c'est les yeux au bord de larmes, tout embués, qu'elle regarda Zouloudesbois. Ses yeux exprimaient une douleur morale plus grande que quand vous vous levez un matin et que vous marchez pieds nus dans la pisse de votre chat. Le monde ne pourrait pas être plus cruel.

Planqué ouvrit la bouche et tenta de parler, mais aucun mot ne sortait. Il ne savait que dire face à ce visage digne de Bambi face à son Père, quand il lui annonce que sa môman ne reviendra pas parce qu'un méchant chasseur lui a fait sa fête dans la prairie. A cause de toi en plus. Non, Bambi, elle ne reviendra pas ta maman. Tu es seul, maintenant.

Planqué essaya tout de même de sortir quelques sons de sa bouche.

- "je... je..."

Et la yackette se mit à pleurer à chaudes larmes, agenouillée, la tête renversée en arrière. Elle hurlait son désespoir quand Neo_Bahaprut posa sa patte sur son épaule, devant un Planqué abasourdi.

Le méchant pris un air dramatique, n'osant regarder la petite victime, puis prit la parole comme une pièce de théâtre bon marché.

- "Ha ! Oui, Ha ! Mais quel faquin ! Quel vil personnage ! Je suis horrifié par tant de cruauté de la part de ce bovidé !"

- "bouhouhouu... snouf snouf.."

Il termina sa phrase, serrant un point rageur vers le ciel, puis se tut... pour mieux repartir en pointant sa patte en direction.

- "Pourriture ! N'as tu donc point de coeur à donner des coups de latte à une si jolie demoiselle ?"

- "Hein ? Mais tu me fais quoi là ?"

- "Je... je... je ne suis qu'un gentilhomme offusqué par la rustritude d'un manant tel que toi !" dit-il, empli de passion presque pas fausse en apparence.

La demoiselle fit des yeux doux au gnou, puis jeta un regard noir à Planqué. Un de ceux qui pourrait vous donner envie d'inventer la téléportation, là, tout de suite, maintenant. Malheureusement pour le héros (et pour le reste de l'humanité, car faut avouer que ce serait bien pratique quand même), ce n'est pas possible... Et c'est sans comprendre ce qu'il se passe qu'il encaisse ce que redoute chaque mec sensé sur terre : la colère féminine qui sort de nul part.

Mais il est bon de dédramatiser quelque peu la situation. Certes, Planqué ne comprend rien et en plus de ça, il jouerait bien la chevauchée fantastique avec la demoiselle, mais il possède un avantage certain. Celui d'avoir un tact avec la gente féminine avoisinant le QI d'une mangouste morte qui aurait séchée 3 jours au soleil.

Ainsi, notre yack bien aimé gère cette situation comme il a toujours appris à gérer une situation de crise : en bottant des culs. Ni une, ni deux, il colle une grosse mandale au travers de la tronche de la petite yackette puis, devant un général gnou qui reste coi, balance une grosse rafale de plasma miggyesque sur le gnou. La rafale l'envoya valdinguer au travers du décors, finissant lourdement sa course sur un rocher.

Sans demander son reste, Zouloudesbois prit la DED sur son épaule et se carapata.

Attirés par le bruit d'un gnou qui s'écrase dans un bruit s'approchant du "splortch", des soldats en faction dans le coin accoururent pour voir ce qu'il en était. Ils trouvèrent un Neo_Bahaprut en sang qui rigolait grassement .

- "Chef ! Chef ! Y vous arrive quoi ?"

- "Rien ! Bouahahaha ! Rien du tout !"

- "Bein y'a quand même un peu de vos tripes qui se baladent sur vos pompes, c'est que ça tâche ces conneries quand même"

- "On s'en fout de ça ! La gonzesse n'aura bientôt d'yeux que pour moi, créant ainsi la discorde dans leurs rangs (et au mieux, en plus, la fête dans mon caleçon). Les gars, un de mes plans fonctionnent ! C'est la fête !"

- "ah parce que d'habitude, ça marche pas ?"

- "Euh... si... bien sûr que ça marche ! Je suis un général gnou, quand même !"

- "..."

- "Oui bein c'est bon ! Circulez ! Ah, aussi, appelez moi un doc... je sais pas pourquoi, chuis à peu près sûr qu'il va pouvoir m'être utile."

- "Chef, oui chef"

- "Et un teinturier aussi. J'aime bien ces pompes"

Et sans plus tarder, revenons faire un petit bilan du champ de bataille, où se déroulent actuellement un des combats les plus épiques depuis les dernières soldes au BHV de Chatelet.

D'un côté, nous avons Gougoustar qui vient de passer avec brio son brevet de pilote spécialisé dans les trajets courts. Espérons qu'il paye son coup aux héros, sinon ce serait quand même un bon vieux pourri.

Et de l'autre, nous avons les deux autres Sabots du Ciel, qui sont aux prises à la fois avec les Brouteurs et une partie de l'armée gnou.

La raison vous ferait demander comment nos magnifiques (sauf gougoustar) héros ont pu survivre alors qu'ils sont sensés se battre contre 3 des meilleurs gnous, tout en aillant une partie, certes de sous êtres vivants, de l'armée dans leur dos ?

Alors, déjà, je ne ferais pas comme certains auteurs qui profitent d'une parenthèse scénaristique pour vous faire avaler un changement gros comme la connerie de l'autre auteur de ce roman. Non ! Je ne mange pas de ce pain là messieurs (et mesdames. Et mesdemoiselles aussi tiens). Il y a une explication tout ce qu'il y a de plus logique qui va bientôt arriver... oui... attendez encore un peu, je cherche... ah ! c'est bon !

Alors comment ont-ils pu s'en sortir ? Et bien, comme vous le savez, Caillebas utilise des armes à feu pour se battre. Ainsi, il a tout simplement envoyé une volée de balle d'énergie à terre à charge très puissante, créant ainsi une sorte de mur de rochers/débris. Certes, cette technique ne les tiendrait que peu de temps éloignés des deux yacks, mais assez pour permettre à Caillebas de réussir son plan (si si, celui évoqué en début de chapitre et que j'ai magnifiquement esquivé pendant quelques pages.).

Et tout s’enchaîna très vite sur la scène du combat. Caillebas, aux prises avec les trois Brouteurs eu juste le temps de faire un signe codé à Jaicht pour qu'il puisse agir (et surtout comprendre ce qu'il devait faire. D'ailleurs, c'est bien audacieux de la part du Sabot, car Jaicht n'est pas connu pour sa fulgurance d'esprit.

Pourtant, celui-ci fut tout de suite compris par le guerrier lorsqu'il sauta par surprise au milieu de la scène. Un gigantesque "DEFONCE NAIHOVAGRANTE" en guise de signe avait suffit à faire comprendre instantanément la tactique : défoncer Naihovagrante.

Jaicht est un pur guerrier, disposant de la plus grosse force physique de tous les Yacks. Inventeur de la célèbre technique d'ouverture, mainte fois utilisée par Planqué au cours de l'histoire, consistant en l'explosion de la porte, il sait utiliser cette force à bon escient :

- ouvrir une porte.

- ouvrir un bocal de cornichons (en général volé).

- ouvrir un crâne.

- ouvrir une discussion.

Bref, le déclic s'opère, l'information va du cerveau aux muscles et la technique de combat secrète du yack se met en branle. Une aura enveloppe le bras droit du Sabot, ses muscles prennent du volume, faisant apparaître de grosses veines le long du bras, puis le temps semble s'arrêter un instant alors que Jaicht est en position pour donner un coup de poing dévastateur à Naihovagrante.

Le coup part, le gnou pare en croisant les bras devant son visage et il s'envole sous la puissance du choc.

Tout s’enchaîne ensuite très vite. Caillebas connaissait d'avance la technique, prévisible, du yack et avait donc anticipé sur son propre coup alors que les deux autres Brouteurs restaient encore sous le coup de la surprise. Des deux flingues à énergie, il balança une bonne vieille bastos au plexus de Naihovagrante, afin de le sonner pour de bon, pour ensuite virer totalement de bord et décharger sur les deux autres Brouteurs.

A deux contre un, ça serait bien plus facile.

- "Hey ! Baltringue, t'as encore b'soin de moi ou bien ?" lui balança Jaicht alors qu'il s’apprêtait à enchaîner sur un autre des Brouteurs.

- "Nan, c'est bon. Si je demande encore un peu de ton aide, tu vas devenir insupportable pour les 8 prochaines semaines. Déjà que c'est pas bien brillant de base..."

- "Hahaha ! Nan, mais vous êtes perdus sans moi !"

- "Ouais, voilà, c'est bien ce que je disais. Allez, dégage, on a besoin de toi contre le groupe de gnous qui peut me tomber sur le coin de la gueule à tout moment"

- "Héhé. pas de souci mec, on se retrouve taleur !"

Et sans plus attendre, il courra dans le tas de gnous qui venait tout juste de dépasser du bordel créé par Caillebas.

* pendant ce temps, à l'autre bout du champ de bataille, un yack magicien finit son vol plané *
- "AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH"
POUF.
Gougoustar, à moitié encastré dans un rocher, peinait à s'en dégager. Il pestait son manque d'attention et ronchonnait tout seul dans son coin. Il condamnait oralement les gnous, les zébus, les yacks qui portent un short à fleurs, les dragnoux qui lui salissent sa belle robe de chambre de mage, les pommiers (ça, on sait pas trop pourquoi), les pizzas hard core, les croquettes pour chat et pleins d'autres encore.
C'est d'ailleurs en arrivant au chapitre du yack au short à fleur qui chante tout le temps que Gnounixia le rattrapa, lui colla un coup de queue au travers de la tronche, le renvoyant ainsi dans l'exact chemin inverse.
Chemin où l'oreille attentive pourrait entendre un "uuuuuuUUUUUTAIIIIIIIIIIiiiiiin".


Que de festivités du côté de Gougoustar. Assurément, il avait la situation bien en main, à la différence de notre héros qui se coltine actuellement une boule rose terrifiée et une donzelle en furie. La donzelle, dont on ne connait toujours pas le nom, est en ce moment même sur les épaules musclées de Planqué, portée comme un sac à patate, avec toute la délicatesse qu'on connait aux yacks.
Zouloudesbois avait du mal avec cette situation.
Premièrement, il avait vu cette gonzesse et s'était senti un peu chose. Il ne pouvait pas croire à de l'amour, car un vrai guerrier ne tombe pas amoureux. A la rigueur, il tringle quand il prend une pause à la taverne du coin, pour décompresser, mais c'est tout.
Mais là, il avait senti un léger changement en lui. Son estomac lui jouait un tour, mais comme Jaicht avait mangé (pour changer) toutes les vivres avant qu'il ait pu y toucher, ça ne pouvait donc pas être la fraîcheur des produits.
Deuxièmement, il ne comprenait pas la réaction de cette femelle. Planqué l'avait sauvé des griffes des gnous, pourtant, elle lui avait pesté à la tronche, balançant des yeux doux à Neo_Bahaprut. Un yack peut comprendre la notion de concurrence amoureuse. Faut bien un peu de challenge. Mais quand même, lui préférer un gnou, c'est comme si on appréciait pas un bon film de Christophe Lambert : c'est contre nature.


Mais le plus dur pour le moment, c'était de se cacher de l'armée ennemie, le tout avec l'équivalent auditif d'un panneau lumineux géant, qui clignote et indique "ON EST ICI !!". Il soupira, ce serait quand même bien plus simple avec un otage classique.
En effet, vous n'êtes pas sans savoir que les yacks sont naturellement doués pour les arts guerriers. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'ils maîtrisent aussi les arts délicats de l'espionnage ou de la prise d'otage. Un exemple simple de kidnapping discret, simple et efficace : choper la personne par une des jambes et lui caresser délicatement la figure au moyen d'un objet de votre choix, du moment qu'il soit gros, dur et proche, comme un rocher ou un tronc d'arbre par exemple.
Mais ici, la chose n'est pas aussi simple car, il serait tout de même hypocrite de le nier : Planqué se sent tout perturbé par la demoiselle. Non, ne vous moquez pas cher public. Certes, c'est clairement une faiblesse, mais Zouloudesbois reste un yack comme les autres, il a des besoins et un petit coeur qui bat.
Pourquoi pas aussi simple, tout de même ? Et bien, son sens affûté de la déduction lui fait dire que des coups d'arbre n'arrangeront en rien son histoire avec elle, aussi traditionnel soit-il (oui, certains yacks, pour draguer, donnent des coups d'arbre à leur dulcinée. Ne cherchez pas, ils ne sont pas comme nous).

Il prit donc la résolution de reposer le morceau de tronc qu'il venait de choper, pour pousser un grand soupir d'exaspération à la place, ce qui ne manqua pas de taper dans l’œil de la jeune yackette. Elle le voyait bien intéressé, mais tout dans Planqué respirait le dégoût. De son hygiène (Planqué ne s'est pas lavé depuis le volume 1) à ses manies étranges pour un yack (faut dire, à force de côtoyer d'autres espèces en permanence...). Alors que ce Neo_Bahaprut, quel gentlegnou ! Les yackettes ne se font normalement pas séduire comme cela, mais des milliers d'années de drague Yack à base de coup de rondin de bois, ça laisse des traces et les femelles aspireraient presque à un peu de tendresse.



Et revenons quelques instants dans la caverne noire, et pas rose, du début.
- "Bon, t'es prêt ? On balance la sauce ?"
- "Euh... j'sais pas."
- "Comment ça tu sais pas ?"
- "Bein, tu me poses une question et j'ai pas la réponse, donc je te le dis quoi."
- "Oui non mais ça, j'avais compris. Pourquoi tu sais pas ?"
- "Bein... là, franchement, vu ce qu'on essaye de faire, je me demande si je suis pas moyen chaud au final quoi. Hier, tu m'aurais demandé si j'étais prêt, mentalement j'étais au taquet."
- "Mais là non."
- "Voilà, mais là non."
- "Et si je te fous mon pied au cul, tu vas être chaud patate ou bien ?"
- "Ouah l'autre, tout de suite. Franchement, si tu voulais la jouer petit chef comme ça là, fallait pas me poser la question hein."
- "Mais putaiiiiiin...."
- "Tu me balances l'ordre direct et basta quoi."
- "Ouais, bein tu te sors les sabots du cul et tu m'enclenches le bousin."
- "Ah bein voilà ! C'est plus simple quand on est clair, nan ?"
- "Bordel...

Un éclair de lumière (je précise, car ayant un peu faim, j'aurais pu vouloir dire éclair au chocolat) illumina l'extérieur de la caverne, le tout suivi par un cri à glacer le sang du yack le plus courageux.
- *kof kof kof*
- "ça a marché, tu crois ?"
- "je... je... je sais pas trop..."
- "Il bouge ou pas ? je vois rien avec cette fumée de merde !"
- "Attends ! je crois que j'entends un bruit ! Oui, ça bouge ! Et ça parle !"
Une voix rauque, grave et franchement flippante résonna.
- "YAAAAAAAAACKS".
- "Euh... effectivement, ça a l'air réveillé, mais j'ai pas l'impression que ça a fait ce qu'on voulait que ça fasse."
- "A quoi tu vois ça."
- "Bein déjà, il est difforme, il pue, il bave (même si, ça choque personne, je pense) et il a l'air de savoir dire uniquement 'yaaaacks' et ce de façon glauque en plus."
- "YAAAAAAAAAAAACKS"
- "Ah ouais... t'as raison. En plus, avec son gros manteau de cuir là, il fait bien flipper, quand même."
- "YAAAAAAAAAAACKS"
- "Oui, oui, c'est bon, on a compris. Tu vas te poser pépère, hein, et on va discuter business tous les deux."
- "Héhé."
Le premier des deux compères ayant réveillé Porc-Téus se posa devant et lui attrapa le bras pour l'emmener s’asseoir. L'erreur, qu'il pouvait difficilement anticiper, lui fut fatale. D'un revers de la patte, le gnou à l'allure maintenant étrange arracha la tête du gus, avant de se tourner vers l'autre qui ne connut pas un sort meilleur.
Quelques pas le menèrent en dehors de la grotte. La lumière du jour le fit pester, puis il se mit à hurler sur le monde extérieur un puissant et rageux "YAAAAAAAAAAAACKS" avant de s'élancer dans une quête encore inconnue.



Les deux yacks et le Coeur-Bi se posèrent après quelques grosses minutes de marche forcée, entre-coupées d'instants classiques quand on se ballade avec une personne de la gente féminine. En l'espace de 45 min, il y eut donc 3 arrêts pipi et un pour se remaquiller car Planqué était passé un peu trop près de branchages qui avaient effacé en partie le fond de teint.
Planqué ne savait pas trop où il pouvait aller. Franchement, tout ça commençait sérieusement à lui péter les gonades. Depuis le début du bouquin, lui, il voulait juste rendre service au peuple yack et au final, il s'en est pris plein la gueule par toute une palanquée de créatures toutes aussi bizarres les unes que les autres.
Y'avait eu des gnous...
- "Planqué !"
Mais y'avait eu aussi des chevaliers dont le QI dépassait pas le nombre, déjà bien trop gros, de suites à La Petite Sirène...
- "hého ! Planqué !"
Et là bim ! Un moine yack qu'a voulu lui changer sa coupe de cheveux, une armée de gnous, des bisons...
- "PLANQUE !!"
- "Mais quoi bordel ? Tu vois pas que je suis en train de bouder dans mon coin ? hein ?" hurla notre héros à la figure de la jeune yackette (dont on connait toujours pas le nom, héhé)
- "J'ai faim."
Zouloudesbois était déjà au bord de la dépression (de façon somme toute assez relative), mais il ne craqua pas ce coup-ci. Le visage impassible, il n'y eut qu'une larme discrète pour témoigner du fait qu'il se mettrait bien à hurler en courant dans tous les sens en frappant tout ce qui bouge. Une parfaite maîtrise de soi, donc, qui n'est que rarement récompensée.
Il décida donc d'ignorer la femelle (en plus, y'a rien à bouffer), pour continuer à maugréer dans son coin, notamment sur le fait que, ok, il irait bien roucouler avec la donzelle, mais que ce serait quand même franchement bien moins relou d'aller gambader au milieu de la horde de gnou à la place de Jaicht.
D'ailleurs, en y repensant, il en venait même à se demander si il ne s'était pas fait rouler dans la farine par les trois autres, se tapant le truc le plus chiant et sans aucune action hormis devoir supporter les couinements d'une gonzesse. Mais c'est d'ailleurs bien bizarre. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait.

Il regardait la jeune yackette en face de lui et bien que tout l'insupportait en elle, il se sentait bizarre. (nb : attention, la description qui va suivre engage des critères de beauté relatifs aux yacks et en aucun cas aux humains. Si vous ressentez ne serait-ce qu'un brin d'emoustillement, c'est que vous avez un gros problème et qu'il faut aller consulter très vite Very Happy)
Ce museau tendrement garni de muqueuses aux couleurs variées, cette poitrine abondante aux poils qui avaient l'air si soyeux, un sourire à briser la glace (au sens propre), cet air bovin si sexy.... hum... rien que d'y penser, Planqué sentait qu'on rejouais Sancho le Cubain dans son slip en mythril.

Planqué commençait à baver lorsqu'on le sortit de sa torpeur. C'était Mag'Huss, il lui tirait un des poils de la jambe pour attirer son attention.
- "Oui, quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?" sorti Planqué alors qu'il avalait un filet de bave.
- "Je... je ne sais pas trop, mais j'ai un très mauvais pressentiment, je pense que nous sommes suivis"

Notre héros leva un de ses sourcils Yack (un demi kg, quand même, c'est pas du sourcil de jacky).
- "Et comment tu sais ça, d'abord ?"
- "C'est Lionel, y m'a dit !"
- "..."
- "Oui ?"
- "Lionel ? C'est qui Lionel ? Tu pouvais pas me prévenir qu'il y avait, en plus de tout le merdier qu'on se trimballe et que je dois surveiller, un Lionel dans le coin ?"

Le Coeur-Bi éclata de rire, devant un Planqué tout d'abord étonné, puis franchement sur les nerfs quand on dépassa la demi-heure de rire.
D'ailleurs, une bonne claque ramena la boule rose à la raison.
- "Ah, oui. Lionel. Je pense que je peux te le dire à toi, Planqué, mon ami."
- "Oui, oui, accouche. J'ai déjà assez de l'autre chieuse pour que tu me les brises aussi."
- "Oui, donc, en fait, nous avons un très gros secret. D'habitude, on dit qu'on a une impression, ou que c'est notre petit doigt qui l'a dit. Mais en fait, que dalle, on est doté d'un corps étranger qui a des pouvoirs extra-sensoriels."
- "T'es en train de te foutre de moi, c'est ça ?"
- "Non, non, regarde, je vais le faire sortir."

Mag-Huss farfouilla un peu dans ce qui lui servait de pantalon, puis il chuchotta.
- "Allez, n'aie pas peur ! Il est gentil, c'est mon ami, il ne te fera aucun mal. C'est bon, tu peux sortir."

Planqué entendit un petit bruit, de petit grognements et vu des mouvements au niveau du pantalon, quand une bestiole en sortit...
Une bestiole immonde en total contraste avec le propriétaire laissa voir sa tête. On aurait dit un ver. Oui, c'était bien un ver. Mais un ver avec des poils, des dents pointues et de la bave qui coule en dessous de ses yeux injectés de sang.
Planqué n'en croyait pas ses yeux. D'ailleurs, il le montrait plutôt bien. Il avait des yeux horrifiés, une bouche montrant un rictus d'effroi et il venait plus ou moins de se faire pipi dessus.

Tout guilleret, Mag-Huss lui caressa la tête et se tourna vers Planqué.
- "N'est-il pas mignon ?"
- "Euh..."
- "C'est mon ami, lui aussi. Hihi."
- "Euh..."
- "Il m'a rendu tellement de fois service !"
- "Euh..."
- "Comme la fois où il a dit qu'on était suivi !"
- "Euh.... hein ? Ah mais oui ! On est suivi ?"
- "Oui, attend, je lui demande plus de précisions."
- "Euh...."

Le Coeur-Bi se pencha vers son slip, de façon à ce que Lionel puisse lui chuchoter quelque chose à l'oreille. Il poussa un petit cri de satisfaction, puis s'adressa à Planqué.
- "ahAH ! Il est formel !"
La bestiole bizarre fit un petit signe de tête à Planqué, provoquant un haut-le-coeur chez lui.
- "Des gnous nous suivent. D'ailleurs, dedans, il y a surement Neo-Bahaprut !"
- "Merde... nous devons les prendre d'avance, sinon on pourrait ne pas s'en sortir. Bien que Yackette, l'autre là, elle sait pas vraiment se battre et je parle même pas de toi..."
- "Oui.... je suis un peu faible, je l'avoue."

Planqué réfléchissait à ce qu'ils pouvaient faire pour avoir un coup d'avance, quand un bruit s'échappa d'un fourré...



Mais en attendant, un autre des gentils yacks poursuit son aventure. C'est Gougoustar, le yack magicien, qui est aux prises avec le dragnou, cette infâme créature.
La partie n'est que fort peu bien engagée pour notre ami (façon de parler, hein) et disons que pour le moment, il en a pris plein de le museau. A titre de comparaison, imaginez un peu la fois où Appolo Creed se battait contre Ivan Drago.... bein c'est pas joli joli à regarder.

Le yack venait de finir son retour aérien quand il s'écrasa (comme une merde) sur un rocher, proche du lieu où venait de se poser Gnounixia.
Les deux ennemis, après que Gougoustar ait remit un peu d'ordre dans sa robe de gonz... de magicien, se toisait d'un oeil méchant. On ne dirait pas comme ça, parce que c'est quand même croisé avec un gnou, mais le Dragnou est un animal furieusement intelligent.
Pour preuve, il n'est pas rare d'en voir gagner des émissions de des chiffres et des lettres.

Et donc là, les deux ennemis se jaugeaient, s'intimidaient. A base de mimiques typiques de gars qui essayent de se la péter style "je suis confiant", nous pouvons observer un fantastique jeu préliminaire au combat :
- le Dragnou qui rigole.
- le Yack qui baille.
- le Dragnou qui se gratte les fesses (impressionnant, ça)
- Oooh ! Le yack qui commence à lire un livre, puis qui jette un regard indifférent au dragnou par dessus une des pages.
- Magnifique ! C'est un réel combat psychologique qui s'opère ! Le dragnou a commencé une sieste !
- Ouuuuh ! Quelle réplique ! Gougoustar a commencé le repassage de ses robes de rechange !

(pendant ce temps là, les armées regardent le petit jeu d'un air.... surpris. Mais rapidement, les gens s'installent, prennent du pop-corn, appellent leurs potes, etc.)

-Le Dragnou a commencé une répétition de claquettes, accompagné par les chants des supporters gnous.
- Gougoustar ne demande pas son reste et balance direct l'hameçon de sa canne à pêche dans un étang à côté.

Offusqué par un si beau coup, Gnounixia sembla réfléchir quelques instants quand elle se prit une boule de feu en pleine tronche. Bien qu'étant un des héros, Gougoustar n'avait pas son pareil côté fourberie. Déjà, c'était un magicien.
Et y'a rien de plus fourbe qu'un magicien. Si, ptête un frère qui serait jaloux de ton fils et qui l'enverrait dans une vallée en contrebas, ou alors une vieille bonne femme qui cacherait une jeune et belle demoiselle dans une tour.
Ouais, mais juste après, y'a les magiciens (d'ailleurs, par exemple, y'a Jaffar ! Si ça c'est pas une preuve de la vilitude des magiciens ! Ha !)

Donc ! Gnounixia se prit une boule de feu au travers du faciès, ce qui n'était pas très très bien vu quand on sait que les dragon, bein c'est en général plutôt pote avec le feu.
Mais Gougoustar n'est pas le premier venu des fourbasses (synonyme de magicien dans le dictionnaire, si si) et ce n'était que pour détourner l'attention du dragnou ailleurs. Chose réussie, car elle tourna la tête vers le soit disant emplacement du yack, mais il n'y était plus. Celui-ci avait profité des quelques secondes offertes par l'ennemi pour invoquer son plus grand sort de glace et le lancer sur le dragon.

Effet immédiat.... mais pas dans celui qu'on aurait pu croire. Le Dragon voyait un tour en avance, ce qui n'était pas des plus pratique pour Gougoustar. Ainsi, il avait anticipé l'attaque de glace et avait craché un nuage de feu dessus, créant ainsi un nuage de vapeur sur la scène de combat, où déjà tout un peuple s'amassait (avec tous les accessoires d'une foule : sièges vip, stand de hot dog, friteries et donc maintenant vente de parapluies.)

Gougoustar était sur le cul. Et c'est gros, un cul de yack, je peux vous le dire. En aucun cas il n'était possible que le Dragnou ait pu anticiper ce coup, il devait être modifié. Bien que minables, les gnous avaient là une fameuse arme qu'il fallait impérativement abattre pour le bien de la yackité entière. Un rôle à sa mesure, pensait Gougoustar. Pour une fois qu'il avait le droit au devant de la scène, il trépignait de plaisir.

Un adversaire qu'on abat, c'est bien. Un adversaire qu'on abat avec les honneurs alors qu'on part pas vainqueur, c'est mieux. ça apporte femelles, gloire, femelles, argent, femelles et ptête même bien plus encore. Et quand on est un yack magicien, donc un peu l'équivalent médiéval du bon gros geek, on ne crache pas sur les demoiselles qui se jettent directement dans vos bras.

Gougoustar, en contre-plongée du dragnou, cracha à côté de lui, comme pour se donner une pose de beau gosse. Puis, pour accentuer son effet branleur, il lâcha un :
- "Tu es fort, Dragnou, mais ce n'est pas fini !"

Une aura enveloppa le yack. Elle était octarine, et l'électricité crépitait à sa surface. Gougoustar n'avait pas beaucoup de temps pour réfléchir, mais la solution était apparue assez tôt à ses yeux. Si on ne pouvait pas l'attaquer sans qu'il anticipe ses attaques, il fallait frapper très très fort pour infliger assez de dommages pour qu'il ne puisse pas répliquer. Il réfléchit quelques instants puis pris un air décidé.

Le Dragnou, qui savait ce qu'il allait utiliser comme magie, ne put s'empêcher de sourire.


Pendant ce temps, la foule continuait à s'amasser autour de la zone de combat. Les chevaliers de Saori étaient descendus de la montagne, les troupes de gnous avaient demandé une paix temporaire à Jaitch alors que celui-ci les attaquait sans pitié, les Brouteurs étaient retournés dans leur tente avec leurs cocktails et même Jaitch et Caillebas s'étaient installés tranquilou en contrebas, là où le spectacle garantissait d'être exceptionnel. Tous voulaient assister à cette bataille qui s'annonçait épique.

Gougoustar ne put s'empêcher de constater que ses amis étaient présents pour le soutenir. Le coeur réchauffé par tant de soutien, il se sentait bien plus confiant dans la chose compliquée qu'il s’apprêtait à faire.
- "Ils sont là... je sais que je peux compter sur eux, merci mes amis."

Du côté des Sabots du Ciel :
- "Bon... si il y reste, c'est moi qui y vait hein, je me suis déjà fait avoir taleur." dit Jaitch
- "Ouais, ouais, si tu veux. Mais compte pas sur moi pour venir t'aider si ça se passe mal, comme pour l'autre magicien là. Il passe son temps à nous bassiner avec le fait que seuls les magiciens sont valables au combat."
- "Huhu. Ouais, je sens qu'on va bien se marrer."


Gougoustar était maintenant plus concentré qu'un café jecht System U special ++. Plus rien ne pouvait le sortir de son état. Le combat allait bientôt se finir, il le savait. Il concentra son énergie magique et commença sa mélopée sous le regard amusé et intrigué tout de même du Dragnou.
- "Plus sombre que la nuit... plus pourpre que le sang... scellé dans le temps..."

L'aura autour de Gougoustar s'intensifia, alors qu'il continuait à réciter l'incantation.
- "De par votre nom je jure devant les ténèbres de réduire à néant toutes les forces du mal qui se dressent devant nous en unissant votre force à la mienne...."

Il s'éleva légèrement dans les airs et hurla :
- "DRAAAAAGOOOON SLAAAAAAAAAAAAAAAVE !!!!"

Une boule d'énergie gigantesque fonça sur le Dragnou à une vitesse prodigieuse, qu'il ne put esquiver. En l'encaissant de plein fouet, il disparut dans un torrent d'éclairs de lumière coupant le souffle à toute une population.
- "Oh putain... il l'a fait ce con" lâcha un Jaitch sur le cul.

Tout le monde retenait son souffle, personne n'osait croire que le magicien venait de se défaire aussi simplement du Dragnou.
Les éclairs disparurent.... et le Dragnou était encore là.

La terreur pouvait se lire sur le visage de Gougoustar, qui venait de tout donner. Il ne comprenait pas. Le Dragon Slave venait toujours à bout d'un dragon... mais pas de celui-ci. Pourquoi ?
Et bien ma foi, c'est très simple ! Héhé. Quand on y réfléchit bien, le Dragnou est un croisement entre un dragon et un gnou... alors bein là, c'est le gnou qu'a encaissé le tout.

Celui-ci jeta un regard qui en disait long. Un truc qui voulait dire "c'est tout ?'.
Le sang du yack bouillonnait maintenant. Il n'avait pas dit son dernier mot, mais ça le pesait.
Les deux autres Sabots ne bougeraient pas leur petit doigt, il l'avait cherché. Alors il s'en sortirait seul.

Il lança un "adieu" d'un regard à ses deux compagnons d'arme et pris un air décidé. Il ferma les yeux et le Dragnou sentit la peur le gagner. Il voyait un coup en avance et ce coup là ne lui plaisait vraiment pas.


Quelque part au fin fond de l'âme du magicien, il appela quelqu'un.
- "Viens, je sais que tu es ici. Viens, Yojimbo, je t'invoque. Obéis moi, viens."
- "Tu oses m'appeler, simple mortel. Tu sais que ce ne sera pas gratuit."
- "Bien sur, je le sais. Ton prix est cher et je n'ai pas grand chose à t'offrir."
- "Alors pourquoi me fais tu l'affront de penser que j'agirais en ton sens ?"

Un silence se posa quelques instants, avant que Gougoustar ne continue la discussion.
- "Yojimbo, je vais te payer de mon âme."
- "J'espère que c'est une blague."
- "Euh... bein non, en fait, c'était plutôt le plan là."
- "Parce que tu crois que l'âme d'un magicien geek qui peut revenir à la vie à peu près comme il veut, ça vaut quelque chose ?"
- "Hahah... euh... tu savais ça ? Ha... ha..."
- "On ne roule pas Yojimbo, larve. Je vais te rendre service, cancrelat, mais ton prix sera bien plus grand que celui que je demande d'habitude. Tu payeras d'avoir voulu te jouer de moi. Tu ne payeras pas seulement de ton âme actuelle, mais aussi des 87 prochaines que tu auras. Tu pourras ressusciter, Gougoustar, mais à chaque fois, à un moment que tu ne soupçonneras pas, je viendrais te prendre avec moi. Ainsi parle Yojimbo.
- "Et merde..."


Une silhouette se matérialisa aux côtés de Gougoustar. Elle était imposante. C'était celle d'un guerrier samouraï.
Un frisson parcouru le Dragnou et il comprit d'avance son triste destin.
Yojimbo invoqua son sabre et se mit à courir vers sa proie. Arrivé devant elle, d'un bond, il chuchota "Zanmato" et découpa l'hybride en deux.

Les deux morceaux du dragon gnou tombèrent à terre, tout souffle de vie absent du cadavre. Il était mort.
Yojimbo se tourna alors, rangea son sabre et sourit à Gougoustar. Il était temps de payer.

Le magicien yack se tourna vers les deux autres Sabots et leur fit un signe de la main, avant de s'écrouler comme une poupée désarticulée. Gougoustar était mort en héros. Il venait de débarasser la terre, au prix de sa propre vie, d'un ennemi bien de trop puissant.

Ainsi est mort un grand magicien.



De leur côté, Planqué ressentit le silence du champ de bataille. Une chose importante venait de se dérouler. Mais il revint rapidement à la raison, car ce dont Lionel avait parlé venait de faire son apparition...
Planqué se mit en garde et dit, les dents serrées...
- "Non... c'est...."
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MessagePosté le: Ven Aoû 12, 2011 12:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

- "Non... c'est....
- C’est quoi ? demanda la yackette, l’air extrêmement inquiète à la vue du regard que lui retourna Planqué.
- C’est juste un poulet...
- Un poulet ?
- Ouais un poulet, le truc avec des plumes, un bec”.

Se tournant alors vers le pantalon de Mag’uss, ajouta avec un grand sourire sadique : “et qui mange des vers”.

- Bon du coup, en parlant de manger, profitons que Jaitch ne soit pas dans le coin...

Armant son bras droit, Planqué eu tout juste le temps de retenir le jet de plasma qu’il destinait au volatile. La yackette, d’un geste inconsidéré, et incompréhensible pour notre héros, venait de se placer entre le yack et le volatile en hurlant un “NON” qui résonna dans la vallée.
Pointant un regard assassin sur Planqué, la belle ajouta :
- Il ne faut pas tuer d’être vivant, chaque vie est importe et doit être protégée. je vous empêcherai de tuer ce poulet.
- C’est pas toi qui avait faim tout à l’heure, rétorqua durement Planqué ?

Même si chaque regard posé sur la yackette lui faisait se sentir toute chose, qu’elle se tienne entre lui et son dîner commençait franchement à l’agacer. Y’a tout de même des choses qui ne se font pas.

- Et même si tu le tue pas toi même, chaque morceau de viande que tu manges vient forcement d’un animal que quelqu’un a tué hein.
- Mais c’est horrible, je ne mange jamais de viande. Je suis herbivore.
- Tu viens de Herbive ? Ca ne me dit rien comme nom de ville. C’est situé dans quelle province du Yackland ?
- Mais non imbécile, je veux dire que je ne mange pas de viande, seulement des légumes.
- Un yack qui mange que des légumes ? Mais quelle idée stupide, comment as-tu survécu aussi longtemps en ne mangeant que de la salade ? Tu vas me dire que ça ne te dérangerait pas d’aller manger l’herbe dans le pré là-bas. Un bovin qui mange de l’herbe, j’aurai jamais cru voir un truc aussi absurde.
- D’abord je mange ce que je veux, se défendit la Yackette. Mais je ne te laisserai pas toucher à une plume de ce poulet.
La Yackette se retourna alors vers le poulet et le pris dans ses bras.
- Tu vois comme il est mignon, ajouta-t-elle en caressant la tête du volatile.

Sentant qu’elle ne lâcherait pas facilement l’affaire, Planqué décida de passer à autre chose. Les poursuivants semblaient toujours loin derrière mais il n’était pas absurde de conserver son avance.

- Bon, Mag’uss, range Lionel avant que je me mette à vomir et on se remet en route. On trouvera peut être une auberge un peu plus loin.

Pendant ce temps, de l’autre coté de la Vallée, les choses étaient encore plus compliquées. Le Dragnou en mourant s’était écrasé sur une bonne partie de l’armée gnou qui s’était arrêtée pour admirer le combat entre Gougoustar et Gounyxia. Nombre de soldats hurlaient de douleur, écrasés par la gigantesque créature ou par les rochers entrainés par sa chute. Le chaos s’amplifia encore lorsque soudainement, le corps du dragnou explosât dans une gerbe de feu et de chair.

- J’imagine que la poche de gaz qui lui servait à cracher le feu a du céder sous la pression. On a bien fait de s’éloigner, hein Jaitch ?

Les deux sabots du ciel restant se tenant à coté du corps sans vie de leur ancien compagnon.

- Caillebas, je crois qu’il avait parlé d’un truc à faire au cas où ça arriverait, dit Jaitch. Mais je suis incapable de me rappeler quoi.
- Tu étais complètement saoul ce soir là. C’était après notre raid sur la forteresse gnou dans le détroit de Ratlarbig, Gougoustar avait failli y passer contre le commandant gnou et alors qu’on fêtait ça le soir, il nous avait expliqué quoi faire si je genre ce désagrément se produisait
- C’est sûr que y’a pire que la mort comme désagrément. Tiens moi une fois, j’avais avalé 12 piments comme ça pour rire et pendant une semaine, à chaque fois que j’allais aux toilettes c’était comme …
- Pas la peine d’entrer dans les détails, le coupa Caillebas. Bon, J’ai l’impression que les gnous qui ont survécu à l’explosion sont en train de se réorganiser, je pense qu’il est temps de mettre les voiles. Ramasse le corps de Gougoustar; il va nous falloir un endroit calme pour le ramener à la vie.

Jaitch se baissa pour ramasser le corps de Gougoustar, le mit sur son épaule tel un magnifique ….. sac à patates - oui, ça doit être le plus représentatif - et suivit Caillebas. Après 2 heures de routes, ponctué de quelques massacres de patrouille gnou, les deux sabots du ciel arrivèrent dans une espèce de clairière. Une cascade glougloutait joyeusement, les fleurs étaient bercées par le vent, on entendait le gazouillis des oiseaux. Une biche et son faon s’abreuvait gentiment. Une scène idyllique qu’un artiste aurait voulut immortaliser sur une toile. Mais ce qui se produisit réellement fut légèrement différent.
- Ah, voici le dîner, annonça joyeusement Caillebas, abattant froidement la biche de deux balles de pistolet. Tiens Jaitch, pose-le là et va chercher du bois pour le feu pendant que je m’occupe de la viande.
- Tu crois vraiment que c’était nécessaire ?
- De quoi, tuer la mère? Bah tu veux manger ou quoi ?
- Non, non, je parlais de laisser fuir le petit. J’ai un sacré creux et je ne sais pas si ça va être suffisant là.
Plus tard, on apprendrait que ce jeune faon, ami des lapins et des mouffettes deviendrait le prince de la forêt, mais tout ça est une autre histoire.


Laissons donc les deux sabots du ciel à leur repas, et revenons vers Planqué qui en est encore à chercher le sien.
Après la poule, le petit groupe avait rencontré une chèvre, deux lapins, un blaireau, un renard (rencontre qui ne s’était pas fait sans douleur, surtout pour l’un des lapins), et un faon qui courrait derrière un cerf. (Planqué était presque certain que le faon pleurait mais il aurait été bien incapable de dire pourquoi).
Et à chaque fois la Yackette s’était interposé entre l’animal et le ventre de notre héros. Et ce dernier commençait vraiment à le faire souffrir. il commençait même a regarder Mag’uss d’un autre oeil.(un oeil salivant évidemment). Il allait dire aux autres de continuer d’avancer quand une odeur lui titillât les narines. Une odeur familière. Mêlant des odeurs de charbon, de viande qui crépite sur les flammes, de gras juteux qui fond et tombe sur les braises. Le cerveau du yak ne fit qu’un tour. il a agrippât le coeurbi et la yackette, chargea les deux sur ses épaules (non sans protestation de la YED) et se dirigea à grands pas vers la source de ce bonheur des sens.
Alors qu’il s’approchait, il se mit à entendre des voix. De nombreuses voix même. Et des cliquetis d’armure aussi.
Il déposa son chargement au sol et leur indiqua de garder le silence.

- Bon, ne bougez pas de là, je vais aller jeter un œil plus prêt. Donc surtout vous vous taisez et vous ne bougez pas tant que je ne suis pas revenu compris.
Le coeurbi et la yackette encore malades d’avoir été autant ballottés sur le dos du yack acquiescèrent de la tête. Approchant sans bruit de ce qui ressemblait à une clairière peuplée de soldat, Planqué se cachât derrière un rocher afin d’observer de plus près.



Une fois leur repas fini, Jaitch se tourna vers Caillebas.
- Bon, j’imagine qu’il est l’heure de ressusciter l’autre non ? Comment t’as dis qu’il fallait faire déjà ?
- Les instructions sont notées sur ce parchemin mais je crois que ça ne va pas te plaire, dit Caillebas en lui tendant un morceau de papier.

Jaitch s’empara du parchemin et fronçât les sourcils en l’ouvrant

- Mais qu’est ce c’est que cette écriture ? Moi je dis que s’il voulait qu’on le ressuscite il aurait écrit un truc lisible. Je vote pour qu’on le laisse comme ça.
- on est que 2 à voter Jaitch, soupira Caillebas. Donc ta proposition ne sert à rien. Et de toute façon on n’a pas le choix. D’une les 2 sabots du ciel ça sonne trop mal, et de deux j’ai besoin qu’il me retéléporte au plus vite. J’entends déjà madame râler d’ici. On était sensé fêter notre 614ème jours de vie commune.
- Hein ?
- Ne cherche pas, y’a que les yackettes pour trouver du sens à ce genre de chose.
- Mouais si tu le dis. Enfin tout ça ne nous aide pas pour ressusciter l’autre tache là. A moins que tu ne lises le..... Je ne sais même pas ce que c’est en fait comme écriture.
- il ne s’agit pas d’une langue connue en fait. C’est une espèce de code de magicien. Un langage propre à chacun, qu’ils utilisent pour écrire leur grimoire et empêcher quiconque de les lire.
- Donc si je résume, il nous donne des instructions pour le ressusciter lui, dans une langue que lui seul comprend. Étrangement, ce genre de situation ne me surprend pas trop venant de sa part.
- Non mais il m’a aussi appris comment le déchiffrer. A priori il faut faire ça.
Caillebas pris alors le parchemin entre ses deux mains et le secoua deux fois vers le haut, deux fois vers le bas, une fois à gauche puis une fois à droite. Encore une fois à gauche et encore à droite.
Le texte sur le papier se mit à s’agiter et à se déplacer. Les traits des symboles se mirent à bouger et commencèrent à en former de nouveaux. Au centre de la feuille, un amas d’encre en mouvement se mit à tracer deux symboles beaucoup plus familiers. Les deux premières lettres de l’alphabet pour être exact. Aussitôt, Caillebas appuyât des deux pouces sur les lettres et le reste du texte se figeât, se révélant dans un français impeccable.
Parcourant rapidement le texte devenu lisible, Caillebas ne put retenir un sourire avant de tendre la feuille à Jaitch.

- Je crois que tu ne vas pas aimer, annonça Caillebas en explosant de rire.

Arrachant la feuille des mains de son collègue, le yak pu y lire :

“ Mes chers sabots du ciel.
Si vous lisez cette missive, c’est que je suis passé de vie à trépas.
Mais vous devez aussi savoir que j’ai prévu un moyen de ressusciter.
En réalité, j’ai signé un pacte avec un dieu. Le deal était simple. 2 amis proches
doivent réaliser une cérémonie divine afin de l’honorer.
S’il juge que la cérémonie lui a plu, alors il renverra mon âme dans mon corps.
Il doit y avoir un petit symbole de coffre dans le coin en haut a gauche du parchemin. Si vous appuyez dessus, vous ferez apparaître un coffre contenant les accessoires de la cérémonie.
…”

Le reste du texte décrivait précisément les paroles et les gestes de la cérémonie.

Jaitch appuya alors sur le symbole du coffre. Une fumée se mit à sortir de la feuille et se répandit sur le sol et pris la forme d’un coffre. Caillebas se dirigea alors vers le coffre, et après en avoir testé la solidité, l’ouvrit.

- Euh ! il rigole là hein ? dit Jaitch. Rassure-moi, c’est une grosse blague et tu me vas me sortir le vrai parchemin ?

Plongeant la main dans le coffre, Caillebas en retira 2 costumes. L’un était composé d’un tutu et d’un débardeur uni rouge alors que l’autre était composé …. D’un tutu et d’un débardeur uni bleu.

- Je ne crois pas non. C’est le seul parchemin qu’il m’a donné. Et si j’imagine la cérémonie, je ne veux même pas savoir avec quel dieu il a signé un pacte. Regarde y’a même des accessoires.

Du fond du coffre Caillebas sorti quatre objets. Deux en forme de court bâton surmonté d’une boule, une grosse boule brillante et réfléchissante suspendue par 3 pieds et une espèce de petite caisse métallique avec deux boutons. Sur le premier était dessiné un triangle alors qu’un carré illustrait le second. La curiosité étant la plus forte, il appuyât sur le premier bouton et quelque chose de mystérieux se produisit. Une musique presque assourdissante s’échappa de la caisse. Et pas vraiment une musique calme et tranquille. Une musique étrangement semblable à celle qu’il avait pu entendre dans la grotte où Planqué avait affronté Biatzmarou et Ssu-gam. La boule, elle, se mit à tourner, projetant de la lumière dans toute la clairière.

- Donc, hurla Jaitch pour couvrir la musique, si je résume bien, il faut porter ces costumes, tout en chantant et en dansant sur la chorégraphie expliqué sur ce parchemin.

Mettant fin au vacarme en appuyant sur le second bouton, Caillebas lui répondit

- Je crois bien oui.
- Non, mais tu comprends bien qu’il n’y a aucune chance que cela n’arrive? Mais genre aucune.
- Je crois que nous n’avons pas vraiment le choix. Gougoustar incarne certainement la pénibilité, mais ses capacités magiques ne sont pas discutables. Et vu comment la situation avec les gnous s’aggrave, je crains que l’on ait besoin de sa magie.
- Plutôt crevé ouais !
- Non mais réflechis. Il n’y a que nous deux dans cette clairière donc personne ne va nous voir. Et ensuite imagine comme il va devoir être reconnaissant une fois revenu à la vie. Tu vas pouvoir lui faire faire ce que tu veux.
- Oui, c’est vrai, mais même quoi. Imagine que quelqu’un se pointe pendant notre petit spectacle ?
- Et bien on le massacrera jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. C’est aussi simple que ça. Alors Tutu rouge ou Tutu bleu ?

Arrachant le tutu rouge des mains de Caillebas, Jaitch grommela :

- Et je te promets qu’une fois revenu à la vie, il va regretter de ne plus être mort le Gougoustar.


L’auteur, par respect pour ces deux valeureux guerriers et ne voulant pas risquer les représailles promise par Caillebas, déplace le point de vue sur une scène lointaine. Elle se passe durant une chaude fin d’après midi, où deux vieillards habillés de noir discute tranquillement assis sur un banc en regardant des hommes plus jeunes faucher le blé mûr tandis que les femmes nouent les brins en bottes et les chargent sur une charrette tiré par un âne. Une deuxième scène idyllique dans ce chapitre me direz-vous. Pratiquement l’auteur répondra, car au loin, un nuage de fumée s’élève de la route. Il annonce l’arrivée du percepteur d'impôt du seigneur local et de sa garde lourdement armée. Donc avant que la tragédie ne démarre, retournons plutôt vers les sabots du ciel où la cérémonie doit toucher à sa fin.

En fait, la cérémonie n’était pas complètement terminée, et c’est à vos risques et périls que vous lirez la suite de ce paragraphe. Les auteurs nieront toute responsabilité.
Nous avons donc deux fiers yacks portant de magnifique tutus, tenant dans leur main le bâton qu’ils placent devant leur bouche, tout en chantant et en dansant, dans une synchronisation quasi parfaite, sur une musique aux rythmes entraînants.
Soudainement, le yack au tutu Rouge (dont étrangement dépasse un short à fleur) réalise un magnifique porté du yack en tutu bleu alors que la musique s’arrête.

Une silhouette en robe se releva alors du bord de la rivière, clapant des mains à tout vas et hurlant « encore » de toutes ses forces.

- Sincèrement, vous étiez géniaux les gars, annonça Gougoustar avec un grand sourire. On dirait que vous avez fait ça tout votre vie. Il faut vraiment que vous montiez un numéro. Vous feriez un triomphe. Regardez, j’en ai encore les larmes aux yeux.

Les deux autres yacks en tutu restèrent figés devant un Gougoustar en pleine forme.

- Bon au moins ça a marché, fini par dire le yack en tutu rouge en reposant son partenaire et en enlevant son costume.
- Ravis de te revoir Gougoustar, avoue Caillebas. Mais franchement, d’où elle sort ta cérémonie là ? J’espère que tu te rends compte que nous ne le referons jamais plus hein !

Le yack mage, le sourire jusqu’aux oreilles explosa finalement de rire.

- Ah ah ah, c’était génial les mecs. Même dans mes rêves les plus fous je n’aurais jamais cru vous voir faire la mise en scène jusqu’au bout. C’était énorme. Rien que pour voir ça, ça valait le coup de mourir. C’est dommage par contre que de ne pas avoir de caméra...
- Ouais bah comme je l’ai dis, tu ne nous y reprendras pas, maugréa Caillebas en tentant de sortir de son tutu. Y’a bien que toi pour sortir des trucs comme ça. T’es franchement un tordu.
- Ah ah. Et vous savez c’est quoi le meilleurs, ajouta Gougoustar en commençant à se retourner. Vous savez quand vous avez entrechoqué les 2 bâtons au tout début, c’était ça le geste à faire pour me ressusciter. Je n’aurai jamais imaginé que vous iriez jusqu’au bout quand même. Ça restera l’un des meilleurs souvenirs de ma vie.

Sur ce, il termina son demi tour et se mis à courir à toute jambe, juste avant que Jaitch ne se lance à sa poursuite, en poussant des hurlements de rage.

La course dura une bonne heure, avec un yack riant aux larmes, pourchassé par un tas de jurons très imagés, tel que :
- Je vais te faire la peau sale mago.
- Après ce que je vais te faire même ta mère ne pourra plus te reconnaître.
et autres joyeusetés de ce genre.

Gougoustar déboula dans une clairière à fleur de montagne. Il se retrouvait coincé entre une falaise à pic d’une centaine de mètres d’un coté et un yack franchement en colère de l’autre. Certains yacks n’ont franchement aucun sens de l’humour...

- Mouahaha, te voila coincé Gougoustar. Je vais te faire regretter de m’avoir collé la honte de ma vie.
- Enfin Jaitch c’était juste pour rigoler, pis en plus y’avait personne à part toi et Caillebas, et il est dans la même situation que toi.
- Ouais, je pense que je vais quand même te coller 2, 3 baffes, aussi pour rigoler et je me sentirai mieux.

Voyant que Jaitch avait réellement l’air énervé, Gougoustar parcourut d’un regard les environs à la recherche d’une échappatoire. Un reflet lumineux sur la paroi de la falaise attira son attention.

- Attends Jaitch, tu ne trouves pas qu’elle a quelque chose de bizarre cette falaise. Y’a un truc pas normal ici.
- Jaitch, arrête. Je crois qu’il a raison, dit Caillebas en entrant dans la caverne. Écoutez, on n’entend pas un seul animal. Même pas un seul oiseau. Cette montagne à l’air d'être en plein milieu de la forêt, mais les animaux ont l’air de l’éviter.

Après s’être approché du reflet, Gougoustar ajouta:

- C’est un morceau de métal. C’est étrange, il a l’air très vieux et pourtant je n’y vois pas une seule trace de rouille. Attendez, je vais essayer de le dégager.

Empoignant le morceau des deux mains, Gougoustar tira de toutes ses forces. On pouvait voir les veines saillir de son cou, mais le bout métallique ne bougea pas d’un pouce.

- Bon je crois qu’il est bien coincé. C’est un travail pour toi ça Jaitch.
- Bon bon, très bien dit le yack en se calmant. Laisse donc faire les yacks forts.

Jaitch prit à son tour le morceau métallique et tira. Le bout de métal sortir presque immédiatement, provoquant un éboulement sur une grande partie de la falaise. Une fois la poussière dissipée et le yack dégagé des gravats, les sabots du ciel virent ce que Jaitch tenait dans sa main.
La chose ressemblait franchement à une main, mis à part certains détails. Tout d’abord elle était entièrement métallique, il n’y avait que 4 doigts et elle faisait un bon demi Néric de long.

- Ce truc est franchement bizarre, avoua Jaitch. Vous croyez que ça a appartenu à une statue ? Non parce que vue la taille de ce bazar, la statue devait faire au moins, pffu 30m de haut.
- Ce qui me semble le plus étrange, ajouta Caillebas, c’est qu’elle à l’air entièrement articulée. Regardez, les doigts bougent et tout. Je doute que ça ait appartenu à une simple statue. Je ne vois pas l’intérêt de faire quelque chose de si compliqué pour une simple statue. Regarde à l’intérieur, tu as vu tous ces mécanismes ? Ça ressemble à une horloge, mais en beaucoup plus compliqué.
- Moi ce que je trouve bizarre, dit Gougoustar, c’est la matière avec quoi ça a été fait. Regardez, on dirait que ça a des siècles, mais il n’y a pas une seule trace de rouille.
-Regardez, annonça Jaitch en montrant la falaise. On dirait que l’éboulement a dégagé l’entrée d’une grotte. Ça vous dit d’aller y jeter un coup d’œil, on en apprendra peut être plus.
- Mais nous sommes sensés retrouver Planqué je vous le rappelle ? dit Caillebas
- Ne joue pas le grincheux Caillebas, on va juste faire un petit tour, on en a pas pour longtemps.
- Et pis ça nous rappellera le bon vieux temps. ajouta un Jaitch tout sourire.
- Mouais, je vous rappelle que la dernières fois que l’on est entré tous les trois dans une grotte, toi Jaitch tu as failli finir dans la fosse au scorpion et toi Gougoustar tu as pratiquement été marié au chef des trolls qui t’avait pris pour une femelle à cause de ta robe.
- brrr, ne m’en reparle pas, bredouilla Gougoustar. J’essaie encore d’oublier cette histoire.
- Vous formiez pourtant un joli couple, ricana Jaitch. Enfin c’est pas tous les jours qu’on voit la jeune mariée exploser son mari à coup de boules de feu lorsque le prêtre a demandé qui voulait s’opposer à ce mariage. Bon on y va ou bien ?

Les 3 yacks se dirigèrent finalement vers la grotte, Gougoustar en tête. Une boule lumineuse tournant autour de son chapeau en guise d’éclairage.

Le passage était étroit et descendait en pente raide. Certains passages étaient même partiellement écroulés ce qui ralentissait la progression.
Au bout de 2h dans le noir, ils arrivèrent finalement dans une immense caverne. Si vaste que la boule lumineuse n’éclairait même pas les bords.

- Lumière X, hurlât Gougoustar.

Aussitôt, une cinquantaine de boules, identiques à la première apparurent et se mirent à se répartir dans la caverne.

- Ah c’est beaucoup mieux, dit Gougoustar. Euh, pourquoi vous ouvrez la bouche comme ça ?
- Regarde derrière toi, lui répondit Jaitch. Je crois qu’on a trouvé la statue.
- Tu veux dire les statues, ajouta Caillebas.

Le spectacle avait effectivement de quoi surprendre. La caverne s’étendait sur des centaines de Néric de long et sur toute sa longueur étaient alignées des statues.
Quelques unes avaient été recouvertes de terre et semblaient très endommagées, mais la plupart avaient l’air intact. Certaines étaient debout, d’autres agenouillées. Les plus petites faisaient une dizaine de Néric, alors que l’on en distinguait une dans le fond qui devait être 5 fois plus grande. On distinguait même tout au bout une espèce de bateau, ou alors une forteresse mais entièrement réalisée en métal et dans des dimensions jamais vues.

Les 3 sabots du ciel se mirent à avancer dans la caverne et à étudier les statues,
- Tu as vu celle là, avec cette espèce de truc sur la tête, on dirait une énorme moustache.
- Et regarde celle là, on dirait de vraies ailes.
- Et regardez celle-là avec ses cornes jaunes sur la tête. Elle est immense.
- Sur celle là, on arrive à distinguer un mot sur le front : ZGMF-X10A je crois. Je me demande ce que ça veut dire.
- Et vous avez vu celui-ci, le noir et gris, avec les grandes ailes rouges. J’imagine qu’il doit être assez important pour avoir été placé comme ça au milieu. Regardez, y’en a un derrière qui lui ressemble énormément, à part la tête.
- Non mais franchement les gars, c’est quoi tout ça, on est où là. demanda Jaitch.
- Tout cela me fait penser à un légende que j’ai lu dans un livre il y longtemps. il s’agissait d’une espèce de théorie sur une civilisation disparue depuis des milliers d’année.
- Comment ça une civilisation ? Tu parles des vaches ?
- Non à priori quelque chose de plus ancien. Tout le monde sait que les vaches ont été massacrées il y a 4000 ans par les gnous qui étaient alors leurs esclaves. Attendez que je me souvienne. La légende parlait d’une espèce de civilisation de singes je crois. Des peuples extrêmement belliqueux, qui ont basé toute leur technologie pour se faire la guerre. Il semblerait que les conflits aient pris une importance telle, qu’un cataclysme sans précédent aurait ravagé la surface de la terre et que tous ces singes se seraient éteints.
- C’est de la science fiction là ton truc.
- C’est ce que je croyais aussi, mais regarde bien ces statues, leur allure ressemble beaucoup à celle des singes. Si ça se trouve ce sont des armes de l’ancien temps qui ont été ensevelies ici par le cataclysme.
- Sérieux ? demanda Jaitch. Et tu crois qu’on peut s’en servir ? Non parce que regarde cette statue là, la bleue, avec sa cape rouge et sa grosse épée. Il est super classe.
- Je crois que j’ai trouvé mieux pour toi Jaitch, lui répondit Caillebas, regarde celui-là là bas, avec sa grosse épée à deux mains. L’épée est pratiquement aussi grande que la statue.
- les gars. Ça y est, je suis amoureux, ajouta Jaitch.
-Laisse tomber Jaitch. répliqua Gougoustar. Ces trucs sont vieux de plusieurs dizaines de milliers d’années, voire d’avantage peut être. Ça passionnera certainement tous les historiens du monde, mais il n’y a aucune chance qu’elles soient encore en état de fonctionnement. Bon, la visite était sympa, et on en parlera au musée lorsque l’on en aura fini avec cette histoire. Là il est temps de trouver une sortie.
- Gougoustar a raison Jaitch. Essayons de retrouver Planqué. Nous avons une armée de gnous à arrêter je vous le rappelle. Venez continuons par là, ça doit bien mener quelque part ...
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MessagePosté le: Dim Déc 25, 2011 11:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et pendant ce temps là, Planqué et ses “amis” observaient toujours la scène qui se passait juste derrière le rocher. Bien sûr, cette observation ne se passait pas exactement comme le yack aurait aimé qu’elle se passe.

Déjà, il avait carrément la dalle. D’ailleurs, si il tendait délicatement l’oreille, il pouvait jurer distinguer son estomac qui l’insultait, utilisant des termes que moi, auteur, ne pourrait me résoudre à vous retranscrire.
Ensuite, y’avait la yackette qui, en plus de lui avoir fait tout un foin sur cette histoire de manger de l’herbe (Planqué était persuadé que c’était considéré comme étant de l’empoisonnement dans au moins la moitié du monde), arrêtait pas de lui demander ce qui se passait derrière, inlassablement.
Et pour finir, Mag’uss avait ressorti Lionel et jouait avec lui. Il jouait avec la nourriture bowdel !

Oui, c’était définitif, Planqué commençait à en avoir plein le sabot et ce n’était pas ce qui se passait derrière ce damné rocher qui allait changer la donne.

Il jeta de nouveau un coup d’oeil, pour bien évaluer toute la situation. Il y avait là un camp de... de... bein de ce qu’on pouvait prendre pour des brigands, oui.
Bon, après, on peut toujours se tromper hein. Après tout, ils n’ont l’apparence que d’un groupe de hyènes, en train de ripailler, le tout en buvant d’énormes bocks de bière, le tout en dansant autour d’un feu de joie près duquel sont attachés de jeunes yacks et yackettes, à moitié en sang, avec tous leurs effets éparpillés un peu partout.

Zouloudesbois se pencha vers ses compagnons et commença à chuchoter.

- “J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.”
- “Ah ? Et euh... bein c’est quoi la bonne, pour commencer ?” Demanda un Mag’uss tout de même plutôt inquiet.
- “Et bien, ils ont de la bouffe pardi !”
La yackette gromella un truc dans sa fourrure, à propos de ces porcs d’hommes qui ne pensaient qu’à tuer des êtres vivants pour manger.
- “Et la mauvaise alors ?” Demanda un Mag’uss encore plus inquiet qu’avant.
- “Ah bein ça... Je dirais que c’est toutes les hyènes autour.”

Les yeux de la boule rose s’écarquillèrent, puis il bredouilla quelque chose.

- “Des... des... des hyènes ?”
- “Oui, oui, des hyènes.”
- “Avec les rires et tout ?”
- “Yep.”
- “Oh mais non, pourquoi on tombe toujours dans ce genre de situation ! Moi j’ai rien demandé à personne, j’étais super bien dans ma foutue caverne. Alors ok, pour le bronzage, c’était pas génial, MAIS JE SUIS QU’UNE BOULE ROSE! JE BRONZE DEJA PAS!!”
- “rooooh, calme toi, calme toi. T’as pas à t’en faire, ce ne sont qu’une bande de bécasses baveuses bouchées et stupides ! Allez, viens, on va se les faire !”

Planqué se redressa un peu, prêt à partir, puis il fit un petit signe à la YED lui indiquant de ne surtout pas bouger, ce qui la fit bouder encore un peu plus, grommelant qu’en plus c’était tous des goujats, qu’ils étaient tous moches, etc.


Las des dires de la femelle, Planqué chargea Miggy qui s’enveloppa d’une aura de plasma, puis sauta par dessus le rocher en beuglant “GEROYACKOOOOO”. Il envoya une boule de plasma dans le feu et chargea instantanément, riant à gorge déployé, ivre du combat qu’il était en train de mené.

Les hyènes n’attendirent pas la sortie de Diablo 3 pour se ressaisir et ils sortirent leurs armes, déclenchant un nouveau rictus de joie chez le bovidé, qui envoyait moult jets de plasma.
Le combat faisait râge, les hyènes tombant les unes après les autres, mais quelque chose clochait. Plus il en faisait tomber, plus il en venait ! Elles semblaient comme hypnotisées maintenant, et Planqué commençait à fatiguer.

Dans un élan d’espoir, il se tourna vers où aurait du se tenir le Coeurbi... mais il n’y avait personne. Le lâche s’était fait dessus et n’avait pas daigné partager le combat. Et cet instant d’inattention fut fatal à notre héros, qui se prit une botte au travers du museau, ce qui l’assoma aussi sec.



Pas si loin que ça, les 3 Sabots du Ciel s'apprêtaient à s’engouffrer dans une énième caverne. Il faisait sombre et Gougoustar et Caillebas commençaient à en avoir plus qu’assez des soupirs du dernier Sabot.
Le magicien avait refusé d’enchanter le short à fleurs de Jaitch, afin qu’il puisse briller dans le noir, comme ça Gougoustar n’aurait pas été le seul à se la péter avec sa lumière de magicien. Mais non, apparemment, y’en a qui veulent pas partager leurs trucs cool, ronchonnait le yack.

Et alors que jaicht s'apprêtait à battre le record du monde du plus long soupir (l’actuel record étant détenu par un jeune parisien qui aurait apprit qu’il y allait bientôt y avoir un Madagascar 3 au cinéma) et que Gougoustar incantait un sort de silence éternel destiné à un yack guerrier, Caillebas leur dit tout d’un coup de ne plus bouger.

Il plissa les yeux, cherchant quelque chose du regard.

- “qu’est ce qu’il y a Caillebas, pourquoi t’arrêtes tu et surtout, pourquoi tu m’as empêché de le faire taire à jamais ?” Dit un Gougoustar passablement blasé.
- “oui bon hein, chuis sûr que ça t’aurait manqué et que tu m’aurais rétablis tout ça en moins de temps qu’il faut pour dire ta gueule.”
- “Chaipas, tu veux tester ? Hein ?”
- “Mais viens ! Allez là, viens te la mettre petite princesse avec ta robe là !”
- C’est une aube, espèce d’inculte !”
- “Mouais, ma grand-mère en avait une du même genre, mais elle était aussi magicienne qu’un gnou a de classe.”
- “Voilà, c’est bon, maintenant j’en ai ras les sabots, je vais te défoncer une bonne fois pour toute !”

Caillebas sorti ses armes et hurla aux deux yacks de la fermer, sous peine de se prendre une rafale de ses pistolets magiques.

- “je vous dis qu’il y a quelque chose qui cloche avec ce chemin... mes sens sont en alerte, je sens comme un grand danger...”


Il se pencha et ramassa un petit caillou, qu’il lança devant lui. Le caillou roula un petit peu, puis un *clic* se fit entendre, suivit d’un bruit sourd.
Alors que les yacks étaient sur leurs gardes, une centaine de haches passèrent au travers du couloir dans lequel ils allaient s’engager, tel des pendules, ce qui les fit hurler de terreurs (d’ailleurs, Gougoustar poussa un cris totalement en accord avec sa tenue vestimentaire).

- “On l’a échappé belle, pour le coup.” Soupira Caillebas.
- “Effectivement. Il faut finir par se faire une raison, rebroussons chemin et sortons de cette damnée caverne.” Pesta le yack magicien, alors qu’il époussetait sa robe.

Jaitch tapa du sabot sur une paroie.

- “C’est hors de question ! Ne voyez-vous pas que si il y a des pièges, c’est qu’il y a un beau petit lot au delà de ce couloir, hein ?”
- “Ptête bien oui, mais si je pouvais éviter de finir en sashimi de yack, ça m’arrangerait ! J’ai encore tellement de choses à voir, tellement de jeux à faire ! Tellement de sorts à apprendre !” dit Gougoustar, se perdant un peu dans ses pensées, un sourire béat sur le visage.
- “de nouvelles robes à acheter surtout, ouais...” chuchota Jaicht.
- “je t’ai entendu !”
- “Mais arrêtez, p’tain ! Jaicht, tu as peut-être raison, mais je ne vois pas de moyen, là comme ça, de passer. Gougou a peut-être raison, il vaudrait sûrement mieux de rebrousser chemin.” lâcha Caillebas.
- “Oui, mais... ‘fin... c’est sûrement magnifique là bas ! Je veux dire, ça doit être fabuleux après tous ces dangers !”

Les deux autres yacks commencèrent à se poser des questions et ils posèrent un regard soupçonneux sur le guerrier.

- “Jaicht... pourquoi tiens-tu absolument à aller là-bas ?”
- “maiiiiiiis...”
- “Jaiiiiicht” reprirent en choeur Caillebas et Gougoustar.
- “oui, bon ok, j’ai défoncé un mur taleur et ça a ptête bouché le chemin derrière nous, mais juste un peu quoi.”
- “Mais comment ça t’as défoncé un mur ?”
- “C’est Gougoustar là, il m’a énervé taleur avec son histoire de refus de me faire de la magie” répondit Jaitch alors qu’il recommençait à bouder.


Caillebas soupira et leva les yeux au ciel, comme pour demander ce qu’il avait fait pour mériter deux crétins pareil sur le dos. Mais ce yack n’est pas yack à baisser les pattes. En fait, c’est clairement le plus réfléchi des 3 Sabots du Ciel. Il se concentra un peu et évalua la situation. Gougoustar pouvait sûrement voler, songeait-il, mais ce ne serait pas possible pour trois personnes...




Pendant ce temps là, Planqué se réveilla doucement, avec un mal de crâne digne d’une cuite au Nico Special. Il ouvrit difficilement les yeux et mis du temps à distinguer ce qui l’entourait.
Il était dans une sorte de tente, du moins ça y ressemblait, et surtout il était solidement attaché. Il regarda plus en détail et vis que le Coeurbi et la yackette étaient attachés eux aussi.


Je ne vous cache pas que Planqué n’était pas de la meilleure humeur, du coup. C’est d’ailleurs pendant sa révision de tout ce qu’il allait faire à la boule rose pour l'avoir abandonné, notamment entre “l’enfermer dans ma besace à linge sale” et “le déguiser en rôtis alors que Jaicht a faim”, qu’une personne entra dans la tente.
Cette personne avait un trait de visage qui sauta directement aux yeux de notre héros, comme l'alien saute à la tronche du cosmonaute, comme la demoiselle saute sur un chemisier en solde, comme Zoamel saute sur un paquet de magnum menthes, bref, c'est violent et ce détail c'était l'allure féline du personnage. Et encore, il pensait que c'était féline, parce qu'il n'en avait jamais vu personnellement, étant donné que cette physiologie n'existait pas dans le royaume des bovidés, mais elle était très répandue dans des pays fort fort lointains.

Il avait une grande chevelure, noire comme un de ces cavaliers encapuchonnés qu'on peut rencontrer dans la région de cette auberge, là, "le Mort dort". Il avait aussi des yeux verts, puissants, et n'était pas bien épais. Comme si il avait privilégié l'intellect à la force physique. Cette personne se présenta comme le chef des hyènes, sous le nom de Sbus et il était venu pour interroger nos amis.

- "Alors, comme ça on épie mes petits gars, hein ?" commença Sbus.
- "Oui, non, pas tout à fait. En fait, on cherche surtout à se faire la malle." répondit un Planqué toujours aussi sur les nerfs.
- "Vous faire la malle ? Mais pourquoi donc ?"
- "Oh, on avait un train à prendre, c'est tout." le yack commençait à devenir plus prudent.
- "Quoi ? Mais qu'est ce que tu racontes Planqué ? On se fait la malle parce qu'on essaye d'échapper aux gnous !" s'apostropha la yackette, qui elle était aussi prudente que Captain America dans un camp nazi.

Sbus éclata d'un rire franchement malsain, puis approcha un sourire tout plein de dents pointues à Planqué.

- "Alors, comme ça on essaye de jouer avec moi, hein, mon petit Planqué ? Tu sais que tu es connu dans le coin ?"
- "Ah oui ? Du genre connu héroique qui déchire tout par sa force et son charisme ?"
- "Euh… plus l'espèce de loser qui se bat avec un gant de toilette et qui serait rien sans les 3 Sabots du Ciel."
- "…"
- "Un problème ? En tout cas, la vache, tu vaux un certain paquet de fric et crois moi que les mercenaires que nous sommes seront ravis de te livrer aux gnous. Vois-tu, un sacré paquet d'or est sur ta tête et je le vois très bien dans mes fontes."


Il s'éloigna du groupe de prisonniers en riant et hurla en sortant de la tente quelque chose qui ressemblait à ceci : "Soyez prêtes pour la chance de votre vie, car enfin va venir le grand jour !".




Revenons tranquillement dans la grotte où sont coincés, presque pas par la faute de Jaicht, les trois plus puissants yack que la terre n'ait jamais portée.

Caillebas était toujours en pleine réflexion, alors que les deux autres se chamaillaient, tel un vieux couple, pour des fadaises. Caillebas ne trouvait pas de solution et ça le blessait un peu dans son amour propre et les deux autres ne l'aidaient franchement pas.
Alors que Jaicht venait de traiter Gougoustar de gonzesse pour la 8e fois en l'espace de 5 minutes, celui-ci s'énerva et une lueur octarine l'entoura.

- "Tu es allé trop loin, rustre de paysan de mes deux castagnettes, prends donc ça !"

Il commença ses signes pour lancer un sort, puis cria : "METAL-X !!".
Jaicht n'eut le temps d'esquisser un geste et se prit l'incantation en pleine tronche, le transformant presque instantanément en statue d'un métal indestructible.

Caillebas, qui n'avait réalisé à temps ce qui allait se passer, s'appretait à hurler sur le magicien, quand il se bloqua, puis explosa de rire en donnant de grandes tapes dans le dos du yack en robe.

- "Gougoustar, tu es un génie !"
Le magicien ne réalisait pas trop ce qui se passait, alors qu'il s'attendait plutôt à prendre un savon, mais sût bien vite saisir l'opportunité de se faire féliciter, chose qui restait tout de même plutôt rare.

- "Haha ! Mais tu en doutais encore ? Je suis le plus grand magicien de tous les temps ! Mais euh… pourquoi je suis un génie au fait ? Non parce que tu vois, y'a tellement de raisons que je m'y perds encore parfois…"
- "Et bien mon ami, tu viens de nous fournir un moyen de passer ce piège !"
- "Ah ? Comment ça ?"
- "Ton sort, là, il transforme bien ce que tu vises en titane de carbone ? Oui ?"
- "Oui, c'est une révolutionne… "
- "hein ?"
- "Non, rien, continue."

Caillebas se retourna vers le statue de Jaicht en souriant.

- "Et bien très cher magicien, on va se servir de Jaicht comme d'un bouclier contre les haches…"
- "Héhé, pour une fois qu'il servira à quelque chose…"

Les deux yacks se regardèrent, puis ils explosèrent de rire.




Les temps étaient encore plus durs pour les trois prisonniers. Décidemment rien ne se passait comme Planqué l'espérait. Lui, il voulait juste défoncer des gnous et surtout, à plus court terme, bouffer. Mais non, à la place de ça il ressemblait à un cosplay de saucisse et sa ficelle, et en plus de ça il était surveillé par les trois hyènes les plus débiles qu'il n'avait jamais vu. Bon, ok, il en avait pas vu avant ça, mais là quand même, ce trio battait des records. Ces Chenzu, Bandaï et Ned étaient plus idiotes les unes que les autres.

Mais dans un sens, c'était peut-être sa chance de jouer la file de l'air…
Il avait eu une idée, mais trouvait ça un peu trop gros. 'fin après tout, ça valait quand même le coup d'essayer.

Il se racla un peu la gorge et commença à pondre la plus mauvaise imitation sorti depuis quelques siècles, alors qu'il tentait de prendre la voix de Sbus. Imaginez la chose, un peu, c'est comme si vous attendiez une chanson de Bob Dylan, par Bob Dylan et qu'en fait c'était une reprise faite par Justin Bieber… Oui, voilà, ça donne typiquement ça.

- "Chenzu ! Bandaï ! Ned ! Coupez-moi donc les liens des prisonniers, nous ne sommes pas des humains, nous devons faire preuve d'animalité ! Laissez donc les respirer un peu, je ne voudrais pas livrer de la mauvaise marchandise abimée aux gnous !"

Par un heureux hasard scénaristique, absolument pas prévu par l'auteur, non non non, les trois hyènes marchèrent dans le panneau et ôtèrent les liens de nos héros. Une fois ceci fait, elles reprirent leurs places de garde devant la tente, laissant ainsi libres les deux yacks et le Coeurbi.

Après avoir légèrement attendu, ils se précipitèrent dans le fond de la tente et, après l'avoir découpé, ils s'en échappèrent, non sans faire juste assez de bruit pour malheureusement capter l'attention des gardes.

- "Chenzu ? J'espère que tu connais une bonne banque…" dit Bandaï.
- "Non, pourquoi ?" répondit la hyène femelle.
- "Parce que l'or est en train de se carapateeeeeeeeeeeeeeer !"


Et ainsi une course poursuite se lança dans la forêt, entre nos trois héros et leurs trois gardiens qui n'avaient pas voulu alerter le campement, de peur de se prendre une rouste.
Elle dura quelques instants, avec Planqué qui portait sur ses épaules ses deux autres compagnons, pour ne pas être ralentis par un qui avait des pattes juste méga petites et l'autre qui avait peur de se casser un sabot en marchant dans tous ces petits sentiers qui n'étaient pas adaptés à une yackette de son standing.

Leur salut arriva au moment où Planqué détecta l'entrée d'une grotte, alors qu'il s'enfonçait de plus en plus dans la forêt. Il y entra sans réfléchir, en espérant que celle-ci lui offrirait de quoi semer ceux qui voulaient le vendre comme un vulgaire Kebab (oui, désolé, je suis dans le train et j'ai la dalle) aux gnous.
A sa grande surprise, lorsqu'il se retourna pour voir où les hyènes étaient, il les vit devenir livides et s'arrêter aussi sec. "Encore un groupe de baltringues qui a peur du noir", se dit Planqué. Et ça l'arrangeait bien.

Il jeta un regard vers ses compagnons qu’il venait de poser à terre, puis leur dit qu’il fallait avancer sans tarder, des fois que les hyènes s’en fassent pousser une paire.



Pas si loin d’ici, Caillebas et Gougoustar venait de se tirer de sales draps. En utilisant la technique du Jaichtbouclier, ils avaient pu traverser sans trop de soucis le couloir aux haches, non sans quelques dégâts tout de même.

- “Hum... tu crois qu’il va remarquer qu’il lui manque un morceau de corne droite ?” dit le magicien en se retenant de rigoler.
- “oh tu sais, Jaicht est constamment torché et je crois pas qu’il se soit regardé dans une glace depuis un moment. On inventera quelque chose si jamais il s’en aperçoit.”
- “Pas bête, pas bête.”
- “Bon, allez, maintenant, tu le sors de ce truc, s’il-te-plait. Je sais que c’est dur à admettre, mais on aura surement besoin de lui et il pèse une tonne dans cette forme.”
- “T’es sûr ? Je trouve qu’il ferait vachement bien dans mon salon pourtant.”
- “T’as vraiment envie de voir sa tête à chaque fois que tu te lèves le matin ?”
- “Ah bein c’est sûr que dit comme ça... ça fait vachement moins envie. Ou alors...”
- “Oui ?”
- “Bein si je lui mets une de mes aubes, une petite touche de maquillage et puis...”

Caillebas le stoppa net.

- “Gougoustar, je crois pas que ça arrangerait votre situation, si ?”
- “rooooh... bon, ok ok, je le sors de là”.

Le yack magicien fit quelques mouvements des sabots et une lumière se mit à jaillir de la statue de Jaicht. Au bout de quelques instants, c’est à un Jaicht endormi par terre, tout neuf, que Caillebas mis un coup de pied, afin de le réveiller.

- “Allez, bouge toi, on a pas que ça à faire.”

Jaicht se frotta les yeux, bailla à en décrocher la mâchoire même des voisins, puis regarda autour de lui.

- “ah bah tiens ! On a passé le couloir pendant que je pionçais ! Comment vous avez fait ?”
Les deux autres yacks regardèrent ailleurs, Gougoustar sifflotait même, puis Caillebas repris la parole.

- “En fait, le piège ne fonctionnait qu’une fois apparemment, donc on a pu passer tranquillement, même en te portant pendant que tu faisais la sieste.”
- “Cool ça ! En plus, j’ai une de ces patates moi, je vous dis pas ! Allez, les gars, arretons de trainer et partons à l’aventure.”

Ainsi, ils se remirent prudemment en route, faisant attention à ne pas tomber dans un autre piège. A vrai dire, le voyage se passait plutôt bien depuis les haches et ils arrivèrent rapidement dans une caverne un peu plus grande.

Dans celle-ci, il y avait une sortie, bien visible de tous, mais aussi un monticule avec une sorte de présentoir avec quelque chose dessus. La chose était brillante, éclairée par un petit rayon de lumière. Il faut dire ce qu’il était, ça puait le piège à 25 bornes. Il n’y avait rien, sauf ça...

Les trois yacks se mirent d’accord pour complètement ignorer la chose, quand celle-ci capta l’attention de Jaicht. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il devait la voir de plus près, ainsi il s’en approcha et... il n’en crut pas ses yeux. C’était une statuette en or massif en forme de lapin.

- “Oh bordel, les gars ! Les gars ! Regardez ce que c’est !”

Les deux autres s’approchèrent alors pour observer la statuette et la reconnurent aussitôt. C’était une relique des temps anciens, un de ces objets dont certains élus raffolaient et qui permettait de faire quelques actions plutôt limitées.

- “Oh... mon... dieu... C’est une version collector du grand Mabasstak ! Ce lapin super cool ! J’en ai entendu parler de cette version, il parrait qu’elle est auto alimentée et qu’il y a pas besoin de tout couper pour ne pas être dérangé par le bruit qu’il fait !” s’émerveilla le yack, alors que les deux autres étaient relativement stoïques.

Il se tourna vers eux, puis continua.

- “Il me la faut absolument !”
- “Nan, mais t’es pas sérieux Jaicht ? Qu’est ce que tu vas en faire de ce truc là ? On ne va tout de même pas risquer nos vies pour ça ?” soupira Caillebas.
- “Ouais, surtout que ça me rappelle quand même vachement quand tu as acheté ta guitare.” répliqua Gougoustar.
- “Bein quoi ? Elle était très bien ma guitare ! “
- “Oh, je dis pas le contraire. Je dis surtout qu’à part la fois où tu t’en es servi pour tabasser un gnou qui traînait dans le coin, je t’ai pas vu beaucoup t’en servir quoi...”

Le yack guerrier soupira.

- “Pfff... Vous comprenez rien, c’était pas pratique où j’habitais quoi...”
- “Ouais, c’est ça. Allez, fait pas l’enfant et filons d’ici ! “ ordonna un Caillebas qui visiblement perdait patience (un oeil averti aurait pu remarquer la veine qui commençait à gonfler sur son front. Un oeil non averti en aurait, par contre, rien à foutre).

Résigné, Jaicht suivi ses compagnons en trainant les pieds. Mais alors que les deux autres allaient passer la porte, Caillebas qui s’était retourné pour consoler le guerrier remarqua qu’il n’était pas derrière eux et comprit aussitôt ce qui allait se passer.
Jaicht était retourné en arrière et se tenait maintenant face au présentoir du Mabasstak. Il posa ses sabots dessus pour l’enlever de son support, alors que Caillebas et Gougoustar lui criaient de reposer ça tout de suite.

Mais le mal était fait depuis bien trop longtemps. La caverne commença à trembler et un bruit sourd se fit entendre. La luminosité de la pièce commença se réduire, alors que le bruit se rapprochait.
Il ne leur fallu que peu de temps pour comprendre ce qui se passait : un rocher, rond et gigantesque allait tomber au centre de la caverne.

Les yacks se tournèrent alors vers la sortie, mais des rochers venaient d’en boucher l’entrée, ne leur laissant comme choix que d’aller vers le fond de la caverne. Ce qu’ils firent, d’ailleurs, non sans arroser gracieusement Jaicht de noms d’oiseaux pendant leur course.

La caverne était en pente et cette caractéristique entraînait le rocher, maintenant tombé à terre, vers eux, le faisant ainsi les suivre à une assez bonne vitesse. Si ils s'arrêtaient de courir, ils allaient vers une mort certaine, et si ils continuaient dans la même direction, ils courraient le risque de tomber dans un nouveau piège.

Passablement énervé par le déluge d’insultes qu’il se prenait, à juste titre d’ailleurs, Jaicht péta littéralement une durite et stoppa net sa course, en se tournant vers une des parois. Il se concentra un dixième de seconde, puis lança son sabot de toutes ses forces dans la paroi. Celle-ci explosa en mille morceaux, révélant le jour et l’air libre : il venait de créer une nouvelle issue à la caverne dans laquelle ils étaient coincés depuis quelques heures.
Sautant sur l’occasion inespérée, les deux autres le rejoignirent dehors, complètement abasourdis par ce qu’il venait de se produire.

Jaicht, visiblement encore très excité par l’action, ne pouvait s’empêcher de hurler de joie.

- “HAHAHAHA ! Vous avez vu ça bande de baltringues, hein ? Voilà ce qui arrive quand on énerve un yack de mon envergure ! Ha !”
- “Non, là, j’avoue que je suis impressionné... Comment tu as pu faire ça ?” lui demanda Gougoustar.
- “C’est simple, j’ai juste imaginé que c’était ta tronche et c’est parti tout seul...”

Gougoustar s'apprêta à répliquer quand Caillebas les interrompis, une fois de plus. Il leur conseilla de regarder autour d’eux.

- “Je crois que nous sommes dans une sorte de... je sais pas... cimetière ?!” s’interloqua le tireur.

Il se pencha sur une des tombes, où l’on pouvait voir le buste d’une créature dont la tête avait un fléau d’arme enfoncé dedans, et y lut à voix haute : “Ci-git Malcom Piironen, mort contre plus fort que lui lors d’une partie de KhylBaz. Nous ne te regretterons pas trop l’ami, t’avais clairement pas le niveau.”

- “Oui, je crois bien que nous sommes dans un lieu de repos éternel...”
- “Et bien, je sais pas pour vous.” Dit Jaicht. “Mais en parlant de repos, moi j’en prendrais bien un peu !”
- “L’idée n’est pas mauvaise. Campons ici cette nuit, ce sera toujours mieux que rien.”




Alors que les trois “courageux” (je mets des guillemets parce que bon, hein, faut pas déconner, y’a bien que Planqué qui vaut quelque chose dans l’histoire) s’enfonçait un peu plus dans la grotte, ceux-ci entrèrent dans une zone avec bien plus d’espace que le chemin qu’ils avaient emprunté.
Dans cette nouvelle pièce, plusieurs lumière attirèrent leur attention. En fait, il y avait des montagnes d’or, oui c’était bien ça, des montagnes d’or. La yackette ouvrit des yeux grands comme la connerie de Zoamel, n’en croyant pas ceux-ci. Imaginez un peu tout ce qu’elle pourrait se payer avec tout ça, hein.

Planqué, bien plus suspicieux que les deux autres, qui s'apprêtaient déjà à se remplir les poches, les sacs, ‘fin à peu près tout ce qu’ils pouvaient utiliser pour mettre de l’or quoi, leur dit d’arrêter et de ne surtout toucher à rien. Depuis qu’il s’était lancé dans cette aventure, ce qu’il pouvait dire c’est que rien de cool ne lui était arrivé et que c’était pas cette montagne d’or qui allait changer quelque chose.

Il traîna donc les deux autres afin d’avancer, quand soudain quelque chose attira son attention. Il observa quelques instants, puis repris son chemin voyant qu’en fait, il avait du se faire un film. Puis la même chose attira de nouveau son attention. Oui, ce coup ci, il était sûr que cet espèce de morceau de tissu avait bougé, il en était sûr.
Il fit donc mine d’avancer de nouveau, puis se retourna d’un coup, pour constater que le tissu jouait en fait à faire tourner Mag’Uss en bourrique.

Il lui sauta donc dessus et celui-ci... l’esquiva ! En fait, non seulement il l’esquiva, mais en plus il s’envola pour aller se cacher derrière un tas d’or. Ils venaient de mettre la patte sur un tapis de bain volant !
Il était rose, avec de petites fleurs violettes et on sentait qu’il avait déjà servi quelques années, vu les tâches qu’il avait dessus. Planqué tenta de s’en approcher, doucement, pour ne pas qu’il ait peur. Il était fasciné par cette magie ! Imaginez donc, un tapis de bain volant ! Plus besoin de penser à mettre sa serviette près de la baignoire, le tapis ira vous la chercher !

- “Tapis... Tapis... n’ait pas peur ! Je ne te veux aucun mal !” commença Planqué.
- “Euh... Mag’Uss, il parle à un tapis là, c’est bien ça ?” demande la yackette, légèrement sceptique.
- “Je crois bien oui...”
- “shhhht ! Vous allez lui faire peur !”

Planqué tendit une patte, en signe d’amitié, au tapis, qui devenait un peu moins soupçonneux. D’ailleurs, il aurait pu jurer l’avoir vu se gratter les euh... j’aurais bien dit fesses, mais je suis pas sûr qu’un tapis ait des fesses. Mettons qu’il en ait alors et disons qu’il se les ai gratté, ce sera plus simple.

- “Tu veux être mon ami ?”

Le tapis sembla sceptique, se gratta une barbe imaginaire, puis hocha la tête en tendant un des coins de tissu pour faire genre il a une main à faire serrer, dans laquelle il aurait précédemment craché de façon imaginaire.

Fier d’avoir un nouvel ami, et qui ne parle pas en plus pour une fois, il se disait que celui-ci serait sûrement des plus pratiques vu qu’il volait, mais encore plus quand il irait prendre un bain !

Ils marchèrent donc joyeusement, Mag’Uss qui bavait devant tous les tas d’or, la yackette qui bavait encore plus devant tous les tas d’or, le tapis qui voletait de ci et de là, et Planqué qui était bien décidé à avancer, jusqu’à arriver vers une grande grotte. La grotte était surtout constituée d’un grand trou, avec un chemin de traverse tout autour. En son centre, il y avait un grand monticule qui s’élevait du plus profond du trou (dont on ne voyait pas le trou, d’ailleurs).

Pour y accéder, il fallait prendre un petit escalier, très étroit, taillé à même la pierre. Alors que nos amis cherchaient un moyen de sortir de ce qui ressemblait tout de même très peu à un camp de vacance, une voix s’éleva de nul part, pour parler à Planqué.

- “Planqué. Oui, toi, Planqué. Tu es l’élu, tu es un diamant d’innocence. Toi qui n’a rien touché tout au long de la visite dans la caverne, tu mérites une récompense. Viens, cueille se fruit de richesse qu’est la Lampe de poche Magique.”

Planqué n’en crut point ses oreilles. Il avait entendu, dans sa jeunesse, des histoires sur cette lampe magique, mais il avait cru que ce n’était que des contes de fées. On raconte que cette lampe peut réaliser 3 souhaits, n’importe lequel, pour peu que ce ne soit pas “rendre quelqu’un amoureux.”, “ressusciter les morts” et “faire en sorte que Muse soit un bon groupe de musique” : ce n’est pas possible.

Joyeux, presque retourné en enfance, il se précipita sur l’escalier en riant, empli de la joie de celui qui vient de voir que son chat n’a pas fait pipi sur son lit alors qu’il a oublié de ranger la couette. Au moment d’atteindre la fine Lampe de poche Magique, alors qu’il se voyait déjà se faire exaucer ses voeux, il se retourna pour regarder ses amis et partager avec eux leur joie.
Mais Mag’Uss, ce galopin rose, avait été attiré par une lueur rouge : sur une statue d’or (de Yack, bien entendu) était posé un gigantesque rubis, étincelant comme jamais on a vu un rubis étinceler. ‘fin si, ptête qu’à une certaine époque, on en a vu, mais là j’avoue que non, que dalle.

Alors qu’il allait s’en emparer, Planqué se rappela les paroles de la grotte qui, bien que ça lui avait quand même fait drôle qu’une grotte lui parle, lui disait de n’absolument toucher à rien ! Il beugla donc à la boule de rose un “MAG’USS, NOOOOOOOOOOOOON”, mais le mal était fait.

La statue de yack fondi presque instantanément et le sol se mit à trembler, alors que la voix raisonna de nouveau dans la pièce.

- “Vous m’avez pas écouté, bande de gnous, et vous avez touché au trésor interdit. J’aurais bien envie de vous rendre stérile sur 85 générations, mais le réglement m’en empêche. Je vais donc me contenter de tout faire s’écrouler et donc, vous tuer.”

Alors qu’il finissait de parler, des morceaux de parois commencèrent à tomber d’un peu partout. Planqué, qui s’était vu sa Lampe magique fondre avec le reste du coin, était particulièrement sur les nerfs et commençaient à se demander si il n’aurait pas mieux fait de tout foutre en l’air et d’élever des chèvres dans le larzac. Cependant, il était bien au milieu de tout ce charivari et pris donc ses sabots à son cou.

Les deux autres aimant à ennuis le suivirent sans demander leur reste, avec en prime le tapis de bain qui les suivait. La yackette s'écria soudain qu'elle avait déjà lu une histoire où les héros étaient coincés dans une grotte et que déjà quelqu'un les avait collé dans la panade, comme ici quoi. Elle leur dit, que du coup, ils s'en étaient sorti grace au tapis volant qu'ils avaient trouvé !
Elle les incita donc à monter sur le Tapis de bain volant et lui ordonna de voler pour les sauver… ce qu'il ne put faire. En effet, bien qu'il vole un tout petit peu (comme un aigle royal, mais pas trop quand même), il est surtout beaucoup plus utile pour transporter des gens sur l'eau. Malheureusement pour nos héros, vu qu'il y avait pas d'eau dans le coin et surtout qu'ils ne le savaient pas, il leur était absolument d'aucune utilité.

Ils continuèrent donc à courir comme jamais ils n'avaient courru, pour échapper aux rochers qui tombaient et même à un gros rocher sphérique qui semblait particulièrement les suivre avec un air un brin énervé de celui qui en avait marre de pas réussir ce qu'il voulait faire. La course poursuite dura quelques dizaines de minutes, ponctuées de vautrage en règles, de jurons et autres joyeusetés, quand une ouverture, un rayon de lumière dans l'obscurité leur apparu : c'était comme si quelqu'un avait défoncé la parois. Ils ne demandèrent pas leur reste et sautèrent sur l'occasion de se barrer de ce bourbier… pour atterrir dans une sorte de cimetière, au milieu des 3 Sabots du Ciel, qui étaient en train de faire ripaille.


Après que tout le monde se soit reconnus et donc ait rangé les armes, les deux groupes se racontèrent leurs histoires, en finissant par la bourdasse de Mag'Uss et le rubis gigantesque.

- "Mais vous ne me comprenez pas… j'avais jamais vu un rubis aussi gros…" s'expliqua la boule rose.
- "Ouais, 'fin il avait bien été dit qu'il ne fallait toucher à rien !”

Les esprits commençaient à s’échauffer, vu que Jaicht avait fait le même genre de bourde. Gougoustar, qui avait supporté le guerrier, était celui le plus touché par cette histoire et on sentait sur son visage qu’il était sur le point d’exploser.

- “Mais c’est pas de ma faute ! J’ai toujours rêvé d’être riche !”
- “Pfffff...”
- “Mais, vous ne savez donc pas ce que c’est qu’un rêve ? N’avez-vous jamais rêvés ?!”

Le magicien se leva d’un coup, s’approcha du Coeurbi, leva son poing, le serra, puis se tourna vers l’assemblée, l’air triste.

- “Moi j’ai fait un rêve, un jour...” dit-il après avoir prit la parole, alors qu’un air d’accordéon se fit entendre, sûrement d’un campement plus loin.

Il commença à danser autour du camp, puis chanta ces quelques paroles :

- “Je suis clampin, feignant, vilain
La magie est mon quotidien
J'ai l'air malade
Et croyez-moi ça m'attriiiiiiste
Mais malgré mes tours vulgaires
Ces trucs dont j'suis pas très fieeeeer
Moi j'ai toujours rêvé d'être un duéliiiiste
J'voudrais pouvoir participer à une bagaaaaaaare
Tabasser les gros guerriers sans peeeeur
On peut dire que j'fais très pitié
En baston, j'voudrais tout éclater !
Oh oui !
Oui, vous l'aurez compris moi j'ai un rêve”

Et les autres yacks chantèrent à leur tour :
- “Il a un rêve !
Il a un rêve !”

Puis ce fut de nouveau le magicien qui reprit la parole :
- “A ma tête on voit qu’j’suis un bon élève
Si j’ai pas des muscles de tueurs
J'ai tout d'même un coeur d’gladiateur
Tout comme chacun de vous
Moi j'ai un rêve”

Et, dansant, les yacks chantèrent en choeur :
- “La la la la la la la
la la la la la la”

Jaicht sauta et poussa Gougoustar pour continuer la chanson à sa place :
- “J'suis un pauvre gars jamais rassasié
J'dois plus manger qu’ton quartier
L’gars qui paye est t’jours en pleurs devant la factuuuure
Avec plus d’six kilos de bouffé
Plus ton assiette que j’vais terminer
T’imagines pas c’que c’est d’garder ma carruuuure
Je m'imagine à manger jusqu’à en vomiiiir
Sans jamais avoir à maigriiiiir
Si je mange vraiment autant
Je suis client, pas le brigant
Vous l'aurez bien compris, mois j'ai un rêve!
Moi j'ai un rêve”

Les yacks chantèrent :
- “Il a un rêve!”

Jaicht :
- “Moi j'ai un rêve!”

Les autres :
- “Il a un rêve”

Jaicht :
- “J'espère que les restau ne d’mand’ront jamais la treeeve
J'arrive, les cuistots partent en courant
Mais chaque homme voudrait en faire autant
Je suis comme tout le monde
Moi j'ai un rêve”

Tous ensembles :
- “Caillebas veut plus tirer parce que ça l’attriste
La yackette dépouiller tous les styliiistes
On est tous unanimes
Mettre des claques aux gnous c’est sublimes
On se bat, on donne des coups, on s'amuse comme des p'tits fous
Et Gougoustar y pooooorte des roooooooobes”

Ils chopèrent tous Planqué, qui lui ne participait pas à ce moment de franche camaraderie, puis le menacèrent de milles supplices si il ne continuait pas.

Planqué :
- “Je suis comme vous je rêve aussi
Mais avec moins de niaiseries
Je crois aux vacances où on dort pas dehooors
Je vis heureux sans ces billes
Bronzé, reposé, tranquille
Sans avoir à prouver que je suis foooort”

Mag’Uss prit enfin le lead sur la chanson :
- “Moi j'ai un rêve!”

les Yacks :
- “Il a un rêve!”

Mag’Uss :
- “Moi j'ai un rêve!”

Les yacks :
- “il a un rêve!”

Mag’Uss :
- “Ce serait de voir que ma pauvreté s’achèèèève
Et je profite de chaque jour
à endormir tout ce qui m’entoure
Comme vous tous, braves yacks moi j'ai un rêve”

Et c’est ainsi que, au fil de la chanson, ils alternèrent chacun pour chanter ces paroles, dansant un peu partout autour :
- “Il a un rêve!
Il a un rêve!
Ils ont un rêve!
On a un rêve
Alors dans nos veines coule la même sève
La même sève...
On est des yacks !
Des fous! Des fumistes !
Mais affreusement optimistes !
Parce qu'au fond de nos coeurs
On a un rêve
Moi j'ai un rêve
Moi j'ai un rêve
Moi j'ai un rêve
Moi j'ai un rêve
Moi j'ai un rêve”

Mag’Uss, porté par les autres yacks en triomphe :
- “Moi j'ai un rêve”

Puis tous ensemble :
- “Oui au fond de mon coeur
Moi j'ai un rêve
Ouais!”


Alors qu’ils soufflaient tous, usés de la performance scénique qu’ils venaient de donner, leur joie fut coupée de court par le bruit de quelqu’un qui applaudissait. Ils se tournèrent tous vers la source de ce bruit qui était aussi prévu au programme qu’une gastro un soir de Noël et n’en crurent pas leurs yeux...

Devant eux se dressait....
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MessagePosté le: Jeu Sep 26, 2013 12:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il n'avait pas été ajouté l'année dernière, là le voici !

Chapitre 23

Devant eux se tenait un vautour. Non pas de ceux que l’on imagine voler gracieusement dans le ciel ou se dandiner ridiculement sur le sol. Non, non. Celui se tenait fièrement sur ses deux jambes et arborait un magnifique costume 3 pièces de chez Armani. Mais le bec crochu est toujours là, lui.

- Magnifique, merveilleux ! s’exclama-t-il en continuant de taper dans ses mains.

Alerté par la présence de l’individu et surtout par son apparence étrange, Planqué et les 3 sabots du ciel se mirent en garde.

- Qui es tu ? demanda Caillebas en mettant en joue l’inconnu. Et comment nous as-tu trouvé ?
- Ah. Excusez ma rudesse. Mon nom est Nykos Aliogos et je suis un découvreur de talent. Je passais dans le coin par hasard et j’ai entendu votre chanson. Je me suis donc approché pour en savoir un peu plus.
- Un découvreur de talent ? demanda la yackette d’un air visiblement très interessé.
- Tout à fait. Je suis un bienfaiteur qui parcourt le monde à la recherche de talents rare. J’ai créé une école où ils peuvent perfectionner leur chant et leur danse avant de devenir de grandes stars. Surtout vous mademoiselle. Vous avez une pair… euh un style certain. Vous feriez un malheur sur les planches de broadway, J’en suis certain.
- Vraiment ? Moi une star ? Vous le pensez vraiment ? dit-elle des étincelles dans les yeux.
- Parfaitement, répondit Nykos. Et se tournant vers Planqué : Et vous aussi monsieur le yack. Je suis certain que nous pouvons faire quelque chose de vous. Cet air rebelle et désabusé ferait un malheur après du public féminin des 14-17 ans. Il faudra sans doute faire quelque chose pour vos habits cependant. Notamment me virer ce gant de toilette.
- Et moi, et moi ? demanda Jaitch en se précipant vers le nouvel arrivant. Un yack de ma classe a forcément un grand avenir dans le show business.
- Toi une star ? s’esclaffa Gougoustar. Enfin en tant que faiseur de pluie durant une grande sècheresse, je pense que tu peux avoir du succès.
- Et qu’est ce que t’en sais hein ! réplica Jaitch. Tu crois que tu peux te permettre de donner des leçons alors que tu porte des robes ?
- C’est une aube je t’ai déjà dit.
- Et c’est reparti, soupira Caillebas.
- Allons messieurs, annonça Nykos. Ne vous fâchez pas pour ça. Tout le monde a du potentiel. Vous monsieur avec la rob…euh l’aube, je suis certain que vos talents nous serait d’une aide précieuse pour….. euh pour les effets de lumière sur scène ?
- Mouahahaha. T’entends ça Gougou. Dit Jaitch. Tu ne vaux pas mieux qu’un pauvre projecteur. Je commence à l’aimer ce producteur. Il a tout compris.
- Et quant à vous monsieur avec le short à fleur…… et bien il faut bien quelqu’un pour porter le matériel sur scène….

Ne pouvant réprimer un sourire devant le visage outré des 2 autres sabots du ciel, Caillebas s’approcha du nouveau venu, et le prennant par les épaules, l’entraîna fermement vers la sortie de la caverne.
- Mais attendez..
- Non croyez moi, il vaut mieux nous éloigner vers un endroit un peu plus sûr qu’une caverne et 2 millions de tonnes de roche au dessus de nos têtes. Une fois dehors vous pourrez faire tous les commentaires débiles que vous voulez, à vos risques et périls.
- Comment ça risques et périls ? Je ne suis qu’un humble chercheur de talents. Je ne recherche pas le conflit.
- Alors je vous conseille de mieux lire l’atmosphère et de regarder ce qu’il se passe autour de vous.

Pour un public non averti, la scène avait en effet quelque chose d’étrange. Dans un coin nous avons la Yackette s’entrainant à recevoir oscar, Planqué qui à son habitude boude dans un coin en marmonnant qu’on lui en ficherai du rebelle. Mag’uss jonglant en équilibre sur une jambe et avec Lionel sur sa tête faisant du houla hoop, tout ou en criant aux gens de le regarder. Ce que personne ne fais bien sur.
Et au loin toujours dans la caverne, des éclats de voix. Caillebas avait du mal à comprendre exactement ce qui se disait les 2 autres sabots du ciel, mais n’avait aucun mal à l’imaginer. Encore des banalités du genre :
- Viens te la coller
- Mais vas y je t’attends
- Et arrête de piquer les robes de ma soeur
- Mais tu n’as pas de soeur. et c’est pas une robe.

Les commentaires habituels quoi.
Ce qui était moins habituel par contre fut le bruit assourdissant de milliers de rochers s’éffondrant. Ainsi que l’énorme quantité de poussière s’échappant de l’entrée de la caverne.

- Bon je commence a en avoir marre de ces deux là, soupira Caillebas. Planqué tu peux aller voir ce qu’il se passe ? Si j’y vais je vais sans doute finir par en tuer un voir les deux. Je monte la garde ici.
- C’est bien parce que Jaitch me doit encore un sandwich alors, répondit-il en se levant.

S’attachant un foulard autour du museau pour se protéger de la poussière, Planqué retourna dans la caverne, utilisant une boule de plasma en place pour s’éclairer.
Il entendait encore au loin le bruit de rocher s’effondrant, mais allant en diminuant. Avec un peu de chance, l’éboulement n’était pas trop conséquent et la caverne resterait accessible.
Et c’est donc tout logiquement, vu son karma actuel, qu’il arriva devant un énorme rocher bloquant le passage.

- Jaitch,Gougoustar, vous m’entendez ? C’est moi, Zouloudesbois. Tout va bien ?

L’absence de réponse commençant à l’inquiéter, Planqué entreprit de découper dans le rocher un passage à grand coup de plasma.
Après s’être assuré qu’il n’avait pas redéclanché d’éboulement Planqué se faulila avec difficulté dans le nouveau passage et atterrit dans la caverne.
Une grande partie du plafond s’était écroulée, laissant filtrer la lumière du jour par une ouverture. Malheureusement, la quantité importante de poussière n’offrait qu’une visibilité limitée. Et la pâle lumière bleue du plasma de Migy rendait l’atmosphère encore plus lugubre.

- Jaitch, Gougoustar ? vous êtes vivants ? Y’a interêt parce que je n’ai pas vraiment envie de priver Caillebas de vous tuer lui même. Youhou, y’a quelqu’un ?

Devant l’absence de réponse, Planqué continua son exploration de la caverne quand quelque chose attira son attention. un morceau d’étoffe accroché à un rocher.
Alors qu’il s’approchait, il en eu la confirmation. Cet orange vif ne pouvait venir que d’une seule chose. Seul Gougoustar oserait porter un truc aussi flashy et ridicule.
Arrivant à coté du rocher, il examina le morceau de tissu. C’était bien un bout de la robe du magicien. mais où était le reste du Yack ? Et où était Jaitch ?

- Bon, Gougoustar, Jaitch. montrez-vous bande de nazes. Les plaisanteries les meilleures sont toujours les plus courtes, cria Planqué avec espoir.

Pour changer, seul le silence lui répondit. Mais n’entendait-il pas un léger chuchotement provenant de ce trou ?
- c’.... …..verse esp... .. .aze.

Il n’avait donc pas rêvé.
- Jaitch ? C’est toi ? Parle plus fort je ne comprends rien à ce que tu dis, cria-t-il.
- C’.... ….verse esp... .. .aze
- Hein ? Parle plus fort j’ai dis.
-C’EST L’INVERSE ESPECE DE NAZE.

Rassuré d’entendre que son compagnon était encore en vie et apparemment en pleine possession de ses “capacités” intellectuelles, Planqué se pencha un peu plus au bord du trou.
Le nuage de poussière avait perdu en densité et la visibilité redevenait correcte. Illuminant le fond du trou avec Migi il finit par apperçevoir le sabot du ciel, 25 Nérics plus bas.

- Content de voir que tu vas bien, mais comment es tu arrivé ici ? Et tu sais où est Gougoustar ?
- Euh comment dire ? Tu vas sans doute pas me croire, mais c’est entièrement la faute de Gougoustar. Je te le jure. Mais promis je vais tout expliquer. En attendant, tu peux descendre me filer un coup de main ?
- Comment ça que je descende ? Tu ne veux pas plutot que je t’aide à monter ?
- Ouais si aussi, mais j’ai quand même besoin d’un coup de main en bas. Descend tu vas comprendre.

Intrigué par la demande de Jaitch, Planqué attaqua la descente du trou, s’aidant de Migy comme d’un piolet pour s’accrocher à la paroi. Arrivé au fond, il se tourna vers un Jaitch entièrement recouvert d’une couche de poussière grisâtre.

- Bon alors pourquoi tu m’a fait descendre ? Et où est Gougoustar ? Et qu’est ce qu’il s’est passé ici ?
- Comme je l’ai dit tout est la faute de Gougou. il a voulu faire son malin en me traitant de roady et ça m’a énervé. du coup j’ai voulu lui filer un coup de latte. Normal quoi. Mais subitement il est tombé par terre, avant que je ne le touche. Du coup mon pied à heurté la paroi de la caverne et tout a commencé à s’éffondrer.

Toujours surpris par la force et la stupidité du sabot du ciel, Planqué finit par demandé
- Mais si c’est ton pied qui à causé l’éboulement, je ne vois pas en quoi Gougoustar est responsable.
- Mais bien sur que si qu’il est coupable. S’il ne s’était pas éffondré et qu’il avait bien gentillement reçu le coup de pied, tout cela ne serait pas arrivé. logique non ?

Ne sachant trop quoi dire devant une logique si imparable, Planqué regarda autour de lui.

- Mais du coup, il est où Gougoustar, j’ai trouvé un morceau de sa robe la haut.
- Ouais tu vois, alors que tout s’écroulait, je me suis rendu compte qu’il ne se relevait pas. Même en lui collant des coups de latte. j’ai donc pensé qu’il était mort. Alors du coup, quand j’ai vu le sol s’effondrer à cet endroit, je me suis que ça ferait une belle tombe et je l’y ai balancé. Par contre j’avais pas prévu de tomber dans le trou moi même ….
- Mort ? Comment ça mort ?
- Bah mort quoi ? Cané, décédé, rendu l’arme à gauche, bouffe les pissenlit par la racine, tout ça ?
- Non mais ton meilleur ami est mort et c’est tout ce que ça te fait ?
- Eh, c’est pas mon meilleur ami, c’est juste un enquiquineur qui m’empêche de faire ce que je veux. pis toute façon, c’est pas comme si c’était la première fois qu’il mourrait hein ? Je suis sûr qu’il aurait trouvé un moyen ?
- Comment ça un moyen ?
- Ouais, un moyen quoi ? Enfin un autre moyen en tout cas, je refuse de reporter ce tutu.

Sentant qu’il avait dû louper un chapitre (le chapitre 24 pour ceux qui serait aussi perdu que notre héros), Planqué préféra orienter la conversation différement.

- Okay, du coup, il est où le corps ? Je suis sûr que Caillebas saura quoi faire.
- C’est pour ça que je t’ai demandé de descendre. il est un peu plus loin dans le tunnel là bas. il y avait une espèce de pièce au fond du tunnel, avec une espèce d’autel au centre, je me suis dit que ça serait un bon tombeau, alors je l’y ai déposé. Mais quand je suis ressorti, une sorte de porte s’est fermée, et impossible de l’ouvrir.
- Mais c’est terrible
- T’imagine même pas oui. J’ai oublier de récuperer sa bourse en partant.
-....
- Bah quoi ? Aller reste pas planté là, viens me filer un coup de main.

Se dirigeant vers la dite porte, Planqué examina les parois du tunnel. Celles ci étaient faites dans un matériaux qu’il n’arrivait pas à identifier. Elles étaient parfaitement lisses et brillantes, et apparemment extrêmement résistantes. L’éboulement avait créé de terribles dommages dans la caverne, mais ici tout semblait intact. Même les dessins sur les murs semlaient être parfaitement lisible.

Planqué les étudia un peu plus attentivement mais aucun n’avait vraiment de sens : la plupart représentait des yacks avec des habits étranges portant des objets qu’il n’avait jamais vu. A part pour celle avec les 2 yacks nus, sous un arbre tenant ce qui semblait une pomme. Très étrange.

La porte dont parlait Jaitch était massive, environ 2 nérics de haut, et réalisée dans les même matériaux que les murs.

- Cette porte est super solide, annonca Jaitch. J’ai essayé de taper comme un sourd dessus, mais rien. Mon amour-propre en a pris un coup.
- C’est aussi la seule méthode que je connaisse.
- Du coup on fait quoi ? On grave un “ci-jit Gougoustar” sur la porte ?
- Attend tu ne trouve pas qu’ils sont étranges ces signes sur la porte ? y’a peut etre un truc à faire pour l’ouvrir. celui là par exemple me semble étrangement familier, celui en forme de triangle.
- Quels signes ? Je ne vois rien sur la porte.
- Hein ? Tu ne vois pas tous les signes lumineux sur la porte ? s’étonna Planqué, toujours en s’approchant.

Arrivé à 1 Néric de la porte, un phénomène étrange se produisit, tous les symboles sur la porte s’illuminèrent, emplissant le couloir d’une intense lumière rouge !

- Et là tu ne vois toujours rien ? demandé Planqué.
- Euh non ? La porte est toujours là, fermée et toute noire.
- Alors l’un de nous a du se cogner la tête très fort, parce que je vois tout un tas de symboles et ils brillent tous. Mais ce symbole là, il brille particulèrement je trouve.

Etrangement attiré par ce symbole en forme de triangle, il l’éffleura de la main. Pendant quelques secondes rien ne se produisit, quand tout à coup, les signes sur la porte se mirent à briller d’une lumière si intense que Planqué du fermer les yeux.
S’ensuivit un bruit sourd alors que la porte commençait à s’élever.

- Comment tu as fait ça ? demanda Jaitch.
- Aucune idée. J’ai juste touché un des symboles sur la porte et ça s’est ouvert tout seul. Mais tu n’as même pas vu le flash lumineux ?
- Quel flash ? je t’ai vu toucher la porte et elle s’est ouverte. Enfin bon pas la peine de se prendre la tête pour ce genre de chose. Récupérons le cadavre et sortons de cette caverne.
- Tu as raison, ajouta Planqué en passant la porte.

La pièce semblait relativement grande. Tellement que la lumière de Migy ne pouvait illuminer le fond. L’ameublement lui, était assez spartiate. deux colonnes au centre et entre les deux, comme l’avait dit Jaicht, un autel.

Le corps de gougoustar reposait sur l’autel.

- Jaitch. tu aurais au moins pu faire un effort en le posant sur l’autel.
- Bah quoi, il est sur l’autel non ?
- Oui mais on aurait pu penser le voir dans une position un peu plus respectacle. Tu sais, sur le dos, les mains croisées sur le torse. Pas sur le ventre avec la tête et les jambes qui dépassent de l’autel.
- Ouais tu chipotes. Personne ne s’est plaint non ? Bon aller le temps de lui faire les poches et s’en va.
- Fais lui les poches si tu veux, moi je l’emmène. Je suis sûr que Caillebas aura une idée. Il est déjà revenu à la vie non ?

Au moment où Planqué s’approcha de l’autel, le même phénomène que dans le couloir se produisit. D’étrange symboles apparurent sur les murs et les colonnes et s’illuminèrent.

- Planqué. Tu as fais quoi là ?
- Rien je te jure ? Mais tu vois les symboles cette fois ?
- Euh, c’est difficile de les louper avec toute cette lumière non ?
- Je sais pas, tu ne voyais rien dans le couloir.
- Ouais. Bon tu prends le tas de viande et moi je cherche des trésors. Je suis sur qu’il n’y en a plein ici.

Planqué chargea le corps du magicien sur son épaule et commença à se diriger vers la sortie quand une voix se fit entendre.

- Tu es en retard élu. Mais il est encore temps. Le sort de la terre est entre tes mains.

Surpris, Planqué se retourner vers le sabot du ciel,

- Jaitch, tu as appuyé sur quoi encore ?
- Moi rien, elle est vide cette pièce c’est déprimant, aucun trésor. Et je te rappelle que c’est toi qui active les trucs en ce moment.
- Mais elle vient d’où cette voix alors ?
- De l’espèces de silhouette lumineuse là bas j’imagine ?

En effet, au centre de la pièce, se tenait un yack. Enfin quelque chose qui ressemblait un yack. La silhouette avait le museau humide, les cornes pointues et le poil soyeux. Mais normalement il est impossible de voir à travers un yack.

- Oui toi zouloudesBois. Tu es l’élu. Le sort du monde dépend de toi. annonça le nouvel arrivant.
- Encore ?
- Comment ça encore ?
- Bah oui, à la base je devais débarrasser le monde des zébus, puis des gnous. Ca va etre quoi maintenant ? Affronter une horde de lapins géant des neiges ?
- Toutes ces menaces sont insignifiantes comparées à la tâche qui t’as été assignée depuis des générations. Tu dois empêcher le monde d’être détruit.
- Euh, affronter des zébus et des gnous je veux bien, mais empêcher la destruction du monde c’est pas un peu gros non ?
- Laisse moi te raconter ce qui s’est passé il y a des milliers d’années. Notre civilisation était alors en pleine apogée. La terre obéissait à un seul gouvernement élu. Le monde entier vivait en paix.
Un jour, un groupe de scientifiques annoncèrent qu’un astéroide géant se dirigeait vers la terre et provoquerait à l’impact une catastrophe d’envergure planétaire. L’impact serait si violent que rien sur terre n’y échaperrai pas même les bactéries.
- C’est quoi un bactérie ?
- Laisse moi finir veux-tu ? Je disais donc, qu’ils annoncèrent aussi que malgré nos progrès scientifiques il n’y avait aucune chance d’empêcher la collision. Mais refusant de céder à la fatalité, le gouvernement envoya deux navettes pour intercepter l’astéroide et le détruire avant l’impact.
- Désolé de vous interrompre encore, mais je pense que j’ai une question importante.
- Quoi encore ?
- C’est quoi un astéroide ?
- Ouh, je sens que ça va etre long.... Bon un astéroide c’est comme une montagne qui vient du ciel et qui tombe sur terre détruisant tout sur son passage.
- Ca à l’air assez dangereux effectivement. Un jours je suis tombé d’une falaise et ça a fait un gros trou dans le sol. Alors j’imagine une montagne qui tombe du ciel.
- Oui voila. Et donc nous avons envoyé des navettes, qui sont des sortes de bateaux, mais qui volent dans le ciel. je précise avant que tu poses la question.
- Des bateaux ?
- Oui et qui volent avec de la magie. Si je dois t’expliquer la vraie raison, on est encore là dans 10 ans.
- Non mais la magie ça existe hein. L’autre là bas, est un magicien. Enfin il est mort là ,mais un magicien quand même.
- Comment ça un magicien ? enfin passons, on à pas le temps. Et donc ces gens dans les bateaux sont arrivés sur l’astéroide et y ont placé des bombes. L’objectif était de le détourner afin qu’il passe à coté de la terre.
- Ouais du coup j’imagine bien que vos scientifiques n’étaient pas confiants. La terre est immense, et j’imagine difficilement de réussir à la louper en lançant une montagne dessus.
- C’est un peu plus compliqué que ça en fait. Enfin pour résumé, la mission s’est bien passé, malgré les nombreuses victimes parmis les membres d’équipage. Mais vous vous doutez bien que l’on peut difficilement organiser une mission pour sauver le monde sans que le chef de la mission se sacrifie hein ! Donc la mission a été un succès mais elle a eu aussi des conséquences inattendues. L’astéroide n’a effectivement pas touché la terre mais s’est à la place dirigé vers le soleil. L’impact de l’astéroide sur le soleil à déclanché une réaction au coeur du soleil et une eruption solaire s’est produite, détruisant toute vie sur terre.
- C’est pas de chance c’est sûr...
- Cependant, nous avions un plan pour assurer la survie du monde. Nous avions enterré des arches à différents endroit du monde. Des gens triés sur le volet ont alors été placé en état d’hibernation, et ne serait réveillés que lorsque le monde serait de nouveau habitable. Vous les habitants de la terre, vous êtes leur descendants.
- Je veux bien vous croire, mais en quoi ça me concerne tout ça ?
- Je vais y venir. Avant que la première éruption solaire ne touche la terre, nos scientifiques ont établi que l’impact de l’astéroide avait eu un effet majeur sur le soleil. Ils ont alors déterminé que l’erruption qui à détruit notre civilisation se reproduirait de nouveau. Nous avons donc créer différentes salles comme celle-ci pour le jour où celui qui devra sauver le monde arrivera.
- Et donc l’élu c’est moi ? Et comment vous savez que c’est moi de toute façon ?
- Tu es le descendant de l’un de nos plus grand scientifique de l’époque. Il avait élaboré un moyen d’empêcher la destruction du monde, mais il est malheureusement décédé avant de partager son savoir. Il a accidentellement avalé un bâton de magnum menthe. Quelle tragédie.
- Je veux bien croire que je suis son descendant, mais j’ai aucune idée pour empêcher ce dont vous parlez. Je suis même pas certain de comprendre ce qu’il va se passer de toute façon.
- Vu votre niveau technologique, je ne suis pas surpris. mais nous avons un plan. Nous devons te faire revivre les souvenirs de ton ancêtre jusqu’à découvrir la solution qu’il avait envisagé.
- Ca à l’air bien beau, mais on fait ça comment ?
- Tout est prévu .Allonge toi dans le fauteuil las bas et laisse moi faire.



Pendant ce temps là, à l’exterieur, les choses étaient relativement calmes. Mag’uss continuait d’essayer d’impressionner Nykos, sans succès. La yackette fantasmait encore sur son oscar, Caillebas observait l’entrée de la caverne en attendant Planqué, tandis que Nykos se demandait au final pourquoi il restait encore avec ces fous et réflechissait à un moyen de s’enfuir.

Caillebas commençait à trouver le temps long. Planqué était retourné dans la caverne depuis un moment maintenant et l’absence de nouvelle devenait inquietante. il envisageait de retourner dans la caverne pour chercher le yack mais il avait promis de garder Mag’uss et la yackette. Il continuait de se répeter : aller encore 5 minutes et j’y vais.


Finalement décidé, il se leva et appella les autres lorsqu’un cri retenti au loin :

- YAAAAAAAAACK

Sortant ses pistolets, il se rapprocha des autres et leur demanda de garder le silence. Quelque chose arrivait et il imaginait difficilement que ça soit amical avec une voix pareil.

Scrutant les buissons avec attention, rien ne se passa pendant plusieurs minutes et Caillebas décida de retourner dans la caverne pour se cacher de l’arrivant.
A 5 Nérics de l’entrée, il détecta du mouvement en provenance de la caverne, puis il entendit un juron :

- Caillebas, espèce de branleur, vient me filer un coup de main, ils pèsent une tonne tous les deux.

Reconnaissant la voix gracile de Jaitch, le sabot du ciel rangea ses armes et vint au secours de son companion.
Jaitch était encore couvert de poussière et portait les deux autres yacks, un sur chaque épaule. Alors qu’il les déposait à terre (enfin jetait à terre devrais je dire), Caillebas lui demanda ce qui s’était passé pour que les 2 yacks sont inconscients.

- Comment ça Gougoustar est mort ? Encore ?
- Ouais. Du coup je pensais le laisser là bas, mais Planqué a insisté.
- Je dois encore avoir les batons dans mon sac, donc nous devrions pouvoir le ressusciter. Mais et Planqué ?
- Lui je sais pas trop. Nous avons rencontré un étrange yack dans une stupide caverne. Je n’ai pas suivi toute l’histoire parce que j’explorais la pièce. mais à un moment, Planqué s’est allongé sur un étrange fauteuil qui s’est mis alors à briller. Ca a duré pendant 10 minutes environ puis Planqué s’est relevé, a crié un truc dans une langue que je n’ai pas compris puis s’est évanoui. Du coup j’ai du porter les deux jusqu’ici.
- Essayez de le réveiller alors, je m’occupe du magicien.

Se dirigeant vers son sac resté un peu plus loin, Caillebas observa de nouveau les environs pour être sur que ce qui avait poussé le cri n’allait pas surgir par surprise.
Il récupéra les batons dans son sac, revint vers le corps du magicien les tapa l’un contre l’autre.

- Mouaaaaah, j’ai bien dormi moi, dis le magicien en s’étirant.
- Dormi ? Euh, tu étais mort hein ! lui avoua Caillebas
- Mort ? Encore ?
- Ouais encore, ajouta Jaitch. Comme quand tu as affronté le Dragnou. Tu t’es effondré comme une merde durant notre combat. Et du coup tu as détruit la caverne.
- Comment j’ai pu détruire la caverne en étant mort ?
- Bon passons à autre chose, dit Caillebas. Comment va Planqué ?
- Il est toujours inconscient, annonça la Yackette.
- Laisser moi faire, ajouta Gougoustar en se relevant. Ecartez vous de lui, ça vaudra mieux.

Une fois la place libérée autour de Planqué, Le magicien leva les mains vers le ciel et lança une incantation.
un nuage se format au dessus du yack inconscient et une pluie torrentielle commença a tomber.

- Arrête ça ! hurla Caillebas, il va se noyer.
- Mais non, mais non, répondit Gougoustar, regarde il se reveille
- Glou glou glou....
- Tu vois il est reveillé, annonça Gougoustar avec un grand sourire. Aïe mais pourquoi tu m’a frappé ?
- Bon aller assez trainé. Jaitch, aide le à se lever. Il faut que l’on retrouve l’armée des Gnous. Nous leur avons infligé une lourde défaite mais ils ne s’arrêterons pas là pour autant.

Réussissant à se mettre debout Planqué se tourna vers Caillebas.

- Keuf, keuf. Si ce que j’ai vu dans la caverne est vrai, les Gnous sont le cadet de nos soucis.
- Comment ça ?
- Une catastrophe menace notre planète et toute forme de vie. Mais j’ai la solution pour éviter la catastrophe. Il faut que nous allions ve..

Mais avant que Planqué n’ai pu finir sa phrase, un rugissement retenti :
- YAAAAAAAAACK

Se mettant en position de défense, nos héros scrutèrent les environs pour déterminer l’origine du cri. Quand tout à coup une immense forme atterrie au sol dans un gros crac.

- YAAAAAAAAACK
- Bon c’est quoi ça encore ? s’exaspera Caillebas
- Je ne sais pas, ajouta Jaitch. Mais c’est un des trucs les plus moches que j’ai jamais vu.
- On dirait un Gnou, continua Gougoustar. Mais tout difforme. Regardez moi ces bras . Et c’est quoi ce truc qu’il porte ? On dira un tube métalique.
- C’est étrange, dit Planqué. J’ai l’impression de l’avoir déjà vu.
- Ah bon ? Comment tu peux oublier un truc aussi moche ? Moi j’en ferai encore des cauchemars, répliqua Jaitch
- En tout cas, il a bien aplati Nykos. C’est pas aujourd’hui que notre yackette va devenir une star

- NAAAAAAAN mon oscar. Snif.

- Bon laissez moi faire, déclara Gougoustar, je vais regler ça en deux deux. Brasier X.

Un déluge de flamme se répendit autour de la créature qui se mit à se débattre en hurlant YAAAAAACK.

Emergeant des flammes apparemment intact, la créature pointa son tube métallique vers Gougoustar et appuya sur un bouton. Un projectile en sortie à grande vitesse en direction du magicien qui eu tout juste le temps de dresser une barrière pour se protèger de l’énorme explosion qui se produisit.

- Attention, c’est un magicien aussi.
- Non, dit Caillebas. J’ai déjà entendu parler de cette arme. Elle lance lance des projectiles hautement explosifs mais elle n’est pas très différente d’un simple pistolet. Il suffit simplement d’éviter les projectiles. Laissez moi faire. Planqué, amène la yackette et Mag’uss dans la caverne. Gougou et Jaitch, couvrez moi.

Sortant ses pistolets magiques, Caillebas se précipita vers le nouveau venu. Après quelques secondes de combat contre la créature, le bilan était dressé. Eviter les obus explosif était des plus simple, mais apparemment le monstre semblait complètement insensible à ses pistolets magiques. Il était temps de sortir l’artillerie lourde.

- Bon Jaitch, il est pour toi ce coup-ci.
- Okay. Il est temps de lui montrer qui c’est le plus fort alors.

Remontant son short à fleurs, Jaitch se mit à courir en direction de la créature. arrivé à deux Nérics de sa cible, le sabot du ciel effectua un bond majestueux et plongea le pied en avant. Son célèbre flying kick, sa botte secrète.

Mais contrairement à d’habitude, où l’adversaire se retrouve pulvérisé au sol en formant un gros cratère, Jaitch se retrouva stoppé net. Le monstre avait arrêté son attaque d’une seule main et commençait à faire tourner le yack dans les airs avant de le balancer contre la falaise.

- Bon, c’était pas prévu ça, dit Jaitch.
- Ouais on fait quoi, réplica Gougoustar. La magie ne fonctionne pas, tes pistolets non plus et Jaitch est plus inutile qu’un oeil de chauve souris dans une potion de sommeil. ah ah ah.
- Euh c’est quoi cette réplique ? elle est aussi à chier que tes gouts vestimentaires non ?
- Non mais cherche pas. T’as pas le niveau pour comprendre un humour de si haut niveau.
- Je vois pas en quoi tu es surpris Jaitch. Gougou à toujours eu un humour que lui seul arrive à comprendre. Mais il a raison, la situation à l’air compliqué. Je ne sais pas c’est quoi cette créature mais elle est incroyablement résistante.
- YAAAAAAAAACK
- Et avec un vocabulaire tellement varié
- YAAAAAAAAACK
- En tout cas, ajouta Jaitch, il nous fonce dessus. On fait quoi ?
- j’ai une idée, mais il va me falloir quelques secondes de préparation, dit Gougoustar. Tu pense pouvoir le retenir un instant Jaitch.
- Il suffit de demander, répondit le yack combattant en se précipitant sur le monstre

Affronter le monstre au corps à corps était assez simple à cause de sa lenteur. Jaitch aurai été capable d’éviter ces attaques dès sa sortie du berceau. Le problème était que même en y mettant toute ses forces, ses coups laissait la créature de marbre. Ce qui était quand même très frustrant. Il se demandait se que préparait le magicien et espérait que celui ci agisse vite car il commençait à trouver ce combat à sens unique assez lassant.

Il venait d’esquiver un enième crochet du gauche quand le sol commença à trembler.

- Jaitch ! hurla Gougoustar, dégage de là. QUAKE.

N’écoutant que son courage, le yack en short à fleurs se mit à courir loin de la créature alors que les tremblements s’intensifièrent.
Des colonnes de terre s’élevaient dans le ciel et retombaient sur la créature qui se débattait pour essayer de se dégager.
Sans doute comprennant son inévitable situation, cette dernière reprit en main son lance projectiles explosif et se mit à tirer sur le magicien.
Celui-ci eu encore le temps d’ériger une barrière pour se protéger et dévier les projectiles, qui finirent leur course tout naturellement dans la falaise derrière lui.
C’est aussi à ce moment que se produisit la denière partie du sort qu’il avait lancé. Le sol s’ouvrir sous la créature, dévoilant un gouffre d’une profondeur insondable et entraina à chute de la créature. Ce qui était moins prévu en revanche fut l’avalanche de tonne de roches que les explosions sur la falaise avaient provoqué.
Protégé par sa barrière, Gougoustar fut entrainé inexorablement par l’avalanche qui commença à se déverser dans le gouffre nouvellement créé.

Voyant son compagnon incapable de se sortir de l’avalanche, Jaicht dit à Caillebas.
- Bon, surveille Planqué, moi je me charge de cet incapable de magicien.

Et sur un signe de la main, il se précipita à son tour dans le gouffre. Caillebas s’apprêtait à le suivre, quand tout à coup, le sort pris fin et le gouffre disparu comme s’il n’avait jamais existé. Avec pour seules preuves les restes de l’avalanche et un son faible au loin.

- Non mais merde, je suis déjà mort une fois aujourd’hui, c’est pas suffisant ?

Confiant qu’il revérait les 2 autres sabots du ciel sous peu, il se dirigea vers la caverne où s’étaient réfugiés Planqué, la Yackette et Mag’uss.
- Planqué, on s’est débarrassés de la créature, on peut poursuivre notre route.

Surpris par l’absence de réponse, Caillebas se précipita dans la caverne, mais n’y trouva pas ce à quoi il s’attendait. De nombreux corps de gnous jonchaient le sols, mais nul trace du Yack.

- Bon et maintenant je fais quoi ? ….
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